SEUL L'AVENIR NOUS LE DIRA (Only The Future Shall Tell)

Aidez-nous à boucler le financement d'un film d'anticipation dont le héros est le cinéaste Rainer Werner Fassbinder

Visuel du projet SEUL L'AVENIR NOUS LE DIRA (Only The Future Shall Tell)
Réussi
59
Contributions
24/11/2014
Date de fin
10 020 €
Sur 10 000 €
100 %
Soutenu par
Machina Films soutient le projet SEUL L'AVENIR NOUS LE DIRA (Only The Future Shall Tell)

SEUL L'AVENIR NOUS LE DIRA (Only The Future Shall Tell)

<p> UN COURT MÉTRAGE ÉCRIT ET RÉALISÉ PAR GILLES CHARMANT</p> <p>  </p> <p> <u><strong>RESUMÉ</strong></u></p> <p> 1982. Politiquement et culturellement consterné par le matérialisme et les dérives cyniques des années Kohl-Reagan-Thatcher, le grand cinéaste munichois Rainer Werner Fassbinder décide à l’insu de tous de s’éclipser : profitant d'une technique révolutionnaire conçue par un physicien français, il fait cryogéniser son jeune corps déjà si usé par tant de combats créatifs. Il planifie son réveil 45 ans plus tard. Son but : profiter de cette enjambée temporelle pour faire un point sur le monde, un «État des choses» objectif et radical.</p> <p>  </p> <p> 2028. Fassbinder sort de son hibernation, et découvre avec fatalisme que la France est devenue une dictature sinistre. Les cigarettes américaines sont interdites à l'importation, on ne boit plus que de l'eau minérale, et les homosexuels ont été expulsés. Heureusement, Fassbinder rencontre la belle Özgül, une des dernières personnes issues de l'immigration encore présente dans l'hexagone. Fassbinder s'est déjà attiré des ennuis, il est recherché. Elle le recueille donc chez elle, et une relation fulgurante, intime, se noue entre les deux personnages. Ils s’échappent tous deux d’un monde sans amour pour construire leur poésie, le temps d’une nuit.</p> <p>  </p> <p> Fassbinder retournera t-il dans son caisson cryogénique, ou restera-t-il dans ce monde terrifiant pour reprendre le combat ? La rencontre avec un beau jardinier devant un jeune érable aux feuilles étincelantes risque fort de peser dans la balance de cette décision...</p> <p> <img alt="Caveau_c-1410538543" src="https://d3v4jsc54141g1.cloudfront.net/uploads/project_image/image/119132/CAVEAU_C-1410538543.jpg"></p> <p> <u><strong>GÉNÈSE DU FILM</strong></u></p> <p> Grand admirateur de Fassbinder depuis mes premiers émois cinéphiliques, l’idée m’est venue de le faire renaître, de lui rendre hommage en le plongeant dans une fiction, et de le propulser dans l’avenir. Fassbinder, tout comme beaucoup d’entre nous, aimerait savoir si dans le futur, les hommes garderont des idéaux collectifs ; si le droit du plus fort régnera toujours en maître au détriment de l’amour ; si le cinéma restera une forme d’art vivant...  Et si les plaisirs débridés restent possibles.</p> <p>  </p> <p> <img alt="P1090887-1410763381" height="202" src="https://d3v4jsc54141g1.cloudfront.net/uploads/project_image/image/119566/P1090887-1410763381.JPG" width="271"></p> <p> <em>Le réalisateur rencontre enfin son héros</em></p> <p>  </p> <p> <u><strong>UN MÉLODRAME MILITANT</strong></u></p> <p> <em>Seul l’avenir nous le dira</em> est un film politique qui parle d’un avenir opaque. C'est aussi un hommage au cinéma et un mélodrame poignant. Fassbinder est un frondeur, un personnage gargantuesque auquel on aimerait s’identifier quand il nous vient l’envie de tout envoyer balader, de se révolter contre l’intolérance, l'injustice et la barbarie. Né en 1945, Fassbinder s’est toujours posé la question du nazisme. Tous ses films ont cette préoccupation en toile de fond. Pour lui, la maladie n’a jamais été éradiquée. C’est ce que je crois aussi. Je suis effrayé par le réveil des démons d’une certaine droite xénophobe et populiste. Ce n’est qu’en nommant le danger qu’on peut le combattre, comme disait Winston Churchill.