Nous Rapporterons Ses Paroles

20 LYCÉENS, UN ATELIER THÉÂTRE : QUAND LA JEUNESSE S'EMPARE DES MOTS D'UNE DÉPORTÉE.

Visuel du projet Nous Rapporterons Ses Paroles
Réussi
119
Contributions
12/06/2018
Date de fin
20 385 €
Sur 20 000 €
101 %

Nous Rapporterons Ses Paroles

<p><img alt="" width="100%" src="https://d3v4jsc54141g1.cloudfront.net/uploads/project_image/image/507916/1-1524126823.jpg" /></p><p>&nbsp;</p><p>&nbsp;</p><p>Cette ann&eacute;e,&nbsp;on comm&eacute;more le 75&egrave;me anniversaire du convoi du 24 janvier 1943 dans lequel 230 femmes ont &eacute;t&eacute; d&eacute;port&eacute;es &agrave; Auschwitz. Seules 49 d&#39;entre elles ont surv&eacute;cu,&nbsp;mais plus aucune&nbsp;n&rsquo;est l&agrave; pour raconter ce qu&#39;elles ont v&eacute;cu. <strong>Nous sommes &agrave; l&#39;aube de ce moment de notre Histoire dans lequel il n&rsquo;y aura plus un(e) survivant(e) pour t&eacute;moigner.</strong> La transmission aux g&eacute;n&eacute;rations futures ne se fera plus que par les archives, quelques films et par des &eacute;crits, rares et essentiels,&nbsp;comme ceux de Charlotte Delbo. R&eacute;sistante, femme de lettre et de th&eacute;&acirc;tre, elle faisait partie des 49.</p><p>&nbsp;</p><p>&nbsp;</p><p><img alt="" width="100%" src="https://d3v4jsc54141g1.cloudfront.net/uploads/project_image/image/502711/NRSP_10-1522766782.PNG" /></p><p>&nbsp;</p><p>&nbsp;</p><p><strong>Au lyc&eacute;e Rodin, en 2017, commence une aventure</strong>. <strong>Une vingtaine d&#39;adolescents de Terminale, </strong>en option th&eacute;&acirc;tre, tous&nbsp;issus de milieux divers, <strong>vont se plonger, pendant un an,&nbsp;dans l&#39;oeuvre de Charlotte Delbo, </strong>sous la direction d&#39;une professeure passionn&eacute;e, Gabrielle Brun. A la premi&egrave;re lecture de ces textes, les larmes coulent sur les joues d&rsquo;&Eacute;lisa, alors que Chelsy s&#39;extasie sur la puissance des mots. Lo&iuml;c, lui, est&nbsp;particuli&egrave;rement impressionn&eacute; par la description de la solidarit&eacute; entre ces femmes et esp&egrave;re que leur petite troupe&nbsp;en sera &agrave; la hauteur. Faire entrer ses mots en eux, se relier &agrave; travers le temps &agrave; l&#39;horreur v&eacute;cue par d&#39;autres,&nbsp;la responsabilit&eacute; est immense au fur et &agrave; mesure qu&#39;ils se rendent compte qu&#39;eux aussi, sont les enfants de cette histoire.&nbsp;</p><p>&nbsp;</p><p>&nbsp;</p><p><img alt="" width="100%" src="https://d3v4jsc54141g1.cloudfront.net/uploads/project_image/image/505714/GROUPE1-1523433545.jpg" /></p><p>&nbsp;</p><p>Au fur et &agrave; mesure de l&rsquo;ann&eacute;e, les &eacute;l&egrave;ves s&#39;approprient ces textes pour cr&eacute;er leur propre spectacle. <strong>Au del&agrave; de la force du t&eacute;moignage sur l&#39;exp&eacute;rience des camps, les textes de l&#39;&eacute;crivaine&nbsp;rescap&eacute;e&nbsp;posent des questions essentielles, in&eacute;dites pour ces adolescents en pleine d&eacute;couverte d&rsquo;eux-m&ecirc;mes</strong>.</p><p>&nbsp;</p><p><img alt="" width="100%" src="https://d3v4jsc54141g1.cloudfront.net/uploads/project_image/image/507133/Capture_d__cran_2018-04-16___17.48.37-1523893733.png" /></p><p>&nbsp;</p><p>&nbsp;</p><p>Les &eacute;l&egrave;ves voyagent. Pendant une semaine &agrave; Bergame, en milieu d&#39;ann&eacute;e, ils partagent leur travail avec d&#39;autres lyc&eacute;ens italiens et les questions se multiplient. Loin de chez eux et de leur quotidien, ils <strong>se rapprochent encore les uns des autres</strong> et <strong>cherchent des r&eacute;ponses communes en eux et autour des valeurs port&eacute;es par les textes&nbsp;de Charlotte Delbo.