Les Bords réels

Préachetez le nouveau livre d’Adrien Selbert, à paraître aux éditions Le Bec en l’air. Livraison avant le 20 décembre.

Visuel du projet Les Bords réels
Réussi
116
Contributions
10/12/2020
Date de fin
8 923 €
Sur 8 000 €
112 %
Fabrication
française
Média
indépendant

Les Bords réels

<h2>&nbsp;</h2> <h3>&laquo;&nbsp;Loin du travail photographique habituellement men&eacute; sur les rescap&eacute;s, cette s&eacute;rie offre une vision tr&egrave;s personnelle de la permanence du conflit.&nbsp;&raquo;&nbsp;</h3> <p>J.-B. Chastand, <em>M, Le magazine du Monde</em>&nbsp;</p> <p><img alt="" src="https://d3v4jsc54141g1.cloudfront.net/uploads/project_image/image/692492/83c4bb96-3e0f-4173-a5e7-12174384298b.jpg" width="100%" /></p> <hr /> <p><em>&laquo;&nbsp;Ici, ce n&rsquo;est plus la guerre, ce n&rsquo;est pas la paix.</em></p> <p><em>C&rsquo;est cet entre-temps qu&rsquo;on appelle apr&egrave;s-guerre. Ce temps particulier, c&rsquo;est pr&eacute;cis&eacute;ment ce tiret entre les deux mots.&nbsp;</em></p> <p><em>Sauf que personne n&rsquo;en conna&icirc;t la v&eacute;ritable longueur.&nbsp;</em></p> <p><em>Et c&rsquo;est pr&eacute;cis&eacute;ment ce que je suis venu photographier. T&eacute;moigner, documenter exige une rigueur du regard dont je suis bien incapable. Ce que je veux c&rsquo;est chasser les fant&ocirc;mes. Traquer l&rsquo;entre-temps dans le fond des images. Ce projet de livre, au fond, c&rsquo;est ce tiret sans fin entre l&rsquo;apr&egrave;s et la guerre.&nbsp;&raquo;&nbsp;</em></p> <hr /> <p><img alt="" src="https://d3v4jsc54141g1.cloudfront.net/uploads/project_image/image/693638/7fe220ec-29e9-4ef9-859a-a5a5f7c127b2.jpg" width="100%" /></p> <hr /> <p><em>&laquo;&nbsp;Paysages spectraux, visages marqu&eacute;s des rescap&eacute;s, poses fatigu&eacute;es&hellip; C&rsquo;est un pays prisonnier de son pass&eacute; que le Fran&ccedil;ais Adrien Selbert donne &agrave; voir dans sa s&eacute;rie &quot;Les Bords R&eacute;els&quot; &raquo;.</em></p> <p><strong><em>M, Le magazine du Monde</em></strong></p> <hr /> <p><img alt="" src="https://d3v4jsc54141g1.cloudfront.net/uploads/project_image/image/692309/9dbbea01-71fc-49f9-943a-58a781434620.jpg" width="100%" /></p> <hr /> <h2>J&rsquo;ai imagin&eacute; ce livre comme une errance dans un pays oubli&eacute;.</h2> <p>Un territoire dont on ne conna&icirc;t ni le nom ni l&rsquo;histoire. Des images pos&eacute;es comme des &eacute;nigmes qui nous rappellent d&rsquo;autres images, qui sont comme des r&eacute;miniscences, qui se t&eacute;lescopent et se r&eacute;pondent en &eacute;cho.&nbsp;</p> <p>On traverse ce livre comme on traverse un r&ecirc;ve &eacute;trange et tourment&eacute; o&ugrave; les images se succ&egrave;dent sans que le sens du r&eacute;cit nous soit donn&eacute; de prime abord. On s&rsquo;accroche &agrave; ces visages, &agrave; ces postures, &agrave; ces paysages comme aux images d&rsquo;un conte sans paroles. &nbsp;</p> <p>Aucune l&eacute;gende n&rsquo;accompagne directement les photographies pour laisser le lecteur faire son propre voyage, pour le mettre dans cette position de somnambule, &eacute;tat qui fut le mien lorsque j&rsquo;ai parcouru le pays. Page apr&egrave;s page, on avance dans le brouillard d&rsquo;une apr&egrave;s-guerre qui n&rsquo;en finit pas.