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FRIDA KAHLO t-shirts Project

Écologie, Solidarité, Mode & design

Visuel du projet FRIDA KAHLO  t-shirts Project
Cross circleÉchoué
22
Contributeurs
Saturday, August 03, 2013
Date de fin
1 605 €
Sur 8 000 €
20 %

Dragonfly & Kiss Project, comment faire du bien avec du beau ? Une luxueuse collection de tee-shirts en coton biologique Frida Kahlo !

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Monday, September 02, 2013

Frida Kahlo Project sur ULULE !

Bonjour,
 
Le projet continue sur Ulule :
 
http://fr.ulule.com/fridakahlo-project/
 
Merci de me suivre !
 
Corinne
Friday, August 30, 2013

Frida Kahlo tee-shirt project, ça continue !

Bonjour à tous !

 

Je suis restée quelque peu silencieuse ces dernières semaines, une pause nécessaire avant de reprendre le projet.
Je suis partie dans le sud de la France, famille, enfants, amis et cigales … et je n’ai pas trop touché mon clavier, c’est bien les vacances !

Comme vous avez pu le voir, la collecte sur KKBB n’a pas abouti, et j’ai décidé, après réflexion et concertation avec mes partenaires et amis de proposer une nouvelle version du projet.
Merci à mes premiers contributeurs, j’espère que vous me suivrez dans cette nouvelle collecte et que vous serez réactifs !

Une nouvelle collecte va commencer lundi sur un autre site de crowdfunding. Vous recevrez une invitation dans la journée. La collecte s'arrêtera le 30 septembre, pour lancer la production en octobre et être livrée mi-novembre, à temps pour les achats de Noël.

J'ai simplifié le message et le produit et revu mes prix, le tee-shirt est proposé au prix de 42 € en pré-commande.

Je dois atteindre l'objectif de 150 tee-shirts commandés pour pouvoir lancer une première production.

Je compte sur vous, merci !

Corinne

Thursday, July 18, 2013

Suivi du projet

A tous nos Kissbankers,

 

Comme vous avez pu le constater si vous êtes allé sur le site, le projet ne décolle pas vraiment, il ne reste que 2 semaines et nous n'en sommes qu'à 20 % de l'objectif.

Je ne sais pas à quoi précisément attribuer ce manque d'intérêt, si c'est le prix je vais le réduire (vous serez remboursés si vous le désirez de la différence), ou l'été enfin arrivé qui engage plus à l'achat de paréos que de tee-shirts à manches longues.

Ou le message humanitaire qui ne passe pas.

Si le projet n'aboutit pas sur Kisskiss, j'essaierai de faire une petite production en octobre, en reprenant à fond la com début septembre.

Vous serez remboursé, et je vous recontacterai si vous êtes toujours intéressés.

 

D'ici la fin du mois, je continue tous mes efforts !

 

Corinne

Wednesday, July 10, 2013

What else ?

J’essaie tant bien que mal de rester à jour pour faire la com, au fur et à mesure du développement, surtout quand s’ouvrent de nouvelles possibilités. Il est certes difficile d’être réactif de tous les côtés. Pas encore de décollage sur Kisskiss, mais ça peut aller très vite, donc je ne m’inquiète pas.

Je fais tout ce qu’il faut pour donner de la viralité à l’idée, mais si le mois de juillet est trop lourd et si les abonnés sont absents, on verra bien, j’expliquerai ici la réussite comme l’échec, et toutes les suggestions et analyses sont bienvenues.

J’essaie de décrypter à travers les quelques retours ce qui plaît, ce qui ennuie, car je vais beaucoup partager de liens ce mois-ci, jusqu’à la fin de la campagne sur Kisskiss, et je vais sûrement en lasser certains. Mais tant pis, c’est pour la bonne cause, et je m’en excuse auprès de ceux que je vais gaver de Frida Kahlo, qui ne pourront plus la voir en peinture au moment de l’expo. Du moins en aurais-je convaincu certains.

Je vais réagir à un commentaire un poil condescendant, voire méprisant, de Serge Kruger, pour le nommer, à qui je vais répondre publiquement, ce qui m’évitera peut-être certaines remarques désagréables les prochains mois. Ce post sera la réponse de référence aux remarques disons curieuses que ma démarche peut susciter.
Et aussi parce que je n’ai ni le goût ni le temps pour la polémique.

