Nos Super héros

Participez à un projet photographique qui se joue des représentations et révèle les supers pouvoirs d’enfants exilés

Visuel du projet Nos Super héros
Réussi
68
Contributeurs
17/06/2018
Date de fin
3 985 €
Sur 3 985 €
100 %

Nos Super héros

 

Cher Kissbankers

 

Soyez les bienvenus sur la page de notre projet !

 

Comme nous vous l’avons peut-être déjà dit, avec Laura Tortosa Ibanez et moi-même, Justine Roquelaure, nous avons besoin d'un petit coup de pouce pour finaliser notre projet " Nos super Héros" 

 

 

Ce projet photographique qui a pour mission de mettre en lumière les forces d’enfants en situation d’exil en les transformant en leur propre super héros, nous le portons depuis le mois de novembre grâce à le collective Artistes Solidaires, qu’a servi de lien entre nous est les familles localisé dans les Pyrénées Orientales. Néanmoins la question des enfants exposés au risque transculturel et de nos représentations des personnes exilés dépassent les frontières du département et aujourd’hui nous avons besoin de votre soutien pour atteindre les finalités de ce projet.

 

Grâce à vous nous pourrons obtenir le budget nécessaire pour financer les derniers costumes, mais aussi exposer ce projet dans des conditions optimum et offrir des super beaux tirages de leur super héros aux familles participantes.

 

 

La puissance du super héros attire et son costume intrigue. C’est une figure d’idéal et un modèle stimulant car il transforme ses forces et ses faiblesses en super pouvoirs. Lorsqu’il revêt ses collants, l’être ordinaire devient une autre version de lui-même : une version réparée par la fiction qui peut répondre de l’extrême injustice. Derrière son costume et son pseudonyme l’anonymat lui permet de sortir du commun tout en protégeant sa vie personnelle, son intimité, son identité.

 

Personnages traditionnels dans l’art du récit, les héros nous fascinent. En transformant en personnages hors du commun et en intrigues épiques les enjeux de la société, les super héros sont doté d’une forte symbolique dans nos imaginaires.

 

Mélange de croyances, de magies et de sciences, le justicier masqué sé- duit les enfants; mais ce qui le rend si populaire et si spécial, c’est qu’il reste un personnage auquel on peut s’identifier car il possède lui aussi son talon d’Achille.

Et si nous définissions l'héroïsme comme l'art de se surpasser ? 

 

Le projet

Lors d’ateliers les enfants ont inventé, dessiné puis incarné dans des mises en scènes leur propre super héros. Une fois que la fiction s'est éprise de la réalité, il va sans dire que dans le respect de leur intimité et de leurs histoires personnelles et familiales, l’anonymat de nos petits super héros est bien gardé !

 

 

 

Au travers de ce dispositif simple, «nos super héros» questionne l’image et la représentation d’enfants issus des minorités ainsi que leur droit à l’identité.  

Partie de l’idée de ne pas se positionner comme un projet humanitaire, l’objectif n’est pas de faire pression au témoignage ni de ramener les enfants à leur situation de “migrants” et aux divers traumatismes liés. Ludique et ancré dans le présent, ce projet vise à souligner les forces et les singularités de chacun d’entre eux en tant qu’individus et dans toute leur intégrité.

 

En effet, exposés aux mêmes processus que les adultes, parfois, les enfants ne bénéficient pas toujours du soutien de leurs parents qui sont en prise avec leurs propre stress migratoire. Il n’est pas rare qu’ayant une meilleure maîtrise de la langue ainsi qu’une meilleure appréhension du monde extérieur, les enfants se trouvent en position de « guide » pour leurs parents, jouant par exemple un rôle actif de traducteur, ou de suivi médical et scolaire des cadets. 

 

Dans ses écrits, l’ethnopsychologue Marie-Rose Moro fait appel à l’image du héros de la mythologie pour illustrer le concept d’enfants «exposés» au risque transculturel. En effet, la migration est porteuse d’un stress particulier car elle s’accompagne de pertes multiples : amis, famille, habitudes; mais également car les nouveaux arrivants doivent s’habituer à une nouvelle culture, un nouveau contexte, une nouvelle langue et de nouvelles valeurs morales.

 

Dionysos, Persée ou encore Spider-man qui, ayant été «exposés» très tôt à un risque majeur et l’ayant surmonté, connaissent un destin hors du commun. Au travers de leurs histoires, ces héros renvoient à la dialectique vulnérabilité et résilience ainsi qu’à la double polarité de la situation migratoire. De par leur métissage et leur exil les enfants déplacés sont eux-aussi porteurs de potentialités dynamiques et créatives.

