Trois pissenlits dans un verre d'eau

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Visuel du projet Trois pissenlits dans un verre d'eau
Réussi
110
Contributeurs
30/05/2019
Date de fin
7 120 €
Sur 6 500 €
110 %

Trois pissenlits dans un verre d'eau

 

LE SYNOPSIS

Prenez une fratrie de quadragénaires. Incinérez leur père. Faites-les se disputer les cendres et trouver une solution politiquement incorrecte pour apaiser les tensions.   

L’ESPRIT

Nous sommes donc dans une dramédie (Contraction des termes "Drama" et "Comédie") où le sujet, à priori, devrait nous entraîner uniquement vers le drame mais, comme dans la vie, il y a toujours des moments drôles même au sein de moments pesants, « Trois pissenlits dans un verre d’eau » est une histoire réaliste teintée d’humour et d’absurde.  

LA RENCONTRE DU DUO ISABELLE/MERLIN

Nous nous sommes rencontrés en 2015 au Conservatoire Européen d’Écriture Audiovisuelle. Nous y avons partagé une formation sur l’écriture qui nous a permis de nous découvrir une sensibilité commune et l’envie de traiter des sujets proches.

En effet, nos projets de séries TV  avaient entre autres, pour thématique, la famille et plus particulièrement les rapports frères/sœurs. L’idée de mélanger nos univers et d’écrire à quatre mains s’est rapidement imposée tout comme la nécessité d’aller ensemble au bout du projet en le co-réalisant. La complémentarité qui est  aujourd’hui la nôtre est une véritable force créatrice. 

LA PLACE

Si « Trois pissenlits dans un verre d’eau » parle en effet de la famille, le sujet central qui nous interroge et nous anime est la place qu’on y occupe. Pour nous, dans la vie, tout est une question de place. Celle qu’on a : dans sa famille, dans la société, dans son travail mais aussi celle qu’on nous attribue, celle qu’on se donne ou encore celle qu’on mérite. Notre place dans le monde adulte serait-elle alors déterminée, ou pire, prédéterminée par notre rang de naissance (ainé, cadet..) et si c’était le cas, les rôles pourraient-il être changés ? C’est tout l’enjeu du court-métrage. En plaçant nos protagonistes face à la mort de leur dernier parent, nous leur donnons la possibilité de modifier leur rang. Mais à quel prix ? 

LE MONOPOLY

Le jeu est omniprésent dans notre film. De la première scène qui s’ouvre sur  1,2,3 Soleil jusqu’au fait de jouer les cendres de leur père, des indices rappelant l’enfance sont disséminés. La voiture taguée par les enfants de Marina ou les jeux vidéo de Frédéric en sont quelques exemples.

Le jeu est pour nous le meilleur marqueur de l’enfance et permet de replacer nos personnages  dans les rôles qu’ils avaient enfants (le mauvais joueur, l’exaltée, le patient…). Ils jouent ici leurs derniers moments d’enfants et ils ont bien du mal à l’accepter. Le choix du Monopoly appuie ce sentiment puisqu’ils n’ont que quelques heures pour se décider et ils choisissent un jeu sans fin, celui sans doute, qu’ils pratiquaient le plus en famille.  

L’URNE

L’urne en carton biodégradable accompagne nos personnages du début à la fin, c’est même elle qui lance les hostilités puisqu’elle n’est pas au goût de tous. Elle pose la question essentielle de ce dont on peut avoir besoin pour faire son deuil. Chaque personnage y accorde une importance différence. Ainsi les rivalités se cristallisent autour de cette urne. Chacun la veut en apparence mais pour des raisons différentes.   

Dans ce moment de vie que nous voulons grinçant, point de pathos, plutôt de la cocasserie pour raconter combien nous sommes maladroits mais touchants dans nos rapports affectifs.

 LA FRATRIE

Toute l’histoire repose sur ce trio. Nous sommes sur un film d’acteurs où leur direction est au cœur de notre dispositif. Nos dialogues au cordeau s’enrichiront d’un travail de répétition in situ pour que l’improvisation naisse d’une maîtrise totale du texte et des situations.

