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Le jour où j'ai découvert que Jane Fonda était brune

Films & vidéo, Long-métrage, Documentaire

Visuel du projet Le jour où j'ai découvert que Jane Fonda était brune
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300
Contributeurs
Saturday, July 06, 2019
Date de fin
18 285 €
Sur 15 000 €
122 %

De l’intime au politique, une plongée dans les luttes féministes des années 70. Pour que notre histoire continue de s'écrire.

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Le jour où j'ai découvert que Jane Fonda était brune


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"Le jour où j’ai découvert que Jane Fonda était brune » est en montage image, grâce à votre soutien qui a permis d'atteindre le premier objectif de 15 000 € !

Manquent encore le montage son, mixage, sous-titrage et finitions.

Nous avons besoin de votre soutien pour atteindre le dernier palier !  

Je souhaite que ce film soit utile à tou.te.s, qu'il interroge autant qu'il suscite échanges et discussions. Pour que notre langue fasse histoire.

 

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 Dans la cuisine de son appartement, ma mère ne veut rien me dire.

Je la filme, et ni la tension ni la violence entre nous ne me font reculer:

«Et ton engagement féministe, et ma naissance, et ta vie de femme?»

Et moi aujourd’hui, femme cinéaste et trentenaire, enfant de ce silence, je cherche l'intime et le politique de mon histoire.

Je découvre le mouvement des femmes des années 1970, un cinéma militant féministe, et celle que je suis, change. Je deviens féministe sans que ma mère ne m'en dise un mot.

 

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Parce que le féminisme questionne et libère les femmes autant que les hommes.

Parce qu'il faut en finir avec le sexisme.

Parce qu’on a besoin de connaître l’histoire des luttes féministes.

Parce qu'il faut décoloniser nos imaginaires et nettoyer nos regards de siècles de domination patriarcale.

Parce que les droits acquis par les femmes sont fragiles.

Parce que le film cherche à poser des questions sans imposer de vérités.

Parce que ce film est écrit et réalisé par une femme, filmé par des femmes, produit par des femmes, et qu’on rêve que plus de femmes fassent du cinéma ! (elles ne sont que 27% de réalisatrices). Et puis les budgets des films faits par des femmes sont toujours inférieurs à ceux faits par des hommes. 

 

Parce que Agnès Varda vient de partir et qu'elle disait :

"Les féministes ont raison de gueuler. Tant qu'il y aura des femmes en colère, cela bougera dans la société"

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Un jour, j’ai découvert que Jane Fonda était brune. C’était au Centre audiovisuel Simone de Beauvoir, à Paris, en 2014. Je faisais des recherches sur le cinéma féministe fait par des femmes. Dans le film «Sois belle et tais-toi !» de Delphine Seyrig et Carole Roussopoulos  -1976 - Jane raconte sa première séance de maquillage à Hollywood:


« Ils m’ont dit qu’il fallait que je teigne mes cheveux en blond, parce que c’était comme ça qu’il fallait être. Ils voulaient aussi que je me fasse briser la mâchoire par un dentiste pour creuser les joues. Et il fallait que je porte des faux seins. Je me suis regardée dans la glace et je ne savais plus qui j’étais. »

 


Je découvre une autre Jane Fonda, son engagement, les années 70 et les luttes des femmes...
Ce jour-là, quelque chose est remonté de loin... 

Là où il y a eu cassure, silence, je veux créer un film pour faire corps, pour faire preuve, pour transmettre.  

 

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Je cherche à comprendre ma mère, Liliane. Dans la cuisine de son appartement, je lui demande pourquoi elle a voulu faire un enfant toute seule. Je veux comprendre la femme qu’elle est, ses choix, son engagement féministe. D’abord intriguée et bienveillante, elle se livre, non sans difficulté. Rapidement, les blessures affectives et les désillusions affleurent. Dans les bribes de ce qu’elle laisse échapper, je comprends qu’elle avait elle-même filmé ces luttes émancipatrices. Mais elle n’a gardé aucune archive.

Elle s’enferme peu à peu dans un mutisme obstiné : elle ne veut plus parler du passé et préfère l’oubli.

Oui, elle a crié dans la rue

« un enfant si je veux quand je veux ! »,

mais

« la vie n'est pas un slogan », dit-elle aujourd’hui.

Ce silence me pousse à ouvrir d’autres portes, pour sortir de l’ombre ce passé enfoui. Je pars à la recherche des archives de groupes de femmes, de syndicats, d'anciennes militantes. 

Tout a été jeté. Amertume. 

Je continue à chercher.  Ma mère militait au  MLAC (Mouvement pour la liberté d’avortement et de contraception). Finalement je rencontre d'anciennes militantes de ce mouvement. Je les réunis en un choeur "antique", qui se met à parler à la place de ma mère.

Elles entonnent un chant qui porte la voix des femmes et une mémoire collective, et qui raconte aussi leurs histoires intimes. 