Pour en revenir aux deux commentaires, ils insinuaient que je suis une bourgeoise, une modeuse qui se la joue en lançant son projet humanitaire et sa marque de fringues, mais qui entend bien faire son beurre dessus et se faire du fric évidemment.
C’est ce que j’ai ressenti en les lisant, mais ils se sont effacés depuis.

Oui, en apparence j’ai toutes les caractéristiques de la BOBO qui veut racheter sa part d’humanité en s’intéressant, sur le tard, à la souffrance de la planète.
Et alors ? Si mon action est bénéfique ?
Je m’intéresse depuis quelques années, progressivement sensibilisée, à l’évolution inquiétante de notre biosphère, et je suis consciente de l’urgence de modifier nos comportements.

Cette évolution est possible à travers chacun de nous, et jamais la phrase de Gandhi n’a été si actuelle et brûlante :
« Soyez le changement que vous voulez voir dans le monde »

Et comme dirait Mélenchon, la consigne c’est de ne pas attendre de consignes, c’est d’agir.

J’agis donc, en faisant ce que je sais faire, ce que je fais depuis bientôt 30 ans :-des fringues.
Avec ce projet, j’ai la possibilité de faire de belles fringues, de celles qu’on garde, et qui nous racontent une histoire. Ce tee-shirt, cette nippe, qui, vu le soin que nous avons apporté à sa fabrication, devrait vous couvrir longtemps.
Et vous saurez en le regardant, en le portant, en caressant ce visage de femme si poignant, que des enfants grâce à vous ont eu un peu d’aide, loin là-bas en Inde où ce vêtement a été fabriqué.
Je ne suis pas seule dans cette aventure, et j’ai autour de moi des amis, des partenaires, qui pensent aussi que l’on peut procéder autrement, et qui m’aident.

J’espère pouvoir mettre une vidéo en ligne vendredi matin, peut-être avant. J’ai travaillé avec Franck à partir de petits films réalisés avec mon Iphone. Je n’avais pas vraiment anticipé la possibilité de faire un film sur les étapes de la fabrication en Inde et aussi sur l’orphelinat, mais grâce à cet objet magique qu’est l’Iphone, je vais pouvoir vous faire partager l’expérience. Vous verrez des photos, des films, et mes commentaires en voix off. (Je sais pour l’Iphone, j’ai un peu honte, je connais les conditions de fabrication…)
Les outils électroniques modernes induisent aujourd’hui des esclaves au bout de la chaîne, mais sans eux vous n’auriez pas accès à cette information, et je suis heureuse de vous la faire partager, moi qui n’avais jamais écrit un blog.

Et au fait, une autre précision utile, à peu près tous mes partenaires indiens, y compris l’orphelinat, lisent mes posts et sont concernés par ce que je fais. Avec les nouveaux moyens de traduction, ils ont accès en un clic à une version lisible en anglais, voire en tamil de mes textes. Bonjour à eux ! ;-) Namasté.

Corinne

Monday, July 08, 2013

Accueilli dans un orphelinat dans le Sud de l’Inde …

 