</p> <p>  </p> <p> <u><strong>UNE COMÉDIE ACIDE</strong></u></p> <p> Cependant, le film  reste sur le ton de la comédie, se gardant de donner d'assomantes leçons sur l’avenir du monde. C’est un récit à l’humour aussi acide qu’une choucroute bien fermentée, le plat favori de Fassbinder.  Ce qui m’intéresse aussi, c’est ce que fait <em>naturellement</em> notre héros. Ce qui le meut, c’est croquer la vie à pleines dents. En tout premier lieu, il veut assouvir ses instincts dionysiaques : faire l’amour (avec des hommes si possible), faire ripaille, boire sans soif, fumer sans retenue. Mais dans le monde de demain, les plaisirs et l’amour partagé sont devenus denrées aussi rares qu’une aurore boréale dans le ciel de Casablanca. Heureusement, il rencontre une femme bouleversante, fait bombance avec elle, l’écoute, la charme, la fait rire et finit par l’aimer à sa façon. Il fait le plein d’énergie, et entrevoit une lueur d’espoir.</p> <p>  </p> <p> <u><strong>LE TON, LE STYLE</strong></u></p> <p> Une caméra le plus souvent fixe et à hauteur des protagonistes, des cadres dans le cadre (encadrements de portes, personnages circonscrits dans les reflets de miroirs) Le traitement de l’image rendra palpable la grisaille du futur, comme si le ciel, la terre, les bâtiments et les êtres humains s’étaient assombris suite à l’éclipse du sentiment amoureux. Mais les rares poches de vie et d’amour subsistantes seront sublimées par des couleurs chaudes, éclatantes.</p> <p> Des rares travellings courts et frontaux, qui souligneront les basculements des personnages, leurs décisions, leurs coups de folie. Et puis, pour sublimer l’émotion d’un moment magique, un mouvement de caméra tout à fait baroque : Un hommage au travail de Michael Ballhaus, le chef opérateur de Fassbinder, qui rendit possible l’un des travellings les plus vertigineux de l’histoire du cinéma dans le film <em>Martha</em> (1974).</p> <p>  </p> <p> <iframe allowfullscreen="" frameborder="0" height="304" src="//cdn.embedly.com/widgets/media.html?src=http%3A%2F%2Fwww.youtube.com%2Fembed%2F8z0tVsI-63g%3Fwmode%3Dopaque%26feature%3Doembed&amp;wmode=opaque&amp;url=http%3A%2F%2Fwww.youtube.com%2Fwatch%3Fv%3D8z0tVsI-63g&amp;image=http%3A%2F%2Fi.ytimg.com%2Fvi%2F8z0tVsI-63g%2Fhqdefault.jpg&amp;key=ff2702755d9749cda571c6d6c2f3eb46&amp;type=text%2Fhtml&amp;schema=youtube" width="540"></iframe></p> <p>  </p> <p> <u><strong>LES EFFETS SPÉCIAUX</strong></u></p> <p> L'histoire se déroule dans un avenir assez proche. Le monde de 2028 n'aura pas tellement changé d'aspect. Au contraire, il aura décliné, se sera terni. Le film ne nécessitera donc pas une avalanche d'effets spéciaux.  Cependant, quelques séquences du film y auront recours. Le défi principal est la cave de cryogénisation. J'imagine un grand local humide où sont alignés une bonne vingtaine de caissons d'hibernation « seventies » dans lesquels gisent les réalisateurs maudits (Fassbinder, Nick Ray, Sam Fuller, Robert Bresson etc.) Le nombre de caissons, la taille du lieu nécessitent donc forcément une création en SFX. Nous avons d'ores et déjà entamé une collaboration avec la société qui réalisera ces effets, qui est très enthousiaste de participer au projet.</p> <p> <img alt="Caveau_l-1410538518" src="https://d3v4jsc54141g1.cloudfront.net/uploads/project_image/image/119131/CAVEAU_L-1410538518.jpg"></p> <p>  </p> <p> <u><strong>ACCESSOIRES, GRAPHISME</strong></u></p> <p> Chaque détail a une signification qui fait avancer l'histoire, remplaçant les paroles et autres explications en créant un monde par petites touches significatives. Le film est constellé d'objets, d'accessoires à imaginer et fabriquer. C'est un travail d'orfèvre absolument primordial aussi bien au niveau du graphisme que de la fabrication. Deux exemples : La France de 2028, c'est le retour à l'ancien franc. Il faudra donc créer des billets de banque à l'effigie de Perrine Laval-Le Guern ; Fassbinder fumait des blondes américaines,  mais dans les bars-tabacs du futur, on ne trouve plus qu'une marque de cigarettes : Les <em>Clovis</em>.