Les Bords réels

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Les Bords réels

 

« Loin du travail photographique habituellement mené sur les rescapés, cette série offre une vision très personnelle de la permanence du conflit. » 

J.-B. Chastand, M, Le magazine du Monde 


« Ici, ce n’est plus la guerre, ce n’est pas la paix.

C’est cet entre-temps qu’on appelle après-guerre. Ce temps particulier, c’est précisément ce tiret entre les deux mots. 

Sauf que personne n’en connaît la véritable longueur. 

Et c’est précisément ce que je suis venu photographier. Témoigner, documenter exige une rigueur du regard dont je suis bien incapable. Ce que je veux c’est chasser les fantômes. Traquer l’entre-temps dans le fond des images. Ce projet de livre, au fond, c’est ce tiret sans fin entre l’après et la guerre. » 



« Paysages spectraux, visages marqués des rescapés, poses fatiguées… C’est un pays prisonnier de son passé que le Français Adrien Selbert donne à voir dans sa série "Les Bords Réels" ».

M, Le magazine du Monde



J’ai imaginé ce livre comme une errance dans un pays oublié.

Un territoire dont on ne connaît ni le nom ni l’histoire. Des images posées comme des énigmes qui nous rappellent d’autres images, qui sont comme des réminiscences, qui se télescopent et se répondent en écho. 

On traverse ce livre comme on traverse un rêve étrange et tourmenté où les images se succèdent sans que le sens du récit nous soit donné de prime abord. On s’accroche à ces visages, à ces postures, à ces paysages comme aux images d’un conte sans paroles.  

Aucune légende n’accompagne directement les photographies pour laisser le lecteur faire son propre voyage, pour le mettre dans cette position de somnambule, état qui fut le mien lorsque j’ai parcouru le pays. Page après page, on avance dans le brouillard d’une après-guerre qui n’en finit pas.

J’aime l’idée que ces images puissent avoir été prises partout ailleurs. Un œil avisé reconnaîtra ici et là des signes qui trahissent le caractère slave du territoire photographié, mais rien qui nous ramène à un contexte précis.

C’est avec la même désir d’emmener le travail vers une sorte d’universalité qu’un texte accompagne les photographies. Il nous raconte l’histoire du pays dont le nom n’apparaît qu’à la fin. L’auteur du texte lui-même reste inconnu.   

S'il n'y a pas de légendes à proximité des images, elles sont présentes en fin de livre sous la forme d’une liste, d’un court texte, tantôt poétique, tantôt factuel ou personnel. J’aime l’idée que le lecteur doive ainsi retourner vers les photos pour relier les mots aux images, comme les points d’une carte qui permettent enfin de déchiffrer ou de défricher le territoire traversé. 



À l’occasion du 25e anniversaire de la fin du conflit en Bosnie en 2020, Les Bords réels prolonge et achève le premier travail photographique réalisé par Adrien Selbert en 2015, Srebrenica, nuit à nuit, salué par de nombreux prix et paru aux éditions Le Bec en l'air. Ce nouveau projet réalisé durant trois années repousse les limites de son écriture photographique vers davantage d’expérimentation et de poésie. Cette série a reçu le soutien de la SCAM et du CNAP et a été exposée par l’Agence VU’ aux Rencontres d’Arles en 2019. 



Adrien Selbert est photographe et réalisateur, membre de l’Agence VU’. Il travaille en France et dans les Balkans, toujours à la croisée de la fiction et du documentaire, souvent sur les questions de l’« après » : guerre, catastrophe, tragédie, etc.



Est-ce qu’un pays peut perdre connaissance?

C’est la première question qu’il m’avait posée. 

Il me disait :

On a encerclé le pays de mots pour donner un sens à sa guerre. 

On a dit  « fratricide », on a dit « de religion », on a dit « ethnique ».

Des mots ultimes lancés comme des grenades pour cerner les contours d’un conflit dont on ne comprenait rien. 

Pour ne pas s’emmêler dans le nom de son peuple, de ses religions et de sa langue, on a emballé le tout dans une formule simple et terrifiante : « Aux portes de l’Europe ». 

On parlait alors de siège, de massacre et bientôt de génocide. 