</p> <p>J&rsquo;aime l&rsquo;id&eacute;e que ces images puissent avoir &eacute;t&eacute; prises partout ailleurs. Un &oelig;il avis&eacute; reconna&icirc;tra ici et l&agrave; des signes qui trahissent le caract&egrave;re slave du territoire photographi&eacute;, mais rien qui nous ram&egrave;ne &agrave; un contexte pr&eacute;cis.</p> <p>C&rsquo;est avec la m&ecirc;me d&eacute;sir d&rsquo;emmener le travail vers une sorte d&rsquo;universalit&eacute; qu&rsquo;un texte accompagne les photographies. Il nous raconte l&rsquo;histoire du pays dont le nom n&rsquo;appara&icirc;t qu&rsquo;&agrave; la fin. L&rsquo;auteur du texte lui-m&ecirc;me reste inconnu.&nbsp; &nbsp;</p> <p>S&#39;il n&#39;y a pas de l&eacute;gendes &agrave; proximit&eacute; des images, elles sont pr&eacute;sentes en fin de livre sous la forme d&rsquo;une liste, d&rsquo;un court texte, tant&ocirc;t po&eacute;tique, tant&ocirc;t factuel ou personnel. J&rsquo;aime l&rsquo;id&eacute;e que le lecteur doive ainsi retourner vers les photos pour relier les mots aux images, comme les points d&rsquo;une carte qui permettent enfin de d&eacute;chiffrer ou de d&eacute;fricher le territoire travers&eacute;.&nbsp;</p> <hr /> <p><img alt="" src="https://d3v4jsc54141g1.cloudfront.net/uploads/project_image/image/692494/724f19f8-a5cc-4db4-adfa-c0f48cfe2ce7.png" width="100%" /></p> <hr /> <p>&Agrave; l&rsquo;occasion du 25e anniversaire de la fin du conflit en Bosnie en 2020, <em>Les Bords r&eacute;els</em> prolonge et ach&egrave;ve le premier travail photographique r&eacute;alis&eacute; par Adrien Selbert en 2015, <em>Srebrenica, nuit &agrave; nuit</em>, salu&eacute; par de nombreux prix et paru aux &eacute;ditions Le Bec en l&#39;air. Ce nouveau projet r&eacute;alis&eacute; durant trois ann&eacute;es repousse les limites de son &eacute;criture photographique vers davantage d&rsquo;exp&eacute;rimentation et de po&eacute;sie. Cette s&eacute;rie a re&ccedil;u le soutien de la SCAM et du CNAP et a &eacute;t&eacute; expos&eacute;e par l&rsquo;Agence VU&rsquo; aux Rencontres d&rsquo;Arles en 2019.&nbsp;</p> <hr /> <p><img alt="" src="https://d3v4jsc54141g1.cloudfront.net/uploads/project_image/image/693640/0d7baf94-4715-4277-b57d-2c18faba82d8.jpg" width="100%" /></p> <hr /> <p><strong>Adrien Selbert</strong> est photographe et r&eacute;alisateur, membre de l&rsquo;Agence VU&rsquo;.&nbsp;Il travaille en France et dans les Balkans, toujours &agrave; la crois&eacute;e de la fiction et du documentaire, souvent sur les questions de l&rsquo;&laquo;&nbsp;apr&egrave;s&nbsp;&raquo;&nbsp;: guerre, catastrophe, trag&eacute;die, etc.</p> <hr /> <p><img alt="" src="https://d3v4jsc54141g1.cloudfront.net/uploads/project_image/image/692310/f1cc017b-d858-4ab4-942c-c2643636b1ae.png" width="100%" /></p> <hr /> <h2><em>Est-ce qu&rsquo;un pays peut perdre connaissance?</em></h2> <p>C&rsquo;est la premi&egrave;re question qu&rsquo;il m&rsquo;avait pos&eacute;e.&nbsp;</p> <p>Il me disait :</p> <p><em>On a encercl&eacute; le pays de mots pour donner un sens &agrave; sa guerre.