L’étape du casting sera essentielle. Il nous faut créer une fratrie de quadragénaires convaincante puisque nous avons trois personnages qui certes sont frères et sœur mais sont très différents de caractères et de fonctionnement de vie aussi. Voici les profils que nous avons en tête:  

MARINA / 48 ans

Elle est « chic/cheap » : elle est très attentive à son apparence, soignée mais ce qu’elle porte n’est pas de très bon goût, ça ne la met pas en valeur. Métier d’avocate. Quand naît un cadet, l’aîné s’efforce de conserver sa place et ses acquis : il lutte pour survivre. Par conséquent, tout aîné est prédéterminé, il deviendra un défenseur de l’ordre établi et un ennemi acharné du changement. Installée trop tôt en position de gardienne de ses frères, Marina, l’aînée, se croit plus responsable qu’elle ne l’est. Son côté « control freaks » cache une réalité personnelle plus grave. 

FRÉDÉRIC / 46 ans

Un look d’éternel adolescent. Challenge pour le comédien de jouer dans sa chaise roulante qu’il habite depuis son adolescence. Personnage pince-sans-rire, avec un petit quelque chose de charmant.

Tiraillés entre les plus grands et les plus petits, les enfants du milieu se plaignent de difficultés à trouver leur place. Cette situation inconfortable les prépare pourtant à devenir des adultes conciliants qui ne craignent pas les compromis. L’entre-deux n’est effectivement pas, à première vue, une place enviable.

NICOLAS / 44 ans

Le cadet. Brut de décoffrage. Physiquement vie au grand air. On l’imaginait roux par contraste envers ses deux aînés.

Nicolas a dû lutter pour conquérir sa place, il a « naturellement » l’esprit ouvert et adhère avec enthousiasme à toutes les idées nouvelles, surtout si elles promettent de bouleverser l’humanité. C’est un rebelle né !

LES ANNÉES 80

Pour pouvoir replonger nos personnages dans leur enfance nous utiliserons des décors / objets / sons tout droit sortis des années 80. Alors que ce moment de deuil pourrait trouver sa résonance dans un univers feutré, éclairé à la bougie dans lequel les personnages sont en noir, nous jouerons le contre-pied d’une maison vintage aux papiers peints super flashy. Les boîtes de jeux de société typiques de l’époque ou une vieille game boy de Frédéric viendront compléter ces références. Nous ne souhaitons pas faire un catalogue d’objets des années 80 mais bien en choisir qui raconteront au mieux notre fratrie et une partie de son histoire. Cela devrait permettre de surprendre en s’amusant visuellement mais également de rappeler de nombreux souvenirs aux spectateurs et ainsi créer des attaches encore plus solides aux personnages.

LA MAISON FAMILIALE

Elle est un véritable personnage à elle seule. Nous en verrons l’intérieur et l’extérieur. Nous nous sommes rendu compte que le fait de retourner dans nos maisons d’enfance modifiait nos comportements d’adultes. Nous avions tendance à nous repositionner en tant qu’enfant. C’est ce qui se passe pour notre fratrie. Cette maison est la dernière rescapée de leur enfance et le dernier fil qui les relie à leur père. Nous nous attarderons donc à filmer des détails qui nous raconteront leurs habitudes en famille : patères qui portent leurs prénoms, des sets de tables personnalisés, un mur dans une alcôve avec une grande photo de eux 5, une vieille balançoire…

LE DÉCALAGE

Il aura lieu dans un premier temps via la maison qui est le résultat des expériences de décoration de leur mère. Cela permet de la rendre présente, elle aussi. Elle avait créé des ambiances différentes dans sa maison. Parfois en customisant juste les chaises de la cuisine ou par des tapisseries murales à motifs, créant ainsi des contrastes entre les pièces.

Des entrées de scènes seront imaginées à partir de ces décors. Exemple d’un personnage face caméra devant une tapisserie « coucher de soleil » ou « nuages » que nous n’aurons pas aperçue avant. Cela permettra de créer, selon les moments, de la surprise, de la drôlerie ou de la poésie. Le décalage se verra aussi beaucoup dans les objets et accessoires. Marina pourrait par exemple se retrouver avec une barrette Minnie dans les cheveux. 

Le décalage aura enfin aussi lieu par des actions, des gestes, des attitudes des protagonistes totalement inadaptés à la situation dans laquelle ils se situent. Cela sera marqué par des gros plans visages mais aussi par des « décadrages » volontaires de l’image.

