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LA DENT CREUSE / cartographie de la colère

Art & photo, Installation

Visuel du projet LA DENT CREUSE / cartographie de la colère
Checked circleRéussi
81
Contributeurs
Wednesday, October 23, 2019
Date de fin
3 150 €
Sur 3 000 €
105 %

Merci à tous pour votre aide et votre soutien !!! RDV à partir du 5 novembre aux Rotatives de la Marseillaise.

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LA DENT CREUSE / cartographie de la colère

Présentation de l'exposition imaginée par Agnès Mellon & Chrystèle Bazin.

Le 5 novembre 2018, trois immeubles s’effondraient dans le centre ville de Marseille, causant la mort de 8 personnes et créant une « dent creuse » entre le 61 et le 69 de la rue d’Aubagne. Depuis, les Marseillais sont sous tension. Ce réveil des citoyens, Agnès Mellon et Chrystèle Bazin l’ont suivi au fil des marches, des revendications, des solidarités, des mobilisations et des affrontements. Puis d’autres colères se sont mêlées : les gilets jaunes, les femmes, le climat, les lycéens. Nous avons alors décidé de capter l’expression symptomatique d’une colère plus large, imbriquant les pièces apparemment disparates d’un seul et même puzzle.

Date de l’exposition : du 5 novembre au 21 décembre 2019
Entrée libre (jours et horaires à venir sur la page Facebook de l'exposition)
Lieu : Les Rotatives du journal La Marseillaise, 15-17 Cours d’Estienne d’Orves, 13001 Marseille.
 

Partenaires :

altL’exposition a reçu le soutien financier de la Région Sud PACA dans le cadre du dispositif « Carte Blanche Arts Visuels » 2019.

 

altLe journal La Marseillaise est partenaire lieu et média de l’exposition.

altLe journal Zibeline.

 

Avec la contribution de :

L'atelier Flory Brisset, spécialisé en création textile et broderie contemporaine.

Nathalie Genot, artiste plasticienne et créatrice de l'affiche de l'exposition.

L'entreprise d'artisanat Petite Ligne, aménagement intérieur, ébénisterie, sérigraphie.

Evelyne Rigaud, régisseuse générale.

Philippe Boinon, ingénieur du son.

Georges-André Mayer, Fund-Factory, fundraising, culture et société.

Carolyn Laplanche, Lumyn, société de production audiovisuelle.

La Brasserie de la Plaine, bières artisanales fabriquée à Marseille.

Cristal Limiñana, une des dernières à fabriquer du pastis de Marseille… à Marseille.

 

Propos artistique

Octobre 2018, des arbres abattus à la Plaine et des citoyens qui entrent en résistance contre un projet de rénovation urbaine contesté. Pour toute réponse, l’édification d’un mur enserrant la place. En réaction, une marche funèbre pour enterrer la concertation entre habitants et élus, comme un signe prémonitoire des temps à venir : l’effondrement des immeubles de la rue d’Aubagne et la mort de huit personnes...

L’intensité de ce drame nous a fait descendre dans la rue, chacune avec notre outil de travail, Agnès avec son appareil photo, Chrystèle avec son enregistreur sonore. Des heures de prises de vue et de sons au rythme des mobilisations citoyennes : marche blanche, marche de la colère, appel aux masses, etc. L’objectif d’Agnès s’attarde sur les corps, les contrastes, les mots, les masses, les symboles, les émotions. Le micro de Chrystèle enregistre les voix, les slogans, les pas précipités, les déflagrations de grenades, le sifflement des fumigènes.

Puis d’autres colères se sont mêlées : les gilets jaunes, les femmes, le climat, les lycéens. Nous avons alors décidé de capter l’expression symptomatique d’une colère plus large. Avec l’intuition que, peut-être, tout est lié.

altPhoto : La Plaine, « la marche funèbre », 1er novembre 2018 (crédit Agnès Mellon).

Exposer cette matière sensible pour contribuer à construire la mémoire collective nous est alors apparu important. Lors de cette exposition, ce serait comme redescendre dans les rues, arpenter la ville avec différents espaces figurant des rues, des chemins, des impasses, des habitations, etc. Tous ces reliefs permettent d’imaginer une cartographie des émotions, de les spatialiser, de les parcourir, en écho à toutes ces marches qui ont eu lieu dans la ville.

Plusieurs principes guident le projet. L’exposition dans son ensemble sera pensée comme une seule œuvre et prendra corps avec le lieu. Rien n’y sera explicite, mais suggéré, faisant appel au vécu et à l’imaginaire des visiteurs. Les installations interrogeront et exploreront des émotions et des ressentis autour du vide, des murs, de l’enfermement, de la confrontation, de la violence, du contraste, du réveil, du refus... Autant de façons de mettre en scène des sons et des images, pour fragmenter ou, au contraire, relier des matériaux, incluant parfois des objets physiques, afin de provoquer plusieurs lectures, différents points de vue.