&nbsp;</em></p> <p><em>On a dit&nbsp; &laquo;&nbsp;fratricide&nbsp;&raquo;, on a dit &laquo;&nbsp;de religion&nbsp;&raquo;, on a dit &laquo;&nbsp;ethnique&nbsp;&raquo;.</em></p> <p><em>Des mots ultimes lanc&eacute;s comme des grenades pour cerner les contours d&rsquo;un conflit dont on ne comprenait rien.&nbsp;</em></p> <p><em>Pour ne pas s&rsquo;emm&ecirc;ler dans le nom de son peuple, de ses religions et de sa langue, on a emball&eacute; le tout dans une formule simple et terrifiante : &laquo;&nbsp;Aux portes de l&rsquo;Europe&nbsp;&raquo;.&nbsp;</em></p> <p><em>On parlait alors de si&egrave;ge, de massacre et bient&ocirc;t de g&eacute;nocide.&nbsp;</em></p> <p>Il me disait :</p> <p><em>Apr&egrave;s quatre ann&eacute;es d&rsquo;horreur, on a coup&eacute; le pays en deux. Et pour purger les derni&egrave;res ardeurs, on a fait signer &laquo; Les Accords &raquo; comme on saigne une entaille dans le corps du pays.&nbsp;Alors les balles ont fini de siffler, les cam&eacute;ras se sont &eacute;teintes et chacun est rentr&eacute; chez soi.&nbsp;</em></p> <p>Il me disait que la saign&eacute;e &eacute;tait trop forte et qu&rsquo;il n&rsquo;&eacute;tait pas impossible que le pays ait perdu connaissance.&nbsp;</p> <hr /> <p><img alt="" src="https://d3v4jsc54141g1.cloudfront.net/uploads/project_image/image/693668/537e957d-7e18-4aa1-b357-6dd2b0b7ae7c.jpg" width="100%" /></p> <hr /> <p>Il me disait :&nbsp;</p> <p><em>Il faudrait un jour tenter de cerner par l&rsquo;image les contours de ce corps &eacute;vanescent.&nbsp;</em></p> <p><em>Si l&rsquo;effondrement est l&rsquo;irr&eacute;m&eacute;diable des d&eacute;cennies qui s&rsquo;annoncent, alors il faut regarder ceux qui sont d&eacute;j&agrave; tomb&eacute;s.&nbsp;</em></p> <p><em>En cerner les contours comme on d&eacute;crypte un mauvais pr&eacute;sage. Tendre l&rsquo;oreille et &eacute;couter ce flottement perp&eacute;tuel, plonger dans ce coma &eacute;trange et tourment&eacute;. Si le pays a perdu connaissance, c&rsquo;est qu&rsquo;il y a un corps &agrave; reconna&icirc;tre. Et c&rsquo;est peut-&ecirc;tre cela la mission du photographe.</em></p> <hr /> <p><img alt="" src="https://d3v4jsc54141g1.cloudfront.net/uploads/project_image/image/693641/edfdee70-75a2-4348-ad07-4b2350006db6.jpg" width="100%" /></p> <hr /> <p>Il me disait :&nbsp;</p> <p><em>Il s&rsquo;agit de retranscrire une sensation du pays, plus que sa description. Saisir le temps particulier dans lequel il est enserr&eacute;.&nbsp;</em></p> <p><em>En fait ce n&rsquo;est pas un &eacute;tat des lieux, c&rsquo;est un &eacute;tat du temps.&nbsp;</em></p> <p><em>Ce livre, ce sera une errance au long cours hant&eacute;e par ces questions :&nbsp; y a-t-il un </em>apr&egrave;s<em> &agrave; l&rsquo;apr&egrave;s de la guerre?&nbsp;Peut-on ne jamais se relever?&nbsp;</em></p> <p>Il me disait :</p> <p><em>Ce sera un livre simple et les photos seront sans l&eacute;gende. Pour les chapitres, on utilisera les couleurs du drapeau :&nbsp; le jaune (repr&eacute;sentant les trois communaut&eacute;s) et le bleu (du r&ecirc;ve europ&eacute;en).