LES DÉCORS EXTÉRIEURS

Cela concerne l’ouverture et la fermeture de l’histoire. La scène de flash-back puis celle qui les réunit dans ce même jardin permettent de raconter visuellement le temps qui est passé. (État du jardin, objets abîmés, nouveaux objets). Ces scènes nous permettent aussi d’appréhender totalement dans quel type de maison nous nous situons et de placer nos héros dans un contexte familial précis. Soit une maison de plain-pied style années 80 de la classe moyenne, à la campagne. 

Des éléments comme la voiture taguée de Marina et surtout le cimetière de leurs animaux domestiques installé au milieu de leur jardin participent au côté un peu barré de cette famille. En ce sens le cimetière est vraiment un lieu unique avec la photo de chaque animal et son nom. La décoration des tombes est très originale à tendance kitsch avec par exemple un gros os sculpté sur la tombe de « Maurice » leur teckel…

LE POINT DE VUE

Ils sont trois et l’histoire est vécue par les trois. Nous ne partirons pas du point de vue de l’un ou de l’autre. Chacun d’eux aura une scène pour être introduit avant d’être véritablement réunis à la séquence 5.

En fonction des points de conflits, l’un d’eux sera isolé au cadre par rapport aux deux autres. Quand ils se retrouvent réunis autour du jeu de Monopoly par exemple, nous les filmons à trois pour ces séquences mais en mettant toujours un des trois, net au premier plan et les deux autres présents mais flous au second plan. C’est celui qui lance l’action qui est au premier plan.

Les points de vue digressifs seront ceux vus d’un objet important dans l’histoire. Par exemple la prise de vue depuis l’urne dans la séquence 1, permet de les réunir face à l’enjeu.

LA RÉALISATION

Avec un cadre assez composé, nous jouerons entre le premier plan et les seconds plans volontairement flous. Nous mettrons en valeur des éléments du décor et accessoires qui seront des points de couleurs assez graphiques dans le plan. Et qui sont autant d’éléments d’informations sur cette famille et précisément sur cette fratrie.  Nous favoriserons l’action pour les entrées de scène et les cuts pour en sortir afin de garder un maximum de rythme. Pour la dernière séquence c’est Frédéric qu’on suit car c’est lui qui devient le moteur et celui qui résout la situation. Le dernier plan au ras du sol sur le hamster nous ramène toujours à cette notion de décalage qui fait l’esprit de notre film. Nous tournerons cette dernière séquence à ras du sol pour être au niveau du hamster qui est positionné à côté des pissenlits.  

L'IMAGE

En intérieur l’ambiance sera plutôt colorée en contraste avec une situation de deuil qui voudrait qu’on soit dans une ambiance sombre. Nous souhaitons une image assez contrastée et en ce sens, une caméra RED offre ce piqué précis. Nous permettant à la prise de vue et aussi dans le workflow de la post-production de pourvoir bien maîtriser l’étalonnage du film.    

En extérieur, nous donnerons la sensation d’être en début de printemps et des flairs viendront nous donner des éclats de lumières. Les points de couleurs viendront des objets présents dans le jardin.

 

 


  

 

À quoi servira la collecte

Nous portons le projet à bout de bras depuis plus de 25 ans, on a tout sacrifié. On s'est fâché avec notre banquier, Greg a dû vendre sa collection d'emballage de morceaux de sucre, Isa a du faire la femme saucisse chez Super U pour promouvoir une choucroute. Grâce à ces activités parallèles nous avons réussi à réunir 2000 € ! Avec votre générosité et votre soutien nous allons enfin pouvoir faire un sacré chouette film ! (et regagner un peu de dignité...!) Nous cherchons donc à réunir les 6500 € qui nous manquent encore pour réussir au mieux cette aventure !  

Cela nous permettra de nous aider à financer la majorité du film: location de matériel, aménagement des décors, location et achat d'accessoires, hébergements, défraiements pour l'équipe technique et artistique mais aussi tous les repas du tournage pour chouchouter notre équipe !! Et enfin faire la post production la plus professionnelle qui soit ! En faisant le maximum pour que le film fasse une belle carrière !!!  

Si nous avons la chance de dépasser notre objectif, nous pourrons perfectionner davantage l'esthétique du film ainsi que tous les outils promotionnels tels que l'affiche, le teaser, les sous-titrages, et faire un générique de film atypique et décalé un peu comme celui de "Catch me if you can" de Steven Spielberg, enfin cela nous permettrait d'étendre notre liste d'envois en festival !  

Votre aide nous sera donc extrêmement précieuse !

Merci d'avoir pris le temps de nous lire :)

 

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