RAYMOND - La Revue des Gens Drôles

Raymond, la première revue consacrée à l’Art de l'humour sur scène (et ailleurs).

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culturelle
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RAYMOND - La Revue des Gens Drôles

Un don indéniable pour les jeux de mots, une poésie dans l’usage de la langue française. Un ogre ayant habité les plus grandes salles. Musicien, mime, jongleur, équilibriste, comique aux talents multiples. Un artiste unique, reconnu. Aimé. Raymond, pour Raymond Devos. Raymond, pour le premier magazine français consacré aux gens drôles, et à l’Art de l'humour, sur scène et ailleurs. Seul en scène, ou Stand Up, ou comique de scène. Un métier à part, une culture d’une folle richesse, avec ses stars, ses débutants, ses salles, ses tendances, ses grandes et petites histoires, ses succès et ses fiascos… Ses légendes.📷 Le Stand Up est partout, les théâtres, quand ils ne sont pas fermés pour cause de pandémie, sont remplis. Des pièces humoristiques d’hier sont régulièrement jouées, des nouveaux talents font sans cesse leur apparition. Dans toutes les salles du monde entier, des plus petites, destinées à accueillir les premiers rodages, les premières blagues, aux arènes comme Bercy, rassemblant plus de 20.000 personnes, l’humour scénique est omniprésent. A la télévision aussi, sur Netflix, Amazon Prime Video, mettant régulièrement en ligne des spectacles enregistrés spécialement pour la plateforme de streaming, à la télévision française, sur laquelle Florence Foresti et Jamel Debbouze ont les honneurs d’un créneau prime time. Au cinéma, également, les stars de la scène devenant bien souvent des stars du grand écran, pour le meilleur ou pour le pire. Dans tous les foyers, ici comme ailleurs, en somme : Anne, Eric, Ramzy, Gad, Jean-Marie… Mais aussi Dave, Blanche… Nous les connaissons bien, et depuis longtemps. Pourtant, il n’existait aucun magazine racontant ces artistes, ces salles et ces histoires. Jusqu’à présent. RAYMOND est donc là pour combler ce manque. RAYMOND parle de la scène, de vannes, de gestuelle et de fous rires. RAYMOND raconte aussi bien les coulisses que les spectacles, les échecs que les succès, les destins tragiques que les folles aventures. RAYMOND parle de l’humour, sur scène mais aussi de son impact sur nos sociétés, nos politiques, nos croyances et nos conversations de chaque jour. 📷 « Dis moi comment tu ris, je te dirais qui tu es ». Pourquoi Raymond doit-il voir le jour ? Parce que l’humour est une donnée essentielle d’une identité, individuelle et culturelle, comprendre ce qui nous fait rire nous aide à savoir qui nous sommes. La question était posée en 1982 par Pierre Desproges dans le « Tribunal des flagrants délires » sur France Inter et elle hante le rire français depuis des décennies : “Peut-on rire de tout ?” On ne compte plus les débats et polémiques autour du sujet tant la question revient de manière quasi hebdomadaire. Il faut croire que nous, Français, adorons la critique du pouvoir par la satire, le rire polémique, transgressif, le rire “libre” (entendre, lié à la question de la liberté d’expression). Même le président Emmanuel Macron se faisait prendre en juin 2018, à Mayotte, en flagrant délit de plaisanterie douteuse autour des Comoriens. Quand une partie de l’opinion s'indigne, l’autre revendique le droit à rire de sujets graves. Pourquoi Raymond doit-il voir le jour ? Rendons-nous à l’évidence : on aime l’humour comme le café, bien noir et corsé. « Rire de tout », c’est aussi bien s’autoriser à rire autant des puissants que des faibles. Dans les deux cas, c’est l’odeur de souffre qui nous excite. L’interdit nous amuse et la transgression seule est parfois même considérée comme gage de qualité. Comme l’analyse Alain Vaillant, anthropologue du rire, “la tradition du rire français c'est une tradition de critique du pouvoir”. Véritable outil démocratique, l’humour doit – selon nombre d’entre nous - s’affranchir des zones interdites et s’amuser de tout et tout le monde pour être garant de notre liberté d’expression. Non seulement aucun autre pays ne se demande aussi régulièrement que nous si l’on a le droit de rire de tout mais aucun autre peuple ne réclame le fait de rire de tout comme un droit. Voire un devoir. 