</strong></p><p>&nbsp;</p><p>Au fur et &agrave; mesure, ce travail de cr&eacute;ation r&eacute;v&egrave;le ce qu&rsquo;ils ont en eux :<strong>&nbsp;des liens,&nbsp;des r&eacute;voltes&nbsp;mais aussi des douleurs</strong>. En conjuguant leur propre v&eacute;cu &agrave;&nbsp;la parole de Delbo <strong>quelque chose se transforme d&eacute;finitivement en eux et entre eux. </strong>Le film raconte cette aventure intime et collective, r&eacute;sultante de la conjugaison entre l&rsquo;art et&nbsp;la vie. Cette ann&eacute;e, Elisa, Chelsy, Lo&iuml;c et leurs camarades vont vivre une transformation qui les marquera pour toujours. Ils rapporteront les paroles d&#39;une rescap&eacute;e de la Shoah. A travers elle, leur conscience que cette histoire est aussi la leur s&#39;&eacute;veillera.</p><p>&nbsp;</p><p><img alt="" width="100%" src="https://d3v4jsc54141g1.cloudfront.net/uploads/project_image/image/509222/Loicphoto-1524558784.png" /></p><p>&nbsp;</p><p><img alt="" width="100%" src="https://d3v4jsc54141g1.cloudfront.net/uploads/project_image/image/509417/Capture_d__cran_2018-04-24___17.26.34-1524583613.png" /></p><p>&nbsp;</p><p>&nbsp;</p><p>&nbsp;</p><p><img alt="" width="100%" src="https://d3v4jsc54141g1.cloudfront.net/uploads/project_image/image/507917/2-1524126836.jpg" /></p><p>&nbsp;</p><p>&nbsp;</p><p><strong>MAINTENANT, BATTONS-NOUS.&nbsp;</strong></p><p>&nbsp;</p><p><strong>Toute la parole de Charlotte Delbo est un hymne &agrave; la vie</strong>.</p><p>&nbsp;</p><p>A la lecture de ses textes, j&rsquo;ai envie de me battre, envie de vivre&hellip;<strong> </strong>Envie de d&eacute;placer des montagnes ! A l&rsquo;image du personnage de Gris&eacute;lidis R&eacute;al (artiste, &eacute;crivain, prostitu&eacute;e) dont j&rsquo;ai fait le portrait dans mon pr&eacute;c&eacute;dent film, Delbo&nbsp;nous propose <strong>de transformer nos faiblesses en forces, de ne pas se soumettre, de r&eacute;sister!</strong> Et pour un lyc&eacute;en, un adulte en devenir, sa parole lib&eacute;ratrice devient un atout essentiel.</p><p>&nbsp;</p><p><br />Ses m&eacute;moires se conjuguent au futur.&nbsp; Son id&eacute;e&nbsp; n&rsquo;est&nbsp; pas de ressasser un pass&eacute; douloureux mais d&rsquo;en sortir grandi. Elle a produit, ainsi, de grands textes d&rsquo;affirmation de la joie, de la cr&eacute;ation, de l&rsquo;optimisme. <strong>Faire ce film &agrave; partir de ses textes et de ces adolescents, c&#39;est armer la jeunesse de cette m&eacute;moire.</strong></p><p>&nbsp;</p><p><strong>TOUS ENSEMBLE. &nbsp; &nbsp; </strong>&nbsp; &nbsp; ​​​&nbsp;&nbsp;</p><p>&nbsp;</p><p>&nbsp;</p><p><img alt="" width="100%" src="https://d3v4jsc54141g1.cloudfront.net/uploads/project_image/image/509426/Capture_d__cran_2018-04-24___17.32.16-1524583965.png" /></p><p>&nbsp;</p><p>&nbsp;</p><p><strong>Les th&egrave;mes de l&rsquo;amiti&eacute; et de la solidarit&eacute;</strong> entre les femmes d&eacute;port&eacute;es traversent toute son oeuvre. Dans <em>Aucun de nous ne reviendra</em>, elle r&eacute;p&egrave;te &agrave; plusieurs reprises que c&rsquo;est l&rsquo;amiti&eacute; avec ses camarades qui lui a permis de survivre.</p><p>&nbsp;</p><p>Au lyc&eacute;e Rodin, sur le plateau et au fil de l&rsquo;ann&eacute;e, les relations au sein du groupe se renforcent, le travail cr&eacute;atif les oblige &agrave; se souder eux aussi, &agrave; s&rsquo;entraider - car au th&eacute;&acirc;tre, on n&rsquo;est rien l&rsquo;un sans l&rsquo;autre. <strong>Les relations entre les &eacute;l&egrave;ves se transforment, petit &agrave; petit, dans un jeu d&rsquo;&eacute;chos avec les paroles qu&#39;ils prononcent.