Aidez-nous à financer La Lettre, le nouveau court-métrage des étudiants de la Sorbonne.

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Présentation détaillée du projet

 

 

PITCH

 

           Quentin est face à un dilemme… ou plutôt, face à une boîte aux lettres !  Il vient de poster une lettre qu’il n’aurait jamais dû envoyer, et pour cause : il y avoue sa tromperie à sa copine.

 

            Ca tombe bien, voici le facteur qui vient relever le courrier. Entre tentatives de persuasions et tours de force, Quentin va tout faire pour récupérer sa lettre dans le sac du facteur. Ce dernier, sage maître des correspondances, tente alors de le convaincre de laisser la lettre suivre sa route. Pour cela, il l'emmène vingt mille lieues sous les mers, dans les cales d'une histoire de sous-marin où un commandant de bord cache les lettres de Clothilde à son chef mécanicien.

 

POURQUOI CE FILM ?

 

             La correspondance épistolaire est aujourd’hui tombée en désuétude. Son principe demeure grâce aux nouvelles technologies qui continuent de permettre nos échanges. Que ce soit par lettre postale, sms, Messenger ou Whatsapp, le processus est le même : on écrit, on efface, on réécrit, on réefface, jusqu’à ce que le message nous convienne et ne nous trahisse pas. Seulement, au moment où nous choisissons d’appuyer sur la touche “envoyer”, ou de glisser notre lettre dans la boîte, le message est expédié de manière définitive et irrévocable. Mais, combien de fois a-t-on regretté d’avoir envoyé un message alors même que nous avions passé tant de temps à l’écrire ? Combien de fois aurait-on voulu récupérer notre message pour modifier le cours des choses ?

 

             Cette question du message dans la nouvelle de Sylvain Tesson (extraite de S’abandonner à vivre, Gallimard 2014) a fait l’unanimité dans notre équipe. Par le biais de ce court-métrage, nous souhaitons réécrire cette nouvelle en posant un regard novateur et singulier sur son histoire et sur l’importance du message qu’elle délivre.

 

QUI EST SYLVAIN TESSON ?

 

              Sylvain Tesson est bien plus qu’un simple écrivain : outre ses nouvelles et ses essais, il a également écrit des récits de voyage. C’est avant tout un aventurier qui a exploré la planète, lors de son tour du monde en bicyclette en 1993-1994 ou plus récemment lors de ses six mois en ermite au coeur de la Sibérie. À chaque expédition, il se coupe de tout outil technologique et est souvent injoignable (ce qui ne nous a pas facilité les choses pour obtenir son accord et adapter sa nouvelle...!!).

 

              Il écrit en 2014 ce recueil de nouvelles dont chaque héros choisit face à un coup du sort ou une absurdité de la vie, une sorte de résignation joyeuse. Ils s'abandonnent à vivre ! Mais cela ne semble pas être le cas de notre ami Quentin, décidé à intercepter le cours de sa lettre afin d’être maître de son destin et des conséquences de ses actes manqués. Face à un facteur haut en couleurs, Quentin se laissera-t-il emporter par l’imprévisibilité des évènements ?

 

           "Tout ce qui bouleverse la vie advient fortuitement. Le destin ressemble à ces seaux d'eau posés en équilibre sur la tranche de la porte. On entre dans la pièce, on est trempé. Ainsi va l'existence."  Sylvain Tesson, S’abandonner à vivre.

 

 

 

              À travers la focalisation interne, nous pensons faire appel à un humour absurde, à des personnages décalés. Sur les traces de Jerry Lewis et de Pierre Etaix, nous nous emploierons à mettre en scène une poétique de révélation comique.

 

Vous serez invités à passer du réalisme magique d’une petite ville à l’univers sous-marin où se mêlent confinement et onirisme.
 

 

UNIVERS #1 LE RÉALISME DU VILLAGE PITTORESQUE

 

 

              Nous introduisons nos deux protagonistes, Quentin et Maurice le facteur, dans un petit patelin français. Nous tournerons en extérieur et en lumière naturelle : cet univers sera traité de façon réaliste. Des plans larges et de lents panoramiques nous permettront d’embrasser l’univers familier de ce petit village bucolique - avec ses jeunes, ses moins jeunes, ses petits commerces… Nous voulons donner à voir la tranquillité d’un village, réglée par le passage quotidien du facteur pour la levée du courrier. Lorsque la quiétude du village va être brisée, l’usage du plan large prendra alors une autre dimension : celle de rendre compte des stratagèmes burlesques mis au point par Quentin pour ouvrir la boîte aux lettres, puis pour récupérer la lettre des mains de l’agile et intransigeant facteur.

