Un bébé si je peux !

Un voyage intime, une enquête journalistique nécessaire pour briser un tabou.

Visuel du projet Un bébé si je peux !
Réussi
2 051
Contributeurs
01/03/2021
Date de fin
2 148 prév.préventes
Sur 500
430 %
Féminisme
LGBTQ+
Média
indépendant
Soutenu par
La Revue Dessinée soutient le projet Un bébé si je peux !

Un bébé si je peux !

Marie Dubois a mis sept ans à faire un enfant. Sept longues années de montagnes russes émotionnelles pour tenter ce qui peut sembler le plus naturel au monde. « C’est dans ta tête ! », lui disait-on. Elle démonte cette idée reçue qui culpabilise, et révèle comment l’infertilité est devenue un problème de société. Cette bande dessinée est un voyage intime. C’est aussi une enquête journalistique nécessaire pour briser un tabou. 

Hystérosalpingographie, azoospermie, hormone anti-müllerienne, FIV ICSI...  Cette bande dessinée donne des clés pour se repérer dans une jungle de sigles médicaux et de protocoles. Elle aborde avec humour toutes les questions que se posent les couples et leur entourage : sexualité, fécondité, sentiment de honte... Grâce à un dessin vif et ludique, Un bébé si je peux offre un regard nouveau sur une maladie invisible. 

La mode en matière de fécondité, c’est la lutte contre le stress. Sur Internet, dans les magazines et chez nombre de psychologues, les théories du blocage psychique cartonnent. Avec ces messages, les femmes sont largement tenues responsables de leur difficulté à faire un enfant. Pourtant, aucune étude n’établit de lien entre stress psychologique et stérilité. Scientifiquement, la première cause d’infertilité est l’âge.

Or, ce sont la vie professionnelle, les inégalités, les modes de garde, qui poussent toujours les femmes à reporter leur projet de grossesse. Après un congé de maternité, ¼ des mères affirment avoir été écartées des prises de décisions auxquelles elles avaient l’habitude de participer. En Italie, le gouvernement a organisé le Fertility day, pour sensibiliser les jeunes à la nécessité de procréer. Mais l’Italie est également le pays où une femme peut être licenciée pour être enceinte !

Faire un enfant est devenu une question éthique et politique. La procréation médicalement assistée questionne le droit des femmes à disposer de leur corps : en France, l'autoconservation ovocytaire reste interdite, alors que les hommes peuvent décider de congeler leur sperme sur simple ordonnance. Résultat, seuls les couples qui en ont les moyens se rendent à l'étranger pour bénéficier d'un don de gamètes. En France toujours, les couples lesbiens restent exclus des parcours de PMA. 

Un couple sur cinq rencontre des difficultés pour avoir un enfant. Et les cas d’infertilité se multiplient à travers le monde. En à peine 40 ans, le taux de spermatozoïdes a chuté de moitié ! Un phénomène sans précédent. Atteinte d'un dérèglement hormonal sévère, Marie Dubois enquête sur le lien entre sa pathologie et le rôle des perturbateurs endocriniens, ces substances que l’on retrouve partout, dans les tissus, les plastiques, les cosmétiques, les aliments.  En 2013 déjà, l’OMS les a qualifiées de menace pour la santé et la fertilité : la contamination aux perturbateurs endocriniens, transmise de génération en génération, devient une menace pour l'avenir de l'humanité.

Marie Dubois est une touche-à-tout. Monteuse de documentaires pour la télévision, auteure de livres jeunesse, c’est aussi une passionnée de sciences. Face à la difficulté d’avoir un enfant, elle a dévoré la littérature, rencontré médecins, sociologues, psychologues... En 2019, elle publie une enquête d’une trentaine de pages dans XXI, trimestriel vendu en librairie : la bande dessinée est un succès, de nombreux lecteurs contactent la revue et demandent à en lire plus ! XXI propose à Marie Dubois d’écrire une version approfondie, en collaboration avec Massot Éditions, éditeur engagé. 

 

XXI est un trimestriel de reportages indépendante, sans publicité, fabriquée par une petite équipe de journalistes, écrivains, illustrateurs, photographes et auteurs de bande dessinée sur le terrain. Une revue qui n’appartient qu’à ses lecteurs et ne vit que d’eux. Une revue totale, qui mêle tous les langages pour raconter le monde.
www.revue21.fr

Massot Editions est une maison d’édition généraliste dont les livres accompagnent les changements de société et parlent de ses dysfonctionnements et évolutions en transmettant des valeurs. Éditeur engagé, Massot représente notamment la féministe Emma, auteure de la série de bande dessinée Un autre regard
www.massot.com

À quoi servira la collecte

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Une bande dessinée comme celle-ci représente des années d’enquête et près d’un an de scénarisation et de mise en forme. Toutes celles et ceux qui participent à son élaboration sont rémunérés. Mais les confinements ont rendu le travail des libraires plus difficile et aléatoire. Précommander Un bébé si je peux, c'est contribuer à la réussite de sa sortie en librairie, montrer qu’il existe une attente pour une bande dessinée féministe grand public. C’est aussi libérer la parole, permettre à celles et ceux qui rencontrent des difficultés à avoir un enfant et à leur entourage de se sentir moins seuls. Marie Dubois : « C'est la bd que j'aurais aimé lire, une bd qui se passe de main en main pour dire : voilà ce que je ressens. ».

Nous nous associons au collectif BAMP, qui aide toutes les personnes en situation d’infertilité, de stérilité, patients, ex-patients et professionnels.

BAMP comme un mot qui claque dans le silence de l’infertilité. B pour le Blog qui leur sert de tribune et AMP pour Assistance Médicale à la Procréation. Leur objectif ? Faire entendre la voix des personnes infertiles, soutenir et informer les gens en parcours PMA.

Découvrez leur manifeste « 48 propositions pour améliorer la prise en charge de l'infertilité et de l'AMP en France » sur leur site www.bamp.fr et soutenez cette association en choisissant la contrepartie qui leur reverse 5€. 

 

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