📷 Inspiré de son cousin américain, le stand-up français – format scénique majoritaire désormais - calque le premier jusqu’au mimétisme. Voir le plagie. C’est en tout cas ce que révèle Copy Comic. Depuis octobre 2017, cette chaîne Youtube relate via des vidéos comparatives d'extraits de sketchs les similitudes entre textes d’humoristes francophones et ceux de leurs pairs américains. Le constat est sans appel, de très grands noms (comme Gad Elmaleh notamment) se font pincer en train de copier - souvent mot pour mot - la copie du voisin. Est-ce qu’à force de dépendances vis à vis de modèles étrangers, la France gomme-t-elle ses singularités ? Pourquoi Raymond doit-il voir le jour ? Parce que les salles ont été si longtemps fermées. Et que pour célébrer ce retour des artistes sur scène, de l’humour dans nos vies forcément un peu plus tristes en l’absence de nos comiques préférés, une revue de référence, la première du genre, consacrée à cet Art majeur, sera un signal fort envoyé aux artistes, mais aussi aux amateurs d’humour sur scène. Oui, Raymond est là pour rire de nouveau, avec vous. Pourquoi Raymond doit-il voir le jour ? L’humour est sociétal. L’humour est politique. L’humour est générationnel. L’humour est historique. L’humour est français, américain, anglais, allemand... L’humour en dit énormément sur nous, sur notre monde. Et la scène est le terrain d’expression idéal de cet humour, de ces humours. RAYMOND sera consacré à l’humour sur scène. Tous les humours, et toutes les scènes. RAYMOND, la revue des gens drôles. 📷 RAYMOND proposera : Des entretiens, souvent hors promo. Des portraits de newcomers, œuvrant encore dans le circuit underground, et en lesquels nous croyons énormément. Des histoires méconnues du temps passé, des récits d’hier, des salles aujourd’hui fermées aux artistes disparus. Des enquêtes modernes, sur ces personnages qui font l’actualité, parfois en dehors de toute prestation scénique. Un portfolio : des artistes nous ouvrent les pages de leur cahier de tournée, en textes et en photographies. Quelques articles à lire chez RAYMOND... Baptiste Lecaplain : L’un des humoristes les plus doués de sa génération est également un artiste, qui doute, qui essaie pour parfois échouer, et qui n’a pas eu peur de se confier au micro de Raymond pour un entretien sans filet durant lequel il évoque son enfance, ses débuts, ses revanches... The Look : l’habit ne fait pas Jean-Luc Lemoine. Pourquoi les humoristes ne portent-ils que du noir sur scène ? Dans le podcast du magazine L’étiquette, Manu Payet raconte avoir un jour mis des baskets ultra flashy sur scène, pour que finalement, le public se concentre sur ce détail. Parlons donc de mode sur scène : comment choisir son t-shirt si l’on transpire beaucoup ? Le sketch change-t-il la tenue ? Et que faire quand on n’est pas bien dans ses pompes ? Peut-on rire de rien ? Selon les préceptes de la Rigologie, cette « technique psychocorporelle de libération émotionnelle » (dénomination d’origine contrôlée) élaborée il y a vingt ans, le rire peut nous aider à nous reconnecter avec nous-même. Surtout, plus on rit, mieux on se porte. Mais là où certains songeraient plutôt à se marrer des heures durant grâce à un marathon de stand-up, d’autres préfèrent se regrouper pour