Louvre Story

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95
Contributions
05/05/2018
Date de fin
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Sur 4 038 €
111 %

Louvre Story

<p><strong>L&rsquo;auteur du roman &quot;Louvre Story&quot;, en condens&eacute;&nbsp;:</strong></p><p>&nbsp;</p><p><img alt="" height="161" width="161" src="https://d3v4jsc54141g1.cloudfront.net/uploads/project_image/image/501694/Portrait-by-Cabu-2-1522429772.jpg" /></p><p>&nbsp;</p><p>Producteur pour la t&eacute;l&eacute;vision sous le nom de &laquo;&nbsp;Jean-Pierre Moreau&nbsp;&raquo;, je suis &eacute;galement auteur sous mon v&eacute;ritable &eacute;tat civil&nbsp;: &laquo;&nbsp;de Lipowski&nbsp;&raquo; (j&rsquo;ai une histoire de famille tellement compliqu&eacute;e qu&rsquo;il vaut mieux ne pas tenter de la r&eacute;sumer ici...).</p><p>&nbsp;</p><p>Apr&egrave;s des d&eacute;buts au caf&eacute;-th&eacute;&acirc;tre, je poursuis dans l&rsquo;univers de la production de spectacles vivants pour lequel je serai, notamment, un des membres fondateurs du festival <em>Le Printemps de Bourges. </em>Un moment attach&eacute; de presse et programmateur des th&eacute;&acirc;tres de la <em>Ga&icirc;t&eacute; Montparnasse </em>et de <em>L&rsquo;Espace Ga&icirc;t&eacute;, </em>je me retrouve ensuite auteur pour une &eacute;mission humoristique sur <em>Europe 1</em>, puis tenant de la rubrique <em>m&eacute;dias </em>pour le Charlie Hebdo des ann&eacute;es 90,<em> </em>avant de devenir, &agrave; temps - presque - complet, producteur pour la t&eacute;l&eacute;vi&shy;sion.</p><p>&nbsp;</p><p>&Eacute;loign&eacute; aujourd&rsquo;hui - et sans regrets - du stress de la production au quotidien, je renoue avec l&rsquo;&eacute;criture &agrave; travers deux romans, <em>Histoire de vous couper l&rsquo;envie d&rsquo;&ecirc;tre pauvre</em> (la nouvelle version de mon premier roman <em>La Grande Boulange</em>)<em> </em>et <em>Louvre Story, </em>le r&eacute;cit que je viens de terminer. A cela s&rsquo;ajoute, pour tout vous dire, l&rsquo;&eacute;laboration d&rsquo;un sc&eacute;nario de long m&eacute;trage, <em>Pure et simple</em>, et le webroman <em>Otium</em> o&ugrave; je raconte &laquo;&nbsp;Ma vie, mon &oelig;uvre, mes ongles cass&eacute;s&nbsp;&raquo;, un r&eacute;cit en constante &eacute;volution. Comme les ongles. (Otium, acc&egrave;s libre sur l&rsquo;URL&nbsp;: <a href="http://faisonssimple.com/">http://faisonssimple.com/</a>)</p><p>&nbsp;</p><p>&nbsp;</p><p><strong>Le projet <strong>Louvre Story</strong></strong></p><p><img alt="" height="235" width="187" src="https://d3v4jsc54141g1.cloudfront.net/uploads/project_image/image/501699/Louvre-Story-Cover-just-joconde-1522430144.jpg" /></p><p>&nbsp;</p><p>Comme dit pr&eacute;c&eacute;demment, je viens de boucler le roman &laquo;&nbsp;Louvre Story&nbsp;&raquo;, une histoire compl&egrave;tement d&eacute;jant&eacute;e et qui, a priori, ne doit pas engendrer la m&eacute;lancolie, le parfait &laquo;&nbsp;roman de plage&nbsp;&raquo; &agrave; lire entre deux baignades. Et comme &ccedil;a se passe au Louvre, en prime, c&rsquo;est du culturel, certes un rien d&eacute;glingu&eacute; (voir le synopsis et un extrait plus loin).