Pour Nos Filles

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Visuel du projet Pour Nos Filles
Réussi
55
Contributions
15/02/2020
Date de fin
1 502 €
Sur 1 500 €
100 %
Autoproduction
culturelle

Pour Nos Filles

<p style="text-align:right">Pour Nos Filles est un film documentaire r&eacute;alis&eacute;</p> <p style="text-align:right">&nbsp;par Ad&egrave;le Bouvier et Romain Bellec.</p> <blockquote> <p style="text-align:center">&quot; <em>Aujourd&rsquo;hui &agrave; Kabakouma, dans un petit village de la r&eacute;gion ouest de la C&ocirc;te d&rsquo;Ivoire, on f&ecirc;te le passage des jeunes filles &agrave; l&rsquo;&acirc;ge adulte.&nbsp;Mais cette fois ci, cette c&eacute;r&eacute;monie ne sera pas marqu&eacute;e par le fer de l&rsquo;excision.&nbsp;Depuis une dizaine d&rsquo;ann&eacute;es maintenant, Martha, fille et petite fille d&rsquo;exciseuses, milite contre cette pratique et remet en question les traditions.&nbsp;Femmes et villages commencent &agrave; pr&eacute;sent &agrave; cicatriser.&quot;</em></p> </blockquote> <p style="text-align:center"><img alt="" src="https://d3v4jsc54141g1.cloudfront.net/uploads/project_image/image/640167/Capture_d__cran_2020-01-07___13.27.36-1578400137.png" width="100%" />Depuis plus de vingt ans &agrave; pr&eacute;sent, la pratique de l&rsquo;excision est interdite en C&ocirc;te d&rsquo;Ivoire.&nbsp;Passible d&rsquo;une peine de prison et d&rsquo;une forte amende, cette loi n&rsquo;a visiblement pas emp&ecirc;cher les exciseuses, les matrones comme on les appelle ici, &agrave;&nbsp;continuer leur travail.&nbsp;Le nombre de femmes excis&eacute;es dans le pays ne cesse d&rsquo;augmenter de mani&egrave;re importante.&nbsp;Face &agrave; cette situation une question se soul&egrave;ve alors : si cette pratique est interdite, pourquoi l&rsquo;excision est-elle encore largement r&eacute;alis&eacute;e en C&ocirc;te d&rsquo;Ivoire ?</p> <p><img alt="" src="https://d3v4jsc54141g1.cloudfront.net/uploads/project_image/image/639541/Martha-1577982710.png" width="100%" />Martha Diomand&eacute;, danseuse et chor&eacute;graphe &agrave; Rennes,&nbsp;est originaire du village de Kabakouma situ&eacute; dans l&rsquo;ouest de la C&ocirc;te d&rsquo;Ivoire. Cette r&eacute;gion est encore particuli&egrave;rement touch&eacute;e par l&rsquo;excision, et dans le village de Martha elle concernait 100% des femmes. Martha est fille et petite-fille de matrones,&nbsp;destin&eacute;e &agrave; le devenir, elle a choisi au contraire&nbsp;de lutter contre cette pratique.&nbsp;</p> <h4><em>&ldquo;L&rsquo;EXCISION NE SE COMBAT PAS AVEC DES ARMES&rdquo;&nbsp;</em></h4> <p>Martha est excis&eacute;e elle aussi, depuis qu&rsquo;elle a 7 ans. Elle conna&icirc;t les cons&eacute;quences de l&rsquo;excision puisque qu&rsquo;elle en a elle-m&ecirc;me subi dans sa vie, mais compris l&rsquo;origine seulement une fois en France.&nbsp;</p> <blockquote> <p style="text-align:right"><em>&ldquo;C&rsquo;est quand je suis arriv&eacute;e en France que j&rsquo;ai su les m&eacute;faits de l&rsquo;excision. En Afrique, les femmes n&rsquo;ont pas cette chance l&agrave;, d&rsquo;assister &agrave; des conf&eacute;rences ou autres&hellip; Nous on les aide &agrave; prendre conscience, sans les perturber.