rire de rien comme on danserait sur du silence. Retour avec sa créatrice sur cette méthode qui prend le rire au sérieux. Au moins autant que nous. Devenir clown : drôle de métier. Comment et pourquoi devient-on clown ? D’où naît l’envie de faire ce métier, quels sont les débouchés ? Et combien ça gagne, de faire, littéralement, le clown ? Rencontres avec celles et ceux dont le métier est de porter le nez rouge. How to Not Make it in America : une histoire du stand-up français aux US. Le saviez-vous ? C’est Roland Magdane, le premier humoriste français a avoir eu du succès aux Etats-Unis. Oui oui, il a même son nom inscrit sur le fronton du Comedy Store de L.A. Et depuis ? C’est pas brillant. Outre-atlantique, nos humoristes sont surtout connus pour plagier leurs homologues US sans parvenir réellement à se faire une place au soleil. De Gad Elmaleh - plus vraiment huge in France et encore moins ailleurs - à Kev Adams qui teste des vannes en Anglais au Flappers Comedy Club en passant par Le Comte de Bouderbala et Mustapha El Atrassi qui chacun à leur manière veulent se rapprocher de Chris Rock et Louis C.K, voici l’histoire (un peu drole) des comiques français au Etats-Unis. Et spoiler : la chute est un bide. Bobino : histoire d’une salle mythique. Célèbre salle de music-hall située dans le quartier du Montparnasse. À son emplacement, depuis 1873, s’établit d’abord une guinguette, un café-concert, puis cette salle devient un music-hall au lendemain de la Première Guerre mondiale. Le lieu historique est détruit en 1985. Entre-temps, milles histoires de scène, de rivalités, de carrières brisées et de succès insolents. Dernier Tanguy à Paris. Tanguy Pastureau dévoile ses dernières envies pour ses derniers instants. 📷 Qui sont les fondateurs de Raymond ? Nico Prat écrit sur le cinéma dans Rockyrama, sur la musique pour le webzine Goûte Mes Disques, et il est également l’une des voix de Tsugi Radio. Il a travaillé par le passé pour Libération, OCS, Le Mouv, Majelan et Canal Plus. Thibaud Gomès-Léal est journaliste culturel pour le web, la télévision et la presse écrite depuis plus de dix ans, il a entre autres collaboré avec Allociné, OCS, Universal, Konbini et Rockyrama. Créateur de contenu, il est notamment le producteur et présentateur du podcast sur l’Histoire du cinéma Année Lumière. Benjamin Durand est documentaliste d’archives audiovisuelles et historien de formation. Il est cofondateur du magazine Voxpop. Il a vécu pendant près de dix ans en Angleterre, essentiellement à Manchester Mathias Deshours est journaliste, passé par la radio Le Mouv’ où il officia en tant que chroniqueur. Il collabora également au lancement du magazine Fricote et fut un journaliste régulier pour Libération, Technikart et les Inrockuptibles Raymond accueillera des plumes de tous horizons, des photographes de talent : Esther Brejon, Nora Bouazzouni, Fabrice Bonnet, Baptiste Ferret, Joe Hume, Angèle Chatelier, Eglantine Aubry, JB Coquelin, Astrid Karoual, Simon Caruso, Caroline Harleaux, Avalon Lewis, Brice Bossavie, François Blet...

À quoi servira la collecte

Raymond est totalement indépendant, et ne pourra exister que grâce à vous. La collecte servira donc, en premier lieu, à faire exister ce numéro 1. Création, fabrication, impression, distribution... La naissance d'une revue a un coût, surtout en partant de zéro. Davantage de dons signifie davantage de contributeurs (journalistes, photographes, graphistes, dessinateurs et dessinatrices), et donc davantage de points de vue, de diversité. Enfin, une campagne réussie nous permettra d'envisager plus sereinement l'avenir, et donc une parution régulière, dès le numéro 2 (auquel nous travaillons déjà), ainsi que des évènements scéniques.

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