</strong></p><p>&nbsp;</p><p><img alt="" width="100%" src="https://d3v4jsc54141g1.cloudfront.net/uploads/project_image/image/505711/CALIN-1523433457.png" /></p><p>&nbsp;</p><p>L&agrave; o&ugrave; notre soci&eacute;t&eacute; veut leur insuffler l&#39;id&eacute;e de comp&eacute;tition, de concurrence et d&#39;individualisme, j&rsquo;observe ce groupe d&#39;adolescents &nbsp;se souder de plus en plus, &agrave; travers la cr&eacute;ation artistique. <strong>Pour nos lyc&eacute;ens, c&rsquo;est une aventure collective qui les marquera &agrave; jamais.</strong></p><p>&nbsp;</p><p><strong>DE LA N&Eacute;CESSITE DE L&#39;ART&nbsp;: </strong></p><p>&nbsp;</p><p><img alt="" width="100%" src="https://d3v4jsc54141g1.cloudfront.net/uploads/project_image/image/509418/Capture_d__cran_2018-04-24___17.27.38-1524583673.png" /></p><p>&nbsp;</p><p>De retour en France en 1945, convalescente, les gens lui apportent des livres &agrave; l&rsquo;h&ocirc;pital. Or, ces livres ne l&rsquo;int&eacute;ressent pas, ils la d&eacute;go&ucirc;tent presque: &ldquo;Ces livres ne parlent de rien&rdquo; &eacute;crit-elle.</p><p>Dans son &oelig;uvre, Charlotte Delbo raconte comment, tous les jours &agrave; l&rsquo;appel dans le camp, elle se r&eacute;citait Moli&egrave;re, et reconstituait des po&egrave;mes jadis appris par c&oelig;ur, pour tenir le coup. <strong>Si elle prouve que la culture peut sauver des vies, elle pose parall&egrave;lement la question de celle d&rsquo;aujourd&rsquo;hui, la n&ocirc;tre</strong>.</p><p>Comment penser ? Comment dire ? Comment transmettre ? Comment continuer &agrave; cr&eacute;er face &agrave; l&#39;impensable et &agrave; l&#39;horreur ? Tout l&#39;enjeux est l&agrave;, vital. Ces questions&nbsp;m&rsquo;interpellent &agrave; nouveau en tant que cin&eacute;aste: <strong>Quelle culture faut-il produire aujourd&rsquo;hui pour raconter le monde?&nbsp;</strong></p><p>&nbsp;</p><p>&nbsp;</p><p><img alt="" width="100%" src="https://d3v4jsc54141g1.cloudfront.net/uploads/project_image/image/505710/MAINLIVRE-1523433408.png" /></p><p>&nbsp;</p><p>&nbsp;</p><p>Pour&nbsp;Gr&eacute;goire, Pamela, Noa&nbsp;et les autres qui n&rsquo;ont pas v&eacute;cu ces heures dramatiques, l&rsquo;art comme&nbsp;la culture pouvaient appara&icirc;tre comme secondaires. Mais la lecture de ces textes leur confirme <strong>l&rsquo;importance de cette dimension de leur vie pour (sur)vivre.</strong></p><p>&nbsp;</p><p><strong>Faire un film pour eux, pour nous tous.&nbsp;Essayer de redonner un sens collectif au mot &quot;cr&eacute;ation&quot;.</strong> C&#39;est tout l&#39;enjeu du travail que j&#39;entreprends avec Gabrielle Brun et les merveilleux jeunes com&eacute;diens de sa troupe.</p><p>&nbsp;</p><p>&nbsp;</p><p>&nbsp;</p><p><img alt="" width="100%" src="https://d3v4jsc54141g1.cloudfront.net/uploads/project_image/image/507919/3-1524126849.jpg" /></p><p>&nbsp;</p><p>&nbsp;</p><p>Pendant la guerre, mon grand p&egrave;re paternel a &eacute;t&eacute; fait prisonnier dans des camps en France et en Suisse.&nbsp;Il s&rsquo;est enfui et s&rsquo;est r&eacute;fugi&eacute; en zone libre. A Nice, il a rencontr&eacute; ma grand m&egrave;re qui avait, elle aussi, fui&nbsp;l&rsquo;Allemagne. Mon p&egrave;re nous a transmise cette histoire dont ses propres parents n&rsquo;ont que tr&egrave;s peu parl&eacute; &hellip;</p><p>&nbsp;</p><p>D&egrave;s mon enfance, les grandes images en noir et blanc de &ldquo; De Nuremberg &agrave; Nuremberg&rdquo; faisait partie int&eacute;grante de ma culture - tout comme &ldquo;Le journal d&rsquo;Anne Frank&rdquo;, &ldquo;Un sac de billes&rdquo;&hellip;</p><p>&nbsp;</p><p>Au fur et &agrave; mesure que je grandis, je b&acirc;tis ma propre vision de cette Histoire, une vision tr&egrave;s diff&eacute;rente de celle de mon p&egrave;re et &agrave; fortiori de celles de mes grands parents. Et je me demande ce qu&rsquo;il en sera pour mon fils et pour les g&eacute;n&eacute;rations futures pour qui cette Histoire est de plus en plus lointaine.