&nbsp; On mettra les l&eacute;gendes sous la forme d&rsquo;une liste tout &agrave; la fin. Comme un po&egrave;me en prose qu&rsquo;il faudrait d&eacute;chiffrer. On y viendra qu&rsquo;&agrave; la condition que les images aient d&rsquo;abord rempli leur r&ocirc;le. Qu&rsquo;elles aient accompli le travail de d&eacute;bordement qui est le leur. Alors, ensuite, on pourra y ajouter des mots, pour en cerner les contours en quelque sorte, pour en dessiner&hellip; les bords r&eacute;els.&nbsp;</em></p> <p>Il me disait : &nbsp;</p> <p><em>&Ccedil;a sera &ccedil;a le titre : &laquo; Les Bords r&eacute;els &raquo;, comme dans ce beau po&egrave;me du Japon &ndash; un autre pays des fant&ocirc;mes &ndash; o&ugrave; l&rsquo;on parle d&rsquo;amour et d&rsquo;une plaie sans corps.</em></p> <p><em>On l&rsquo;on parle, au fond, de la Bosnie.</em></p> <hr /> <p><img alt="" src="https://d3v4jsc54141g1.cloudfront.net/uploads/project_image/image/692303/38ddf1b3-be75-402f-adc2-55940199ac67.png" width="100%" /></p> <hr /> <p><strong>Article de Jean-Baptiste Chastand, paru dans <em>M, Le magazine du Monde</em>, &agrave; propos de la s&eacute;rie <em>Les Bords r&eacute;els</em>.&nbsp;</strong></p> <p><strong>&Agrave; lire<a href="https://www.lemonde.fr/m-le-mag/article/2020/06/04/la-bosnie-herzegovine-fantomatique-du-photographe-adrien-selbert_6041717_4500055.html" target="_blank"> ici</a>.&nbsp;</strong></p> <p>&quot;Il y a d&rsquo;abord cette brume et ce clair-obscur dans lequel toutes les images d&rsquo;Adrien Selbert, prises <em>&laquo; entre chien et loup &raquo;, </em>sont d&eacute;lib&eacute;r&eacute;ment plong&eacute;es. <em>&laquo; C&rsquo;est le symbole d&rsquo;un pays o&ugrave; rien n&rsquo;est clair, o&ugrave; l&rsquo;on ne sait pas qui est qui ni o&ugrave; va l&rsquo;argent &raquo;, </em>donn&eacute; par milliards par des bailleurs internationaux depuis la fin de la guerre et qui a si peu servi &agrave; une population forc&eacute;e <em>&laquo; de naviguer &agrave; vue &raquo;</em>. Et il y a ensuite ces <em>&laquo; visages qui nous sautent au visage &raquo;</em>. Des faces qui nous interpellent par leurs anomalies, perceptibles traces de la guerre.</p> <p><em>Jean-Baptiste Chastand, pour M Le magazine du Monde.&nbsp;</em></p> <hr /> <p><img alt="" src="https://d3v4jsc54141g1.cloudfront.net/uploads/project_image/image/692511/b7912636-373e-405d-a7ac-8130ccf949f3.jpg" width="100%" /><img alt="" src="https://d3v4jsc54141g1.cloudfront.net/uploads/project_image/image/692318/4be5eba6-aa7f-4748-b124-aa064bd2970b.png" width="100%" /></p> <hr /> <p>Le projet <em>Les Bords R&eacute;els</em> a &eacute;t&eacute; r&eacute;alis&eacute; avec le soutien &agrave; la photographie documentaire du <strong>Centre national des arts plastiques </strong>(Cnap) ainsi que de la <strong>Soci&eacute;t&eacute; civile des auteurs multim&eacute;dias </strong>(Scam).