Don't worry, Be nappy

Don't worry, Be nappy ! Aidez nous à donner vie à ce documentaire, avec vous, tout est possible !

Visuel du projet Don't worry, Be nappy
Réussi
61
Contributeurs
18/12/2018
Date de fin
11 156 €
Sur 11 000 €
101 %

Don't worry, Be nappy

Don't worry, Be nappy

Le Sujet

Il fut un temps où les femmes africaines, loin de détester leurs cheveux crépus, faisaient de la coiffure un exercice de style et très souvent une œuvre d’art. La texture laineuse et dense de nos cheveux nous inspirait, nous poussait à nous surpasser dans la créativité et la sophistication esthétique. Mais aujourd’hui, il est bien passé ce temps où chaque femme africaine, parée de ses tresses aux lignes compliquées et ornées de perles, ressemblait à une reine.

Ce film est le récit de cette épopée du cheveu crépu depuis l’Egypte pharaonique jusqu’aux salons de coiffures afro parisiens d'aujourd'hui, en passant par les angoisses des esclaves aux Amériques, ou les discours des Black Panthers.

 

 

Notre projet

Venues de rites égyptiens, malmenées par les patrons esclavagistes dans les Amériques, aux Antilles, nourries de la lutte des Noirs Américains contre la discrimination, récupérées par une jeunesse blanche qui y projette des symboles de liberté ou de rébellion qu’elles n’avaient pas au départ, les différentes façons de coiffer les cheveux crépus sont le fil conducteur de ce film documentaire « Don’t Worry, Be Nappy ». Et en le déroulant, ce fil nous guide à travers le labyrinthe des critères de beauté et de laideur qui changent selon les lieux ou les époques. Face aux préoccupations mercantiles de groupes industriels cosmétiques qui jonglent subtilement entre recherches identitaires et suivis des tendances, le savoir-faire ancestral perdure en se retrouvant dans les gestes et les préoccupations de quelques femmes en Afrique.   

                            

Note d’Intention  

Que veut dire aujourd'hui en 2018, être belle aux yeux de la femme Noire pour qu’elle accepte de se soumettre à des contraintes esthétiques étrangères à ses spécificités ethnoculturelles ? Comment cette simplification s’est-elle enracinée au fond des esprits ?

Notre ambition pour ce film documentaire est de mettre en évidence les préjugés raciaux ou culturels qui ont causé une série de traumatismes et  profondément altéré la perception que le Noir a de lui-même. Le complexe d’infériorité, c’est-à-dire la négation du Noir par lui-même, la honte de ses cheveux, de sa couleur de peau l’ont ébranlé dans sa confiance au point de vouloir échapper à son état.

INTENTIONS DES AUTEURS

Xavier Houézo : Auteur et réalisateur

Je suis né au Bénin, de mère française et de père béninois. Arrivé en France à l’âge de huit ans, j’ai découvert ex abrupto que j’avais une couleur de peau qui suscitait des kyrielles d’injures et quelques rares fois, un intérêt intelligent.

Adolescent, je portais une coiffure afro et on m’appelait Willy (de la série télévisée américaine « Arnold et Willy »), ou Gérard Janvion (un ancien footballeur international français). Aujourd’hui, je porte des dreadlocks ce qui fait de moi un fidèle de Bob Marley, catalogué fumeur de joints, toujours dans un état léthargique, un rasta cool ! Ma coiffure et la texture de mes cheveux intriguent, devenant une source de questionnements à la fois saine et malsaine, liée à la couleur absolue de l’altérité : « Je peux te toucher les cheveux ? Comme ils sont drôles ! On dirait de la laine. Comment tu fais pour les laver ? Avec quoi tu les coiffes ? Comment fais-tu pour leur donner cet aspect ? Tu les tresses ? »

Je découvrirai plus tard que ce genre de réflexion n’était que la partie émergée d’un ensemble de discriminations que subissent les Noirs, et qui les poussent à recourir à des pratiques plus extrêmes et à des questionnements irrationnels : « Qui suis-je ? Pourquoi ai-je cette couleur de peau ? »

Le racisme me tourmentait et agitait ma sensibilité. Ne trouvant pas auprès de mes parents ou des enseignants une parade à la question du racisme, ma survie dépendait de ma capacité à m’identifier à de grandes figures Noires. C’est ainsi que je découvris Cheikh Anta DIOP à travers son ouvrage culte « Nations Nègres et Culture ». Savant et humaniste sénégalais à l’intégralité sans faille et sans compromission, il entreprit une rupture épistémologique décisive avec l’idéologie occidentale et par ses travaux, il a restauré la conscience historique des peuples africains, appelant à lutter contre le racisme sous toutes ses formes. Grace à ce grand homme, j’ai pu éplucher ma peau, crier ma folie pour que ma joie de vivre, notre joie à tous demeure comme un long poème d'émerveillement et d'enchantement.

