La Fauconnerie du Voyemont

Agriculture, Écologie

Visuel du projet La Fauconnerie du Voyemont
Cross circleÉchoué
21
Contributeurs
Saturday, August 23, 2014
Date de fin
1 620 €
Sur 10 000 €
16 %

Aidez nous à amener de l'électricité sur notre petit élevage de rapaces !

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La Fauconnerie du Voyemont

Qui sommes nous ? 

 

Je m’appelle Nora, j’ai 29 ans. Je suis mariée à Nicolas, 37 ans, éleveur fauconnier depuis presque 15 ans. 

 

Il a toujours aimé les rapaces. Il en avait déjà dans son sac d’école, à la place des cahiers… Il a toujours vécu uniquement pour ses oiseaux, ils sont sa priorité. Son oxygène.

 

Notre Pygargue était à notre mariage !

 

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Je travaille dans la petite entreprise familiale ou je m’occupe du planning et des achats pour une équipe de 8 personnes dans le bâtiment. Je négocie des palettes de tuiles, des mètres cubes de bois de charpente, je fais livrer des tonneaux de peinture.

 

Quand ma première journée est finie, je m’occupe aussi d’une partie de la comptabilité et de la paperasse de la petite exploitation agricole, forcément, je suis une femme d’agriculteur !

 

Nous sommes des passionnés. Nos plus grands bonheurs sont nos animaux.

 

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Depuis maintenant deux ans, nous nous battons pour pouvoir installer notre petit élevage et un refuge pour les rapaces maltraités et saisis par les autorités.

 

Nous avons acheté un grand terrain, nous avons bataillé dur avec la chambre d’agriculture pour faire reconnaitre notre activité. Nous avons bataillé avec les banques, hypothéqué tout ce que nous avons, nous sommes endettés jusqu’au cou pour ce projet qui est toute notre vie. Nous auto-finançons tout. 

 

 

Aujourd’hui je prend ma plus belle plume d’ancienne graphiste pour vous parler de notre idée, vous convaincre de son bien fondé et vous emmener avec nous voler avec les rois des cieux.

 

 

Notre projet : 

 

 

Nous portons un projet un peu fou : 

 

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Un centre d’élevage et d’accueil pour les rapaces, un centre de formation pour les passionnés qui veulent apprendre à s’en occuper, mais aussi un endroit où les cavaliers pourraient apprendre faire de la fauconnerie à cheval, un endroit où des vétérinaires viendraient tenir des conférences sur les soins aux rapaces, un centre ou les agents de l’ONCFS pourraient venir et s’entrainer à appréhender des oiseaux impressionnants, apprendre à distinguer un oiseau sain d’un oiseau maltraité ou malade.

 

Un petit coin de paradis ou les futurs soigneurs animaliers pourraient apprendre les gestes simples qui permettent de prendre un oiseau sauvage (ou presque) sans lui faire mal, ni qu’il vous blesse.

Un petit coin ou les agents de l’état pourraient placer les oiseaux en convalescence ou en ré-éducation, avant de les emmener dans des parcs zoologiques pour la préservation des espèces rares.

 

Nous voulons construire des volières. Pour accueillir nos oiseaux, ceux qu’on a déjà, mais aussi des volières pour les oiseaux qui sont saisis par les autorités.

 

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Ca peut vous paraitre anodin, mais les rapaces sont protégés par la Convention de Washington et donc, certains ont beaucoup de valeur. Forcément, ils sont rares ! Et donc, ils sont trafiqués.

 

On en trouve dans des caisses à double fond aux aéroports internationaux, dans des coffres de voiture, transitant dans des conditions effroyables.

 

On en trouve aussi qui meurent de faim chez des propriétaires peu consciencieux ou mal formés. Leur situation est catastrophique

 

Il n’existe pas de structure d’accueil en France. Pas de SPA pour les oiseaux… Actuellement, on est obligés de les envoyer en Belgique.

 

Bien sûr, il y a la LPO qui fait un travail formidable ! Mais pas pour des rapaces qui sont en soumis à la convention de Washington. Les associations qui s'occupent des animaux, s'occupent de la faune locale.

 

Nous avons vu des horreurs…:

 

Des oiseaux restés deux ans dans une cage à peine plus grande qu’une boite de chaussures, tellement maigres qu’ils sont incapables de se tenir debout. Des oiseaux battus, mal nourris, exploités, blessés. Pour les coeurs bien accrochés (et majeurs) nous en possédons malheureusement des photos effroyables.

