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Reportage : DECOLONISONS L'ECOLOGIE

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Visuel du projet Reportage : DECOLONISONS L'ECOLOGIE
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Contributeurs
21 jours
Restants
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Sur 3 640 €
256 %
Antiracisme
Biodiversité
Média
indépendant

Reportage : DECOLONISONS L'ECOLOGIE

NOUVEL OBJECTIF : 8000 € pour voir plus grand !

Le contexte

Nous sommes partis d'un constat : l'absence criante des personnes racisé·e·s dans le mouvement climat en France. Nous avons alors remonté le fils de cette situation actuelle pour trouver des explications dans les heures les plus sombres de notre histoire : le colonialisme et le racisme.

Alors que le scandale du Chlordécone fait une nouvelle percée médiatique en France hexagonale en 2018, voilà plus de 40 ans que les Martiniquais·e·s s'épuisent à tirer la sonnette d'alarme. En effet, en 1979, l’Organisation mondiale de la santé a reconnu ce perturbateur endocrinien comme neurotoxique, reprotoxique (effet néfaste sur la fertilité) et cancérogène probable. Il a été interdit en France hexagonale en 1990 et seulement trois ans plus tard dans les Antilles.

Les conséquences écologiques et sanitaires aujourd'hui sont effrayantes: 95 % des Guadeloupéen·ne·s et 92 % des Martiniquais·e·s sont contaminé·e·s au chlordécone selon Santé publique France, et la quasi-totalité des sols sont pollués pour des siècles selon l'Agence Régionale de Santé de Martinique.

Que vient faire l'écologie décoloniale ici ? Le chlordécone était commercialisé par l’entreprise Laguarigue en Martinique. Son ancien directeur général n'est autre que Yves Hayot, membre d'une puissante famille béké (appellation des Blancs créoles, descendants des colons). Son frère est Bernard Hayot, l’une des plus grosses fortunes de France et patron du groupe Bernard Hayot, spécialisé dans la grande distribution. 

 
Aujourd'hui, l'Etat français et les familles béké collaborent et se partagent la responsabilité de ce crime sanitaire et écologique tout comme ils perpétuent le système colonial aux Antilles. La preuve ? Une enquête judiciaire a révélé qu'après l'interdiction du Chlordécone, l'entreprise Laguarigue a continué d'importer des quantités gigantesques du pesticide... Au moins un service de l’Etat était au courant de cette importation, puisque ces 1 560 tonnes ont bien été dédouanées à leur arrivée aux Antilles en 1990 et 1991. 

 


Le projet

9 jours en Martinique où nous irons au cœur des mouvements décolonialistes et anti-chloredécone, sur une île où s’entremêlent luttes sociales et écologistes.

Nous irons à la rencontre des meneurs et meneuses de grève, des activistes anti-colonialistes, des ouvriers et ouvrières victimes du chlordécone.

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Credit photo :@swelly_x

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Credit photo : @canoubis

Nous retournerons sur les lieux des violences, de la répressions policières et militaires, là où l'expression du colonialisme qui ne dit pas son nom, est la plus vive.

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Credit photo : @canoubis

Nous couvrirons les actions des militant·e·s en quête de justice sociale, écologique et de liberté.

 


Pourquoi ce projet ?

Nous aurons à coeur dans ce reportage de montrer :

  • en quoi la crise écologique trouve ses fondements dans les systèmes d’oppression capitalistes, coloniaux et racistes et que ceux qui perpétuent ces systèmes aujourd’hui sont aussi ceux qui détruisent le vivant ;
     
  • en quoi l’exploitation des humains par les humains prônée par les systèmes capitalistes, coloniaux et racistes n’est qu’un prolongement de l’environnementaliste et de l’exploitation des terres, des eaux, des sous-sols...
     
  • en quoi l’absence flagrante de personnes racisées dans les discours/mouvements écologistes témoignent du long chemin à parcourir en matière de convergence des luttes, alors qu'elles sont les vulnérables aux conséquences de la crise écologique et climatique.

 


Qui sommes-nous ?

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Annabelle, 22 ans. Ça fait déjà presque 4 ans que je parle d'afro féminisme et d'écologie sur ma chaine youtube. 4 ans que j'ai le sentiment de ne pas être incluse dans la lutte pour le climat. 
J'ai appris à réaliser, filmer et monter seule. Aujourd'hui j'ai envie de mettre à profit ces années d'apprentissages dans un vrai projet. A l'heure ou les personnes racisées sont les principales victimes de la crise écologique, j'ai envie d'agir et de mettre le doigt sur le fond du problème. 
J'ai passé mon adolescence à me répéter que "ce n'est pas une petite meuf racisée de cité qui changera le monde". Pourtant ça ne m'a pas empêché de crier de toutes mes forces quelques années plus tard et ce n'est que le commencement. 
Instagram : @Aimyt_ Youtube : A.I.M

 

Jérémy, 27 ans. Activiste écologiste. Ma première prise de conscience sur l’état de dégradation du climat vient d’une maladie respiratoire chronique dès la naissance : l’asthme. En grandissant, j'ai découvert que j'étais racisé dans le regard des autres. J'ai aussi mesuré et conscientisé dans le même temps, les désastres sur le vivant d'un système capitaliste et colonialiste. J'ai lancé un compte instagram dans lequel j'aborde avec pédagogie les sujets liés à l'écologie, tout en continuant de privilégier l'action directe, la lutte, la résistance. 
Instagram : @JeremyBcn_

À quoi servira la collecte

Nous avons besoin de vous pour financer ce reportage en totale indépendance, ce qui permet d'assurer la liberté des contenus que nous allons vous proposez.

Grâce à votre générosité nous avons réuni le budget minimum pour amorcer le reportage, devant l'engouement que suscite le projet, nous souhaitons revoir la durée et la qualité du reportage à la hausse, ce qui nécessitera davantage d'heures de travail, de recherche et de montage, mais aussi du matériel audiovisuel supplémentaire.

  • Le premier objectif : 3640 € a été atteint et nous permet de lancer le projet (MERCI !)
  • 2ème objectif : 5 640€ pour reverser 2000 € au collectif des ouvrier.ère.s victimes des empoisonnements (ON Y EST PRESQUE)
  • 3ème pallier : 8000 € pour assurer la rémunération des heures travail supplémentaires, une meilleure qualité de reportage, et une durée étendue et une projection gratuite (ON COMPTE SUR VOUS)

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  • Contributeurs : 21

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  • Contributeurs : 394

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  • Contributeurs : 207

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Remerciements publics lors de la projection + contreparties précédentes
  • Contributeurs : 5

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On se Facetime en direct de la Martinique pour te raconter nos aventures + contreparties précédentes

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