</p><p>&nbsp;</p><p>&nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp;<img alt="" width="100%" src="https://d3v4jsc54141g1.cloudfront.net/uploads/project_image/image/509425/Capture_d__cran_2018-04-24___17.31.10-1524583908.png" /></p><p>&nbsp;</p><p>Le devoir de m&eacute;moire n&#39;est pas qu&#39;un simple principe brandit au milieu de tant d&#39;autres. C&#39;est une pri&egrave;re muette et essentielle des morts aux vivants. La seule fa&ccedil;on de construire un avenir meilleur.&nbsp;</p><p>Alors aujourd&#39;hui, vous aussi, vous pouvez nous aider&nbsp;&agrave; rapporter ces paroles... et &agrave; leur donner les visages rieurs, intenses et vivants, qu&#39;un jour les d&eacute;port&eacute;s&nbsp;ont perdu et que Charlotte Delbo a eu l&#39;immense courage de faire rena&icirc;tre.</p><p>&nbsp;</p><p>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; <img alt="" width="201" height="294" src="https://d3v4jsc54141g1.cloudfront.net/uploads/project_image/image/505983/charlotte_rit-1523481305.PNG" /></p><p>&nbsp;</p><p><img alt="" width="100%" src="https://d3v4jsc54141g1.cloudfront.net/uploads/project_image/image/509422/Capture_d__cran_2018-04-24___17.29.00-1524583757.png" /></p><p>&nbsp;</p><p>&nbsp;</p><p><img alt="" width="100%" src="https://d3v4jsc54141g1.cloudfront.net/uploads/project_image/image/507921/5-1524126873.jpg" /></p><p>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</p><p>&nbsp;</p><p><img alt="" width="100%" src="https://d3v4jsc54141g1.cloudfront.net/uploads/project_image/image/505707/CD1-1523433157.png" /></p><p>&nbsp;</p><p>&nbsp;</p><p>Charlotte Delbo (1913-1985), fille d&#39;immigr&eacute;s italiens, communiste engag&eacute;e dans la R&eacute;sistance fran&ccedil;aise d&egrave;s 1941, a fait partie en 1943 du &laquo;convoi des 31 000&raquo;, parmi 230 femmes d&eacute;port&eacute;es politiques. <strong>Elle a alors 30 ans</strong>. Son mari, arr&ecirc;t&eacute; en m&ecirc;me temps qu&#39;elle, vient d&#39;&ecirc;tre fusill&eacute;. <strong>Au milieu de l&#39;horreur d&#39;Auschwitz, elle d&eacute;cide qu&#39;&agrave; son retour elle &eacute;crira. Ce que ces &ecirc;tres y ont v&eacute;cu</strong>. Elle sera effectivement l&#39;une des 49 rescap&eacute;es et d&egrave;s son retour elle &eacute;crit &laquo;Aucun de nous ne reviendra&raquo;. Mais avec une &eacute;tonnante lucidit&eacute;, elle sent que les gens <strong>ne sont pas encore pr&ecirc;ts &agrave; entendre</strong> ce qu&rsquo;elle raconte, et elle attend 1965 pour publier ce texte. Il constituera le premier tome d&#39;une trilogie : &laquo;Auschwitz et apr&egrave;s&raquo; (Editions de Minuit). Elle &eacute;crira aussi d&rsquo;autres ouvrages dont plusieurs pi&egrave;ces de th&eacute;&acirc;tre, notamment &laquo; <em>Qui rapportera ces paroles ?</em> &raquo;, pi&egrave;ce pour 24 com&eacute;diennes, qui se situe dans un camp.</p><p>&nbsp;</p><p><img alt="" width="100%" src="https://d3v4jsc54141g1.cloudfront.net/uploads/project_image/image/505708/LEMONDE-1523433181.png" /></p><p>&nbsp;</p><p>&nbsp;</p><p><img alt="" width="100%" src="https://d3v4jsc54141g1.cloudfront.net/uploads/project_image/image/507922/6-1524126883.jpg" /></p><p>&nbsp;</p><p>Apr&egrave;s avoir obtenu une licence en journalisme, Natacha Giler a d&eacute;cid&eacute; de se sp&eacute;cialiser dans le film documentaire. Elle a tourn&eacute; son premier 52 minutes, &ldquo;Ngwane, le royaume du Swaziland&rdquo; en Afrique en 2007. Plus