SOUVENIRS DU FUTUR

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SOUVENIRS DU FUTUR

Corridor Éléphant propose une collection de livres papier en édition limitée, numérotée et signée. Ces livres sont disponibles dans sa librairie en ligne.  
La maquette, l’impression et le choix du papier sont réfléchis avec l’artiste afin que l’ouvrage corresponde avec le plus de justesse possible au travail du photographe. Le livre de Pelly Angelopoulou sera imprimé sur un papier couché semi-mat 170 gr.

Édition limitée, numérotée, signée par l'auteur' et certifiée par un cachet à froid.
Format 15x21 cm (format cahier). 
108 pages. 77 œuvres.



Qu’y a t-il à dire de l’histoire en dehors du fait qu’elle est incapable d’accoucher d’autre chose que d’espoir ?

____

Bruxelles, tard dans la nuit, une femme et un homme assis à une table enfumée discutent. Elle dit :

« Accepterais-tu de me donner les photos que nous venons de voir ? j’aimerai les découper, imaginer une œuvre commune ou ma réflexion se mêlerait à la tienne. Un travail qui aurait différents niveaux de lecture et permettrait à chacun d’y trouver, non des réponses, mais des questions »

Il aurait fallu être raisonnable pour refuser cette union, je ne le suis pas.



INTERVIEW DE L'ARTISTE

Pourriez-vous nous décrire votre parcours artistique ?

Ma nature artistique s’est exprimée avec les arts visuels. J’ai étudié à l’université des beaux-arts d’Athènes et, un peu plus tard, je suis revenue pour enseigner. J’ai choisi la mosaïque comme médium, car elle était inexplorée dans les domaines des arts contemporains. Je n’ai jamais forcé l’évolution de mon style personnel qui s’est développé grâce à la recherche, au travail et aux expériences. ​

Je considère la mosaïque comme un mélange de peinture et de sculpture et je me suis intéressée à la construction esthétique des formes et des volumes, en évitant le piège de simplement exploiter le charme de smalti vifs et colorés, de pierres naturelles et semi-précieuses.

Progressivement, j’utilise d’autres matériaux comme des objets, tissus, papier japonais, cristaux, etc., créant ainsi une sorte de technique mixte. 

Dernièrement, j’ai commencé à travailler avec des collages qui se sont à nouveau développés grâce à la recherche et au travail, créant les formes de manière picturale, résultant en des compositions homogènes et non des images fragmentaires placées les unes à côté des autres.

Ce qui est commun à la mosaïque et au collage, c’est que je dois déconstruire des matériaux, papiers, pierres etc., et les reconstruire sur quelque chose de nouveau. 

J’ai eu une carrière que l’on peut qualifier d’internationale, en exposant dans de nombreux pays du monde, et il en est de même avec mes œuvres qui se sont retrouvées dans des collections privées et des monuments historiques de divers pays.

Parmi les moments les plus importants de ma carrière, je peux citer :

– les expositions personnelles dans les musées de Tokyo et d’Osaka organisées par le grand groupe d’édition japonais, le Yomiuri Shimbun ;

– la participation à la Biennale de Moscou avec mon installation intitulée Children’s reliquary ;

– l’exposition personnelle au Musée royal d’art et d’histoire de Bruxelles ;

– le projet Π + A, en collaboration avec le photographe Axel Leotard. 

 

 

Pourquoi avoir choisi le collage ?

L’idée du collage est née lors d’une collaboration professionnelle que j’ai eue avec mon fils Dionysis. Il m’a demandé de créer des images pour accompagner des textes et je les ai créées avec des collages. Il les a aimées et m’a encouragée à continuer. 

J’ai commencé à explorer les potentiels esthétiques du médium et je me suis rendu compte que cela me donnait des possibilités d’expression différentes de la mosaïque. À ce moment, j’ai rencontré le photographe Axel Leotard qui a regardé sérieusement mes collages, que jusqu’alors je ne considérais que comme une expérience.

Je lui ai proposé spontanément un projet collaboratif et il a réagi tout aussi spontanément, répondant : « Pourquoi pas ? ». Sa collection d’environ cinq cents photos a été la clé qui a libéré mon imagination. Celles-ci n’étaient pas seulement une source d’inspiration illimitée, mais elles ont eu un impact sur mes concepts. J’étais libérée de certaines préoccupations, incertitudes et hésitations.

C’est ainsi qu’a commencé progressivement notre collaboration et la naissance du projet Π + A, concernant les humains et la vie. Notre coopération est non conventionnelle, difficile à expliquer car c’est une collaboration d’artistes qui implique une part importante d’échanges et d’influences intellectuelles.

La façon dont je crée mes œuvres est longue et complexe. La photographie capture l’instant. Même les images des œuvres d’art que j’utilise pour mes compositions ne sont pas les œuvres elles-mêmes, mais leur photo créée instantanément. Ainsi, chaque création est composée de nombreux moments d’une période de temps non spécifique, reliant le passé au présent. 

 Il est également évident que les images sont utilisées comme symboles et comme hiéroglyphes pour servir les narrations de mes pensées et idées.  

Pourquoi découper et assembler des œuvres de différentes époques ?

Dans les œuvres d’art, chaque partie individuelle a une signification et un symbolisme fort, qu’elle porte encore même sortie de la composition. Lorsqu’une portion est utilisée pour créer une autre image, son symbolisme d’origine est modifié, influencé par tout ce qui existe à côté d’elle.

Par conséquent, la symbolique de chaque image et la manière dont elle coopère esthétiquement et sémantiquement avec les autres images de la composition sont primordiaux ; le temps n’a donc pas d’importance.

Les compositions du projet ne concernent pas une période de temps ou un lieu précis, mais les influences et les effets des événements sur les sociétés et les individus, sur les humains et leur vie. Le passé et le présent coexistent pour mettre en évidence des faits qui, peu importe le moment et le lieu, ont tous été provoqués par des motivations, des intentions et des intérêts similaires, et tout cela a également causé des souffrances, des désastres ou des joies semblables. 

Diriez-vous de ce travail qu’il est « politique » ?

Ce travail est principalement politique. La collaboration avec Axel Leotard reposait sur le fait que nous avons tous les deux les mêmes principes et valeurs concernant la vie, les humains et les droits de l’homme, que nous avons tous les deux agi pour les protéger. 

Lorsque nous nous sommes rencontrés pour la première fois en 2016, une crise était déjà présente avec de nombreux problèmes sociaux à travers le monde, mais nous ne pouvions imaginer ce qui allait arriver.

Bien sûr, les sujets en tant que tels ne se focalisent pas sur l’actualité, mais dans une relation avec le passé et le présent, ici ou ailleurs. 

En tant qu’artiste, il n'est pas possible d’éviter d’aborder les enjeux politiques et sociaux de notre temps : l’hypocrisie sociale et l’injustice, les préoccupations, les normes sociales et les classifications, les genres, la sexualité humaine, la guerre, la vie, la mort, l’amour, l’enfer et le paradis sur terre.

L’existence sans cause du « doit et ne doit pas », qui concerne des choix strictement personnels qui n’affectent pas la vie d’autrui, et en même temps l’acceptation de l’abus des droits humains fondamentaux. 

Sans doute, l’intention n’était pas de produire des images de prédication dogmatique, mais d’encourager le questionnement et la réflexion. Mais il est parfois inévitable de créer une provocation intentionnelle.


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