&rdquo;</em></p> </blockquote> <p>En France, elle se rapproche d&rsquo;associations qui luttent contre cette pratique, mais &agrave; sa grande surprise le discours qu&rsquo;elle entend ne refl&egrave;te pas ce qu&rsquo;elle a connu de cette tradition : on y parle de l&rsquo;acte comme d&rsquo;une torture, les exciseuses sont d&eacute;peintes comme des barbares sadiques dans une soci&eacute;t&eacute; qui ne cherche qu&rsquo;&agrave; appuyer un peu plus le statut d&rsquo;une femme soumise.&nbsp;</p> <p>Bien qu&rsquo;elle soit elle aussi contre l&rsquo;excision, cette description ne correspond pas &agrave; sa r&eacute;alit&eacute;. Martha conna&icirc;t et comprend toute la symbolique que repr&eacute;sente cette pratique dans sa culture.&nbsp;</p> <p>Cet &eacute;v&eacute;nement l&rsquo;encourage donc &agrave; essayer une approche diff&eacute;rente pour lutter contre l&rsquo;excision dans son village. Une approche dans le respect et la compr&eacute;hension des traditions.</p> <h4><img alt="" src="https://d3v4jsc54141g1.cloudfront.net/uploads/project_image/image/640161/femmes_village-1578399303.jpg" width="100%" /></h4> <h4><em>UN CHEMIN AMBIGU</em></h4> <p>Difficile m&ecirc;me aujourd&rsquo;hui, d&rsquo;aborder ce sujet tabou au sein des soci&eacute;t&eacute;s qui la pratiquent. Car m&ecirc;me si cet acte est &agrave; pr&eacute;sent aboli par la loi, ne pas le faire est extr&ecirc;mement mal vu.</p> <blockquote> <p style="text-align:right"><em>&laquo; Tu sais, me dit-elle, personne dans ma famille n&rsquo;aurait support&eacute; que je laisse ma fille comme &ccedil;a, ce n&rsquo;est pas bien. Si tu aimes ta fille, tu la fais exciser &raquo;</em></p> </blockquote> <p style="text-align:right">T&eacute;moignage d&rsquo;Amina dans <em>La coupure ou les identit&eacute;s douloureuses</em>, Christine Bellas Cabane</p> <p>Bien au contraire de ce que nous pouvons imaginer de l&rsquo;excision, comme l&rsquo;explique Christine Bellas Cabane, m&eacute;decin et anthropologue dans son livre : l&rsquo; excision &laquo; n&rsquo;est pas un acte de maltraitance comme on le dit en France, mais une marque de &ldquo;bientraitance&rdquo; &raquo; comme&nbsp;au Mali par exemple.</p> <p>Martha comprend tout ce que signifie cette tradition : marque de courage et de force, d&rsquo;appartenance au groupe des femmes ; elle permet de faire d&rsquo;une fille, une femme accomplie gr&acirc;ce &agrave; l&rsquo;&eacute;ducation des matrones.</p> <p>C&rsquo;est cette connaissance et cette compr&eacute;hension de la valeur de l&rsquo;excision, qui finalement, permet &agrave; Martha de pouvoir la remettre en question. Elle conna&icirc;t les enjeux de l&rsquo;arr&ecirc;t de l&rsquo;excision, d&rsquo;un point de vue mat&eacute;riel comme culturel. Sa d&eacute;marche est unique en son genre et d&eacute;montre des progr&egrave;s, alors que plusieurs ONG essuient encore r&eacute;guli&egrave;rement des &eacute;checs aupr&egrave;s des matrones. Apr&egrave;s avoir promis de poser le couteau en &eacute;change d&rsquo;une compensation financi&egrave;re, on d&eacute;couvrait encore de nouvelles petites filles mutil&eacute;es dans ces villages.