NORLANDO

Aidez-nous à éditer le livre photographique "NORLANDO", le livre de Thomas Hammoudi.

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Fabrication
française
Média
indépendant

NORLANDO

Corridor Éléphant propose une collection de livres papier en édition limitée, numérotée et signée. Ces livres sont disponibles dans sa librairie en ligne.  
La maquette, l’impression et le choix du papier sont réfléchis avec l’artiste afin que l’ouvrage corresponde avec le plus de justesse possible au travail du photographe.

Le livre de Thomas Hammoudi sera imprimé sur un papier couché semi-mat 170 gr. Édition limitée, numérotée, signée par l'auteur et certifiée par un cachet à froid. Format 21x15 cm (format cahier). 78 pages. 42 photographies

 



L’homme est «absent», pourtant tout dit sa présence, les maisons, les rues, les plages aménagées. On se surprend à se demander s’il reste une part de nature «sauvage» dans cette étendue qui apparait sans fin.
Tout dit à la fois la vie et le temps arrêté, c’est une des «prouesses» de ce travail, ce n’est pas la seule ; les prises de vue comme l’éditing sont pensés afin que le "spectateur"  puisse y faire son propre voyage, l’image montre autant qu’elle pousse à imaginer au delà de ce qu'elle donne à voir.

Préface de Jean-Christophe Béchet



L'INTERVIEW DU PHOTOGRAPHE

 

Comment êtes-vous venu à la photographie ?

J’ai démarré durant mes études, avec un ancien appareil que possédait mon père. À l’époque, je faisais aussi de la musique, une pratique que j’ai longtemps privilégiée. L’université c’est bien pour ça, on voit du monde, c’est facile de monter des groupes, des projets, etc. Je me suis vraiment investi dans la photographie quand j’ai commencé ma vie professionnelle, cela me permettait de travailler en toute autonomie, sans dépendre des impératifs des autres (pour la musique, il faut se mettre d’accord sur l’heure, la salle, bref). Depuis, ça ne m’a jamais quitté.

 

Pourquoi avoir choisi de photographier un road trip ?

Il y a une citation de Cartier-Bresson que j’aime beaucoup (bien que je n’en aie jamais trouvé la source) qui dit : « Vous n’avez qu’à vivre et la vie vous donnera des images ». Et je l’ai simplement appliquée. Arrivé à La Nouvelle-Orléans, je me suis laissé porter par la ville, les conseils des habitants, les endroits qui me semblaient intéressants sur la carte, et l’appareil photo m’a accompagné dans tout ça. C’est lui qui me suit et non l’inverse.

 

Comment avez-vous construit votre récit ?

La construction du récit a pour but d’emmener le spectateur avec moi. De le mettre dans ma tête, dans mes baskets, et de lui permettre de flâner un peu dans cette région. C’est pourquoi elle n’est pas particulièrement chronologique ou thématique. Les images se suivent, un peu comme les souvenirs d’un voyage que l’on garde avec le temps, qui s’embellissent, deviennent des icônes et construisent un souvenir du voyage souvent bien différent de ce que l’on a vécu.

 

Pourquoi avoir délibérément chassé toute présence humaine de vos prises de vues ?

Sans doute par honnêteté. J’ai fait ce voyage seul, l’essentiel de l’expérience a été vécu seul, cela m’aurait semblé forcé d’y incorporer des gens. J’ai fait des rencontres, dont certaines sont devenues des anecdotes assez amusantes, mais elles s’éloignent un peu du récit. J’ai déjà pratiqué la photographie de rue, j’en ai fait un peu sur place, mais je trouvais ça faux, attendu en quelque sorte. Au final, je pense que le projet parle plus du lieu et de l’expérience que l’on en a que de ce qui s’y passe. NORLANDO est calme, tranquille, et je pense que l’absence d’autres humains (le photographe que je suis étant forcément présent pour appuyer sur le bouton) y contribue.

 

Pourquoi les États-Unis ?

Je venais d’avoir trente ans, j’avais envie d’un beau voyage, de sortir de l’Europe, d’aller loin. Je suis passionné par la photographie et son histoire, et les États-Unis en ont une belle part. Ce pays a fourni bon nombre des photographes considérés comme classiques aujourd’hui. Cela nourrit un imaginaire, une idée que l’on s’en fait, et j’ai eu envie de voir à quoi cela ressemblait en vrai. De tâter la différence entre le rêve et la réalité en somme. J’ai choisi le sud presque à la dernière minute. Ni trop loin, ni trop près, proche de nous en quelque sorte, la Louisiane étant une ancienne colonie française. J’avais envie d’y voir la mer, la lumière, le bayou, que l’on retrouve au fil du livre.

 


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