LA PAROLE LIBEREE : et après ?

Santé & éducation, Solidarité

Visuel du projet LA PAROLE LIBEREE : et après ?
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LA PAROLE LIBEREE : et après ?


LA PAROLE LIBÉRÉE a été créée en 2015, à LYON, à la suite du scandale lié à la révélation des abus sexuels commis par le Père Bernard PREYNAT, ce prêtre ayant bénéficié de la couverture de sa hiérarchie.




À l’issu de ces 4 années d’engagement, il nous apparaît évident d’amener la société et nos institutions à répondre bien plus efficacement à cette pandémie. Pour ce faire, il est capital en premier lieu de pouvoir poser un regard statistique continu sur cette réalité, connaitre les mécanismes, son évolution, son impact en terme de santé publique, les responsabilités institutionnelles, afin d’apporter des réponses efficaces et enrayer cette programmation de la violence en France.

Nous désirons capitaliser très humblement sur le magnifique film de François OZON et la reconnaissance qu'il suppose pour aller encore plus loin dans la protection de l'enfance...

 

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LE PROJET

 

1. Présentation du projet :

Nous souhaitons créer une tête de réseau pour la prise en charge complète des victimes de violences sexuelles, comprenant un recensement statistique et l’accompagnement personnalisé des victimes sur le principe du guichet unique.


2. Localisation du projet :

Le projet sera sur le territoire national avec des relais locaux en partenariat avec des associations.


3. Résumé du projet : principes et objectifs

Ce projet a pour objectif de mettre en œuvre une prise en charge nationale unique, complète et personnalisée des victimes d’abus sexuels de manière inconditionnelle.

Nous souhaitons porter une action globale de sensibilisation des acteurs sur cette thématique en prenant en compte les réalités de territoire, de poids culturel et institutionnel.

Pour mener à bien cette mission, nous mettrons en place un outil permettant un recensement individuel des victimes afin d’identifier la causalité, les besoins et les nécessités (Droit, santé, éducation, accompagnement social).

Cette fiche permettra d’alimenter des statistiques nationales globales sur les violences sexuelles en France (enfants et adultes) permettant la mise en place de dispositifs institutionnels adéquates et répondant à l’ampleur du fléau, en vue d’une amélioration globale de la société. Egalement cette fiche permettra de recueillir la parole des victimes et leurs souhaits en matière d’accompagnement : juridique, médical, psychologique…, afin d’éviter que les victimes soient obligées de raconter leur histoire traumatique de manière répétée.

Pour ce faire, des partenariats seront établis avec des structures associatives que nous accompagnerons dans le déploiement d’un réseau national. A travers notre rôle de collecteur nous envisageons d’animer et de structurer ce réseau national afin d’offrir un service de proximité personnalisé sur de l’accompagnement thérapeutique, juridique et social.

La Parole Libérée recueillera ainsi des fiches de victimes et les orientera vers des associations partenaires du réseau, pour leur prise en charge globale.

Cet outil aura également pour autre objectif de mettre les victimes d’un même auteur en lien, afin de les sortir de leur solitude si elles le souhaitent. (Concept de réparation entre pairs).

Ce projet aura aussi pour ambition de soulager toutes les institutions qui peuvent être confrontées à un recueil de paroles : les praticiens de santé (rapport ma santé 2022 - plus de temps pour soigner…), professionnels de l’éducation, associations sportives etc...

Notre association investira sur la recherche juridique, psychologique, en sciences de l’éducation, etc. Des conventions seront ainsi signées avec des universités.

 


 

QUELQUES DONNÉES CHIFFRÉES

 

Pour les majeurs : en 2016 les parquets ont traité, 7 235 viols et 8 659 agressions sexuelles (Source Ministère de la Justice).

Pour les mineurs : selon le ministère de l'Intérieur (source sécurité intérieure) : 14 673 plaintes pour agressions sexuelles ont été enregistrées par les services de police et 8 788 plaintes pour viols sur mineurs représentant respectivement une hausse de plus de 7,9 % et 11% par rapport à l'année précédente.

 

Mais ces chiffres sont loin de correspondre à la réalité :

On estime pour les majeurs à 86 000 femmes et 16 000 hommes victimes de viols ou de tentatives de viols.

Sur les violences sexuelles sur mineurs, selon Murielle SALMONA (psychiatre et Présidente de l'association "mémoire traumatique et victimologie") ces chiffres bien que très importants, sont pour les spécialistes, très inférieurs à la réalité des faits. On estime qu'il faudrait les multiplier par dix. Pour elle, ce sont près de 130 000 filles et 35 000 garçons qui sont victimes de violences sexuelles, par an, en France.

Selon les chiffres mondiaux de l'OMS, une fille sur cinq (OMS 2016) et un garçon sur treize (OMS 2014) ont subi une agression sexuelle ou un viol, et selon les chiffres du Conseil de l’Europe, un enfant sur cinq est victime de violence sexuelle en Europe (2011).

