Loin de la poussière

Chers amis, par cette collecte vous participez à la production d’un film indépendant sur la tauromachie. 

Visuel du projet Loin de la poussière
34
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5 jours
Restants
2 262 €
Sur 2 500 €
90 %
Autoproduction
culturelle

Loin de la poussière

 

Mon approche

Mon approche du monde de la corrida est celle d’un voyageur en pays inconnu.

Loin des débats et des polémiques, ce qui me fait avancer c'est la découverte d'un nouveau regard.

Les personnages

Il m’a fallu un an pour créer des liens dans ce milieu mais j’ai eu la chance de rencontrer Fermin Gonzales et Clemente, le jeune matador qu’il entraîne.

Tous deux m’ont invité à partager et filmer la préparation de Clément pour la corrida de Saint-Sever en juin 2019.

J’ai commencé à filmer en découvrant les rudiments de la tauromachie.

C’est une chance de pouvoir de découvrir la tauromachie par l'intermédiaire de Clemente. J’apprécie son style raffiné et sa franchise.

Fermin, rencontré grâce à Maurice Rey à Arles, fait parti de la deuxième vague des pionniers de la tauromachie française, une époque d’aventuriers et de poètes. Bien loin de la standardisation actuelle, j'aime son énergie et sa générosité. Je lui suis très reconnaissant de m’avoir fait une place parmi eux et de m’ouvrir les portes des arènes. 

J’aime leur démarche, leur quête vers une tauromachie artistique et profonde.

Le projet 

J’avais cru comprendre que la corrida était une métaphore de la lutte pour la vie.

Par son symbolisme, la corrida synthétisait pour moi une forme de rituel esthétique et violent, brassant archaïsme et inspiration profonde, quelque chose d’incroyable à découvrir dans notre société occidentale contemporaine…

La corrida perpétue, en effet, les échos d'une tragédie, d'une filiation dans laquelle l'époque contemporaine ne veut plus se reconnaître. On oublie trop rapidement qu'elle est aussi une invention récente et un art vivant

La première partie du tournage m’a permis d’enquêter, de collecter des matériaux divers sur le sujet. J’ai pu prendre la mesure de l’origine d’une émotion tauromachique, de sa complexité, de ce qu’elle mobilise dans l’arène et en dehors.

Aujourd’hui je resserre mon propos et j’ai besoin de vous pour continuer à réaliser ce film. J’ai besoin d’un second tournage pour filmer la corrida, me rapprocher et concentrer mon travail de caméra sur le mouvement entre le taureau et le toréro. C’est par cette dimension que le film doit commencer.

Les outils du cinéma nous permettent certainement de montrer la tauromachie autrement. De produire un "écart", un décalage dans le trouble esthétique que provoque la corrida. De révéler, de porter la corrida au delà de l'arène, comme l'ont fait la peinture et la poésie. 

La corrida sécrète des émotions contradictoires, beauté et effroi, représentation et acte réel. Une culture s’est constituée autour de l’arène, tournée vers un centre béant.

Cet espace que frôle et fait vibrer le torero

Cette appréciation cultivée du geste, « l’espace d’un cillement », circule et anime l'art du toréro. Si la corrida sacralise une forme de violence et convoque la mort, elle lui donne parallèlement un sens, une direction et un cadre théâtral. L'humain apprivoise l'absolu. 

Visages, gestes, histoires mêlées au fil des discussions et des rencontres tissent un canevas serré autour de l'arène. Spécialistes passionnés, simples amateurs, toréros, chacun est l’auteur d’une tauromachie singulière où s’ouvre à nouveau, sans cesse, cette question dérangeante…conjointement unis, la vie et la mort et le devoir d’en prendre la mesure.