L’exposition LA DENT CREUSE, qui est portée par l’association V-ART·5, débutera symboliquement, le 5 novembre 2019, en mémoire des victimes de la rue d'Aubagne.

 

Un avant-goût du parcours

Ce travail s’inscrit dans le prolongement des recherches d’Agnès Mellon sur l’ambiguïté, la fragmentation et la confrontation des corps. Avec ce travail sur les manifestations de la colère, elle transpose le regard qu’elle exerce habituellement dans le cadre du spectacle vivant à des scènes de rue, passant des corps dansants à des corps révoltés, des gestes chorégraphiés et pensés à des mouvements instinctifs et imprévisibles. Il s’agit alors d’attraper dans ce flux d’émotions spontané, une main, un regard, une masse, un enchevêtrement de corps, un détail, un moment, un contraste, puis de les recomposer pour créer un récit intime, un imaginaire ouvert à de multiples interprétations.

Le travail sonore viendra donner une dimension supplémentaire à ce travail visuel, venant parfois renforcer la force des images, et d’autres fois dérouter, apporter du contraste ou un autre récit. Dans ce travail, nous veillons à éviter deux écueils : celui d’un enfermement dans l’émotionnel et celui de vouloir retranscrire trop fidèlement les événements.

L’exposition comptera une cinquantaine d’œuvres (imprimées et projetées) et quatre créations sonores, dont une immersive.

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 Photo : Noailles, « Marche de la colère », Après le chagrin, la rage, 14 novembre 2018 (crédit Agnès Mellon).

Parcours "Après le chagrin, la rage". On entre par la colère qui a déferlé dans la ville à l’automne 2018 : Noailles, la Plaine, les gilets jaunes. En parallèle de cette énergie, il y a la sidération, le choc de se réveiller dans une ville qui s’effondre, l’incompréhension, la psychose aussi provoquée par les évacuations en série. De l’autre côté des rotatives, c’est une confrontation plus intime avec le chagrin qui a secoué la ville, un regard du dedans qui vient interroger ce qui s’est passé, mais aussi ce qui s’est joué en chacun de nous à ce moment-là. Le feu, dans toute son ambivalence, nous accompagne vers la sortie, comme une issue de secours entre embrasement et renaissance.

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Plan des Rotatives et parcours d’exposition.

Les Rotatives de la Marseillaise. Le journal La Marseillaise s’est fortement mobilisé après l’effondrement des immeubles rue d’Aubagne. Avec le hashtag #BalanceTonTaudis, la rédaction a sollicité les Marseillais, afin d’identifier les immeubles insalubres à travers la ville. Ils ont ensuite, avec Le Donut Infolab, une association de datactivistes, agrégé sur une carte interactive les données citoyennes et les données administratives (arrêtés de péril, évacuations de logements, incidents, etc.). Dans la suite de ce travail de visibilité de l’insalubrité de la ville, les deux structures ont organisé un hackathon «HackTonTaudis» pour inviter la société civile à imaginer des outils pour combattre le mal logement, mais aussi pour aider à organiser la solidarité des marseillais envers les délogés, qui ont été près de 2 000 au plus fort de la crise. Des débats et événéments avec les délogés ont aussi pris place dans les Rotatives. Ainsi, durant l’automne 2018, les Rotatives ont été un des points nevralgiques des mobilisations citoyennes autour de la rue d’Aubagne. Un lieu fort et chargé de symboles pour déployer la cartographie de la colère de l’exposition La Dent Creuse.

Voici une présentation d'une sélection de quelques œuvres, l'exposition en comptera une trentaine.

 

La rage

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Photo : Canebière, «Appel aux masses, tomber le mur», manifestation de la Plaine, 24 novembre 2018 (crédit Agnès Mellon). Projection.

Extrait de la bande sonore de l'exposition (montage provisoire) : l'installation sonore mettra en résonance des sons les uns avec les autres, créant des appels sonores depuis différentes parties de la salle.

 

Sidération

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Photo : « Le Carnaval de la Plaine », femme casquée aux cheveux rouges, 10 mars 2019 (crédit Agnès Mellon).

Cette œuvre, créée en collaboration avec l'Atelier Flory Brisset, se compose de fragments de photos imprimées sur un tissu translucide très léger. Les fragments sont ensuite reliés entre eux et suspendus de façon à produire un effet de superposition et de mouvement, comme le simule le montage ci-dessus. L’œuvre sera installée dans une salle inaccessible au public. Les visiteurs pourront observer, à distance, cette femme casquée aux cheveux rouges qui s’échappe, les laissant, eux, face à une impasse...