Il y a quelques mois, en Inde, un ami, Annadurai, m’a fait part de sa passion pour les voitures de sport. Je lui ai demandé pour quelle raison il n’en avait pas puisque c’est un industriel qui vit confortablement.
« Je consacre cet argent à un orphelinat, car je n ai jamais vu une voiture de sport me sourire ! Me répondit-il.
Lors de mon dernier voyage, il m a invité à rendre visite aux enfants de cet orphelinat, j’étais arrivé en fin d après midi le dernier jour de congé scolaire.
Là, j’ai rencontré les enfants qui jouaient quatre par quatre autour d’une petite table en bois (un micro billard), mais avec des petits palais qu’ils faisaient glisser, j’ai pu faire un essai qui fut concluant (normal j’étais très bon aux billes…) ; les autres lisaient ou discutaient avec les adultes qui m’accompagnaient.
Ensuite nous avons fait quelques photos puis pris un thé, avec les enfants.
M . Radjesh le responsable de l’établissement, m’a expliqué que les enfants étaient scolarisés dans les écoles publiques, et qu’une administration d’Etat les suivait.
L’orphelinat lui envoie chaque mois les menus, un bilan de santé de chaque enfant ( chaque intervention médicale ou autre soins apportés doivent être relatés ) et un rapport sur le travail scolaire.
Chaque soir, plusieurs bénévoles du village voisin apportent leur soutien aux enfants pour les devoirs scolaires.
Ensuite, j’ai visité ce bâtiment tout neuf prévu pour accueillir 250 enfants, qui dispose d’un confort très acceptable pour l’Inde. Douche, cuisine, et infirmerie. A mon avis il manque une laverie, car quand l’orphelinat comptera bientôt plus de 100 enfants, et les dames qui s’occupent d eux auront du mal à faire les lessives à la main.
Voila pour la situation matérielle, mais le plus surprenant c’est cette énergie et cette joie que communiquent ces enfants. Ils sont curieux, m’assaillent de questions, sur l’Europe , ce que je viens faire.
Ensuite, nous dînons , des dosas, du riz et une sauce à base de coco, c’est excellent. Après le repas, tout le monde va laver son plateau et je suis le mouvement.
Je reste un long moment à discuter avec Mme LAKSHMI, son sourire illumine un visage d’une grande douceur, elle vit ici et elle est la maman de tout le monde ici depuis qu’elle a perdu son unique enfant.
Vers 21h30 nous quittons les enfants.
Ce que je venais de vivre m’a ému et interpelé. Ces enfants me semblaient heureux et épanouis, partageant ce lieu dans la joie et l’harmonie. Ils viennent tous du Tamil Nadu, abandonnés par des parents indigents qui ne sont plus en mesure de les nourrir.
Annadurai et ces amis, entretiennent un réseau dans tout l’Etat pour être informé sur les cas d’abandon.
Je découvre un aspect de l’Inde, la charité, et l’exemple de cet industriel n’est pas rare. Une belle leçon de vie….

« L’INDE combat la faim »
Suite à la lecture d’un article, qui annonce le plus grand programme d’aide alimentaire au monde. Programme qui va bénéficier à 800 millions de personnes.
Soit entre 3 et 7 kg de riz par an et par personne. Mais à ceci vient s’ajouter a de nombreux programmes qui varient selon les Etats.
Dans le Tamil Nadu, l’Etat ouvre des hôtels « en fait ce sont des cantines très abordables , un repas complet pour dix roupies (environ 15 cents d’euro) et pour 5 roupies vous pouvez dormir sur une paillasse et pouvoir vous doucher le lendemain.
IL existe également, depuis deux ans un service d’Urgence ( SAMU) et d’aide aux blessés et qui est gratuit.
Les familles nécessiteuses bénéficient des bons d’alimentation et ainsi accèdent aux denrées de base.
Un chaos qui est finalement pas si mal organisé.
Les revues, économiques en particulier, traitent des sujets sur les pays émergents avec un angle de prédateurs financiers. Ils occultent l’aspect social et tous les progrès dans ce domaine.
Messieurs, revisitez vos fondamentaux, un pays dont la population est en meilleur santé, avec des enfants scolarisés et nourris correctement et avec un accès à un confort minimum, peut devenir un réel acteur économique.
Qu’a fait le FMI ?Il a étranglé les pays pauvres, avec le remboursement de la dette, rendant ces Etats dans l’incapacité de soutenir les prix de denrées de bases.
Apres une famine, combien de temps faut-il à une population avant de revenir au standard de vie locale, de consommer, d’acheter nos téléphones, nos rafales ?
Le temps que certains d’entre eux se révoltent , deviennent terroristes, enlèvent nos compatriotes, subissent une occupation, retrouvent un Etat corrompu, on pacifie tout cela, et le business reprend …

Daniel Aoun

Monday, July 08, 2013

Défilé Who’s next

Superbe défilé, le soleil était là, des couleurs plein la vue !

 

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Monday, July 08, 2013

Who’s Next ! Hola Frida !!

Visite hier au Who’s next, sous un soleil mexicain, une belle explosion de couleurs !

 

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Belle confirmation de l’opportunité de notre inspiration !
Quelques photos du petit marché installé entre les hall 3 et 4. Frida est à l’honneur, et avec elle toute l’imaginerie mexicaine, et ces têtes de mort fleuries et grimaçantes qui nous rappellent à notre condition, pauvres mortels condamnés. Mais en attendant, fêtons l’été !