Ma quête m'amène à participer à la création d’un groupe de femmes féministes et cinéastes, la Poudrière. Avec nos images, nos corps, nos voix, nous inventons notre langage.

 

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Mon statut d’enfant élevée par une mère seule a forgé ma conscience féministe et m’a donné la foi en la pensée et en l’action collective. C’est ce que raconte le film à travers plusieurs niveaux narratifs.

 

 

Les scènes avec ma mère  

altDans son appartement, je filme Liliane seule ou bien nous échangeons. J’essaie de la faire parler de son intimité. Entre nous, il y a de la tendresse, de l’humour, de la tension, puis du rejet. 

 

 

Le choeur des femmes

alt C’est un choeur mi-fictionnel, mi-documentaire, qui rassemble huit anciennes militantes  du MLAC  de Gennevilliers. Nous chantons et parlons, en réponse au silence de ma mère. Nous écrivons des chansons, à partir de leurs témoignages et de mon histoire.  Cette « comédie musicale » filmée en studio, est une passerelle entre les époques, entre l'intime et le politique.

 

 

Des archives inédites retrouvées 

altSur les images confiées par les militantes du MLAC, on voit des femmes faire un film ensemble, pratiquer des avortements illégaux, manifester dans la rue. Et aussi l’intimité des corps, le sexe féminin filmé en gros plan. J’y cherche ma mère et les traces de son passé.

 

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La Poudrière

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Avec ce groupe de femmes féministes et cinéastes, nous filmons ensemble, avec nos outils et mues par nos questionnements actuels.

 

C’est un film d’apprentissage : j’apprends des choses sur ma mère et son passé,  je découvre une histoire des femmes.

C’est un film-expérience : je propose des expériences à d’autres femmes pour faire advenir une mémoire. Savoir ce qui s’est passé et ce qui a été oublié, c’est commencer à dessiner ce qu’on pourrait faire aujourd’hui. C’est une tentative de mêler poétique et politique. 

 

 

 

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Mai - juin : campagne de crowdfunding

De août à novembre : montage

De novembre à décembre : finitions et sortie du film

2020 : Festivals et distribution en salles de cinéma

 

 

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Anna Salzberg, réalisatrice

altJe suis réalisatrice et chef-opératrice. Membre des laboratoires artisanaux l'Etna et l'Abominable,  je travaille sur des supports argentiques, du super 8 et du 16 mm. J'ai  aussi réalisé des documentaires sonores pour ARTE Radio. Mon dernier film "On ira a Neuilly inch'allah", co-réalisé avec Mehdi Ahoudig, a obtenu la mention spéciale Prix de la diversité - Acsé, au festival Traces de vie (Clermont-Ferrand), la mention Graine de Doc au festival Docs en courts (Lyon) et a été diffusé dans de nombreux festivals internationaux. Je fais partie de plusieurs collectifs de cinéma, comme les Scotcheuses et la Poudrière.

 

 

Gertrude Baillot, directrice de la photo

altDiplômée de l'école de cinéma Fémis, je débute comme directrice de la photographie pour « Les lionceaux » de Claire Doyon (sélection Festival de Cannes). J'ai  ensuite co-réalisé le film « Les enfants du fond du lac » pour Arte, avant de réaliser « Mon voyage avec Jérémy », et plus récemment, « Souriez, vous êtes mariés ! » En tant que directrice de la photographie, je figure au générique de nombreux films et documentaires avec des réalisateurs comme Esther Hoffenberg, Florence Mauro, Yacine Baday, Valérie Mrejen, Wissam Charaf, Marc Fitoussi, Cyril Leuthy… j'ai fondé l'Union des Chefs Opérateurs, une organisation professionnelle de directeurs de la photographie.

http://www.gertrudebaillot.com

 

 

Stéphanie Barbarou, compositrice et cheffe de choeur

altJe développe un travail de composition tant vocal qu'instrumental pour les spectacles d’Etienne Pommeret, Jean-Jacques Mateu, Eric Bergeonneau, Richard Mitou, Marion Suzanne, la Cie les Ben arts, la Ni cie, Bim Bom Théâtre, le collectif Si Camille, Godfroy Segal, Virginie Ansara et pour les films d’Alain Guiraudie et de Laurence Hartenstein.

 

 

Françoise Tesseron, cheffe monteuse

altJe suis née en 1964 dans le sud de la France. Je pratique le théâtre à mon adolescence et rencontre à Grenoble, lors de mes études, l'équipe de la Maison du cinéma qui développe la pratique du cinéma en région avec le soutien du CNC. Autodidacte, je suis un stage en laboratoire de traitement de films à Joinville puis je deviens assistante en montage de longs-métrages au début des années 1990.  Aujourd'hui je poursuis mon activité de monteuse pour des productions variées : documentaires, reportages et films d'artistes. Je rencontre Anna Salzberg en 2010 et collabore avec elle à de nombreux films. Depuis 3 ans, je  suis très investie dans "Le jour où j'ai découvert que Jane Fonda était brune ". 

