Om Layoun

L'accès à l'eau est un droit humain fondamental qui ne peut souffrir aucune condition ou limitation...

Visuel du projet Om Layoun
Réussi
137
Contributeurs
07/02/2020
Date de fin
11 985 €
Sur 11 800 €
102 %
Autoproduction
culturelle

Om Layoun

Om Layoun, ou La Mère des Sources, est un film documentaire (long métrage) qui vise à ouvrir un débat de société, en Tunisie et ailleurs, sur la nécessité absolue et urgente de mieux gérer les ressources en eau disponibles, à travers l'adoption de nouveaux modèles économiques orientés vers plus de justice hydrique, écologique, sociale, intergénérationnelle et économique.

Le film Om Layoun est construit sur une idée simple : L’eau est un bien commun à l’ensemble de l’humanité dont l’accès, à hauteur des besoins, est un droit humain fondamental qui ne devrait souffrir d’aucune condition préalable. Condition nécessaire à la vie biologique et sociale, l’eau ne doit en aucune manière être considérée comme une marchandise commercialisable, comme c’est le cas aujourd’hui.

C’est ce que Om Layoun tentera de démontrer, de discuter et de défendre en montrant des situations de gaspillages scandaleux et/ou de privations choquantes induites par les mécanismes internes du marché de l’eau et, plus généralement, par le modèle économique extractiviste dominant.

Par ailleurs, le film Om Layoun vise à faire la démonstration que si toute l’eau de la terre ne suffira jamais à faire fleurir tous les déserts du monde, l’eau disponible suffirait largement à couvrir l’ensemble des besoins humains et économiques, pourvu qu’on cesse de la considérer comme une marchandise objet d’accumulation, de privatisation et de commercialisation. Ainsi, le film défendra l’idée que la rareté de l’eau, souvent avancée comme un argument de gouvernance néolibérale, est induite par le modèle économique dominant et non une donnée naturelle…

La privation, la soif, la rareté, le manque… ne relèvent, en aucune manière, des faits du ciel mais de la volonté des « princes » qui sont les détenteurs des ressources hydrauliques et qui s’en servent comme moyen d’enrichissement ici ou comme outil de pouvoir là-bas.

Par ailleurs, la problématique de l’eau n’est pas sans lien avec celle, beaucoup plus globale, du dérèglement climatique dont on voit déjà les effets directs sur les rythmes des pluviométries et des sécheresses. A des sécheresses prolongées succèdent des épisodes violemment pluvieux. Dans les deux cas, les conditions d’accès à l’eau pour la consommation humaine ou la production s’en trouvent perturbées.

C’est cet ensemble complexe de représentations et d’évidences (factuelles) que Om Layoun ambitionne de porter, de défendre et de diffuser. Tourné en Tunisie, pour des raisons pratiques, Om Layoun partira du local pour aborder le global et se servira de nombreuses situations « tunisiennes » pour discuter la problématique dans sa diversité et sa complexité qui dépassent largement les frontières nationales.

 


Réalisateur : Habib Ayeb

Je m'appelle Habib Ayeb et je suis né dans un petit village troglodyte  appelé Demmer et situé sur les montagnes arides de Jebel Demmer, dans le Sud Est Tunisien. Dans ce village, les habitants avaient accumulé depuis des générations un ensemble extraordinairement riche et varié de savoirs-faire qui leur avait permis d'exploiter des ressources naturelles extrêmement rares (moins de 100 mm de pluies par an) et de vivre sur place dans une évidente harmonie avec le milieu, le climat et les rares ressources. L’olivier en constitue la richesse principale et certains oliviers, parfois âgés de plusieurs siècles, peuvent encore produire jusqu’à 500 litres d’huile par an.

C'est dans ce village que j'ai grandi dans une famille très pauvre. Les hasards de la vie et énormément de chances m'ont permis de sortir de la pauvreté et d'avoir un itinéraire très riche.

Technicien agricole, ingénieur hydrologue et socio-géographe spécialisé en thématiques rurales et environnementales, j'ai toujours été politiquement engagé pour la justice sociale, environnementale, climatique et économique. Parmi de nombreuses initiatives et actions, mon engagement politique a été à l'origine de la fondation en 2017, avec d'autres activistes, de l'Observatoire de la Souveraineté Alimentaire et de l'Environnement OSAE (association tunisienne : www.osae-marsad.org )

Parmi de nombreux autres moyens et en plus des publications académiques, j'utilise l'image et la vidéo pour porter et défendre les causes auxquelles je crois. Om-Layoun que je réalise actuellement est mon sixième film documentaire après cinq autres dont quatre sont en libre accès sur internet :

Ayeb H., (2017) Couscous : Les Graines de la Dignité. 62 minutes. 

Accessible en ligne :

FR -> https://osae-marsad.org/2020/01/24/couscous-les-graines-de-la-dignite/
EN -> https://osae-marsad.org/2020/01/24/couscous-seeds-of-dignity/
IT -> https://osae-marsad.org/2020/01/27/couscous-i-semi-della-dignita/

Ayeb H., Bush R., (2014) Fellahin (Paysans). 39 minutes : http://athimar.org/articles/details/fellahin

Ayeb H., (2014) Gabes Labess. 47 Minutes : http://athimar.org/articles/details/gabes-labess-all-is-well-in-gabes

Ayeb H., Kamel N., (2012) Mirages Verts. 45 minutes : http://athimar.org/articles/details/green-mirage-mirages-verts

Ayeb H., Archambeau O., (2003) Sur les bords du Nil; l’eau en partage. Documentary. 46 minutes :  http://www.doc2geo.fr/visionner/sur-les-bords-du-nil-l-eau-en-partage

À quoi servira la collecte

La première étape de réalisation du film est pratiquement terminée, après presque une année de tournage et plus de 10.000 kilomètres parcourus à travers la totalité du pays. Avec plusieurs dizaines d'heures de matériaux enregistrés/filmés, la récolte s'avère très prometteuse. Ceci nous permet de passer à la phase de post-production, qui comprend le montage vidéo, l'illustration, l'animation la composition musicale originale, le montage sonore, la correction des couleurs, les conceptions, les crédits et quelques autres détails.

Afin de pouvoir achever la post-production et partager ce documentaire, nous essayons de récolter 11 800 €.

Le budget global du documentaire est d'environ 35 000 €. Il est composé de quatre phases différentes :

- Préparation (recherches, écriture, préparation, petits équipements...) : 6 000€

- Tournage (interviews, vidéos de paysages, photos, enregistrements audio, archives) : 12 000€

- Post-Production : 11 800€

- Premières projections, festivals nationaux et internationaux... : 5000 €

Les deux premières phases ont (préparation et tournage) ont été financées par le réalisateur, des contributions individuelles directes, et OSAE** (Observatoire de la Souveraineté Alimentaire et de l'Environnement) : Un total d'environ 18 000€

La phase 3 (Post-Prod) : la collecte en cours : 11800 €

La phase 4 sera prise en charge par Inside Prod*** et OSAE**.

**OSAE: www.osae-marsad.org

***Inside Prod: www.inside-prod.com/couscous/

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