 


L’équipe 

Le réalisateur: David Dupont

A la suite d’études aux beaux arts de Marseille, j’ai été formé à la réalisation et au montage documentaire en suivant les formations des ateliers Varan. Mon travail cinématographique s'est développé en fondant Le Camion, une structure de production indépendante. Depuis le film King of the cage en 2003 J'ai réalisé une dizaine de films: je retour, un pont plus loin, Yvoré  Travail, Un père français, De la coupure, Basse de basalte et de Lave

Chaque film tend à l’élaboration d’une proposition nouvelle, à tisser, à creuser, à élaborer un langage cinématographique. Ma façon d'appréhender le cinéma s'appuie sur mon interêt pour l'art, la peinture et la poésie en particulier. Ma pratique de l'installation et de la sculpture me décale d'une écriture purement documentaire et influence encore certainement mon approche.

Ces films ont été diffusés selon la nature du projet, en galerie d’art (Zeno-X), institutions artistiques ( art3, FRAC Paca, FRAC Auvergne) et projections publiques (université Montréal, Cinémathèque de Grenoble). Une partie de mes films est accessible sur ma page vimeo.

Le preneur de son: Renaud Hauray 

Renaud est caméraman et régisseur. Il intervient dans mes projets comme preneur de son. Il a travaillé avec le collectif Vill9 la série à Grenoble, pour la réalisation de films de fictions et d’ateliers vidéos. Il est aussi régisseur et constructeur dans des projets d’art contemporain. Renaud est un collaborateur « tout terrain », précieux dans mes projets souvent improvisés.

Le monteur : Emmanuel Roy 

Emmanuel Roy est réalisateur et monteur. Il est l’auteur de plusieurs films dont le long-métrage documentaire, « La part du feu » ou encore « How to make a ken Loach Film » un documentaire interactif novateur. Il a mené et mène toujours des ateliers de cinéma à Marseille et ailleurs, en particulier avec les ateliers varan.

Manu a monté mon premier film lorsque j’étais stagiaire aux ateliers varan…Nous avons depuis tissé des liens. Il a su porter son regard sur mes films, ce qui lui confère respect et autorité (malgré son jeune âge...). 

Manu ne partage pas mon enthousiasme poétique pour la tauromachie. Ceci renforce d'autant plus la dialectique qui se déploie dans nos discussions sur le sujet. Surement, et bien plus que précédemment, je compte sur lui !


 

À quoi servira la collecte

 

Pourquoi un Crowdfunding ?

Le crowdfunding est une méthode actuelle de financement pour parvenir à apporter une première pierre à l’édifice d’un projet, ou permettre ici, une aide ponctuelle. C’est une façon de construire, avec d’autres, les conditions qui soutiennent une initiative singulière.

Le crowdfunding permet aborder différemment la question du financement d’un film et de s’adresser directement à ceux avec qui l’on souhaite partager ce projet.

A quoi servira la collecte ?

Ici, il s’agit de permettre que le travail engagé lors du premier tournage se poursuive.Le succès de la collecte permettra principalement l’achat de matériel de tournage nécessaire à la deuxième étape du projet: deux nouveaux objectifs et un autre micro.

Si l’objectif était dépassé cela me permettrait de défrayer les nombreux déplacements nécessaires au tournage et, si possible, d’apporter une participation à la post-production (montage, étalonnage).

Cette collecte me permet de concrétiser le travail déjà entrepris, gagner du temps dans cette démarche difficile de la production d’un projet artistique et de donner une base solide au projet pour éveiller d’autres possibilités de financements, publics et privés.

Budget

Choisissez votre contrepartie

Une séquence imprimée

20 €

Une impression d'une séquence du film
  • 8 contributeurs

Lien de téléchargement du film

50 €

Le lien de téléchargement vous donnera un accès privé et en avant première au film réalisé.
  • 9 contributeurs

Invitation à la projection et lien de téléchargement

100 €

Invitation lors de la projection publique du film, en présence de l'équipe. accès à un lien internet pour visionner et télécharger le film.
  • 6 contributeurs

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