</p><p>&nbsp;</p><p>Trois &eacute;diteurs se sont d&eacute;clar&eacute;s int&eacute;ress&eacute;s mais, devant les contraintes prot&eacute;iformes des contrats propos&eacute;s, j&rsquo;ai d&eacute;cid&eacute; de l&rsquo;auto&eacute;diter (en livre num&eacute;rique et papier) via les nouvelles plateformes d&rsquo;auto&eacute;dition offertes aujourd&rsquo;hui par le web (en l&#39;occurrence Amazon Kindle et Kobo-Fnac).</p><p>&nbsp;</p><p>Pour financer cette auto&eacute;dition, tant au niveau des droits (&laquo;&nbsp;Louvre Story&nbsp;&raquo; comporte notamment 30 tableaux du Louvre, donc droits de reproduction), qu&rsquo;au niveau des co&ucirc;ts induits par la num&eacute;risation et la bonne promotion du roman, je lance un financement participatif via Kiss Kiss Bank Bank.</p><p>&nbsp;</p><p>Je viens donc en appeler &agrave; votre soutien. En &eacute;change dudit soutien, vous allez recevoir diff&eacute;rentes contreparties qui vont de ma reconnaissance &eacute;ternelle (tant que je serai l&agrave; pour vous l&#39;assurer) au roman en format num&eacute;rique ou version papier et/ou autres largesses, se r&eacute;f&eacute;rer pour tout &ccedil;a au listing des contreparties.</p><p>&nbsp;</p><p>Rappelons que si je n&rsquo;atteins pas le budget esp&eacute;r&eacute; dans le temps imparti, ce que je serai le premier &agrave; regretter, les contributeurs seront int&eacute;gralement rembours&eacute;s.</p><p>&nbsp;</p><p>A votre bon c&oelig;ur pour soutenir un auteur soucieux d&rsquo;&eacute;gailler votre esprit, tandis que votre corps se bronze sur une prochaine plage. Ou ailleurs.</p><p>&nbsp;</p><p><strong>JP de Lipowski</strong></p><p>&nbsp;</p><p><em>PS : Si vous en avez le temps et la possibilit&eacute;, n&#39;h&eacute;sitez pas &agrave; faire suivre &agrave; vos amis l&#39;info de cette collecte, c&#39;est pas moi qui m&#39;en plaindrait.</em></p><p>&nbsp;</p><p>&nbsp;</p><p>&nbsp;</p><p><strong>Louvre Story</strong>, <strong>le synopsis</strong></p><p>ou <strong>Alice au pays des chefs-d&rsquo;&oelig;uvre</strong></p><p>&nbsp;</p><p><img alt="" height="225" width="211" src="https://d3v4jsc54141g1.cloudfront.net/uploads/project_image/image/501900/St-Sebastien-Andrea_Mantegna-light-1522500972.jpg" /></p><p><em>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Saint S&eacute;bastien d&#39;Andrea Mantegna</em></p><p>&nbsp;</p><p>Vous r&ecirc;viez d&rsquo;une visite priv&eacute;e au Louvre&nbsp;? Vous allez &ecirc;tre servi, tout comme l&rsquo;est la belle am&eacute;ricaine Alice Van Bruegel qui s&rsquo;introduit nuitamment dans le mus&eacute;e pour y exercer ses talents peu recommandables de cambrioleuse. Tout irait bien dans le meilleur des mondes possibles si le Louvre ne jouissait d&rsquo;une &eacute;tranget&eacute; qu&rsquo;en son temps Charles Trenet avait d&eacute;j&agrave; d&eacute;nonc&eacute; avec son <em>Jardin extraordinaire</em>&nbsp;: ses &oelig;uvres prennent vie la nuit.