Quand Jajarrive en ville

Une Jajagnotte pour nous aider à ouvrir notre shop !

Visuel du projet Quand Jajarrive en ville
Réussi
128
Contributeurs
16/04/2021
Date de fin
8 591 €
Sur 7 500 €
115 %
Féminisme
Recyclage
Changer
de vie

Quand Jajarrive en ville

En bref...

Après 4 ans à vendre de la fripe à bord d'une caravane, nous avons enfin décidé de nous installer dans une vraie boutique. Nous avons trouvé le local, constitué le dossier et signé le bail. Mais notre garant (le grand-père de Margaux) est décédé avant l'état des lieux et notre seule solution pour récupérer les clefs est de mettre en place une caution bancaire de 15 mois de loyer (soit 13 000€ qui sont déjà bloqués et qui le resteront pendant toute la durée de la location) Cet argent constitue la quasi totalité de notre trésorerie. En le bloquant, il nous est impossible de continuer à faire vivre notre entreprise et nous ne pouvons pas non plus faire les investissement nécessaires à l'ouverture de notre boutique... Vous l'avez compris, c'est le serpent qui se mord la queue ! On s'appelle Amandine et Margaux, on croit à fond à notre projet, et on espère que grâce à vous, on réussira à aller au bout de nos rêves...

Vous voulez les détails ?

Au mois de décembre 2020, après un petit ras le bol de la situation sanitaire, et du reste, Amandine tombe sur l'annonce d'un bail commercial rue Marioge dans le quartier des Arceaux. On connait très bien le local : c'est l'ancienne Hispanothèque, une association espagnole devant laquelle on passe tous les jours. C'est à 120 mètres de la maison ! Ce jour là, on décide donc de sortir nos toutous Jacob (le fameux Jaja) et Newton pour confirmer notre présentiment. Et ça a été immédiat. En un seul regard, on a su que c'était notre boutique ! Dès le lendemain, on envoyait notre dossier à l'agence immobilière pour se positionner.

Premier probème : trouver un garant gagnant 3x le montant du loyer... Après avoir fait le tour de nos contacts, le Papy de Margaux accepte de se porter garant de notre local. L'agence n'est pas trop en faveur des retraités (il faut dire que Papy a 84ans) Elle nous demande donc une garantie supplémentaire : se porter caution solidaire sur nos biens personnels... Ca nous semble étonnant, mais bon, on accepte parce que ce local, on le veut vraiment !

Deuxième problème : le bail nous semble un peu bizarre... Après l'avoir lu plusieurs fois, certains articles auraient pu nous mettre dans des positions incorfortables. Disons qu'il a été rédigé en faveur du bailleur et que de notre côté, on se sentait un peu lésées. On ne pouvait pas accepter de signer ce bail en l'état... On décide donc de faire appel à notre avocate pour faire modifier tout ça. S'ensuit donc une bagarre de plusieurs mois pour réussir à obtenir un bail équitable (et dépenses supplémentaires pour les honoraires de la juriste, ça va de soi). On décide donc de signer notre partie le 2 février avec une prise d'effet immédiate (c'est à dire paiement des honoraires de l'agence et mise en place du prélèvement des loyers) Mais on dans l'attente de la signature du grand père de Margaux pour récupérer les clefs.

Troisième problème : après avoir été hospitalisé pour une opération dite courante (qui s'est très bien passée sur le moment), Papy nous quitte subitement dans la nuit du 8 au 9 février. En plus de la perte d'un être proche et donc d'un moment émotionnellement très difficile à gérer, il faut trouver une solution pour notre local. Nous n'avons pas de garant assez solide à proposer à l'agence (les parents de Margaux sont au chômage et Amandine n'a plus de famille) La directrice nous demande donc de mettre en place une caution bancaire c'est à dire 15 mois de loyer bloqués sur un compte durant tout le temps de la location. 13 000€, c'est la majorité de notre trésorerie. On est au pied du mur : on paie déjà le loyer, on ne peut pas et on ne veut pas revenir en arrière !