 

S’ils arrivent à maîtriser ce que Marie-Rose Moro appelle « le risque transculturel »,  ils « relèvent ce défi de liberté face aux puissants déterminismes » (1.) 

 

Au-delà de la fiction documentaire suggérée par le parallèle super héros / enfants déplacés, il est important de souligner que la partie atelier de «nos super héros» dispose de ses propres finalités. 

 

Des ateliers ludiques

 

 

 

 

 

 

 

 

Lieux d’interventions:

-Le Centre d’Accueil de Demandeurs d’Asile (CADA) “ La Rotja” Fuilla, a.c.a.l (association catalane d’actions et de liaisons)

- Service Seuil HUDA, Perpignan (a.c.a.l):

-CHRS de Banyuls

-Salle du Secours Populaire Français à Perpignan en collaboration avec le collective Artistes Solidaires, (cette salle est tout près d’hôtels où sont logés certaines familles, et nous y intervenons pour des ateliers de loisirs créatifs )

 

 

Le rôle du dispositif

 

 

Le dispositif décor, studio photo et accessoires mis à disposition des enfants joue un rôle essentiel. il permet que l’esprit des ateliers reste ludique et de garder la spontanéité des idées des enfants, et de ne pas les faire se plonger dans ce qu’ils peuvent transposer de façon naturelle dans la fiction.

 

 

LES ATELIERS

 

 

Pensés pour s’adapter du mieux possible aux situations d’hébergements diverses et particulières des familles des enfants, ces ateliers sont conçus pour être entièrement mobile.

 

Doté d’une structure pliable et modulable qui fera office de décors mais aussi de cadre de la photographie, nous intervenons au plus près des lieux où vivent les familles. De cette façon nous évitons les questions logistiques pour les parents tout en leur donnant un droit de regard sur les productions. 

 

Deux Ateliers par lieux d’intervention

Afin de garder une certaine fraicheur dans la démarche des enfants, nous avons choisi d’intervenir en deux après-midi sur un même lieu.

 

Premier atelier : Invention de son super héros

Lors de cette première séance le travail est collectif, les enfants s’entraident, se déguisent et prennent conscience des possibilités techniques qu’offrent l’appareil photo ainsi que les matériaux mis à leur dispositions pour se mettre en scène. C'est aussi lors de cette séance qu'ils réalisent le dessins qui nous servira de support à la réalisation de leurs costumes.

 

Deuxième atelier : incarnation du super héros

Ce deuxième atelier demande une grande préparation en amont pour la mise en oeuvre. De la préparation des maquillages, des costumes et des spécificités des chacun des enfants.

 

NOTE D'INTENTION

 

En partant de la scénographie comme un outil de substitution des réalités, la narration de contenu sensible est faite à partir de méthodologies suggestive et ne force pas le témoignage, elle ouvre une porte à la libre expression, en préservant toujours l’anonymat. Une fiction sans limites qui découle d’une réalité originale.

 

Par- là, notre intention est d’ouvrir un dialogue entre les enfants déplacés et la société. Un discours qui se pose sur une perspective suggérée d’une réalité politique et qui montre au récepteur une objectivité à un niveau sensible. Nous nous éloignons de l’explicite et nous abordons des stratégies qui veulent dire des choses sans les prononcer complètement que Nestor García Canclini l’appelle «cette imminence d’une révélation»(1)

 

Nous sommes situés en dehors de la ligne du spectaculaire où la protection de l’identité n’a plus de place. La société actuelle, définie comme la société de la transparence (2) va unie à l’action d’exposer, une société exposée. «Le monde d’aujourd’hui n’est pas un théâtre dans lequel les actions et les sentiments sont représentés et lus, mais un marché dans lequel les intimités sont exposées, vendues et consommées. Le théâtre est un lieu de représentation, alors que le marché est un lieu d’explosion» 3(Han, 2013, p.68).Han expose clairement une cartographie des réal- ités de la société actuelle qui dépasse l’idée de la société du spectacle connue sous le nom de mercantilisme du capitalisme. Face à cet horizon, l’idée de sauvegarder les identités, de respecter l’anonymat des collectivités qui coexistent avec des réalités sensibles, nous semble encore plus importante.