 

Chagrin

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Photo : Noailles, neuf lanternes en hommage aux victimes, 5 janvier 2019 (crédit Agnès Mellon).

L’œuvre sera projetée sur le mur d’une des salles des Rotatives et la suspension de supports de projection supplémentaires (en tulle) opérera une déstructuration du faisceau de projection, fragmentant l’image, créant du relief et perturbant la profondeur de champ.

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Feu

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Centre Bourse. « Acte XI » des gilets jaunes, moment de pause, 26 janvier 2019 (photo Agnès Mellon).

La fragmentation de cette œuvre souligne les différents plans de l'image comme autant d'issues possibles...

 


A propos des artistes

 

Agnès Mellon

Agnès Mellon cherche sans cesse de nouvelles matières et nouveaux sujets pour révéler, déformer, fragmenter le corps, une matière qu’elle photographie depuis 15 ans. Le Festival d’Avignon, la sélection Suisse en Avignon, le Festival de Marseille, le Grand Théâtre de Provence, le KLAP Maison pour la danse, le théâtre du Merlan, le Mucem, le Ballet National de Marseille et bien d’autres encore font appel à son regard depuis des années. Cette interaction permanente avec ces grandes scènes culturelles l’amène à échanger avec de nombreux chorégraphes, metteurs en scène, danseurs, plasticiens dont le travail résonne avec le sien. Ces complicités l’accompagnent et l’aident à affirmer la diversité des expressions artistiques qui la définissent aujourd’hui : arts plastiques, art vidéo, scénographie et photographie bien sûr. C’est dans cette dynamique qu’elle produit, la double exposition DANS(E) ID(ENTITÉ) à Marseille en 2017 et É(QUI)VOQUE à Martigues en 2018. L’exposition LA DENT CREUSE s’inscrit dans la continuité de cette démarche d’ouverture artistique vers d’autres sujets et d’autres formes.

Pour accompagner ce tournant artistique et faciliter les collaborations avec d’autres artistes et auteurs, l’association V-ART·5 a été créée début 2018. En réunissant des membres aux compétences complémentaires (recherche de mécénat, direction artistique, communication et presse, rédaction, production industrielle, scénographie, etc.), l’association soutient la production d’œuvres et d’installations/expositions en lien avec le travail d’Agnès Mellon.

:::: Les projets 2019-2020

Au printemps 2019, dans le cadre d’une commande du centre de gérontologie Saint-Thomas de Villeneuve à Aix-en-Provence, Agnès Mellon est allée à la rencontre des résidents du centre et du personnel soignant dans le but de réaliser un travail visuel et sonore explorant les altérations de la perception du réel. Ce dernier donnera lieu à la production de nouvelles œuvres qui seront exposées dans le lieu fin 2019. En 2020, Agnès Mellon interviendra sur scène dans le cadre d’une création du compositeur de musique contemporaine et metteur en scène Benjamin Dupé. « Vivian : clicks and pics » est un opéra photo de chambre noire, ayant trait à la vie de la photographe américaine Vivian Maier. Agnès Mellon prendra des photos pendant les représentations, les clichés seront projetés simultanément sur scène.

:::: Les principaux axes de recherche
Le noir, le vide et la fragmentation. La large place laissée au noir dans les images d’Agnès Mellon sert de support à l’imagination, ouvrant le champ et laissant respirer le regard. Le noir laisse deviner la présence du corps, l’enveloppe, le soutient, le porte littéralement et laisse s’échapper un pied, une main... Avec la fragmentation de ses photos, Agnès Mellon produit un vide entre chaque fragment et crée ainsi la sensation d’un mouvement, d’une impulsion. Le vide marque des ellipses au sein d’une même image, construit un nouveau récit ou plutôt de multiples récits.
La matière. En projetant et en imprimant directement ses images sur différents supports (acier, aluminium, Dibond, toile Spi, tulle, etc.), Agnès Mellon leur confère une texture et une sensibilité particulière.
Le volume. Agnès Mellon a commencé une série, intitulée, « Relief », pour expérimenter la déformation de ses photos dans l’intention de créer de l’ambiguïté. En effet, le relief altère la perception de l’image en fonction de l’endroit où l’on se place pour la regarder. Dans cette même idée, elle commence à produire des œuvres que l’on peut saisir, manipuler, transformer et qui se fond avec les objets quotidiens, à l’image de l’installation Mobile : des fragments de photo imprimés sur des panneaux pivotants, fixés sur une structure composée à partir d’un lit en métal chromé.
Pour plus d’informations : www.agnesmellonphoto.com

 