La croix et la banière : Alors on appelle la banque, on fait des papiers pour la mise en place de la caution bancaire le 19 février et on bloque l'argent... Le document que produit la banque ne convient pas à l'agence. On signe donc d'autres documents le 26 février. Cette fois, c'est la banque qui fait une erreur de frappe ! On repart de zéro le 5 mars avec un dossier enfin complet. On reçoit finalement l'acte de cautionnement bancaire le 10 mars... On a enfin pu faire l'état des lieux et on a récupéré les clefs le 11 !

Epilogue : Ca y est, on y est, mais on est dépouillées... Avec 13 000€ de trésorerie en mois, on y a laisser un bas (un peu comme Jaja, qu'on a du amputer au mois de novembre suite à un cancer... Mais ça, c'est une autre histoire !) Et aujourd'hui, il nous est difficile de penser à faire des travaux, commander de la marchandise ou embaucher des salariés pour l'ouverture de notre boutique. Et puis il faut aussi continuer à payer les loyers, les charges, les salaires (il faut penser à Laurie qui a rejoint notre équipe en novembre 2020)... Nous avons fait une demande de prêt à la banque mais tout est très long ! Nos clients veulent nous aider et sont prêts à s'investir dans notre projet. Ce sont eux qui nous ont proposé de faire cette cagnotte. Cette idées nous a un peu perturbée et pas vraiment convaincues sur le moment. Mais après un temps de réflexion, on s'est rendu compte que c'était une énorme preuve d'amour et de soutien de leur part... Ca nous a rendu fières et nous a donné la rage de nous battre encore ! Alors on se lance, on tente le tout pour le tout et comme d'habitude, on ne lache rien !

Notre histoire

Nous avons toujours aimé nous habiller en friperie ou dans les vides greniers : on y trouve souvent des pièces uniques, originales et authentiques. Se mettre à genoux, fouiller dans des tas de vêtements et y dénicher des trésors, c’est notre truc... Mais il nous est souvent arrivé de trouver de belles choses que nous ne pouvions pas acheter pour nous parce que la taille n’était pas la bonne par exemple. Alors nous nous sommes mises à acheter pour les autres... Il y a eu cette chemise qui nous a fait penser à Geoffrey et cette petite veste sur laquelle Justine a craquée. On se souvient aussi de ce Bombers qu’on a envoyé à Raphaël et de cette jupe que Margaux a finalement gardée. Alors en août 2015, nous avons créé une page sur les réseaux sociaux ou nous avons posté des photos de nos trouvailles. Nos amis ont été très réceptifs. Peu de temps après, nous avons vendu une paire de Creepers vernies à cette fille qu’on ne connaissais pas. C’est à ce moment là qu’on a su que ça pouvait marcher et que Jaja la Fouine est né !

Le "Fripes Truck"

Nous avons donc eu l'idée de monter un Fripes Truck en 2017. C’est un concept unique en France : il s’agit d’une friperie ambulante à bord d’une caravane des années 1970... Nous nous spécialisons dans le retro/vintage : les objets et vêtements que nous vendons datent au plus tard des années 1990 et reflètent une authenticité, que ce soit par la marque, les techniques de couture ou les tissus/matériaux employés. Puis nous prenons la route - à bord de celle qu’on aime appeler la Jaja Mobile - pour proposer nos trouvailles à nos clients... Ce Fripes Truck est le fruit d’une campagne de crowdfunding. Le financement participatif était pour nous un moyen d’impliquer encore plus notre clientèle. Pendant plus d’un an, nous avons déballé sur les brocantes de la région et avons également été demandés sur des événements locaux : foires, rassemblements vintages et vide dressing... Nous avons fidélisé une clientèle qui ne demandait qu’à nous voir le plus souvent possible. C’est pour cette raison que nous avons intégré le projet global de développement du Marché du Lez en juillet 2018, à bord d'un Airstream : une caravane américaine tout en aluminium garée devant l'entrée de la Place du Marché.