r&eacute;cemment, elle a &eacute;crit et r&eacute;alis&eacute; &ldquo;Gris&eacute;lidis R&eacute;al, carnets de bal&rdquo;, une exploration dans la vie et le travail de Gris&eacute;lidis (1929-2005) une femme unique qui &eacute;tait, &agrave; la fois, une &eacute;crivain populaire et une prostitu&eacute;e r&eacute;volutionnaire. En 2012, elle a d&eacute;m&eacute;nag&eacute; &agrave; New York pendant 3 ans afin d&rsquo;enrichir son exp&eacute;rience professionnelle. Son film &ldquo;Woman in the sky&rdquo;, une autre histoire de femme (am&eacute;ricaine) au destin extraordinaire, est actuellement en post-production. Elle est maintenant de retour &agrave; Paris et partage son temps entre le montage de documentaires et ses projets de films.</p><p>(Site internet: <a target="_blank" href="www.natachagiler.com">www.natachagiler.com</a>)</p><p>&nbsp;</p><p><img alt="" width="100%" src="https://d3v4jsc54141g1.cloudfront.net/uploads/project_image/image/507923/7-1524126891.jpg" /></p><p>&nbsp;</p><p>&nbsp;</p><p>&quot;Ce qui nous a touch&eacute; dans le projet de Natacha Giler, c&rsquo;est de voir <strong>comment l&rsquo;art peut&nbsp;transformer la vie</strong>. A l&rsquo;image des &quot;R&ecirc;ves dansants&quot; de Pina Bausch de Ann Linsel et Reiner Hoffman, ou encore de &quot;A voix haute&quot; de St&eacute;phane de Freitas et Ladj Ly, NOUS RAPPORTERONS CES PAROLES offre le spectacle quasi merveilleux d&rsquo;une transformation : celle d&rsquo;<strong>adolescents souvent intimid&eacute;s par le groupe qui deviennent des individus l&eacute;gitimes &agrave; penser leur monde, leur vie, tout ce qui les fonde et &agrave; vivre enfin en soci&eacute;t&eacute;.</strong></p><p>&nbsp;</p><p><br /><strong>Ce petit miracle </strong>est le fruit d&rsquo;un travail th&eacute;&acirc;tral<strong> port&eacute; par une enseignante passionn&eacute;e</strong>, figure centrale du film. Mais c&rsquo;est d&rsquo;abord les visages de Noa, de Lo&iuml;c, d&rsquo;Elisa et de tous les autres, dont nous suivrons l&rsquo;&eacute;volution pendant un an, jusqu&rsquo;au spectacle de fin d&rsquo;ann&eacute;e, apoth&eacute;ose de leur parcours en compagnie de Charlotte Delbo.</p><p>&nbsp;</p><p>Pour nous <strong>ce film est essentiel</strong>. Dans la soci&eacute;t&eacute; dans laquelle nous vivons, les textes de Charlotte Delbo r&eacute;sonnent sans fin : on pense aux camps de r&eacute;tention, aux r&eacute;fugi&eacute;s politiques, &agrave; la lutte pour la libert&eacute; de presse et de parole, aux droit des femmes. Mais on pense aussi au devoir de m&eacute;moire, au t&eacute;moignage sur les valeurs de la vie, au combat pour des id&eacute;es. Et, surtout, on pense &agrave; ce d&eacute;sir et cette force dont elle nous parle pour b&acirc;tir un autre monde. NOUS RAPPORTERONS SES PAROLES est donc aujourd&rsquo;hui un acte important, n&eacute;cessaire, mais aussi une d&eacute;marche originale de transmission.</p><p>&nbsp;</p><p><strong>Aujourd&rsquo;hui plus que jamais, il nous semble fondamental d&#39;aller chercher de nouvelles voies d&#39;acc&egrave;s &agrave; l&rsquo;Histoire pour les rapprocher de la jeunesse</strong>.</p><p>Natacha a &agrave; coeur de <strong>trouver une forme au film qui soit g&eacute;n&eacute;reuse et puissante</strong>. Nous avons toute confiance en elle, tant <strong>elle est habit&eacute;e par son sujet et par la joie des lyc&eacute;ens&nbsp;qui vivent cette aventure devant sa cam&eacute;ra</strong>.&quot;</p><p>&nbsp;</p><p>Francesca Feder et Arnaud Louvet, producteurs &agrave; Aeternam Films</p><p>(<a target="_blank" href="https://www.unifrance.org/annuaires/societe/344400/aeternam-films">Aeternam Films sur Unifrance)</a></p>