Benoît Sourty : Co-auteur et réalisateur

Xavier Houézo est un ami.
Il est arrivé un matin, chargé d'un nombre considérable d'informations sur les cheveux crépus, leurs rôles dans l'histoire de civilisations anciennes, leurs significations lors des revendications identitaires des Noirs américains aux USA dans les années soixante, l'enjeu qu'ils représentent actuellement pour les groupes de cosmétiques à la recherche de nouveaux marchés..... Si le combat des Black Panther m’est connu, s’il est facilement perceptible que les préoccupations mercantiles de groupes industriels cosmétiques jonglent entre recherches identitaires et suivis des modes, je n’avais pas conscience que la remise en question par l’Africain de sa propre identité et sa  revendication identitaire  est souvent cantonnée à une seule préoccupation esthétique. Cela perpétue finalement inconsciemment ce rejet par l’homme noir de sa propre identité.

Alors, je comprends la tristesse pour Xavier Houezo de voir oubliée aujourd’hui la sophistication des coiffures. Cette perte va au-delà de la perte d’une esthétique : la disparition d’un savoir-faire ancestral traduit la perte d’une sociabilité qui n’existerait désormais plus.

 Xavier considère les cheveux comme un lien entre lui et les Black Panthers de New-York, un lien entre lui et une femme égyptienne de l’époque Pharaonique ou entre lui un guerrier Massaï, un lien qui cristalliserait l’identité Noire autour des nouvelles fonctions du cheveu au sein de la diaspora. Cela doit être raconté, expliqué, ressenti.

Cette histoire est la sienne et c’est aussi celle d'une humanité entière.

 

CE DOCUMENTAIRE EST UN VOYAGE

Comme s’il était égyptien au temps des Pharaons, ou revivait de l’intérieur l’angoisse de l’esclave qui veut lisser ses cheveux pour plaire au maître blanc, comme s’il écoutait Malcolm X ou Angela Davis ou James Brown lui raconter l’importance d’être fier d’être noir, Xavier Houézo raconte ce qu’il voudrait retenir de ces rencontres.

Le voyage commence dans les salons de coiffure Afro de Paris et embarque le récit à travers les continents au gré de certaines rencontres. Certaines de ces rencontres sont virtuelles et se font grâce aux archives, accompagnées par la voix off de Xavier Houézo comme s’il se trouvait aussi bien face aux Black Panther que face aux Egyptiennes des temps pharaoniques. D’autres rencontres sont réelles, elles commencent en Martinique avec la sociologue Juliette Sméralda, puis en France avec la créatrice du salon Boucles d’ébène Aline Tacite et vont jusqu’au Nigeria avec le fils du photographe feu Odjekhere véritable mémoire artistique d’un savoir-faire qui passe à travers les siècles.

 

 

Intervenants principaux :

Angela Davis 

Kathleen Cleaver

Cornel West

Yannick Noah

Juliette Sméralda

Spike Lee

L’équipe de tournage :

Xavier Houezo : Auteur et Réalisateur

Enfant d’Afrique, amoureux du continent, convaincu de son émancipation par une révolution culturelle, et après un premier film sur les rites qui entourent la naissance d’un enfant chez les Fon d’Abomey « VI NU WIWA », me voilà plongé avec vous dans une aventure autour du cheveu crépu ".

Benoit Sourty : Co-auteur et réalisateur 

Diplômé de l’Institut d’études politiques de Lyon, tour à tour réalisateur de documentaires pour la télévision, directeur de production, scénariste et romancier, Benoît est également responsable pédagogique de l’EMC Malakoff, école supérieure des métiers de l’image, du son et de la création 2D-3D.  