</p><p>&nbsp;</p><p>Suite &agrave; un s&eacute;rieux incident de parcours, notre cambrioleuse tombe dans le coma, un &eacute;tat o&ugrave;, comme chacun sait, on est en mesure de voir les fant&ocirc;mes. Elle ne va pas &ecirc;tre d&eacute;&ccedil;ue du voyage car ainsi d&eacute;couvre-t-elle la vie secr&egrave;te, hallucinante m&ecirc;me, des plus grands chefs-d&rsquo;oeuvre de notre patrimoine&nbsp;: myst&egrave;re de la Joconde enfin d&eacute;voil&eacute;, guerre picturale entre classiques et modernes, incendie aux Noces de Cana de V&eacute;ron&egrave;se, J&eacute;sus ressuscitant Dieu, irruption surr&eacute;aliste d&rsquo;un op&eacute;ra en plein milieu de cette pagaille&hellip; Sans compter que notre Alice va soudain tomber <em>in love</em> d&rsquo;un jeune homme de 500 ans plus jeune qu&rsquo;elle, le beau <em>St S&eacute;bastien martyr</em> peint par Andrea Mantegna&hellip; Mais, comme dit la chanson, la vie s&eacute;pare ceux qui s&rsquo;aiment&nbsp;; Alice, que l&rsquo;on croyait condamn&eacute;e &agrave; mort, est en fait condamn&eacute;e &agrave; vivre, et son amoureux fant&ocirc;me ne pourra la suivre dans le r&eacute;el. &Agrave; moins d&rsquo;un miracle. Un domaine o&ugrave;, il est vrai, J&eacute;sus est expert&hellip; Happy end&nbsp;?</p><p>&nbsp;</p><p>Ce conte <em>dr&ocirc;lement</em> fantastique qui s&rsquo;amuse &agrave; bousculer un mythe, des mythes, est en m&ecirc;me temps une d&eacute;claration d&rsquo;humour et de tendresse pour le plus grand mus&eacute;e du monde, pour cet univers de beaut&eacute; dans notre monde de fous, un aveu de passion pour ce vaisseau spatio-temporel qui - au r&eacute;el comme en fiction - nous offre une course, internationale et sans fronti&egrave;res, &agrave; travers six mille ans d&rsquo;histoire de l&rsquo;art.</p><p>&nbsp;</p><p><img alt="" height="242" width="164" src="https://d3v4jsc54141g1.cloudfront.net/uploads/project_image/image/501706/luz_picasso_cadre-1522430760.png" /></p><p><em>&Eacute;chapp&eacute; de l&#39;H&ocirc;tel Sal&eacute;, &eacute;gar&eacute; au Louvre, un Picasso revu et corrig&eacute; par le dessinateur Luz</em></p><p>&nbsp;</p><p>&nbsp;</p><p><strong>Tests clip Joconde</strong></p><p>&nbsp;</p><p>Une des id&eacute;es pour promouvoir le roman, notamment sur les r&eacute;seaux sociaux, r&eacute;side dans la production d&rsquo;un clip o&ugrave; la Joconde va s&rsquo;en faire l&rsquo;ambassadrice. On a fait deux tests d&rsquo;animation, les voici ci-dessous. Autant vous le dire tout de suite, ils durent quelques secondes, donc c&rsquo;est assez frustrant&hellip; Si vous ne voulez pas rester sur votre faim, soyez un des contributeurs du projet !</p><p>&nbsp;</p><p><iframe src="https://cdn.embedly.com/widgets/media.html?src=https%3A%2F%2Fplayer.vimeo.com%2Fvideo%2F262564702%3Fapp_id%3D122963&amp;dntp=1&amp;url=https%3A%2F%2Fvimeo.com%2F262564702&amp;image=https%3A%2F%2Fi.vimeocdn.com%2Fvideo%2F691870143_1280.jpg&amp;key=8b7d8dd6504d41af9a77662672aabc2a&amp;type=text%2Fhtml&amp;schema=vimeo" scrolling="no" allowfullscreen="" height="281" frameborder="0" width="500"></iframe></p><p>&nbsp;</p><p>C&#39;est ma voix qui a servi pour ce premier test mais, rassurez-vous, c&#39;est la voix de Mona Lisa elle-m&ecirc;me qui sera dans le clip final.</p><p>&nbsp;</p><p>Dans le test qui suit, on d&eacute;couvre la voix de Mona Lisa ; elle &eacute;tait de bien mauvaise humeur le jour de cet enregistrement car &eacute;puis&eacute;e par la cohorte de touristes l&rsquo;assi&eacute;geant toute la journ&eacute;e, mais elle nous a toutefois confirm&eacute; sa participation &agrave; l&#39;enregistrement final.