Le shop

Aujourd'hui, notre projet est bien abouti et notre selection de plus en plus poitue : nous travaillons avec les basiques de la fripe comme le jean Levi's, la veste militaire ou le bleu de travail, mais nous réussissons aussi à dénicher des pièces couture... Jean Paul Gaulthier, Yves Saint Laurent, Pierre Cardin, mais aussi Sonia Rykiel, Lacoste, Façonnable ! Nous sélectionnons nos articles pièce par pièce à la main et tout est vérifié par nos soins ce qui nous permet de garder des prix abordables et d'atteindre une clientèle différente. C'est pour cela qu'un point de vente en centre ville serait pour nous une oportunité supplémentaire de faire entendre notre nom. Et c'est aussi la suite logique de notre aventure !

À quoi servira la collecte

Combler notre trésorerie

Vous l'avez compris, 13 000€ sont sortis de notre compte pour attérir sur une caution bancaire. La trésorerie, c'est vraiment le plus important dans une société. Ca fait 4 ans qu'on se démène pour être indépendantes financièrement et on vous avoue que c'est un coup dur ! On est conscientes de ne pas pouvoir vous demander la totalité de cette caution (13 000€, c'est quand même un sacré paquet d'argent) alors on mise sur la moitié. Ca nous permettra d'être plus sereines pour continuer à payer les loyers, les charges, et les salaires (enfin, surtout celui de Laurie pour le moment) 

Réaliser des travaux

Avoir un local, c'est bien. Mais pouvoir le transformer en boutique, ça demande un petit budjet (c'est vraiment qu'on fait souvent les choses avec trois fois rien, mais là, on il faut faut plutôt trois fois plus) Le local est propre. On a une cloison à casser et 2 petites à monter. Mais le plus gros du chantier va être de fabriquer des meubles sur mesure pour optimiser l'espace au mieux. On a de la chance : le papa de Margaux est architecte de formation. Et il a déjà bossé sur les plans

Cette boutique va nous permettre d'évoluer, c'est sur. Mais l'objectif premier c'est de pouvoir avoir un endroit plus confortable pour continuer les lives du mercredi soir. Pour ceux qui ne nous connaissent pas, nous avons mis en place des ventes en vidéo en direct de notre caravane au Marché du Lez depuis le premier confinement. Vous êtes maintenant nombreux à nous suivre et à commander, et dans les 12m² qui nous sont aloués, ça devient un peu compliqué ! 

Notre shop sera aussi un lieu de rencontre et de partage... Comme depuis toujours, on veut garder cet esprit convivial qui nous ressemble tant ! C'est pour ça qu'on veut faire quelque chose de beau, quelque chose qui nous ressemble. Sans cette cagnotte, on risque de devoir abandonner certaines idées qui nous tiennent vraiment à coeur, et ce serait trop dommage...

Embaucher 2 personnes

On ne compte pas quitter le Marché du Lez ! Mais on ne peut pas non plus se dédoubler... Alors pour pouvoir faire tourner deux point de vente, il nous faut un(e) responsable de boutique et un(e) deuxième apprentie. On pense avoir trouvé notre équipe, mais on ne vous en dira pas plus pour le moment... 

Pour finir

Cette année, on prend un gros risque ! Ouvrir une boutique implique beaucoup de choses et avec les quelques tuiles qui nous sont tombées dessus, on se retrouve dans une situation un peu moins confortable que ce qu'on avait prévu... Mais on sait que vous êtes nombreux à nous suivre et à vouloir nous aider. C'est vrai qu'ensemble, on va plus loin, alors on espère vraiment pouvoir aller au bout de ce projet avec vous ! 

La Jajagnotte est désormais en ligne alors on compte sur vous !

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