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GRAZIE TANTISSIMO ! PACK « GRAZIE MILLE » (= tutto già promesso sopra) + La partition du "Chant des déportés" signée par les lycéens.
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MERCI BEAUCOUP ! PACK « GRAZIE MILLE » + Un sac de toile "Nous Rapporterons Ses Paroles"
  • 16 contributions

200 €

MERCI BEAUCOUP ! PACK « GRAZIE MILLE » + une Master Class au lycée Rodin en présence de la réalisatrice et de Gabrielle Brun, la professeure à l'origine de l'atelier théâtre.
  • 7 contributions

300 €

MERCI BEAUCOUP ! PACK « GRAZIE MILLE » + 2 places pour le Mémorial de la Shoah (hors déplacement)
  • 2 contributions

500 €

MERCI BEAUCOUP ! PACK « GRAZIE MILLE » + 2 places Mémorial de la Shoah à Paris (hors déplacement) + la trilogie de Charlotte Delbo "Auschwitz et après"
  • 3 contributions

750 €

MERCI BEAUCOUP ! PACK « GRAZIE MILLE » + la trilogie de Charlotte Delbo "Auschwitz et après" + donner votre avis à une séance privée sur le montage, avec la réalisatrice et les producteurs.

1 000 €

MERCI BEAUCOUP ! PACK « GRAZIE MILLE » + Trilogie de Charlotte Delbo "Auschwitz et après" + Une invitation pour deux personnes à une projection du film dans un festival documentaire en France (hors déplacement).

2 500 €

MERCI BEAUCOUP ! PACK « GRAZIE MILLE » + Votre nom cité sur un carton collectif au générique début du film.
  • 2 contributions

5 000 €

MERCI BEAUCOUP ! PACK « GRAZIE MILLE » + Votre nom cité sur un carton collectif au générique début du film. + Une invitation pour deux personnes pour une projection dans un festival en Europe (hors déplacement).

10 000 €

MERCI BEAUCOUP ! PACK « GRAZIE MILLE » + Votre nom cité comme producteur associé sur un carton seul au générique début du film. + Un voyage (transport et hébergement) pour deux personnes au Mémorial d'Auschwitz-Birkenau.

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