</p><p>&nbsp;</p><p><iframe src="https://cdn.embedly.com/widgets/media.html?src=https%3A%2F%2Fplayer.vimeo.com%2Fvideo%2F265018229%3Fapp_id%3D122963&amp;dntp=1&amp;url=https%3A%2F%2Fvimeo.com%2F265018229&amp;image=https%3A%2F%2Fi.vimeocdn.com%2Fvideo%2F694927236_1280.jpg&amp;key=8b7d8dd6504d41af9a77662672aabc2a&amp;type=text%2Fhtml&amp;schema=vimeo" scrolling="no" allowfullscreen="" height="281" frameborder="0" width="500"></iframe></p><p>&nbsp;</p><p>&nbsp;</p><p><strong>En avant-go&ucirc;t, un extrait de Louvre Story</strong></p><p>&nbsp;</p><p><em>Extrait qui voit notre h&eacute;ro&iuml;ne, Alice Van Bruegel, en compagnie de Saint S&eacute;bastien Martyr, assister en direct &agrave; la querelle picturale entre classiques et modernes&nbsp;; nous somme au c&oelig;ur du tableau de David &laquo;&nbsp;le Sacre de l&rsquo;Empereur&nbsp;&raquo;, dans une ambiance &eacute;voquant une s&eacute;ance de l&rsquo;Assembl&eacute;e nationale houleuse&hellip;</em></p><p>&nbsp;</p><p>&laquo;&nbsp;Cette <em>Olympia</em> de Monsieur Manet, dit l&rsquo;homme au jabot en dirigeant un doigt accusateur vers la femme allong&eacute;e sur le sofa, est une insulte &agrave; la d&eacute;cence&nbsp;!</p><p>&nbsp;</p><p><img alt="" height="205" width="292" src="https://d3v4jsc54141g1.cloudfront.net/uploads/project_image/image/503511/Olympia_manet_cadre-1522902745.png" /></p><p>&nbsp;</p><p>Sensualit&eacute; me dira-t-on&hellip; Mais insulte n&eacute;anmoins &agrave; une vision sublim&eacute;e des m&oelig;urs telle que, de tout temps, nous l&rsquo;a enseign&eacute; le classicisme. Et sa retenue&nbsp;!</p><p>&mdash; Talleyrand, souffle Saint S&eacute;bastien &agrave; Alice.</p><p>&mdash; Ne nous le cachons pas, poursuit le tribun, c&rsquo;est &agrave; travers une nudit&eacute; soi-disant r&eacute;volutionnaire, la revendication d&rsquo;un individua&shy;lisme forcen&eacute;&nbsp;! Sous couverts d&rsquo;un soi-disant modernisme, la r&eacute;surgence d&rsquo;un app&eacute;tit petit bourgeois avan&ccedil;ant masqu&eacute;&nbsp;! La traduction d&rsquo;une inqui&eacute;tante m&eacute;lancolie pour un ordre ancien&nbsp;! M&eacute;lancolie profond&eacute;ment en butte avec le v&eacute;ritable &eacute;lan r&eacute;volutionnaire que, comble des combles, en &eacute;talant cuisses et nichons d&rsquo;une&hellip; courtisane&nbsp;! oui, d&rsquo;une courtisane&nbsp;! d&rsquo;une fille &agrave; soldat&nbsp;! elle pr&eacute;tend servir&nbsp;!&nbsp;&raquo;</p><p>Napol&eacute;on se poste &agrave; droite de Talleyrand tandis que le pape va s&rsquo;asseoir sur un large fauteuil recouvert d&rsquo;un satin damass&eacute;, se d&eacute;barrassant au passage de sa crosse qui, visiblement, lui a d&eacute;truit le poignet. Soudain un rouquin, barbu, les cheveux plaqu&eacute;s en arri&egrave;re, regard fi&eacute;vreux, jaillit des premiers rangs et monte en tribune&nbsp;: &laquo;&nbsp;C&rsquo;est du pur j&eacute;suitisme&nbsp;! Qui vous permet, vous qui n&rsquo;&ecirc;tes que des mod&egrave;les &mdash; de vertu, bien s&ucirc;r &mdash; de juger de la libert&eacute; que s&rsquo;octroient les peintres&nbsp;!</p><p>&mdash; My God, Van Gogh&nbsp;! hoqu&egrave;te Alice en extase.