Il me disait :

Après quatre années d’horreur, on a coupé le pays en deux. Et pour purger les dernières ardeurs, on a fait signer « Les Accords » comme on saigne une entaille dans le corps du pays. Alors les balles ont fini de siffler, les caméras se sont éteintes et chacun est rentré chez soi. 

Il me disait que la saignée était trop forte et qu’il n’était pas impossible que le pays ait perdu connaissance. 



Il me disait : 

Il faudrait un jour tenter de cerner par l’image les contours de ce corps évanescent. 

Si l’effondrement est l’irrémédiable des décennies qui s’annoncent, alors il faut regarder ceux qui sont déjà tombés. 

En cerner les contours comme on décrypte un mauvais présage. Tendre l’oreille et écouter ce flottement perpétuel, plonger dans ce coma étrange et tourmenté. Si le pays a perdu connaissance, c’est qu’il y a un corps à reconnaître. Et c’est peut-être cela la mission du photographe.



Il me disait : 

Il s’agit de retranscrire une sensation du pays, plus que sa description. Saisir le temps particulier dans lequel il est enserré. 

En fait ce n’est pas un état des lieux, c’est un état du temps. 

Ce livre, ce sera une errance au long cours hantée par ces questions :  y a-t-il un après à l’après de la guerre? Peut-on ne jamais se relever? 

Il me disait :

Ce sera un livre simple et les photos seront sans légende. Pour les chapitres, on utilisera les couleurs du drapeau :  le jaune (représentant les trois communautés) et le bleu (du rêve européen).  On mettra les légendes sous la forme d’une liste tout à la fin. Comme un poème en prose qu’il faudrait déchiffrer. On y viendra qu’à la condition que les images aient d’abord rempli leur rôle. Qu’elles aient accompli le travail de débordement qui est le leur. Alors, ensuite, on pourra y ajouter des mots, pour en cerner les contours en quelque sorte, pour en dessiner… les bords réels. 

Il me disait :  

Ça sera ça le titre : « Les Bords réels », comme dans ce beau poème du Japon – un autre pays des fantômes – où l’on parle d’amour et d’une plaie sans corps.

On l’on parle, au fond, de la Bosnie.



Article de Jean-Baptiste Chastand, paru dans M, Le magazine du Monde, à propos de la série Les Bords réels

À lire ici

"Il y a d’abord cette brume et ce clair-obscur dans lequel toutes les images d’Adrien Selbert, prises « entre chien et loup », sont délibérément plongées. « C’est le symbole d’un pays où rien n’est clair, où l’on ne sait pas qui est qui ni où va l’argent », donné par milliards par des bailleurs internationaux depuis la fin de la guerre et qui a si peu servi à une population forcée « de naviguer à vue ». Et il y a ensuite ces « visages qui nous sautent au visage ». Des faces qui nous interpellent par leurs anomalies, perceptibles traces de la guerre.

Jean-Baptiste Chastand, pour M Le magazine du Monde. 



Le projet Les Bords Réels a été réalisé avec le soutien à la photographie documentaire du Centre national des arts plastiques (Cnap) ainsi que de la Société civile des auteurs multimédias (Scam).



Caractéristiques du livre

24 x 26 cm

160 pages

80 photographies en couleurs

Texte bilingue français/anglais

Couverture cartonnée et toilée, avec marquage à chaud

Impression en quadrichromie sur papier non-couché 140 g

En librairie le 7 janvier 2021

ISBN 978-2-36744-142-9

Prix de vente public : 38 € TTC


Adrien Selbert est photographe et réalisateur, membre de l’Agence VU’ (Paris). 


Diplômé des Beaux-Arts, Adrien Selbert s’affranchit des limites classiques de l'image pour donner à voir le monde contemporain, sa jeunesse, sa diversité, dans un rapport sensible au temps et à la matière.


En 2005, à tout juste vingt ans, il découvre la Bosnie - un pays qui lui « saute au visage" et qu'il documente depuis lors. En 2010, il co-signe avec Aude Léa Rapin "Nino's Place": ce documentaire de 52 min, Prix du Meilleur Grand Reportage du Festival International du Film des droits humains de Genève, traite de l'inlassable combat d'une mère pour retrouver le corps de son fils Nino, journaliste radio disparu durant les tous premiers jours de la prise de Srebrenica en 1995. 

