Enfance v(i)olée - Se reconstruire

Enfance V(i)olée - Se reconstruire après avoir été victime de viol pendant l'enfance.

Visuel du projet Enfance v(i)olée - Se reconstruire
Échoué
7
Contributeurs
29/04/2020
Date de fin
182 €
Sur 1 000 €
18 %
Féminisme

Enfance v(i)olée - Se reconstruire


Qui sommes nous ?


 

Il a suffit d’une phrase anodine, pour que dans ma tête une première détonation retentisse, mon mari a mes côtés à su maîtriser l’incendie qui se préparait en moi.
J’ai avoué ce jour là à mon mari et une de mes sœurs que j’avais été victime de viol à l’âge de 8 ans par un membre proche de ma famille, au départ de mes aveux j’ai minimisé les choses, et puis tout c’est enchaîné, mon cerveau a été une machine à remonter le temps, je ne maîtrisais et contrôlais plus rien.

 

Gwendoline & Pierrick, nous sommes un couple marié. Gwendoline est officier d’état civil et Pierrick est infirmier. En août 2019, après 27 d’amnésie, Gwendoline a avoué avoir été victime de viols dans son enfance. 

Une fois libérée de ce fardeau, Gwendoline a ressenti le besoin de partager son vécu au travers du récit de son histoire.

Après en avoir parlé autour de nous, nous nous sommes rendu compte qu’il y avait énormément de victimes, trop de victimes ! Lors de l’annonce, nous avons cherché une association d’aide, sans succès. Après plusieurs semaines de discussion, nous avons donc décidé de créer une association, afin de venir en aide aux victimes. Découvrez les actions de l’association.

 


L'association 


L’association “Enfance V(i)olée” a été créée dans le but de venir en aide aux victimes de viols.

L’association s’axe prioritairement sur les victimes de viol, qui ont eu lieu dans l’enfance, mais reste ouverte aux autres victimes de viol.

Donner la parole aux victimes quel que soit leur sexe, leur âge, leur nationalité, leur religion, leur préférence sexuelle, afin de briser le silence qui entoure ces violences.

Vous êtes victime, pas coupable !

Enfance V(i)olée s’engage à soutenir et à aider les victimes qui sont en manque d’information sur les différentes procédures.

Il est important d’informer et d’accompagner les victimes dans leurs démarches d’accès aux droits.

L’accès aux soins de qualité est primordial pour les femmes et hommes ayant subis des violences sexuelles. L’association vous aide dans cet accès aux soins psychiques.

Nos actions ne sont en aucun cas imposées ! Vous restez libre de vos choix et avancez à votre rythme.

Le rôle de l’association est aussi de permettre un moment d’échange.

Des ateliers seront mis en place afin que les victimes souvent isolées puissent à nouveau s’ouvrir aux autres et ainsi retrouver une vie sociale apaisée.

La libération de la parole est une chose importante dans le processus de reconstruction.

Enfance V(i)olée est aussi là pour que les victimes retrouvent un bonne image d’elles !

Lorsque l’on est victime, l’image de soi est souvent négative, et l’association axera ses ateliers sur l’estime de soi (ex: des ateliers coiffure, manucure, maquillage).

Mais aussi des ateliers d’échange autour d’une table (goûter, café, atelier créatif, atelier couture, tricot, sortie sportive… ) ou tout simplement soirée bavardage.

Sans oublier des sorties …

 


On parle de nous !


Suite à la création de l'association, la Présidente a été contacté par France 3 Poitou-Charentes.

Il lui a été donné l'opportunité de parler d'elle et de l'association, en direct, au journal télévisé de midi.

 
Nous avons aussi été contacté par un hebdomadaire local, le 7Hebdo, qui nous a offert une couverture et une page entière.
 

Informations


  • Loi du silence et absence de protection

Les victimes sont souvent amnésiques des violences dans 39% des cas (47% pour les victimes de viols, 50% pour les victimes d’inceste et 61% si les victimes ont moins de 10 ans), amnésie qui dure pendant plus de 20 ans pour un tiers d’entre elles.

Des victimes qui parlent mais ne sont pas protégées pour autant : 69% des victimes parlent (et même 77% en cas de viol) mais tardivement en moyenne plus de 12 ans après les premières violences sexuelles (et même près de 14 ans en cas de viol), plus les victimes sont jeunes au moment des violences plus elles parleront très tard, dans 80% des cas c’est à leur propre initiative qu'elles ont parlé en majorité (56%) à un membre de leur famille.

Pour les 31% de victimes qui n’ont pas pu parler, ce qui les a le plus empêcher de parler c’est surtout la honte, dans 43% des cas (56% en cas de viol), le fait de ne pas savoir nommer ce qui s’est passé, ni comment en parler (37%), de ne pas savoir à qui parler (34%), de penser que cela ne servirait à rien (32%), de penser qu’on ne les croirait pas (30%), de se sentir coupable ( 29% et 48% en cas de viol) ; et dans 21% (39% en cas de viol) les menaces, l’influence et les manipulations de l’agresseur.