 

 

Mehdi Ahoudig, créateur sonore

altJe suis auteur de documentaires et ingénieur du son. Je réalise de nombreux documentaires pour Arte radio, dont "Qui a connu Lolita?", "Poudreuse dans la Meuse", tous les deux récompensés par le prix Europa en 2010 et 2015. Je co-réalise "On ira à Neuilly inch'Allah" avec Anna Salzberg, et "La Parade" avec Samuel Bollendorff, récompensé d'une étoile de la SCAM en 2017. Actuellement je réalise un film documentaire sur Sidi Ifni une petite ville du sud ouest marocain. Je vis à Marseille, et adore élever ma petite fille de deux ans, et voir s'émanciper la grande de vingt ans.

 

 

 

Nicole Azzaro & Delphine Pervilhac, productrices

altDurant 10 ans, au sein de notre société Les films du hasard créée en 2008, nous avons produit plus d'une trentaine de documentaires de création pour la télévision et développé des projets de fictions et de long-métrages pour le cinéma. En mars 2019, dans l’objectif de nous renforcer, nous décidons de fusionner notre société avec Y.N Productions, avec laquelle nous travaillons depuis plusieurs années.

Auparavant, Nicole Azzaro a produit neuf téléfilms de fiction de prime time pour France 2. Delphine Pervilhac a été directrice de production au sein de différentes structures.

Nous avons entendu Anna Salzberg pour la première fois en 2011 sur France Inter dans "L'humeur vagabonde" ... Elle parlait déjà de ce qui était alors un  projet de film, de sa mère, de féminisme, de transmission....

"Le jour ou j'ai découvert que Jane Fonda était brune"  sera son premier long métrage de cinéma, intime et universel, féministe et humaniste.

Son talent de cinéaste et son imaginaire puissant nous ont convaincues de l'accompagner pour qu'existe ce film féministe donc nécessaire. 

Le budget global de 142 000 €, par rapport à un coût moyen de 650 000 €, est très faible pour un long métrage documentaire.


Le parcours a été long ! Mais  nous y sommes .... presque ! 

 

 

 

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Le film a été écrit  avec les soutiens de la Bourse Brouillon d'un rêve de la SCAM, l'aide à l'écriture du CNC (Fonds d'Aide à l’Innovation audiovisuelle), l'Atelier documentaire de la FEMIS 2016, la résidence d'écriture CECI au Moulin d'Andé. Nous sommes accueillies en résidence pour le montage à Film flamme / Polygone étoilé et à Périphérie.

 

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À quoi servira la collecte

Grâce à votre soutien et à vos contributions nous avons atteint le palier de 15 000 € !  C'est formidable !

Cette somme sera employée pour le montage image. Le film sera donc présentable...mais pas tout à fait fini.

C'est pourquoi comme nous l'avions annoncé,  nous souhaitons maintenant attendre la somme de 20 000 €

Ces 5 000 € de plus,  seront consacrés au montage son, au sous-titrage et à l'envoi en festivals internationaux . car il est prévu que le film voyage ! et même  qu'il remporte des prix !

 

NOTRE BUDGET

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Choisissez votre contrepartie

Pour 10 € et plus

Un grand merci !

Toute l'équipe vous remercie. Votre nom sera cité au générique de fin du film.
  • Contributeurs : 49

Pour 20 € et plus

Une photo du film

Votre nom sera cité au générique de fin du film. + vous recevrez une photo numérique tirée du film au choix. Et ... merci ! bien sûr !
  • Contributeurs : 96

Pour 50 € et plus

Le film + 1 film

Vous recevrez un lien pour visionner le film dès qu'il sera terminé ! une sorte d'avant-première privée, + un lien pour visionner le film précédent d'Anna Salzberg, "Nous irons à Neuilly inch' allah", co-réalisé avec Mehdi Ahoudig, sur la grève des travailleurs de Vélib' + votre nom sera cité au générique de fin du film. + vous recevrez une photo numérique tirée du film au choix. Et ... merci ! bien sûr !
  • Contributeurs : 79

Pour 100 € et plus

Vous êtes invité.e.s à l'avant-première

Vous êtes invité.e.s à l'avant-première du film en présence d'Anna, la réalisatrice, et des membres de l'équipe + vous recevrez le lien pour visionner le film avec des ami.e.s. + un lien pour visionner le film précédent d'Anna Salzberg, "Nous irons à Neuilly inch' allah", co-réalisé avec Mehdi Ahoudig. + votre nom sera cité au générique de fin du film. + vous recevrez une photo numérique tirée du film au choix. Et ... merci ! bien sûr !
  • Contributeurs : 31

Pour 150 € et plus

La totale

Alors là en plus de tout ce qui précède, et d'un immense merci, Vous serez convié.e.s à une projection privée des films super-8 militants du groupe des femmes du MLAC qui ont participé au film, dans un laboratoire artisanal de cinéma à Paris.
  • Contributeurs : 15

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