 

            Tout cela, dans un univers naïf emprunté à Jacques Tati (notamment Le Jour de Fête) et Jean-Daniel Pollet, où chaque mouvement est l’opportunité d’un gag, et chaque trébuchement, celui d’un rire.

 

 

UNIVERS #2 LE BISTROT CONFINÉ

 

             Le réalisme laissera progressivement sa place au magique et au burlesque. Le bistrot du village sera l’arène d’un duel dialogué entre les deux protagonistes, affirmant leurs caractères autant que leurs valeurs.

 

              Ce dialogue se poursuivra à travers la porte des toilettes, où un combat verbal musclé s'engagera pour que Quentin récupère sa lettre, et Maurice, son sac de courrier ! S’amorcera finalement une douce descente vers l’imaginaire du postier et l’onirisme d’un troisième univers : celui du sous-marin. Dans une lumière dirigée et expressionniste, les gros plans sur les visages des personnages se multiplieront, qu’ils écoutent ou qu’ils racontent, pour faire transparaître le plus fidèlement les émotions de ces deux personnages embarqués dans le récit. Avec des plans plus serrés sur les visages, et une pénombre pesante dans le café, nous voulons donner l’impression au spectateur d’un confinement : l’étau de l’histoire se resserre sur nous, tout comme la malédiction s’abat sur celui qui veut changer le cours d’une lettre. Sans nous en apercevoir, nous serons alors trompés par des transitions invisibles et piégés dans ce sous-marin issu de l’imagination du facteur.

 

UNIVERS #3 LE SOUS-MARIN ONIRIQUE

 

 

            Pour convaincre Quentin de laisser sa lettre suivre sa route, le facteur lui racontera un récit fantasque aux allures de légende, tenant lieu dans un sous-marin.

 

 

Dans ce sous-marin que nous imaginons en carton-pâte, éclairé par les indicateurs d’une machinerie foisonnante et dans l’esprit steampunk, se trouveront des hublots déformés à travers lesquels nous verrons nager des poissons insensés. Au premier plan, devant ces hublots, l’histoire d’un capitaine et de son chef mécanicien incarné par le même Quentin du village, se déroulera telle un conte.

 

 

 

             Nous sommes Effervescence Production, l’agrégation de 12 étudiants aux points de vue tous aussi différents les uns que les autres.

 

             Provenant des quatre coins de la France et de milieux différents, nous avons été réunis au sein du Master « Métiers du Scénario et de la Direction Littéraire » à l'Université Paris-Sorbonne (Paris IV), pour notre amour de l’audiovisuel, de l’écriture cinématographique et pour notre envie de réaliser un court-métrage. Ce projet représente pour nous l’occasion de mettre en pratique les enseignements de notre Master : la dramaturgie avec Florent Meyer (scénariste de la série Zone Blanche), la mise en scène avec Antonin Peretjatko (réalisateur des films La Fille du 14 Juillet et La Loi de la jungle), l’assistanat de réalisation avec Carole Reinhard (première assistante sur Pieds nus sur les Limaces) et la production avec Alexandre Brachet (producteur et fondateur de Upian) et Laurence Farenc (directrice de production sur Les Revenants, Snow Therapy, Diane a les épaules).

 

              Ce court-métrage nous permettra de passer du texte à l’écran, afin d’étudier de l’intérieur les mécanismes de l’adaptation.

 

 

 

À quoi servira la collecte ?

    

 

             Nous souhaitons faire de La Lettre un court-métrage ambitieux tant sur le plan narratif que sur le plan technique. Pour concrétiser cette ambition, nous avons besoin de vous !

 

Vos dons sont immensément précieux vont nous aider à boucler le coût du film et notamment :

 

- Financer la location des costumes et des accessoires à hauteur de 500€

- Financer la décoration et l’aménagement d'un intérieur de sous-marin pour un montant de 1 000€.

 

Le budget de La Lettre se répartira de cette façon :

(HMC pour Habillage, Maquillage, Coiffure)

 

L'ensemble des dons collectés seront reversés sur le compte de notre association Effervescence. 

 

Et si notre objectif est dépassé, cela nous permettrait de consacrer une somme plus importante pour la location d'un café de quartier.

 

 

Derniers commentaires

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Pleins de réussite à vous !
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Il nous tarde de voir votre travail ! Affectueusement et Amicalement Philippe, Marie et les Filles !
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Mimi chérie est très fière de sa fille et croit en ce projet. J ai diffusé sur FB et sur Tweeter pour que le budget de 2500 euros soit atteint. Hâte de voir ce court métrage !