  • De très lourdes conséquences à long terme sur la vie et la santé des victimes

Ces violences sexuelles ont de très lourdes conséquences sur la vie et la santé des victimes avec des situations de précarité bien plus fréquentes : ces conséquences d’autant plus graves que ce sont des viols, que les victimes sont des filles, que les violences sexuelles ont été commises par un membre de la famille proche et qu’elles ont duré plus d’un an. Les victimes de viols sont 77% à évaluer comme important l’impact sur leur santé mentale, 59% sur leur santé physique, 81% sur leur sexualité, et 74% vie familiale et sociale, 54% sur les études et sur leur vie professionnelle. Plus de la moitié des victimes ont souffert d’épisodes dépressifs et de troubles anxieux, près de 50% des victimes de viols dans l’enfance ont fait des tentatives de suicides, plus de 50% ont présenté des troubles alimentaires, plus d’un tiers des conduites addictives. Les situations d’arrêt de travail, d’invalidité, de reconnaissance de handicap, sont bien plus fréquentes, de même que les situations de grande précarité (16%), de période sans domicile fixe (13%), et que les situations prostitutionnelles (13%). Il est à noter que les hommes sont plus nombreux à témoigner de ces trois dernières conséquences. Il est également à noter que 10% des filles qui ont subi des viols se sont retrouvées enceintes (avec 33% seulement d’IVG).

La prise en charge médico-psychologique est notoirement insuffisante ce qui représente une importante perte de chance pour la santé des victimes : moins d’une victime sur dix a bénéficié d’une prise en charge médicale immédiate, pour la majorité a fallu attendre plus de 10 ans, seules 23% des victimes ont bénéficié d’une prise en charge médico- psychologique spécialisée. Et près de 80% des professionnels de la santé ne font pas le lien entre les violences subies dans l’enfance (avec le trauma que cela a engendré) et leur état de santé. Il faut rappeler que les professionnels de la santé sont très peu nombreux à être formés spécifiquement, que les troubles psychotraumatiques et la prise en charge des victimes de violences et de leurs psychotraumatismes ne sont toujours pas enseignés, sauf exception, dans le cadre des formations initiales et continue, et qu’il y a très peu d’offre de soin alors qu’il s’agit d’un énorme problème de santé publique, reconnu comme tel par la littérature internationale et l’OMS.

Une prise en charge de qualité permet de traiter la mémoire traumatique et de réparer les atteintes cérébrales, et d’éviter ainsi la majeure partie de toutes les conséquences des violences sur la santé, ainsi que de leurs conséquences sociales. La méconnaissance de tous ces mécanismes psychotraumatiques, l’absence de soins, participent donc  à l’abandon où sont laissées les victimes, à la non-reconnaissance de ce qu’elles ont subi et à leur mise en cause comme nous l’avons vu.

À quoi servira la collecte

La collecte servira à financer le développement de l'association

 


Site internet : www.enfanceviolee.fr


 

  • Hébergement : 72€ pour un an
    • un hébergement pro, permettra une mise en ligne optimale du site internet et aussi la possibilité d'héberger plusieurs sites.
  • Noms de domaines : 50€ pour un an
    • nous possédons actuellement le domaine enfanceviolee.fr mais souhaitons en acheter 2-3 autres, dont un pour l'association.
  • Référencement : 200€
    • Nous voulons acheter les espaces publicitaires ciblés, afin de faire connaître le site.

Pour le site internet, le financement total de départ est d'environ 320€.

 


L'association


 

La création de l'association en elle même est gratuite. Cependant pour bien commencer, la collecte permettrait de financer :

  • Compte bancaire : 100€
    • Comprenant les frais de gestions, chéquier, CB
  • Assurance : 80€
    • L'assurance de l'association
  • Fournitures : 200€
    • Diverses fournitures de bureau
  • Flyers / Cartes de visites : 250€
    • Réalisation et impression de flyers et cartes de visite

Pour nous permettre de mettre en place l'association plus sereinement, le budget est d'environ 630€

 


Contreparties


 

Tous les donateurs seront remerciés publiquement sur notre site internet, et recevrons tous un autocollant.

 


Remerciements


 

Mon mari et moi même remercions tous ceux qui nous soutiennent au quotidien.

Merci à vous d'avoir porté de l'attention à notre collecte.

Merci à vous qui avez participé à la collecte.

Choisissez votre contrepartie

Contrepartie star

Adhésion à l'association

25 €

J'adhère à l'association Enfance V(i)olée et je reçois un autocollant.
  • 2 contributeurs

Don Unique

20 €

Je fais un don de 20€ et je reçois un autocollant.
  • Livraison estimée mai 2020

Don Unique

50 €

Je fais un don de 50€ et je reçois un autocollant.
  • Livraison estimée mai 2020

Devenir Membre Bienfaiteur

270 €

Je deviens membre Bienfaiteur en adhérant à l'association (20€) et en faisant un don de 250€.

    Faire un don

    Je donne ce que je veux