</p> <hr /> <p><img alt="" src="https://d3v4jsc54141g1.cloudfront.net/uploads/project_image/image/692305/b419bcf8-2638-4e9f-8a13-c5e7b4cbd96f.jpg" width="100%" /></p> <hr /> <h2><strong>Caract&eacute;ristiques du livre</strong></h2> <p>24 x 26 cm</p> <p>160 pages</p> <p>80 photographies en couleurs</p> <p>Texte bilingue fran&ccedil;ais/anglais</p> <p>Couverture cartonn&eacute;e et toil&eacute;e, avec marquage &agrave; chaud</p> <p>Impression en quadrichromie sur papier non-couch&eacute; 140 g</p> <p>En librairie le 7 janvier 2021</p> <p>ISBN 978-2-36744-142-9</p> <p>Prix de vente public : 38 &euro; TTC<br /> <img alt="" src="https://d3v4jsc54141g1.cloudfront.net/uploads/project_image/image/692319/4ad5093e-cef5-4925-b2dc-d9e438a13a57.jpg" width="100%" /></p> <hr /> <h3><img alt="" src="https://d3v4jsc54141g1.cloudfront.net/uploads/project_image/image/693669/80f283eb-342b-4d65-a808-ac68a3378454.jpg" width="100%" /></h3> <h3><strong>Adrien Selbert</strong> est photographe et r&eacute;alisateur, membre de l&rsquo;Agence VU&rsquo; (Paris).&nbsp;</h3> <p><br /> Dipl&ocirc;m&eacute; des Beaux-Arts, Adrien Selbert s&rsquo;affranchit des limites classiques de l&#39;image pour donner &agrave; voir le monde contemporain, sa jeunesse, sa diversit&eacute;, dans un rapport sensible au temps et &agrave; la mati&egrave;re.</p> <p><br /> En 2005, &agrave; tout juste vingt ans, il d&eacute;couvre la Bosnie - un pays qui lui &laquo;&nbsp;saute au visage&quot; et qu&#39;il documente depuis lors.&nbsp;En 2010, il co-signe avec Aude L&eacute;a Rapin &quot;Nino&#39;s Place&quot;: ce documentaire de 52 min, Prix du Meilleur Grand Reportage du Festival International du Film des droits humains de Gen&egrave;ve, traite de l&#39;inlassable combat d&#39;une m&egrave;re pour retrouver le corps de son fils Nino, journaliste radio disparu durant les tous premiers jours de la prise de Srebrenica en 1995.&nbsp;</p> <p>Avec &quot;Srebrenica nuit &agrave; nuit&quot;, il r&eacute;v&egrave;le, par la photographie, la sp&eacute;cificit&eacute; de la vie des jeunes Bosniens qui &eacute;voluent au coeur des vestiges d&rsquo;une guerre qu&rsquo;ils n&rsquo;ont pas connue mais &agrave; laquelle ils sont syst&eacute;matiquement ramen&eacute;s. &quot;Ses photographies sont simples et silencieuses. Elles ne sont pas sans rappeler le travail du grand artiste am&eacute;ricain Edward Hopper, dont les toiles, elles aussi pr&eacute;cis&eacute;ment &eacute;clair&eacute;es, captaient l&rsquo;essence de la m&eacute;lancolie et de la solitude humaine. Comme Hopper, le photographe d&eacute;ploie un r&eacute;alisme si puissant qu&rsquo;il emm&egrave;ne le spectateur au-del&agrave; de la surface, vers l&rsquo;int&eacute;riorit&eacute;&quot; &eacute;crit l&#39;&eacute;ditorialiste du New-York Times Roger Cohen pour accompagner la monographie publi&eacute;e au Bec en l&#39;Air en 2016. &nbsp;</p> <p>En 2020, sa s&eacute;rie &quot;Les Bords r&eacute;els&quot; vient prolonger son projet au long cours sur la Bosnie. Vingt cinq ans apr&egrave;s les accords de Dayton et la fin du conflit, &quot;plus qu&rsquo;un &eacute;tat des lieux, &quot;Les Bords r&eacute;els&quot; se veut un &eacute;tat du temps. C&rsquo;est une errance au long cours hant&eacute;e par cette question : y&rsquo;a t&rsquo;il un apr&egrave;s &agrave; l&rsquo;apr&egrave;s de la guerre? Il se veut &agrave; l&rsquo;image du pays qu&rsquo;il traverse : fragmentaire, vibrant et chaotique.