En 2016, moins de 4% des viols sur mineurs faisaient l'objet de plaintes et seulement 10 % des femmes victimes de viol portaient plainte. Seuls 3% de ces plaintes seront jugées en Cour d'Assises. Alors même que les plaintes sur mineurs sont en augmentation, les condamnations pour viols sur mineurs ont diminués de 40% en 10 ans (infostat justice 2018).

L'association "LA PAROLE LIBÉRÉE" a reçu plus 1000 témoignages d'adultes (entre 2016 et fin 2018) indiquant avoir été victimes d'agressions sexuelles pendant leur enfance. Tous ont pu après plusieurs décennies de silence, nous confier les souffrances engendrées (parfois jusqu'au suicide) et les conséquences dans leur parcours de vie sur le plan affectif, médical, psychologique, familial et professionnel.

Tous les professionnels de cette question rappellent de manière unanime, que les violences sexuelles sur les enfants ont de lourdes conséquences psycho traumatiques et somatiques (traumatisme corporel et sensoriel) et qu'elles impactent leur santé, leur scolarité, leurs vies sexuelle, affective et sociale et sont un facteur de risque majeur de re-victimisation. Le coût de la violence sexuelle pour l’assurance maladie est estimé à 10 milliards d’euros par an en France.

De par l’ampleur des dégâts quantitatifs, les violences sexuelles peuvent être comparées à une épidémie, de type virale, eu égard à l’ampleur des dégâts qualitatifs réalisés chez les êtres humains. D'où l'intérêt de reconnaître ces violences, leur conséquences, les dépister, protéger les victimes, les soigner et leur rendre justice, afin d'éradiquer cette pandémie.

Partant de notre expertise acquise depuis 3 ans il est nécessaire d’objectiver et de recueillir des statistiques permettant de matérialiser ce fléau afin de renseigner les acteurs publics et de mettre en corrélation les besoins des victimes et les acteurs locaux".

 


 

LES ACTIONS MENÉES


1. Outil de recensement des victimes :

  • Création d’une base de données à partir de fiches individuelles de victimes résultant d'un entretien individuel recueilli par une équipe pluridisciplinaire interne (1 poste juriste à temps plein, 1 poste de thérapeute à temps plein et 3 administratifs à temps plein, pilotés par 1 manager à temps plein, en charge de la coordination de l’équipe).
    Cette fiche a pour objet de recueillir l’ensemble des informations nécessaires au traitement de sa situation (dates des faits, auteurs, lieux, cadres institutionnels, qualification des faits, action en justice entreprises, conséquences médicales, situation familiale, suivi psychologique, parcours d’études et professionnel tous documents, témoignages, etc.) tout en recensant ses souhaits et ses attentes.

 

  • Exploitation des données : A l’aide de notre outil informatique permettant l’extraction de données, une phase d’analyse statistique des données et de recherche sur la base d’indicateurs concrets permettra une meilleure compréhension scientifique de la problématique, des mécanismes pérennisant le fléau, l’identification des responsabilités institutionnelles, l’identification des points de blocages de la libération de la parole. Pourra ainsi être appréhendée une stratégie de communication et sensibilisation auprès des différents acteurs sur les nécessités d’action à mettre en place.

 

  • Gestion et utilisation des données : Fort de l’expertise acquise au travers de l’exploitation de données mettant en évidence la causalité et les responsabilités, pourra être défini une stratégie de réponse sur les plans de la législation, de la prévention, de l’éducation, de la prise en charge des victimes comme des auteurs, des mécanismes de réitération ect…
    Ainsi, une action de conscientisation sera menée au travers de campagnes d’information, de prévention et de sensibilisation. Ces campagnes d’information seront ciblées par secteurs, par institutions (sport, famille, éducation, religions…), apportant un regard constant sur l’évolution croissante ou décroissante de la problématique, permettant d’objectivé les actions mise en place.

 

2. Elaboration d’un partenariat avec les services de la JUSTICE (mineurs, majeurs agressés pendant leur minorité)

Nous proposerons une passerelle auprès des services de justices (Parquets, direction nationale de la police, Interpol) permettant de faire des signalements et / ou dépôts de plaintes qualifiés et pré expertisés. Cette action vise à simplifier la démarche de la victime, lui éviter la reformulation de sa souffrance, lui donner une continuité constructive dans sa démarche. Cet accompagnement de la victime permettra dans le même temps de saisir efficacement la justice et lui transmettant des dossiers renseignés, ou la phase traumatologique de la victime lié à l’acceptation de cette action en justice aura été soulagée, permettant à l’appareil judiciaire de gagner en efficacité. Ce lien permettra également de répondre aux besoins d’accompagnement des victimes pendant cette phase judiciaire, ou les besoins et temps de procédure sont éloignés des problématiques d’ordre traumatique des victimes.