</p><p>&nbsp;</p><p><img alt="" height="198" width="173" src="https://d3v4jsc54141g1.cloudfront.net/uploads/project_image/image/503512/van_gogh_cadre-1522902786.png" /></p><p>&nbsp;</p><p>&mdash; Bourgeois&nbsp;? Peut-&ecirc;tre, poursuit le Hollandais l&rsquo;&oelig;il fi&eacute;vreux, dans la mesure o&ugrave; la libert&eacute;, y compris celle qui s&rsquo;ach&egrave;te au prix de la mis&egrave;re, est un luxe&hellip;&nbsp;Individualiste forcen&eacute;&nbsp;? Sans nul doute&nbsp;! Mais de for&ccedil;ats qui ont bris&eacute; les cha&icirc;nes les inf&eacute;odant &agrave; l&rsquo;ordre, bourgeois, justement. Ce que vous ne pouvez pardonner &agrave; l&rsquo;&eacute;cole moderne, c&rsquo;est sa la&iuml;cit&eacute;, cette repr&eacute;sentation d&rsquo;un nouveau monde &eacute;chappant aux canons de l&rsquo;&Eacute;glise, et quand je dis <em>canons de l&rsquo;&Eacute;glise</em>, sa Saintet&eacute;&hellip;, il se retourne vers le Pape qui, l&rsquo;air absent, est en train de remettre de l&rsquo;ordre dans les plis de sa chasuble, sa Saintet&eacute; sait combien je les entends, les <em>canons</em>, &agrave; tous les sens du terme.&nbsp;&raquo;</p><p>&nbsp;</p><p>Applaudissements du c&ocirc;t&eacute; des redingotes 1900, sifflets du c&ocirc;t&eacute; des costumes Empire, la foule est partag&eacute;e. Se massant le front, Napol&eacute;on intervient d&rsquo;un ton las&nbsp;: &laquo;&nbsp;Mais c&rsquo;est un bien grand d&eacute;bat pour une si petite chose, vieille comme le monde&hellip; Fouch&eacute;, faites-leur donc part de <em>notre</em> avis.&nbsp;&raquo; Habit &eacute;carlate, cape d&rsquo;argent, un homme sec, rouflaquettes envahissant ses joues, grimpe lentement les trois marches, l&rsquo;allure seigneuriale. Il observe l&rsquo;assembl&eacute;e, attend que revienne un semblant de silence : &laquo;&nbsp;Cette <em>estampe</em> de monsieur Manet &mdash; le mot tableau pour son <em>Olympia&nbsp;</em>est peut-&ecirc;tre excessif &mdash; est assur&eacute;ment japo&shy;naise. Ce n&rsquo;est ni plus ni moins, soyons clairs, que de la pornographie&hellip; et, soyons encore plus clairs, s&rsquo;il existe, tout comme pour les bordels, des <em>maisons pour &ccedil;a</em>, j&rsquo;ai, pour juguler la pornographie, mes propres maisons closes, on appelle &ccedil;a des maisons d&rsquo;arr&ecirc;t&hellip;</p><p>&mdash; Des menaces, maintenant&nbsp;! rugit Van Gogh.&nbsp;&raquo;</p><p>Brouhaha partag&eacute;, gauche, droite, dans l&rsquo;assembl&eacute;e&nbsp;; une voix crie&nbsp;: &laquo;&nbsp;Prenez le comme bon vous semble&nbsp;&raquo;&nbsp;; une autre&nbsp;: &laquo;&nbsp;C&rsquo;est une d&eacute;claration de guerre&nbsp;! &raquo;&nbsp;; une troisi&egrave;me&nbsp;: &laquo;&nbsp;La Naissance de V&eacute;nus, oui, l&rsquo;Olympia, non&nbsp;! &raquo; Au sein de la foule, un chapeau melon fait des moulinets au-dessus des t&ecirc;tes, son propri&eacute;&shy;taire, un grand escogriffe, parvient &agrave; dominer le chahut et &agrave; prendre la parole&nbsp;: &laquo;&nbsp;S&rsquo;il vous pla&icirc;t, s&rsquo;il vous pla&icirc;t&nbsp;! La querelle de l&rsquo;Olympia est un pr&eacute;texte, l&rsquo;arbre qui nous cache la for&ecirc;t&nbsp;!