&quot;</p> <p><br /> En parall&egrave;le de ses travaux personnels, dans les Balkans, mais aussi en France avec notamment &quot;Prince Jordan&quot;, fiction sur la jeunesse face &agrave; la catastrophe qu&#39;il r&eacute;alise en 2019, Adrien Selbert met son savoir faire documentaire et la singularit&eacute; de son regard artistique au service de la Presse (Lib&eacute;ration, T&eacute;l&eacute;rama, N&eacute;on, etc.), du monde culturel (labels musicaux, compagnies de th&eacute;&acirc;tre et de danse,etc.), ou des institutions (&eacute;coles d&#39;enseignement sup&eacute;rieur, etc.).</p> <p><br /> R&eacute;guli&egrave;rement expos&eacute; et publi&eacute;, son travail est distingu&eacute; de nombreux prix et bourses (Prix du Meilleur Grand Reportage du FIFDH, Prix Maison Blanche de la Photographie Contemporaine, le Prix International des Nouvelles Ecritures, Prix du Jury MENTOR, Emerging Talent Awards de LensCulture, bourse de soutien &agrave; la photographie documentaire contemporaine du CNAP, bourse Multim&eacute;dia de la SCAM, etc.).</p> <p>@adrienselbert</p> <hr /> <h3><strong>Expositions &amp; Prix photographiques</strong></h3> <p><strong>Les Bords r&eacute;els, 2019</strong></p> <p>Soutien &agrave; la photographie documentaire, Centre national des arts plastiques (Cnap)</p> <p>Mention sp&eacute;ciale, Prix Mentor, SCAM/Freelens</p> <p>Short-listed Athens Photo Festival 2019&nbsp;</p> <p>Short-listed FOAM 2020&nbsp;</p> <p>S&eacute;lection Voie-off Les Rencontres d&rsquo;Arles 2019&nbsp;</p> <p>Exposition <em>VU&rsquo; In&eacute;dits</em>, Rencontres d&rsquo;Arles 2019</p> <p>Exposition <em>Le Paradigme de l&rsquo;Oasis</em>, Villa Belleville</p> <p>Exposition<em> Foutez-nous la paix, 25 ans apr&egrave;s la guerre en Bosnie</em>, Halle aux grains, St-Junien</p> <p><strong>Srebrenica, nuit &agrave; nuit, 2015</strong></p> <p>Prix Maison Blanche de la photographie contemporaine. Exposition, Mairie du 10e arrondissement, Marseille</p> <p><em>Emerging Talents Awards</em>, Lensculture. Exposition, Camerawork Gallery, San Francisco</p> <p>2e Prix Fisheye des Rencontres d&rsquo;Arles<br /> Exposition, Galerie Focale, Nyon (Suisse)</p> <p>Mois de la photo du Grand Paris, &laquo; Emmenez-moi &raquo;. Exposition collective des finalistes du Prix Mentor, Scam</p> <p>Mention Honorable, Moscow International Foto Awards</p> <p>S&eacute;lection, Belfast International Photo Festival</p> <p>Exposition, Festival de la photographie m&eacute;diterran&eacute;enne de Nice</p> <p>Exposition, Festival L&rsquo;&OElig;il Urbain, Corbeil-Essonnes, 2016</p> <p><strong>Autres expositions</strong></p> <p>Les Photographes sur le front des luttes LGBTI, Point &eacute;ph&eacute;m&egrave;re, Paris</p> <p>Visages d&rsquo;Orient,<em> </em>Fondation Pierre Arnaud, Lens (Suisse)&nbsp;</p> <p>Jeune, Jeunes, Jeunesses, Mairie de Bagnolet (France)</p> <hr /> <h3><strong>Filmographie&nbsp;</strong></h3> <p><strong>Prince Jordan</strong>, 29 min, fiction, France, 2019<br /> Production Ha&iuml;ku films.<br /> Avec le soutien de l&rsquo;Adami, de la r&eacute;gion Pays de la Loire et du CNC.