Chrystèle Bazin

Chrystèle Bazin est journaliste, elle questionne, notamment, les transformations de la société à mesure que le numérique, sa culture et ses logiques, se déploient. Elle écrit également sur les nouvelles formes de mobilisations citoyennes, les enjeux environnementaux et l’idée d’une société des communs. Elle publie entre autres dans les magazines Usbek et Rica, Socialter, dans la revue Visions solidaires pour demain/Solidarum. Elle collabore avec Agnès Mellon depuis 2017 sur la création et le montage d’œuvres vidéo, mais aussi d’autres installations vidéo qui ont été présentées dans le cadre des expositions DANS(E) ID(ENTITE) et E(QUI)VOQUE. En 2019, elle prépare une exposition d’arts visuels autour du drame de la rue d’Aubagne, intitulée «La dent creuse». Dans ce projet, elle imagine la «mise en son» du travail visuel d’Agnès, ainsi que des créations sonores
indépendantes.
Pour plus d’informations : www.salle-6.com

 


A propos de l'association

L’association V-ART·5 est une association à but non lucratif qui a pour objet de promouvoir un collectif d’artistes, dont l’artiste Agnès Mellon, et de soutenir la production et l’exposition d’œuvres photo, vidéo, arts plastiques et numériques, ainsi que la publication d’ouvrages.

Créée en 2018, elle a accompagné Agnès Mellon dans le montage de l’exposition E(QUI)VOQUE aux Salins, scène nationale de Martigues. Les membres de l’association présentent des compétences et des expériences dans le domaine culturel : coordination de festival, recherche de mécénat, communication presse, journaliste, auteur, etc.


V-ART·5 / 9 rue de l'Olivier, 13005 Marseille
v-art5@protonmail.com

À quoi servira la collecte

Atteindre l'objectif financier de 3000 euros, permettra de conforter la production des œuvres présentées.

Au-delà de cet objectif, les dons complémentaires serviront à améliorer la scénographie, la communication et les conditions d'accueil du public.

Le budget de l'exposition comprend trois types de coûts :

PRODUCTION : 77%
Il s'agit pour l'essentiel des frais de conception des œuvres : impressions et tirages photo sur différents supports, matériel audio et vidéo (projection / diffusion), éclairage des œuvres, supports et systèmes d'accroches, etc.

ADMINISTRATION ET COMMUNICATION : 23%
Les frais liés à l'administration, à la communication et au plan média.

 

Choisissez votre contrepartie

Pour 5 €

Un grand MERCI
  • Contributeurs : 6

Pour 10 €

Un grand MERCI + UNE DES TROIS CARTES POSTALES figurant des œuvres de l'exposition. Les contreparties sont, de préférence, à retirer sur le lieu de l'exposition. Il est, cependant, possible de vous les envoyer, dans ce cas, il vous faut ajouter 1 € au montant de votre contribution pour les frais d'envoi.
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Pour 50 €

Un grand MERCI + L'AFFICHE DE L'EXPOSITION réalisée par l'artiste plasticienne Nathalie Genot à partir d'une création d'Agnès Mellon + LA COLLECTION DE TROIS CARTES POSTALES figurant des œuvres de l'exposition. Les contreparties sont, de préférence, à retirer sur le lieu de l'exposition. Il est, cependant, possible de vous les envoyer, dans ce cas, il vous faut ajouter 3 € au montant de votre contribution pour les frais d'envoi.
  • Contributeurs : 18
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Pour 100 €

Un grand MERCI + une PHOTO SERIGRAPHIEE en taille A4 (au minimum) de "La masse" (édition limitée) + L'AFFICHE DE L'EXPOSITION réalisée par l'artiste plasticienne Nathalie Genot à partir d'une création d'Agnès Mellon + VOTRE NOM en remerciement sur la page Facebook de l'exposition. Les contreparties sont, de préférence, à retirer sur le lieu de l'exposition. Il est, cependant, possible de vous les envoyer, dans ce cas, il vous faut ajouter 7 € au montant de votre contribution pour les frais d'envoi.
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  • Disponibilité : 73/80
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Les contreparties sont, de préférence, à retirer sur le lieu de l'exposition. Il est, cependant, possible de vous les envoyer, dans ce cas, il vous faut ajouter 1 € au montant de votre contribution pour les frais d'envoi.IMPRESSION DE L'ŒUVRE FIGURANT SUR L'AFFICHE en 12 x 20 cm. Les contreparties sont, de préférence, à retirer sur le lieu de l'exposition. Il est, cependant, possible de vous les envoyer, dans ce cas, il vous faut ajouter 7 € au montant de votre contribution pour les frais d'envoi.
  • Contributeur : 1
  • Livraison Janvier 2020

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