<em> </em></p><p>&mdash;<strong> </strong>Une for&ecirc;t de poils pubiens&hellip; lui renvoie, suffisant, Joseph Fouch&eacute;, quant &agrave; l&rsquo;arbre, je vous laisse deviner&hellip;&nbsp;&raquo;</p><p>Rires et hu&eacute;es dans l&rsquo;assistance. L&rsquo;homme au chapeau ignore l&rsquo;interruption&nbsp;: &laquo;&nbsp;Le vrai d&eacute;bat est ailleurs&hellip;&nbsp;&raquo;</p><p>Saint S&eacute;bastien, d&rsquo;une mimique, signifie &agrave; Alice que, pour lui, le personnage qui vient de prendre la parole est inconnu.</p><p>&nbsp;</p><p><img alt="" height="170" width="211" src="https://d3v4jsc54141g1.cloudfront.net/uploads/project_image/image/503513/joueurs_cartes_cadre-1522902830.png" /></p><p>&nbsp;</p><p>&laquo;&nbsp;Je crois que&hellip; commence l&rsquo;Am&eacute;ricaine, oui, c&rsquo;est l&rsquo;un des <em>Joueurs de cartes</em>, de Paul C&eacute;zanne&hellip;</p><p>&mdash; Et les&nbsp;<em>promesses</em> de monsieur le Ministre de la Police, poursuit l&rsquo;homme au chapeau, traduisent clairement que les classiques entendent dicter leur loi aux modernes&nbsp;! Le Louvre veut nous impressionner&nbsp;! Nous, les impressionnistes&nbsp;! Bon courage&nbsp;! Nous ne sommes pas venus &agrave; cette assembl&eacute;e avec des intentions de rupture, nous ne la souhaitions pas&nbsp;! Mais vous nous y contraignez&hellip; Vincent, &agrave; toi.</p><p>&mdash;<strong> </strong>Ils sont venus sans intentions, ricane Fouch&eacute;, mais leur petit num&eacute;ro est bien pr&eacute;par&eacute;&hellip;&nbsp;&raquo;</p><p>Ponctuation de rires dans la foule.</p><p><em>&laquo;&nbsp;</em>Nous ne pouvons plus, nous ne voulons plus, reprend Van Gogh avec une soudaine gravit&eacute;, subir l&rsquo;oligarchie d&rsquo;un continent de vieilles barbes entendant r&eacute;gir les lois picturales. Nous repr&eacute;sentons le Nouveau Monde, d&eacute;sormais s&eacute;par&eacute; de l&rsquo;Ancien par un v&eacute;ritable oc&eacute;an&hellip;</p><p>&mdash;<strong> </strong>N&rsquo;exag&eacute;rons pas, sourit Napol&eacute;on, l&rsquo;oc&eacute;an s&rsquo;appelle la Seine&hellip;</p><p>&mdash; L&rsquo;oc&eacute;an dont je parle est bien plus profond que l&rsquo;Atlantique, il porte le nom <em>d&rsquo;intol&eacute;rance</em>&nbsp;!&nbsp;&raquo;</p><p>Des &laquo;&nbsp;Oh&nbsp;!&nbsp;&raquo;, des &laquo;&nbsp;Ah&nbsp;!&nbsp;&raquo;, des &laquo;&nbsp;Outrance&nbsp;!&nbsp;&raquo; fusent de l&rsquo;assembl&eacute;e.</p><p>&laquo;&nbsp;Auriez-vous la m&eacute;moire courte, messieurs, rebondit le Joueur de Cartes<em>, </em>souvenez-vous&nbsp;:&nbsp;<em>Nous sommes trop nombreux ici, envoyons des colons fertiliser un monde nouveau&hellip;</em>! Nous n&rsquo;avons pas demand&eacute; &agrave; quitter le Louvre, c&rsquo;est la pouss&eacute;e d&eacute;mographique galopante de 6000 ans d&rsquo;Histoire de l&rsquo;art qui nous a envoy&eacute;s aux Am&eacute;riques d&rsquo;Orsay&nbsp;! Bien trop contents, messieurs, de vous d&eacute;barrasser d&rsquo;un art qui, profond&eacute;ment, vous offusque, mais sur lequel vous aimeriez bien, aujourd&rsquo;hui, conserver la main, afin, disons-le haut et clair, d&rsquo;en tirer un profit colonialiste&nbsp;!!&nbsp;&raquo;</p><p>Son &eacute;clat est imm&eacute;diatement suivi d&rsquo;un toll&eacute; dans la foule, applaudissements contre anath&egrave;mes, des phrases fusent&nbsp;: &laquo;&nbsp;On fait habile confusion entre dignit&eacute; et march&eacute; de l&rsquo;art&nbsp;!