<br /> S&eacute;lections International Film Festival of Winterthur, Festival international du film de La Roche-sur-Yon, BUFF International Film Festival de Malm&ouml;, Go Short International Short Film Festival de Nijmegen (Pays-Bas), Ja&iuml;pur International Film Festival 2020, LUCAS International Festival For Young Film Lovers de Francfort 2020.&nbsp;</p> <p><strong>Srebrenica, nuit &agrave; nuit</strong>, 10 min, film photographique, Bosnie, 2016<br /> Production L&rsquo;Imprudence films.<br /> Prix International des Nouvelles &eacute;critures d&eacute;cern&eacute; par FreeLens avec le Saguenay Zoom photo festival (Canada). S&eacute;lections Nuits de la photographie de Paris, Nuits photographiques de Pierrevert.</p> <p><strong>L&rsquo;Enclave</strong>, 52 min, documentaire, Kosovo, 2014. Co-r&eacute;alis&eacute; avec Aude L&eacute;a Rapin.<br /> Production Les Films d&rsquo;Ici. Avec le soutien du CNC, de la R&eacute;gion Pays de la Loire, du d&eacute;partement de Loire-Atlantique et de la Procirep-Angoa.<br /> Laur&eacute;at d&rsquo;une &Eacute;toile de la Scam 2015. S&eacute;lection &Eacute;tats g&eacute;n&eacute;raux du film documentaire de Lussas, Gindou Cin&eacute;ma.</p> <p><strong>Nino&rsquo;s Place</strong>, 52 min, documentaire, Bosnie, 2009. Co-r&eacute;alis&eacute; avec Aude L&eacute;a Rapin.<br /> Production L&rsquo;Atelier des Image.<br /> Avec le soutien du CNC, de la r&eacute;gion Pays de la Loire et du d&eacute;partement de Loire-Atlantique.<br /> Meilleur Grand reportage au Festival international du film des droits humains de Gen&egrave;ve.</p> <hr /> <p><img alt="" src="https://d3v4jsc54141g1.cloudfront.net/uploads/project_image/image/692320/862d2b81-4934-4c5e-9546-044ec25d7404.jpg" width="100%" /></p> <hr /> <h2><strong>La Maison d&rsquo;&eacute;dition</strong></h2> <p>Le Bec en l&rsquo;air est une maison d&rsquo;&eacute;dition ind&eacute;pendante fond&eacute;e en 2000, bas&eacute;e &agrave; Marseille, sp&eacute;cialis&eacute;e dans le livre de photographie.</p> <p>Son catalogue de plus de 200 titres comprend les monographies de Denis Brihat, les livres les plus r&eacute;cents de Denis Dailleux, l&rsquo;Alg&eacute;rie de Marc Riboud, le Pigalle de Jane Evelyn Atwood, ainsi que des &eacute;critures photographiques aussi vari&eacute;es que celles de Bruno Boudjelal, Jean-Christian Bourcart, St&eacute;phane Couturier, Payram ou, parmi les talents &eacute;mergents, Arko Datto, Yohanne Lamoul&egrave;re, Shinji Nagabe, Fr&eacute;d&eacute;ric Stucin&hellip;</p> <p>Qu&rsquo;il s&rsquo;agisse de pr&eacute;occupations documentaires, esth&eacute;tiques ou intimistes, un point commun r&eacute;unit ses publications : le dialogue entre texte et photographie pens&eacute; comme outil de questionnement du monde contemporain.</p> <p>Les textes, souvent bilingues anglais/fran&ccedil;ais, sont confi&eacute;s &agrave; des romanciers, essayistes ou critiques d&rsquo;art tels Christian Caujolle, Fran&ccedil;ois Cheval, Laurent Gaud&eacute;, Marie-H&eacute;l&egrave;ne Lafon, Yanick Lahens, Elias Sanbar, Yoko Tawada, Alice Zeniter&hellip;</p> <p>La maison d&rsquo;&eacute;dition est associ&eacute;e &agrave; plusieurs &eacute;v&eacute;nements dont elle r&eacute;alise les catalogues : festival Circulation(s) &agrave; Paris, ImageSinguli&egrave;res &agrave; S&egrave;te, Prix Maison Blanche &agrave; Marseille&hellip;<br /> En 2018, Le Bec en l&#39;air a &eacute;dit&eacute; le livre issu de la commande publique en photographie du minist&egrave;re de la Culture sur la jeunesse en France (<em>Jeunes-G&eacute;n&eacute;rations</em>) et, en 2020, le premier volume d&#39;une publication annuelle recensant les acquisitions photographiques dans les collections publiques (<em>+&nbsp;Photographie</em>), ouvrage co&eacute;dit&eacute; avec le minist&egrave;re de la Culture.</p> <p>Le Bec en l&rsquo;air a re&ccedil;u le Prix Nadar-Gens d&rsquo;images en 2015 pour <em>Alg&eacute;rie, clos comme on ferme un livre&nbsp;?</em> de Bruno Boudjelal ; le Prix HIP 2019 du Livre de l&#39;ann&eacute;e pour <em>Les M&eacute;tamorphoses de l&#39;argentique</em> de Denis Brihat, le Prix HIP du Premier livre 2019 pour <em>Faux Bourgs</em> de Yohanne Lamoul&egrave;re ; le Prix HIP Nature et environnement 2020 pour <em>Out of Sight </em>de Delphine Parodi..</p> <p>Le Bec en l&rsquo;air est membre du France Photobook, qui r&eacute;unit une vingtaine d&rsquo;&eacute;diteurs fran&ccedil;ais ind&eacute;pendants de livres de photographie.</p> <p>La maison a &eacute;t&eacute; fond&eacute;e et est dirig&eacute;e par Fabienne Pavia, &eacute;ditrice, et Dominique Herbert, directeur artistique.</p> <p><img alt="" src="https://d3v4jsc54141g1.cloudfront.net/uploads/project_image/image/694152/89abe693-7f94-43c0-9691-ab1137b29f04.jpg" width="100%" /></p> <p>Le Bec en l&#39;air &agrave; Paris Photo</p> <hr /> <p><img alt="" src="https://d3v4jsc54141g1.cloudfront.net/uploads/project_image/image/692417/60e35511-5150-44cf-bd59-65dc34a40ee3.jpg" width="100%" /></p> <hr />

À quoi servira la collecte

<p><strong>L&rsquo;ensemble des co&ucirc;ts de production du livre s&#39;&eacute;l&egrave;ve &agrave; </strong><strong>16 700 &euro;</strong>. Cette somme couvre la photogravure, le graphisme, les droits d&rsquo;auteurs pour le photographe, la correction des textes, le suivi de projet et l&rsquo;impression, y compris le suivi de fabrication chez l&rsquo;imprimeur.</p> <p>&nbsp;</p> <p><img alt="" src="https://d3v4jsc54141g1.cloudfront.net/uploads/project_image/image/694149/ddfcdd19-8199-4dbd-a587-743b7af67a93.png" width="100%" /></p> <p><strong>Fabrication</strong> :</p> <p><em>Impression du livre </em><em> 9&nbsp;200,00 &euro;</em></p> <p><em>Photogravure </em><em>1&nbsp;500,00 &euro;</em></p> <p><em>Graphisme 2&nbsp;000,00 &euro;</em></p> <p><strong>&Eacute;ditorial :</strong></p> <p><em>Droits d&#39;auteurs </em><em>2&nbsp;000,00 &euro;</em></p> <p><em>Suivi &eacute;ditorial et correction&nbsp;: </em><em>2&nbsp;000,00 &euro;</em></p> <p><strong>Soit 16 700,00 &euro; HT</strong></p> <p>TVA &agrave; 5,5%</p> <p>Votre contribution sera directement affect&eacute;e &agrave; l&rsquo;impression du livre.&nbsp;</p> <p>Le reste du budget est pris en charge par Le Bec en l&rsquo;air.</p> <hr /> <p><img alt="" src="https://d3v4jsc54141g1.cloudfront.net/uploads/project_image/image/692518/76fc9e61-3a01-490a-ae29-4eeb4be41c84.jpg" width="100%" /></p>

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