</p> <p>  </p> <p> <img alt="Cigies-1413209332" height="313" src="https://d3v4jsc54141g1.cloudfront.net/uploads/project_image/image/127781/cigies-1413209332.jpg" width="226"></p> <p>  </p> <p> <u><strong>DISTRIBUTION</strong></u></p> <p>  </p> <p> <img alt="Myriam-mezieres-1410529318" height="289" src="https://d3v4jsc54141g1.cloudfront.net/uploads/project_image/image/119090/myriam-mezieres-1410529318.jpg" width="226"></p> <p> Özgül : MYRIAM MÉZIÈRES                     </p> <p>  </p> <p> <img alt="14205_10152638663214883_3322064791201786145_n-1410775029" height="292" src="https://d3v4jsc54141g1.cloudfront.net/uploads/project_image/image/119638/14205_10152638663214883_3322064791201786145_n-1410775029.jpg" width="225"></p> <p> Fassbinder : ENGIN AYCICEK</p> <p>  </p> <p> <img alt="Andre_wilms_le_havre_portraits_2011_toronto_atat6p5y4vel-1410776637" height="327" src="https://d3v4jsc54141g1.cloudfront.net/uploads/project_image/image/119660/Andre_Wilms_Le_Havre_Portraits_2011_Toronto_ATAt6p5Y4vel-1410776637.jpg" width="223"></p> <p> André : ANDRÉ WILMS</p> <p>  </p> <p> <img alt="Geoffrey_carey.2_-1410529992" height="283" src="https://d3v4jsc54141g1.cloudfront.net/uploads/project_image/image/119096/Geoffrey_Carey.2_-1410529992.jpg" width="224"></p> <p> Nick Ray : GEOFFREY CAREY</p> <p>  </p> <p> <img alt="Carlo-brandt-1416246092.jpg__360x800_q85-1416246092" height="267" src="https://d3v4jsc54141g1.cloudfront.net/uploads/project_image/image/138870/carlo-brandt-1416246092.jpg__360x800_q85-1416246092.jpg" width="222"></p> <p> Patron : CARLO BRANDT</p> <p>  </p> <p> <img alt="Studio-131bis-1410774649" height="332" src="https://d3v4jsc54141g1.cloudfront.net/uploads/project_image/image/119634/studio-131bis-1410774649.jpg" width="224"></p> <p> Tracy : AMANDINE ZURBUCHEN             </p> <p>  </p> <p> <img alt="50005_gurshad_shaheman_05-1410776353" height="305" src="https://d3v4jsc54141g1.cloudfront.net/uploads/project_image/image/119659/50005_gurshad_shaheman_05-1410776353.jpg" width="230"></p> <p> Prisonnier : GURSHAD SHAHEMAN</p> <p>  </p> <p> <img alt="Img_4593-1412658226" height="317" src="https://d3v4jsc54141g1.cloudfront.net/uploads/project_image/image/125829/IMG_4593-1412658226.JPG" width="230"></p> <p> Jardinier : THOMAS LANDBO</p> <p>  </p> <p>  </p> <p> <u><strong>BANDE DEMO DU RÉALISATEUR</strong></u></p> <p>  </p> <p> <iframe allowfullscreen="" frameborder="0" height="304" src="//cdn.embedly.com/widgets/media.html?src=http%3A%2F%2Fwww.youtube.com%2Fembed%2F0w70KLaljqM%3Fwmode%3Dopaque%26feature%3Doembed&amp;wmode=opaque&amp;url=http%3A%2F%2Fwww.youtube.com%2Fwatch%3Fv%3D0w70KLaljqM&amp;image=http%3A%2F%2Fi.ytimg.com%2Fvi%2F0w70KLaljqM%2Fhqdefault.jpg&amp;key=ff2702755d9749cda571c6d6c2f3eb46&amp;type=text%2Fhtml&amp;schema=youtube" width="540"></iframe></p> <p>  </p> <p> <u><strong>ÉTAT D'AVANCEMENT DU PROJET</strong></u></p> <p> Le projet est soutenu</p> <p>  </p> <p> En France par :</p> <p> - Perspective Films (www.perspectivefilms.fr)</p> <p> - France 2</p> <p> - La région Basse-Normandie</p> <p> - Le COSIP</p> <p> - L’aide aux nouvelles technologies</p> <p>  </p> <p> En Suisse par :</p> <p> - PCT Cinéma (www.pctprod.ch)</p> <p> - La Télévision Suisse Romande</p> <p> - Le Cinéforom</p> <p>  </p> <p> L’ensemble de ces aides représentent un montant de 104 000€</p> <p> Or le budget minimum du film est de 130 000€</p> <p> Il nous manque donc encore 26 000€</p> <p>  </p> <p> Nous avons déposé un dossier en Belgique par le biais de nos co-producteurs : Need Productions</p> <p> Nous déposons un dossier à l’ADAMI et nous recherchons une chaîne supplémentaire (TV Rennes)</p> <p>  </p> <p> Votre aide nous aidera à boucler le budget.</p> <p>  </p> <p> Nous voulons tourner ce film en décembre 2014 à Caen, et être prêts pour le présenter au festival de Cannes en mai 2015 !</p> <p>  </p>