</p> <p>Martha a choisi plut&ocirc;t que d&rsquo;imposer sa vision aux matrones, de travailler avec elles : de les sensibiliser sur les cons&eacute;quences, de comprendre leur besoins et contraintes et de se pencher sur les probl&eacute;matiques qu&rsquo;entra&icirc;nerait l&rsquo;arr&ecirc;t de l&rsquo;excision. Elle leur laisse le droit de mener leur propre r&eacute;flexion, de parcourir leur chemin de prise de conscience pour amener vers un arr&ecirc;t volontaire de cette pratique.&nbsp;L&rsquo;attachement des familles &agrave; cette tradition est aussi une donn&eacute;e &agrave; prendre en compte, Martha r&eacute;fl&eacute;chit &agrave; des mani&egrave;res d&rsquo;&ocirc;ter l&rsquo;acte d&rsquo;ablation du clitoris tout en gardant l&rsquo;essence de la tradition qui permet &agrave; une fille de devenir femme.&nbsp;</p> <blockquote> <p style="text-align:right"><em>&ldquo;Sans la tol&eacute;rance, sans la compr&eacute;hension d&rsquo;une tradition &ccedil;a ne peut pas changer non plus. Ce qui construit le projet de notre association, c&rsquo;est la force humaine.&rdquo;&nbsp;</em></p> </blockquote> <p><img alt="" src="https://d3v4jsc54141g1.cloudfront.net/uploads/project_image/image/640160/acza-1578399116.png" width="100%" />C&#39;est au sein de&nbsp;l&#39;association ACZA (Association Culturelle Zassa d&#39;Afrique) que&nbsp;Martha a d&eacute;velopp&eacute; des&nbsp;actions pour mener vers l&#39;arr&ecirc;t de l&#39;excision. Sa d&eacute;marche originale&nbsp;a montr&eacute; des r&eacute;sultats convaincants puisqu&#39;aujourd&#39;hui dans le village de Kabakouma, presque toutes les matrones se sont reconverties.</p> <h4><em>POURQUOI R&Eacute;ALISER CE DOCUMENTAIRE ?&nbsp;</em></h4> <p>Aujourd&#39;hui il nous semble important de donner la parole &agrave; Martha et &agrave; son association, de faire conna&icirc;tre toutes leurs actions et de rencontrer les habitants de Kabakouma pour&nbsp;montrer que l&#39;on peut lutter contre l&#39;excision dans le respect et la compr&eacute;hension des traditions.</p> <p><img alt="" src="https://d3v4jsc54141g1.cloudfront.net/uploads/project_image/image/640164/Claudie_-1578399523.jpg" width="100%" />&Agrave; travers ce documentaire, ce que nous souhaitons faire, c&rsquo;est tout d&#39;abord informer le spectateur sur l&rsquo;origine, la symbolique et les enjeux de l&rsquo;excision. Amener le spectateur &agrave; comprendre ce qu&#39;est l&#39;excision, et ce que&nbsp;cette tradition comprend hormis l&#39;acte d&#39;ablation du clitoris. Car si on ne conna&icirc;t pas tous les &eacute;l&eacute;ments autour de cette pratique, il est impossible de lutter efficacement contre.&nbsp;Dans un deuxi&egrave;me temps, nous aimerions montrer comment&nbsp;Martha&nbsp;a r&eacute;ussi &agrave; trouver un chemin vers l&rsquo;arr&ecirc;t de l&rsquo;excision pour tout un village, et comment elle s&rsquo;y est pris.</p> <p>Notre documentaire poss&egrave;de donc bien s&ucirc;r, une d&eacute;marche militante et optimiste, puisqu&rsquo;il s&rsquo;agira de montrer qu&#39;il existe une voie pour faire en sorte que l&#39;excision finisse par s&#39;arr&ecirc;ter. Celle de Martha est dans le dialogue, le respect des traditions et la volont&eacute; de trouver des solutions pour les exciseuses. L&agrave; o&ugrave; les autorit&eacute;s se contentent d&#39;interdire et de sanctionner, nous voulons montrer qu&#39;il existe d&#39;autres fa&ccedil;ons beaucoup plus viables et p&eacute;rennes pour amener vers l&rsquo;arr&ecirc;t de l&rsquo;excision.