 

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Nous voulons également construire une petite maison, parce que pour nous, un fauconnier doit dormir à coté de ses oiseaux. La fauconnerie Française a été reconnue patrimoine mondial par l’Unesco et depuis 5000 ans que des hommes vivent avec des oiseaux de proie, ils ont toujours vécu à leurs côtés.

 

Et enfin, nous construisons un box et un fenier, pour nos chevaux de trait, qui sont des bêtes formidables, travailleuses et avec un coeur immense. Elles nous serviront de tracteurs, de tondeuses, de producteurs d’engrais, et de professeurs !

 

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Avec tous ces animaux, notre projet est ambitieux…

 

Et notre budget est plus que serré.

 

Alors pourquoi le financement participatif ?

 

Eh bien, justement parce qu’il nous arrive une grosse tuile.

 

Nous avons calculé nos budgets au plus court. La maison, les volières, le terrassement, les fondations, les frais « surprise », tout ça on a essayé de bien compter et ça rentre dans les clous.

 

Mais nous nous heurtons à l’administration… Encore et encore, nous sommes obligés de défendre notre projet, prouver notre bonne foi, et à la clé, les décisionnaires se sont dit qu’ils ne voudraient pas payer pour nous amener l’électricité…

 

Le terrain que nous avons acheté est en zone agricole (forcément, puisque nous sommes agriculteurs...). Mais il est aussi relativement à l'écart du village. C'est mieux pour les oiseaux, qui vivent mal une trop grande proximité avec les habitants et leurs voitures/klaxons/enfants, mais aussi pour les villageois car certains oiseaux sont très bavards.

 

L'installation demande une extension du réseau électrique de 200m. Quand cela nous a été évoqué, les différents interlocuteurs nous ont laissé croire que nous aurions des aides, des subventions.  

Notre taux d’endettement est à son maximum. La banque ne nous donnera pas de rallonge.

 

Et si nous n’arrivons pas à amener l’électricité, nous ne pouvons rien faire !

 

La région, la commune, la communauté de commune : tout le monde nous soutient ! mais personne ne veut nous aider. Ils ont fait marche arrière.

 

 

Sur le plan ci dessous, les bâtiments en vert sont les volières, le petit bâtiment brun est la maison. Pour pouvoir avoir l'oeil sur les oiseaux !

Comme vous le voyez, nous n'avons pas beaucoup de voisins...

 

Terrain

 

Mais comment ça se présente, cette histoire ?

 

Notre budget est clair et n’est pas secret : 

 

nous avons 15 000 euros pour faire les fondations, les apports en eau, les gaines, la micro station d’épuration. J’ai la chance d’avoir mes collègues (un maçon, deux charpentiers, un peintre, un sanitaire… 8 personnes travaillent toutes avec nous) qui nous donneront gracieusement un coup de main. Ils viendront sur leurs jours de congés, par solidarité, nous aider. Les copains, la famille, tout le monde se retrousse les manches pour attaquer les travaux.

 

Nous avons 110 000 euros pour la maison toute finie de 90 m2.

Je vous avais dit qu’elle n’est pas grande ! Une seule chambre, un salon, une petite cuisine, une salle d’eau.

 

Une petite maison écolo en plus : ossature bois, BBC, chauffage au bois, simple et efficace, en auto-construction bien sur, pour faire des économies. Pour les connaisseurs, 1200 euros/m2 en construction, c’est vraiment très bas.

 

Nous avons 20 000 euros pour les volières. Des volières convenables pour ces oiseaux malmenés par l’humain. Un endroit sain pour se refaire une santé. De la lumière, de l’eau propre, du calme.

 

 

Et nous avons atteint notre maximum d’endettement, sur 25 ans, soit 145 000 euros.

 

On a payé le terrain cash, on a construit le fenier et le box pour nos chevaux, petit à petit, planche par planche. 

 

On a déposé notre permis de construire, payé l’architecte, le notaire, les bureaux d’études de notre poche. On nous a même imposé des constats d’huissiers pour vérifier qu’on avait bien posé le panneau de chantier !

 

On a répondu aux questions suspicieuses, on a convaincu nos interlocuteurs, porté ce projet à bout de bras et au bord du coeur pendant deux ans, sans jamais douter, sans jamais faillir.

Le dossier que nous avons présenté à la chambre d'agriculture fait 90 pages !

 

Et cet après midi, ERDF m’a appris que nous devions prendre en charge la TOTALITE de l’extension de réseau pour l’électricité.

 

Ouch.

La claque.