&nbsp;&raquo;, &laquo;&nbsp;Garde tes peaux-rouges pour toi, le fauviste&nbsp;! &raquo;, &laquo;&nbsp;C&rsquo;est la v&eacute;rit&eacute;&nbsp;: pas de risques, mais de l&rsquo;or&nbsp;!&raquo;, &laquo;&nbsp;Figuratifs, go home&nbsp;!&nbsp;&raquo;</p><p>Napol&eacute;on l&egrave;ve la main, le silence revient aussit&ocirc;t. L&rsquo;Empereur se tourne vers Van Gogh&nbsp;: &laquo;&nbsp;Aussi&hellip;&nbsp;?<em> </em></p><p>&mdash; Aussi, je le dis solennellement devant cette assembl&eacute;e, et au nom de tous nos camarades, sommes-nous contraints, par votre intol&eacute;rance, de d&eacute;nier les pouvoirs de r&eacute;unions des Mus&eacute;es nationaux et de proclamer&hellip; l&rsquo;Ind&eacute;pendance des <em>&Eacute;tats-Unis d&rsquo;Orsay&nbsp;</em>!&nbsp;&raquo;</p><p>&nbsp;</p><p>&nbsp;</p><p>&nbsp;</p><p><strong>Histoire &agrave; vous couper l&rsquo;envie d&rsquo;&ecirc;tre pauvre</strong></p><p>&nbsp;</p><p>Voici l&rsquo;autre roman propos&eacute; dans les contreparties.</p><p>&nbsp;</p><p><img alt="" height="218" width="172" src="https://d3v4jsc54141g1.cloudfront.net/uploads/project_image/image/502775/4e-de-couv-GB-v-jpef-cadre-1522772024.jpg" /></p><p>&nbsp;</p><p>&laquo;&nbsp;<strong>Histoire &agrave; vous couper l&rsquo;envie d&rsquo;&ecirc;tre pauvre</strong>&nbsp;&raquo;</p><p>Roman de Jean-Pierre de Lipowski, synopsis&nbsp;:</p><p>&nbsp;</p><p>&quot; Partant du postulat qu&rsquo;en ces temps m&eacute;diatiques, ceux qui avancent cach&eacute;s derri&egrave;re micro et cam&eacute;ra p&eacute;n&egrave;trent partout, Stanislas de Zorowski, dit &laquo;&nbsp;Zoro&nbsp;&raquo;, le h&eacute;ros de cette &eacute;tonnante aventure s&rsquo;attaque avec une totale inconscience &agrave; la &laquo; Grande Boulange&nbsp;&raquo;, autrement dit la Banque de France. Noblesse oblige&nbsp;!</p><p>&nbsp;</p><p>Des coulisses de l&rsquo;&Eacute;lys&eacute;e &agrave; celles du cin&eacute;ma, des parkings insalubres aux caves du Tr&eacute;sor, Zoro engage une gigantesque partie de poker aveugle. Il soudoie un fonctionnaire mod&egrave;le, s&eacute;duit une ravissante informaticienne, convainc un ca&iuml;d de coproduire le casse du si&egrave;cle et caste le com&eacute;dien Johnny Depp pour jouer le premier r&ocirc;le de l&rsquo;histoire, ainsi d&rsquo;ailleurs que celui de dindon de la farce.</p><p>&nbsp;</p><p>La morale, dans cette affaire, le c&eacute;dant r&eacute;solument &agrave; l&rsquo;humour, on esp&egrave;re que Zoro parviendra &agrave; ses fins.&quot;</p><p>&nbsp;</p><p>&nbsp;</p><p><img alt="" height="171" width="140" src="https://d3v4jsc54141g1.cloudfront.net/uploads/project_image/image/501704/Lipo_pipe_Cabu_2-1522430569.jpg" /></p><p>&nbsp;</p><p>&nbsp;</p><p>&nbsp;</p>

À quoi servira la collecte