&nbsp;</p> <p>L&rsquo;id&eacute;e est de sensibiliser les spectateurs sur cette pratique faite dans plusieurs pays d&rsquo;Afrique. Et que d&rsquo;un discours bas&eacute; sur les pr&eacute;jug&eacute;s puisse na&icirc;tre une r&eacute;flexion sur les moyens de changer les choses dans le respect de ces communaut&eacute;s.&nbsp;Nous esp&eacute;rons que pour les spectateurs des pays touch&eacute;s par l&rsquo;excision, ce documentaire permettra aussi d&rsquo;&eacute;veiller aux cons&eacute;quences li&eacute;es &agrave; cette pratique et de montrer qu&rsquo;on peut trouver des solutions pour s&rsquo;en d&eacute;tacher.&nbsp;</p> <p>Nous sommes convaincus que ce documentaire est&nbsp;n&eacute;cessaire et actuel pour montrer &agrave; tous la complexit&eacute; de la question de l&rsquo;excision.&nbsp;Et pour cela, nous avons besoin de votre aide pour le r&eacute;aliser&nbsp;!&nbsp;</p> <h4><em>SOUTENEZ-NOUS DANS CETTE AVENTURE&nbsp;</em></h4> <p>Avec l&#39;association ACZA, un voyage est organis&eacute; en f&eacute;vrier prochain, dans le cadre du mois international de la lutte contre l&#39;excision. Tr&egrave;s, tr&egrave;s (tr&egrave;s) bient&ocirc;t donc !&nbsp;<br /> &Agrave; cette occasion, nous pourrons assister &agrave; la deuxi&egrave;me &eacute;dition du festival des traditions urbaines &agrave; Kabakouma ! Un &eacute;v&egrave;nement que nous ne voulons pas manquer&nbsp;car il permettra de mettre en lumi&egrave;re tout le coeur&nbsp;de ce documentaire.</p> <p>Malheureusement le temps nous est compt&eacute; et cela ne nous permet pas de passer par une voie de financement classique : nous ne pourrons pas obtenir&nbsp;de soutien&nbsp;financier&nbsp;avant notre d&eacute;part. C&#39;est pourquoi nous faisons appel &agrave; la solidarit&eacute; de la communaut&eacute;, on sait que vous pouvez faire des merveilles !</p> <p>Si le projet vous int&eacute;resse n&#39;h&eacute;sitez donc&nbsp;pas &agrave; nous soutenir :&nbsp;chaque don nous sera utile, ou m&ecirc;me un petit coup de pouce pour nous aider &agrave; trouver du mat&eacute;riel, ou qui sait&nbsp;un producteur... On compte sur vous !</p> <p>Si vous souhaitez en savoir plus sur l&#39;association ACZA, on vous invite &agrave; aller &eacute;galement&nbsp;sur leur site internet :&nbsp;<a href="http://www.acza-35.fr" target="_blank">http://www.acza-35.fr&nbsp;</a>&nbsp;o&ugrave; vous pourrez retrouver toutes leurs actions et comment vous pouvez les soutenir.</p> <p><img alt="" src="https://d3v4jsc54141g1.cloudfront.net/uploads/project_image/image/640405/LILO-1578495052.png" width="100%" /><img alt="" src="https://d3v4jsc54141g1.cloudfront.net/uploads/project_image/image/640398/maison_des_femmes-1578493310.jpg" width="100%" /></p> <h4 style="text-align:center"><em>AIDEZ-NOUS &Agrave; R&Eacute;ALISER CE BEAU PROJET&nbsp;</em></h4>

À quoi servira la collecte

<p>Les fonds r&eacute;colt&eacute;s seront enti&egrave;rement utilis&eacute;s pour la location du mat&eacute;riel qui nous servira lors du tournage, les frais de voyage seront &agrave; notre charge.</p>

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  • 3 contributions
du beurre de karité fabriqué par les femmes de Kabakouma

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