 

soit environ 15 000 euros supplémentaires, pour le raccordement provisoire et le définitif.

 

Pour essayer de tirer les prix, parce que nous sommes des gens débrouillards, 

 

J’ai demandé si nous pouvions creuser les tranchées nous même ? : non.

J’ai demandé si nous pouvions réduire les coûts ? : non.

J’ai aussi demandé à la chambre d’agriculture une aide à l’installation ? : non plus.

 

J’ai appelé deux ministères, deux présidents de chambres d’agricultures, des conseillers, le préfet, ERDF et tous les numéros de lignes directes que j’ai récoltés en deux ans de procédures…

 

J’ai essayé de réduire les coûts de construction (adieu cuisine intégrée, nouveau canapé et parquet dans la chambre, bonjour récup' et débrouillardise) et j’ai réussi à réunir 5000 euros en tirant sur toutes les couvertures, (mais jamais au détriment des animaux).

 

Il nous manque 10 000€.

Nous sommes devant un choix Cornélien :  De l'électricité mais pas de refuge, car plus assez d'argent pour les volières

ou

Un refuge et un gros (méga giga) coup de main pour l'électricité.

 

Alors on s'est dit que ça valait le coup d'essayer...

 

Tant d’argent pour un simple câble, tant d’argent qui met notre projet en jeu, pour un point de détail, parce que personne ne se dit que cette activité est pérenne, qu’elle va générer du travail, qu’elle va participer à faire vivre cette belle passion pour les rapaces, sensibiliser le public à ces animaux mal connus, parfois effrayants, fascinants et qui méritent qu’en France aussi, on puisse les placer quand ils sont maltraités.

 

Et (accessoirement...) essayer d'en sauver quelques uns...

 

 

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Alors aujourd’hui, nous nous adressons à vous.

Nous souhaitons vous demander votre aide pour ce projet. Parce que sans vous, je ne sais plus vers qui me tourner.

 

Parce que même si nous faisons de notre mieux, parfois je n'ai plus d'idée, plus de courage, plus de forces.  Alors, même si demander de l'aide n'est pas tant dans notre nature que cela, je prends le risque.  Je prends le risque de vous parler de tout ça, d'oser vous demander de l'aide.

 

Un petit don, un grand don, une pensée, un partage sur les réseaux sociaux, un euro ou mille. 

 

On m’a toujours dit que les petits ruisseaux font les grandes rivières alors aujourd’hui, nous lançons notre bouteille à la mer, en espérant que notre passion, nos idées, notre énergie immense et notre obstination vous convaincra que quel que soit votre geste, il sera employé à bon escient.

 

Jamais je n’aurai pensé rêver d’un simple tableau électrique, et pourtant aujourd’hui c’est notre dernier écueil.

 

Alors, si vous aussi vous persistez à croire qu’en France, on peut encore entreprendre, construire son avenir, non pas égoïstement, ni pour devenir riches à millions, mais avec pour objectif le bien être des animaux, le respect de notre environnement, de notre patrimoine, si vous aussi un jour avez eu, ou aurez à vous battre pour vos convictions, contre des moulins à vent, l’administration, l’immobilisme : pensez à nous !

 

Cliquez, aidez nous, faites passer le mot à vos amis, famille, voisins et collègues.

 

Et nous vous adressons tous nos remerciements, du fond du coeur.

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À quoi servira la collecte

A quoi sera employé l’argent ?

 

pour le compteur provisoire (obligatoire, les délais d’attente pour un compteur définitif sont de presque un an…) :

 

250 euros pour le coffret.

5500 euros de câble aérien, de poteaux, de location de grue, pour approvisionner notre terrain.

7800 euros pour l’installation définitive (fouilles, gaines, branchements ERDF).

 

Soit 13 050 euros HT.

Plus 20% de TVA : 15 660 euros.

 

Nous avons les 5 660, il nous manque 10 000 euros.

 

Mais si nous dépassons l’objectif : 

 

nous aurions aussi besoin :

 

de trois gros congélateurs pour stocker la nourriture des oiseaux : 2700 euros.

de 45 m3 de gravier 10/22 pour les volières : 1200 euros

de 4m3 de bois de charpente pour avoir encore plus de volières d’accueil : 1400 euros.

de 100m2 de tôles de couverture pour une deuxième série de volières : 1100 euros.

 

Pour accueillir plus d'oiseaux.

 

Bref, le travail est immense, nous relevons nos manches. Les travaux commencent le 1er juillet.

Choisissez votre contrepartie

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