"Passe Encore de Bâtir" — Un portrait, un film documentaire, une archive

Passe encore de bâtir, mais qu’en est-il d’archiver à cet âge ? Ou, comment et pourquoi archiver l’archiviste avec un film documentaire.

Réussi
79
Contributeurs
25/07/2021
Date de fin
9 532 €
Sur 8 000 €
119 %
Autoproduction
culturelle

"Passe Encore de Bâtir" — Un portrait, un film documentaire, une archive

Soutenez mon premier film documentaire Passe encore de Bâtir, un portrait de Marie-Claire, ma grand-mère, 93 ans, et une réflexion sur le rôle de l’archive et celui de l’archiviste. Elle faisait le tour de la pièce pour ne pas entrer dans le cadre. Elle pesait ses mots avant de répondre à mes questions. Puis elle s’est prêtée au jeu et m’a présenté certains objets de son musée. Elle prenait un ton digne d’une de ses émissions télévisées préférées. Le film prenait vie, et lentement elle prenait confiance, en elle, en moi, en ses souvenirs et en la caméra. L’envie de faire ce film est née de cette urgence de récolter, ordonner et conserver les histoires que raconte Marie-Claire, alors qu’elle a elle-même passé une grande partie de sa vie à récolter, ordonner, et conserver celles des autres; en d’autres termes, de ce besoin d’archiver l’archiviste. Depuis 2019, ce sont de longues discussions avec Marie-Claire, de nombreuses recherches visuelles et écrites, et de multiples remises en question qui m’ont amenée à la forme que prend ce film aujourd’hui. Et c’est cette somme de recherches et de réflexions que je cherche à vous transmettre, dans l’espoir que ses thèmes et sa poésie, résonnent autant chez les proches de Marie-Claire que chez celles et ceux qui lui sont inconnu.e.s. Et si Passe Encore de Bâtir est un film qui parle d’archive, il parle aussi de transmission entre une grand-mère et sa petite fille, et de la personnalité atypique d’une femme née en 1927 qui aurait pu être sage-femme, architecte ou archiviste, mais qui n’a jamais travaillé. Ainsi, Passe Encore de Bâtir questionne la représentation de la vieillesse et l’importance accordée à l’héritage familial dans notre société contemporaine, — des thèmes à la fois personnels et universels qui nous concernent tous et toutes, de près ou de loin. Mais avant tout, il interroge le processus d’acceptation du silence qui accompagne la disparition inévitable d’un.e aîné.e. Et alors que jamais je ne connaitrai toute l’histoire de ma grand-mère, vous non plus. Ce film en trace seulement les contours, et dessine les souvenirs d’un moment partagé ensemble — celui dédié au tournage de ce film. a Marie-claire a aujourd’hui 93 ans, en décembre 2021 elle en aura 94. Elle est un personnage timide, tendre et plein d’humour, qui collectionne encore des objets anciens et archive de nombreux documents dans les placards de sa maison située dans le Beaujolais. Depuis quelques temps, elle se dit “sur la piste d’envol”. Elle prépare son départ, elle fait du tri dans ses affaires. Et prenant le rôle de l’archiviste, avec elle je fais un film sur ses objets, sa maison et ses histoires. a Aspirant à dresser un portrait de ma grand-mère entre hommage et projection, j’interroge cette période de transition où les souvenirs et les objets changent de propriétaire. Et ce documentaire est semblable à une boîte d’archive dans un premier temps vide, sur laquelle serait inscrit “Marie-Claire”. Pour décider ce que doit conserver sous forme d’images et de sons cette boîte d’archive audiovisuelle, nous avons défini ensemble un abécédaire. Cet abécédaire représente autant ses principaux centres d’interêt, que le processus même d’archivage qui nous fascine toutes les deux. a L’abécédaire se tisse au fil du récit. Il est la structure narrative souple qui me permet de confronter l’archive à l’oubli, le personnel à l’universel, l’intimité à l’intrusion, les mots aux choses. Et alors que nous faisons face à ces informations, ces documents et ces objets qui ne seront jamais transmis et à ces zones de silence qui subsisteront, nous sommes amenés à questionner les limites de l’archive filmée. a Les séquences du film tournées, il s’agit maintenant d’associer mots et images pour rendre compte de l’histoire en l’espace d’environ 40 minutes, et sur une musique originale composée par Pierre Guimard — un autre des 8 petits enfants de Marie-Claire. Cette étape qu’est le montage a débuté au printemps et sera suivi de l’étalonnage des images (le travail des couleurs et de la luminosité du film) et du mixage du son pour le rendre uniforme. Et c’est pour m’aider à financer ces différentes étapes que j’en appelle à votre participation aujourd’hui! a a Qui suis-je ? Je m’appelle Clarisse Pillard, j’ai 23 ans et depuis plusieurs années je fais évoluer ma pratique artistique entre poésie et sociologie, autour de l’exploration de la relation entre les mots et les images. Des images métaphoriques ainsi que des histoires personnelles et/ou collectives, sont souvent l’origine de mes productions écrites, vidéos, multimédia et imprimées. Et alors que mes projets sont toujours des réflexions sur le monde qui nous entoure, les images que je tends à créer me permettent de transposer de manière tangible une réalité, une question ou une pensée critique, tout en faisant appel à l’imaginaire de leur récepteur/rice: elles sont des outils de transmission et de communication d’une vision subjective à l’autre. a — Sélection de scans d'objets et surfaces qui peuplent la maison de Marie-Claire, réalisés au cours du projet.

À quoi servira la collecte

Pour donner au film l’envergure, la précision et la qualité qui lui revenaient, je me suis entourée de différents professionel.le.s de l’audiovisuel. Et alors que le film ne dépend pas d’une production, cette collecte a pour objectif de valoriser le travail, l’engagement et le soutien de mes collaborateur.rice.s. Et c’est en fonction de vos participations, que je pourrai déterminer leur rémunération: si le premier objectif est d’atteindre 8000€, réaliser cet objectif à 150% — soit récolter 12 000€! — me permettrait de revoir mon budget à la hausse dans le but de valoriser le travail de mes coéquiper.e.s, et de pallier les potentiels aléas de la post-production. Mais ce budget supplémentaire me permettrait aussi de soutenir de futures dépenses liées à la diffusion et à la communication du film une fois fini. Voici le détail du budget qui correspond aux différentes étapes de réalisation: a Pour vous remercier de votre participation je vous propose diverses contreparties inspirées du projet. Selon vos contributions, les contreparties pourront être: Votre nom dans les crédits du film L’accès au film en streaming Une carte postale d’une scène du film accompagnée d’une citation de Marie-Claire Un magazine (14,8 x 21 cm) présentant le scénario du film Un magazine (21 x 29,7 cm) avec une sélection de mes visuels scannés des objets et surfaces de la maison de Marie-Claire Le film dans un coffret DVD spécial Un livre dépliable et modulable fait main (22 x 29 cm) avec une sélection de mes visuels scannés des objets et surfaces de la maison de Marie-Claire mise en relation avec des citations du film (voir photos ci-dessous) Une invitation à la projection de la première du film dans un lieu encore à déterminer Le tirage d’une scène du film présenté dans un cadre issu de la collection de Marie-Claire Un objet unique et surprise des archives de Marie-Claire Les dons sans contrepartie sont aussi possibles tout en bas de la page, et pour ceux-ci, je n’oublierai pas de vous remercier chaleureusement non plus ! — & avant tout, merci pour l’attention et l’intérêt que vous portez au projet ! a

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