Avec "Srebrenica nuit à nuit", il révèle, par la photographie, la spécificité de la vie des jeunes Bosniens qui évoluent au coeur des vestiges d’une guerre qu’ils n’ont pas connue mais à laquelle ils sont systématiquement ramenés. "Ses photographies sont simples et silencieuses. Elles ne sont pas sans rappeler le travail du grand artiste américain Edward Hopper, dont les toiles, elles aussi précisément éclairées, captaient l’essence de la mélancolie et de la solitude humaine. Comme Hopper, le photographe déploie un réalisme si puissant qu’il emmène le spectateur au-delà de la surface, vers l’intériorité" écrit l'éditorialiste du New-York Times Roger Cohen pour accompagner la monographie publiée au Bec en l'Air en 2016.  

En 2020, sa série "Les Bords réels" vient prolonger son projet au long cours sur la Bosnie. Vingt cinq ans après les accords de Dayton et la fin du conflit, "plus qu’un état des lieux, "Les Bords réels" se veut un état du temps. C’est une errance au long cours hantée par cette question : y’a t’il un après à l’après de la guerre? Il se veut à l’image du pays qu’il traverse : fragmentaire, vibrant et chaotique."


En parallèle de ses travaux personnels, dans les Balkans, mais aussi en France avec notamment "Prince Jordan", fiction sur la jeunesse face à la catastrophe qu'il réalise en 2019, Adrien Selbert met son savoir faire documentaire et la singularité de son regard artistique au service de la Presse (Libération, Télérama, Néon, etc.), du monde culturel (labels musicaux, compagnies de théâtre et de danse,etc.), ou des institutions (écoles d'enseignement supérieur, etc.).


Régulièrement exposé et publié, son travail est distingué de nombreux prix et bourses (Prix du Meilleur Grand Reportage du FIFDH, Prix Maison Blanche de la Photographie Contemporaine, le Prix International des Nouvelles Ecritures, Prix du Jury MENTOR, Emerging Talent Awards de LensCulture, bourse de soutien à la photographie documentaire contemporaine du CNAP, bourse Multimédia de la SCAM, etc.).

@adrienselbert


Expositions & Prix photographiques

Les Bords réels, 2019

Soutien à la photographie documentaire, Centre national des arts plastiques (Cnap)

Mention spéciale, Prix Mentor, SCAM/Freelens

Short-listed Athens Photo Festival 2019 

Short-listed FOAM 2020 

Sélection Voie-off Les Rencontres d’Arles 2019 

Exposition VU’ Inédits, Rencontres d’Arles 2019

Exposition Le Paradigme de l’Oasis, Villa Belleville

Exposition Foutez-nous la paix, 25 ans après la guerre en Bosnie, Halle aux grains, St-Junien

Srebrenica, nuit à nuit, 2015

Prix Maison Blanche de la photographie contemporaine. Exposition, Mairie du 10e arrondissement, Marseille

Emerging Talents Awards, Lensculture. Exposition, Camerawork Gallery, San Francisco

2e Prix Fisheye des Rencontres d’Arles
Exposition, Galerie Focale, Nyon (Suisse)

Mois de la photo du Grand Paris, « Emmenez-moi ». Exposition collective des finalistes du Prix Mentor, Scam

Mention Honorable, Moscow International Foto Awards

Sélection, Belfast International Photo Festival

Exposition, Festival de la photographie méditerranéenne de Nice

Exposition, Festival L’Œil Urbain, Corbeil-Essonnes, 2016

Autres expositions

Les Photographes sur le front des luttes LGBTI, Point éphémère, Paris

Visages d’Orient, Fondation Pierre Arnaud, Lens (Suisse) 

Jeune, Jeunes, Jeunesses, Mairie de Bagnolet (France)


Filmographie 

Prince Jordan, 29 min, fiction, France, 2019
Production Haïku films.
Avec le soutien de l’Adami, de la région Pays de la Loire et du CNC.
Sélections International Film Festival of Winterthur, Festival international du film de La Roche-sur-Yon, BUFF International Film Festival de Malmö, Go Short International Short Film Festival de Nijmegen (Pays-Bas), Jaïpur International Film Festival 2020, LUCAS International Festival For Young Film Lovers de Francfort 2020. 