 

En tant que producteurs et sujets sensibles, nous pouvons apporter une série de stratégies et d’outils à ces discours. Nous avons l’intention d’ouvrir un dialogue ouvert vers différentes perspectives sur la vision actuelle du conflit migratoire. Nous avons l’intention d’approximer une vision positive du sujet déplacé, souvent associée à des adjectifs disqualifiant.

 

Notre intention est de le réaliser en utilisant diverses stratégies visuelles et narratives. À travers la stratégie de la fiction, basé sur sa nature imaginative et documentaire en même temps, la réalité subjective de chacun de nos protagonistes est représentée par leur propre réalité traversée par le filtre de la fiction.

 

En même temps, nous proposons de développer la métaphore comme utile pour la transmission et la visualisation d’une réalité sensible cachée à travers la suggestion que nous donne la métaphore visuelle. Une façon de montrer d’autres connexions avec des conflits similaires dans des contextes totalement différents.Nous comprenons que le conflit des personnes déplacées n’est pas un problème local, mais qu’il est traduit dans un contexte global, mais notre intention est de se concentrer sur une lecture locale pour démontrer ces autres connexions. Concluant dans un discours sans barrières, libre de traverser d’autres territoires.

 

Notes:
1 Canclini, N. (2010). ¿De qué hablamos cuando hablamos de

resistencia? Estudios Visuales no7, pp-16-37.

2 Byung-Chul, H. (2014). En el enjambre. Barcelona, España: Ed. Herber
3 Byung-Chul, H. (2013).La sociedad de la transparencia. Barce- lona, España: Ed. Herber 

 

Le rôle de l'exposition

Nous devons clarifier que ce n’est pas le but principal de ce projet, mais que c’est aussi une part importante pour aboutir cette transformation de l’imaginaire collectif suggéré par les représentations visuelles de l’image des enfants déplacés.

 

L’exposition a pour but de traduire les processus et les expériences des ateliers au travers d’un moyen artistique. La diffusion rends compte d’une vision globale et unifié de notre intention.

 

Les expositions proposées et en cours de discutions, sont conçus dans le respect de notre méthodologies globale, c’est à dire dans un cadre adapté à la thématique et en respectant l’identité des enfants.

 

Nous proposons deux expositions : la première dans les locaux de l’EHESS (école des hautes études en sciences sociales) à Paris le 28 de mai 2018 et dans le cadre de l’exposition collective Photographier l’exil. Conjonction de plusieurs projets multidisciplinaires cette exposition collective à pour objectif de ques- tionner la façon de traiter de l’exil en image et d’y apposer une vision scienti que et sociale au travers d’échanges. Cette exposition itinérante grandi d’un nouveau projet à chaque évènement et c’est le cas de Nos supers héros.

 

Une deuxième exposition a été évalué, toujours dans le cadre de photographier l’exil, mais au sein du Festival des Fictions Documentaires à Carcassonne.

 

Organisé au mois de Juin par le Graf de Carcassonne ce festival de photographie sociale «s’attache à poser les questions d’identité individuelle et d’identité collective, de majorité et de marge, de la réalité psychologique face au fait de société».

 

Une troisième exposition est très importante, celle dans un des villages où vivent les familles. Ne pas les exclure des finalités du projet c'est un impératif pour nous et nous espérons pouvoir tous les rassembler, malgré les contraintes liées à leurs contextes actuels, pour un jolie moment de partage.

Ces trois contextes sont appropriés à notre éthique et nous pensons qu’ils vont participer à ouvrir une véritable réflexion sur les travaux des enfants et que ces expositions seront donc un véritable apport à notre projet.

 

Qui sommes nous ?

LES AUTEURS

JUSTINE ROQUELAURE

Photographe documentaire, membre du studio Hans Lucas.
Justine va au contact des personnes et cherche à accéder à ce qui attise sa curiosité. Admirative de toutes les formes de résilience, elle affectionne autant les sujets sports que les projets au long cour auprès de personnes marqués la ruptures dans leur histoire. Autodidacte, elle approfondi sa pratique et son regard grâce au Diplôme Universitaire de photographie documentaire de Carcassonne qui lui ouvre les portes des pratiques hybrides. 

LAURA TORTOSA

Artiste plasticienne et chercheuse dans le cadre de l’art social et politique. Licenciée en Beaux-Arts à l’Université de Grenade, (Espagne)en 2009, elle poursuit sa formation au Master de Production et de Recherche en Arts de la même université, qui cède la place au doctorant en cours de finition. La perspective de son travail commence à partir de l’engagement éthique du sujet artiste qui pose la question “quelle peut être la fonctionnalité sociale de l’art aujourd’hui?” Elle a participé de nombreuses expositions internationales et elle a aussi commisarié divers projet artistiques. 