Pierre Perol : Assistant de production

Etudiant en BTS audiovisuel option gestion de production, le projet « don’t worry be happy » fait figure de première expérience pour Pierre Perol. Passionné de documentaires en tout genre, il lui tenait à cœur de faire partie intégrante du processus de création et de production.  

Techniciens : Un sondier et un cadreur

Notre Besoin 

Obtenir votre aide et votre confiance afin de réunir les fonds nécessaires à la réalisation de ce projet. Nous sommes lucides, il faut beaucoup d’argent, d’énergie, de travail pour mener à bien ce projet humanitaire, mais notre détermination est sans faille et notre confiance dans votre soutien est totale.

 

À quoi servira la collecte

À quoi servira la collecte ?

Nous devons lever un minimum 11 000 € pour :

- La location de moyens de tournages : 4000 €

  • location de matériel de prises de vues et son / 25 jours
  •  une caméra avec trépied, batteries et chargeurs, carte SD + disque dur / 25 jours
  • mixette, perche, micro canon et HF / 25 jours

- Déplacements et défraiement (repas et nuitées) pour quatre personnes  4200 € pour les déplacement 800 € pour les repas, et 2000 € pour les frais de logement. 

  • Berlin
  • Nigeria à la découverte de technique de coiffures ancestrale
  • Martinique à la rencontre de Juliette SMERALDA
  • USA pour des entrevues avec Angela DAVIS, Kathleen CLEAVER, Pam GRIER, Cornel WEST, réalisation de plusieurs séquences au sein de salons de coiffures d’Atlanta et d’Harlem 

- Si votre générosité nous permet d'atteindre la somme souhaitée de 11000  €, et de la dépasser, nous nous servirons des fonds supplémentaires pour rester plus longtemps dans les différents lieux de tournage, et vous ramener du contenu supplémentaires (nouvelles rencontres, nouveaux lieux ...) 

FOCUS, l'association à but non lucratif qui produit le documentaire recevra la totalité des fonds récoltés. 

Il vous sera possible de suivre en direct avec nous l'avancée du documentaire, grâce à nos différentes pages sur les réseaux sociaux.

Choisissez votre contrepartie

20 €

Obtention d'un lien vidéo du documentaire, merci de participer au projet, et de lui permettre de prendre vie :)
  • 11 contributeurs

30 €

Votre nom sera inscrit au générique au titre des "remerciements" + contrepartie précédente, merci beaucoup, sans vous, rien de tout cela n'aurait été possible :)
  • 19 contributeurs

50 €

Invitation à l'avant première du documentaire + contreparties précédentes, merci pour tout, on a vraiment hâte de vous rencontrer :)
  • 11 contributeurs
  • Disponibilité : 89/100

60 €

Photo issue du tournage 10x15, signée par l'ensemble de l'équipe + contreparties précédentes, merci du fond du coeur de participer au développement de ce documentaire :)
  • 2 contributeurs

70 €

T-shirt officiel du documentaire "don't worry, be nappy" écritures noires sur fond blanc, à porter pour toutes les occasions :) + contreparties précédentes, merci pour votre don, nous avons hâte de recevoir des photos de vous portant ces superbes t-shirt !
  • 2 contributeurs
  • Disponibilité : 58/60

100 €

Suivez nous pour une demi journée de pré-montage, à Paris ou en région parisienne, et donnez nous votre ressenti sur ces premières images que vous aurez l'occasion de voir !
  • 6 contributeurs
  • Disponibilité : 24/30

150 €

Assistez au tournage (une demi journée) de l'interview de l'un de nos intervenants, à Paris ou en région parisienne, déjeunez avec nous et donnez nous vos impressions sur ce moment passé à nos côtés :) Merci pour tout, on va passer un bon moment, c'est promis !
  • 1 contributeur
  • Disponibilité : 39/40

200 €

Mille merci, votre contribution est sensationnelle ! Au choix : Assister à une journée de montage à nos côtés ou au tournage de l'interview de l'un de nos intervenants à Paris + invitation pour 2 personnes à l'avant première du documentaire + recevez en version numérique le journal de bord du tournage avec scénario détaillé annoté
  • 3 contributeurs
  • Disponibilité : 37/40

300 €

Une combinaison de contreparties au choix (équivalent à la valeur de votre don), merci pour votre générosité, sans vous, rien n'aurait été possible :) !
  • 3 contributeurs

Faire un don

Je donne ce que je veux