À quoi servira la collecte

<p> <strong><u>LA COLLECTE PERMETTRA DE :</u></strong></p> <p>  </p> <p> 1 - Louer la <strong>machinerie</strong> nécessaire pour faire le travelling décrit précédemment <strong>(2500€)</strong></p> <p>  </p> <p> 2 - Fabriquer de manière professionnelle tous les <strong>accessoires</strong> que nécessitent le tournage et donner une crédibilité au film. Il faut absolument qu’on rentre dans cet univers et qu’on y croie dès la première image. Nous comptons réserver un arbre sous serre car en décembre, il sera difficile de trouver une espèce qui a conservé ses feuilles. Il faudra ensuite peindre une à une toutes les feuilles de cet arbre pour qu’il se pare de couleurs chatoyantes : ce sera la seule touche lumineuse dans le film et il faut absolument qu’il soit majestueux et flamboyant. <strong>(3500€)</strong></p> <p>  </p> <p> 3 - Pour l’instant le budget consacré aux <strong>effets spéciaux </strong>est très sous-estimé et une partie de la collecte permettra de compléter le budget qu’on leur a déjà réservé <strong>(4000€)</strong></p> <p>  </p> <p> <img alt="Arbre-1410538584" height="412" src="https://d3v4jsc54141g1.cloudfront.net/uploads/project_image/image/119133/ARBRE-1410538584.jpg" width="572"></p> <p> <img alt="Trav-1410857779" height="410" src="https://d3v4jsc54141g1.cloudfront.net/uploads/project_image/image/119971/trav-1410857779.jpg" width="551"></p>

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