Srebrenica, nuit à nuit, 10 min, film photographique, Bosnie, 2016
Production L’Imprudence films.
Prix International des Nouvelles écritures décerné par FreeLens avec le Saguenay Zoom photo festival (Canada). Sélections Nuits de la photographie de Paris, Nuits photographiques de Pierrevert.

L’Enclave, 52 min, documentaire, Kosovo, 2014. Co-réalisé avec Aude Léa Rapin.
Production Les Films d’Ici. Avec le soutien du CNC, de la Région Pays de la Loire, du département de Loire-Atlantique et de la Procirep-Angoa.
Lauréat d’une Étoile de la Scam 2015. Sélection États généraux du film documentaire de Lussas, Gindou Cinéma.

Nino’s Place, 52 min, documentaire, Bosnie, 2009. Co-réalisé avec Aude Léa Rapin.
Production L’Atelier des Image.
Avec le soutien du CNC, de la région Pays de la Loire et du département de Loire-Atlantique.
Meilleur Grand reportage au Festival international du film des droits humains de Genève.



La Maison d’édition

Le Bec en l’air est une maison d’édition indépendante fondée en 2000, basée à Marseille, spécialisée dans le livre de photographie.

Son catalogue de plus de 200 titres comprend les monographies de Denis Brihat, les livres les plus récents de Denis Dailleux, l’Algérie de Marc Riboud, le Pigalle de Jane Evelyn Atwood, ainsi que des écritures photographiques aussi variées que celles de Bruno Boudjelal, Jean-Christian Bourcart, Stéphane Couturier, Payram ou, parmi les talents émergents, Arko Datto, Yohanne Lamoulère, Shinji Nagabe, Frédéric Stucin…

Qu’il s’agisse de préoccupations documentaires, esthétiques ou intimistes, un point commun réunit ses publications : le dialogue entre texte et photographie pensé comme outil de questionnement du monde contemporain.

Les textes, souvent bilingues anglais/français, sont confiés à des romanciers, essayistes ou critiques d’art tels Christian Caujolle, François Cheval, Laurent Gaudé, Marie-Hélène Lafon, Yanick Lahens, Elias Sanbar, Yoko Tawada, Alice Zeniter…

La maison d’édition est associée à plusieurs événements dont elle réalise les catalogues : festival Circulation(s) à Paris, ImageSingulières à Sète, Prix Maison Blanche à Marseille…
En 2018, Le Bec en l'air a édité le livre issu de la commande publique en photographie du ministère de la Culture sur la jeunesse en France (Jeunes-Générations) et, en 2020, le premier volume d'une publication annuelle recensant les acquisitions photographiques dans les collections publiques (+ Photographie), ouvrage coédité avec le ministère de la Culture.

Le Bec en l’air a reçu le Prix Nadar-Gens d’images en 2015 pour Algérie, clos comme on ferme un livre ? de Bruno Boudjelal ; le Prix HIP 2019 du Livre de l'année pour Les Métamorphoses de l'argentique de Denis Brihat, le Prix HIP du Premier livre 2019 pour Faux Bourgs de Yohanne Lamoulère ; le Prix HIP Nature et environnement 2020 pour Out of Sight de Delphine Parodi..

Le Bec en l’air est membre du France Photobook, qui réunit une vingtaine d’éditeurs français indépendants de livres de photographie.

La maison a été fondée et est dirigée par Fabienne Pavia, éditrice, et Dominique Herbert, directeur artistique.

Le Bec en l'air à Paris Photo



À quoi servira la collecte

L’ensemble des coûts de production du livre s'élève à 16 700 €. Cette somme couvre la photogravure, le graphisme, les droits d’auteurs pour le photographe, la correction des textes, le suivi de projet et l’impression, y compris le suivi de fabrication chez l’imprimeur.

 

Fabrication :

Impression du livre 9 200,00 €

Photogravure 1 500,00 €

Graphisme 2 000,00 €

Éditorial :

Droits d'auteurs 2 000,00 €

Suivi éditorial et correction : 2 000,00 €

Soit 16 700,00 € HT

TVA à 5,5%

Votre contribution sera directement affectée à l’impression du livre. 

Le reste du budget est pris en charge par Le Bec en l’air.


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