 

3. Mise en lien de victimes d'un même auteur :

L’outil informatique permettant le recensement des victimes visera également à proposer un service de mise en lien des victimes du même auteur sur la base d’acceptation des tierces parties. L’intérêt de ce service est d’offrir aux victimes la possibilité de répondre au déni auquel ils se sont confrontés (parfois nié par les referens affectifs de la victime) projetant sur eux un sentiment de culpabilité aggravant le traumatisme, et donc de les sortir d’un état d’isolement et de souffrance destructeur, les amenant à accepter leur vécu et identifier ses conséquences. Nul ne peut mieux comprendre une victime qu’une autre victime, et un lien souvent quasi fraternel se crée du fait de l’empathie pour la souffrance de l’autre.
Cet échange permet également de répondre à des problématiques de type « amnésie traumatique » sur des souvenirs d’ordre sensoriels imprimés dans la mémoire de l’enfant et de confirmer la gravité du traumatisme vécu. Enfin, cette mise en lien entre victime du même auteur permet de développer une réparation entre pairs, favoriser la reconstruction personnelle, leur permettre de s’inscrire dans une action, qu’elle soit associative, judiciaire, ou d’ordre sociale.

 

4. Déploiement et animation d’un réseau national d’aide aux victimes :

  • Élaboration d’une convention de partenariat avec les structures associatives existantes (STOP AUX VIOLENCES SEXUELLES, La voix de l’Enfant, CIDFF) - Mise en place d’un protocole d’action
  • Accompagnement et financement des antennes locales de l’association partenaire STOP AUX VIOLENCES SEXUELLES dans le référencement d’un réseau juristes, thérapeutes, groupes de paroles, ateliers à visée thérapeutiques. Un protocole de soin déjà mise en place par SVS sera développé et structurer (tant pour les victimes que pour les auteurs).
  • Animation du réseau pilotée par un coordinateur expert à temps plein
  • Accompagnement financier destiné au développement des antennes locales
  • Reporting trimestriel/ annuel et contrôle (utilisation des investissements à bonne fin)

 


 

Le public cible / bénéficiaires

 

  • Victimes (et familles de victimes)
  • Associations,
  • Collectivités territoriales,
  • Gouvernement (ministère de la santé, de la justice, jeunesse et des sports, de l’intérieur, de l'éducation)
  • Législateur

 

 


 

 

Autres partenaires institutionnels, techniques, et opérationnels impliqués dans le projet :

 

  • L’observatoire national de la protection de l’enfance
  • Le ministère des solidarités et de la santé,
  • Direction nationale de la police – Interpol
  • Réseau association d’aide aux victimes (SVS – enfance et partage – la voix de l’Enfant etc.)
  • Réseau d’avocats spécialisés
  • Réseau de thérapeutes (psychiatres, psychologues, victimologues)

 

 


 

Niveau d’engagement des autorités :

 

  • Protection de l’enfance : Conseil départemental, ministère santé et Solidarités
  • Education : municipalités, ministère éducation nationale
  • Justice : ministère, barreau, magistrats…
  • Ministère de l’Intérieur Santé : ministère, ARS, ordres des médecins, ARS

 


 

 

BENEFICES ET PERENNITE

 

1. Stratégie de sortie:

Structurer un développement réseau de 13 antennes SOIT une par région. Collecter des données statistiques afin d'objectiver les besoins des victimes des violences sexuelles et ainsi aider à la mise en œuvre de réponses adaptées. Accélérer le processus de la libération de la parole en favorisant notamment la mise en relation de victimes. L’élaboration d’outils informatique sera une phase incontournable du projet initié pour parvenir à une prise charge globale des victimes d'abus sexuels.

 

2. Valeur ajoutée du projet :

Cette mission d'utilité nationale et publique favorisera la mise en place d'une politique adaptée à l'ampleur du fléau et permettra d'en juguler les effets. La prise en charge unique des victimes de violences sexuelles permettra de doter les institutions (administratives, médicales, juridiques, éducatives..) d'un outil efficace de prévention et de protection des victimes d'abus sexuels tout en s'adaptant à la problématique. En s’appuyant sur un réseau de partenaires, la mission de l’association « la PAROLE LIBÉRÉE» s'étendra à l'ensemble territoire national et sensibilisera l'ensemble des pouvoirs publics afin de devenir un acteur essentiel de la lutte contre les violences sexuelles.

 

 

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À quoi servira la collecte

Pour réaliser ce projet ambitieux, il nous faut d'une part être crédible, et d'autre part lever des fonds très importants au travers de subventions et appels à projet.

Ce travail demande un investissement temps très important.

Notre appel à participation aujourd'hui vise à nous permettre de répondre à ces 2 points :

  • Développer notre structure et salarier une première personne au sein de notre association qui sera en charge de faire ce premier travail de fond consistant à structurer l'action et en assurer la partie administrative.
  • Mettre en évidence notre crédibilité sur un tel projet, matérialisé au travers de votre contribution financière. Votre implication et ce soutien concret nous donnera la légitimité pour interpeller notre nation et ses institutions afin qu'elles prennent les mesures qui s'imposent pour répondre à ce fléau.

 

Anton Tchekhov disait que "La connaissance conduit à l'unité, comme l'ignorance mène à la diversité".

 

Cette citation est parfaitement à propos pour vous dire: Soyons ensemble et protégeons nos enfants !

 

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