<p><strong>En tant qu&rsquo;auteur, je percevrai la totalit&eacute; de cette collecte&nbsp;qui <strong>sert &agrave; couvrir les droits, les frais d&#39;&eacute;dition, la production d&rsquo;une bande-annonce et la promotion du roman &quot;Louvre Story&quot;. Notons que gr&acirc;ce &agrave; la complicit&eacute; d&rsquo;amis &mdash;&nbsp; Anna, Alain, Alexis, Emmanuel, notamment pour ce qui rel&egrave;ve de la production du clip et pour ne citer qu&rsquo;eux &mdash;, j&rsquo;ai r&eacute;ussi &agrave; limiter le budget de cette collecte. Un grand merci &agrave; ces tous premiers contributeurs !</strong></strong></p><p>&nbsp;</p><p>Dans le d&eacute;tail&nbsp;:</p><p>&nbsp;</p><p><strong>Droits de reproduction litt&eacute;raires&nbsp;</strong>R&eacute;union Mus&eacute;es Nationaux, INA&nbsp;: 2 003 &euro;</p><p>&nbsp;</p><p><strong>Production Clip Joconde </strong><strong>: </strong>700 &euro;</p><p>&nbsp;</p><p><strong>Promotion et communication&nbsp;</strong>Dossier de presse, fichiers presse, community manager&nbsp;: 300<strong> &euro;</strong></p><p>&nbsp;</p><p><strong>Frais d&rsquo;&eacute;dition&nbsp;</strong>num&eacute;risation ebook&nbsp;: 200 &euro;</p><p>&nbsp;</p><p><strong>Premiers tirages&nbsp;</strong>fabrication, livraison, envois presse et remerciements&nbsp;: 535 &euro;</p><p>&nbsp;</p><p><strong>R&eacute;mun&eacute;ration Kiss Kiss Bank Bank</strong> (8%)&nbsp;: 300 &euro;</p><p>&nbsp;</p><p><strong>Total collecte : 4 038 &euro;</strong></p><p>&nbsp;</p><p><strong>S&rsquo;il survient que la collecte d&eacute;passe la somme demand&eacute;e, et fonction des fonds, je pourrai r&eacute;compenser les b&eacute;n&eacute;voles qui ont concouru au bon d&eacute;part de cette aventure, renforcer la publicit&eacute; soutenant la sortie du roman, voire produire un second clip promotionnel.</strong></p><p>&nbsp;</p>

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Deux romans, ce coup-ci : les romans « Louvre Story » et « Histoire à vous couper l’envie d’être pauvre », brochés, livrés chez vous avec dédicace de l’auteur, accompagnés d’un envoi par email de leur version ebook pour poursuivre votre lecture partout, comme dit précédemment, sans vous encombrer des livres. (Sans oublier la reconnaissance éternelle.)
  • 25 contributions
  • 35/60 disponibles

80 €

Bien évidemment la reconnaissance éternelle, ainsi que les deux romans « Louvre Story » et Histoire à vous couper l’envie d’être pauvre » brochés, livrés chez vous avec dédicace mais ce coup-ci en DOUBLE EXEMPLAIRE, pour en faire profiter vos relations, envoi par email des versions ebook de chaque roman pour poursuivre votre lecture n’importe où, et une affichette A4 « Louvre Story » dédicacée, ce qui n’a pas de prix, vous en conviendrez.
  • 5 contributions
  • 25/30 disponibles

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Épuisé

120 €

Livraison estimée : juin 2018

Alors là, vous êtes sponsor premium … Vous bénéficiez de toutes les contreparties « 80 et plus », accompagnées d’un exemplaire (envoi email, pdf) du scénario de long métrage « Pure et simple » ; par ailleurs, mention de votre nom en sponsor du « clip Joconde » (si vous acceptez d’être cité bien sûr) dans les explications qui l’accompagneront sur You Tube, et cerise sur le gâteau, une invitation à déjeuner avec l’auteur lors de l’un de ses passages à Paris ou lors de votre venue jusqu’à chez lui, dans la Drôme, auquel cas vous serez convié à déguster les — délicieuses — grillades de son barbecue (séance dédicaces entre deux grillades) arrosées d’un Côte du Rhône de sa cave.
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