L'ÉQUIPE DE CHOC

MARSINA assistante photographe, couturière, animatrice et grande déménageuses de matériel !

Je m’appelle Marsina. J’ai 16 ans. Je suis lycéenne à Perpignan. Ce projet est très intéréssant pour moi car la photo m’intérésse beaucoup et j’ai pu voir notamment avec Justine plusieurs choses avec l’appareil photo, mettre en scène un fond, régler les lumières, apprendre quelque plans de la photo . Et une deuxième chose, c'est intéressant car ces activités sont une grosse opportunité pour les enfants. Dans ce projet les enfants peuvent s’exprimer, ils nous montrent des choses de leur culture, et puis je suis très motivée car ce sont des enfants qui n’ont pas forcément les moyens de faire des activités avec leurs parents et je suis à l’écoute et très motivée pour donner du plaisir aux enfants en retour. Le but est qu’on s’amuse tous ensemble. 

JADE IZIA Maquillage Artistique

Il n'a pas fallut plus d'un e-mail pour que Jade réponde présente et s'embarque avec nous dans l'aventure de Nos Supers héros. Maquilleuse pour le cinéma, elle a sû apporter une touche fantastique aux différents personnages.

" On peut embellir une personne
mais aussi l’enlaidir, c’est ça qui est fabuleux, modifier un visage à l’infini. " 

GABRIEL DE SILVERA

Gab, c'est le copain qui nous a permis d'avoir les mains libres pendant les ateliers. Il a réalisé les captations sonores qui sont essentielles à la compréhension et à la bonne restitution ce projet. DJ et infirmier de ses deux métiers, il a su réaliser des enregistrement de super qualité tant par le son que par la pertinence ! 

 

 

À quoi servira la collecte

 

 

 

Les Contreparties :

Nous avons choisis de vous intégrer à ce projet et faire de vos contreparties un cadeaux aux familles. Il nous tenait à coeur que chacun des parents aient un tirage de leur(s) enfant(s). Dans cet esprit colaboratif et d’échange , on s’est dit que vous auriez aussi envie de leur envoyer un message positif au travers de vos contributions.

Les ateliers :

Le coût total des ateliers est de 2440€. De nos fonds propre nous avons investi 1350€ et il nous reste à financer 1090€. Cette somme représente les investissements en tissus pour les rideaux, les fonds de studio, la réalisation des costumes et des décors, les éclairages et une partie des frais de déplacement dans tous le département.

Les Expositions :

Restituer le contenu de ces ateliers était une évidence depuis le début de ce projet. Aboutir à cette transformation de l’imaginaire collectif suggéré par le parralléle fait entre super héros et enfants déplacés, d’une part, mais aussi afin de donner un sens et une finalité au travail qu’ils ont tous effectué au cours de ces ateliers.

Pour une installation photographique et sonore au top du top, nous avons chiffré le coût total à 4499€. Bon évidemment c'est la version grand luxe que l'on ne pourra réaliser seulement si votre enthousiasme nous porte au delà des 150% de cette collecte.  Avec 100% de la collecte, notre budget d'expo est à 2049€. Avec ceci nous imprimerons deux photographies en très grand format en caisse américaine. Pour le dispositif sonore nous adjoindrons un casque à la vitrine modulable qui permettra d'exposer dessins et documents et ainsi de remettre en perspective l’ensemble dans le contexte.

 

 

 

 

Donc en clair : 

500 € Contreparties

1090 € Ateliers

2049 € Exposition

Avec la part de kisskissbankbank, nous sommes à un total de 3985 €

Si vous nous permettez de dépasser cet objectif :

125%

On ajoute des tirages très grand format, on rémunère correctement notre super maquilleuse et on fait un vernissage grande classe lors des expos prévus dans les villages où vivent les familles

150%

Plus de tirage très grand format, des vitrines et une qualité sonore comme on en rêve. Mais de fait vous aller aussi nous donner le une énergie de folle furieuses pour continuer d'exporter ce projet et de faire entendre les petits super héros!

160% 

Là à ce stade on organise une exposition de malade pour les familles dans un des villages où elles vivent, on loue un bus on les rassemble tous.  

Après un vernissage en grande pompe, on organise une grosse fête déguisé avec Gab, le preneur de son aux platines cette fois, toutes les familles et plus encore...On vous laisse deviner le thème de la soirée ;-)

 

 

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