 

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Thursday, July 04, 2013

Anghatal et Malou

 

Malou-India

 

Mon amie Ariane Walter a perdu sa mère il y a un an. Je n’ai jamais rencontré cette dame, mais j’ai vu des photos d’elle, ainsi qu’une vidéo réalisée par Fabrice Leroux, le compagnon de sa petite fille.
Il a filmé ses derniers moments avec beaucoup de délicatesse, et j’ai été frappée par cette femme devenue brindille, diaphane et presque transparente.

En visite à l’usine de Annadurai, j’ai traversé la rue avant de repartir, attirée par une petite boutique comme il y en a partout en Inde, pleine de petits paquets multicolores, de bouteilles de coca attachée par le goulot sur des cordes, et de pyramides de fruits. Derrière le comptoir, une petite fille, adorable, ravie que je la photographie. Sa maman est venue, et j’ai demandé si je pouvais aller dans la cour derrière et visiter leur maison. Demande gracieusement acceptée.

Et là, dans la cour, une très vieille dame, droite dans son saree blanc de veuve : le sosie de la mère de Ariane, version indienne du sud, avec une peau très foncée. Mais les mêmes lunettes.
Je l’ai prise en photo, elle nous a un peu raconté sa vie.
Elle s’appelle Anghatal.
Son quotidien est celui d’une femme indienne, elle lave le linge, fait le ménage et les courses et la cuisine. elle se promène dans le quartier, elle va prier dans le temple hindouiste près de chez elle.
Elle occupe ses loisirs en regardant des soaps à la TV, et les conversations avec ses voisines.
Ses parents étaient des fermiers de Tirupur.
Elle a eu 6 enfants, 3 garçons et 3 filles, dont deux décédées.
Les quatre autres vivent a Tirupur, son fils cadet de 63 ans avec elle.
Elle a 7 petits enfants et encore 7 arrières petits enfants.
J’ai immédiatement envoyé sa photo à Ariane, qui a reconnu sa mère. Je sais, ça fait un peu allumé du bulbe cette histoire, voire elle ferait concurrence aux trucs de chatons, mais c’est du vécu, et c’est joli, alors je ne me prive pas de vous la raconter. Et j’ai les photos !
Daniel est retourné la voir pour lui montrer la photo de Malou, et elle a été émue de découvrir quelqu’un qui lui ressemble et qui a vécu si loin.
Bref, comme Ariane voulait faire quelque chose pour cette dame, et améliorer son quotidien, nous sommes retournés la voir pour la questionner sur ses besoins.
On lui a proposé de refaire ses lunettes et de l’emmener chez l’ophtalmo, mais ça allait de ce côté, elle voyait encore assez. – Pour info, elle a 95 ans, elle se tient super droite, elle n’est pas sourde et elle continue à travailler ! Et elle a toute sa tête en plus.
Après un audit de sa petite maison, on a décidé de lui acheter un lit, parce que oui, elle dormait par terre, depuis 95 ans, oui. (Allo ?)
On a choisi un truc style lit de camp pliable, bien large, avec un matelas jaune à fleurs. Et rajouté un ventilateur et deux oreillers. – Les oreillers c’est moi, j’ai honte, il m’en faut 5 dans mon lit. J’ai compensé ma confusion d’être si dispendieuse en lui en collant 2.
Et puisque on est dans les histoires de famille, la mienne peut en remontrer à la longévité de Anghatal, puisque nous sommes 5 générations de femmes en vie, j’ai encore mes deux grands mères, et je suis moi-même grand-mère.

Corinne

 

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Thursday, July 04, 2013

Le shooting de ce matin: La collection est complète, on est prêts pour Who is next!

 

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Thursday, July 04, 2013

Bharathiyar Gurukulam, l’harmonie joyeuse

 

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L’orphelinat Bharathiyar Gurukulam accueille des enfants orphelins ou abandonnés, des enfants de famille nombreuse que les mères ne parviennent plus à nourrir.
Ils ont tous connu l’extrême misère, et leur arrivée ici est une chance inespérée dans leur vie.

Ce lieu a vu le jour grâce à la générosité de Madame Lakshmi, qui a donné deux terrains, l’un pour construire le bâtiment, l’autre pour y établir une ferme qui alimente la cuisine de l’orphelinat.
les terres sont très chères et très prisées dans ce pays. Quiconque a un peu d’argent essaie d’investir dans des terres cultivables.


Subramaniyam Kadeswara, Annadurai et sept autres industriels de Tirupur ont financé la construction du bâtiment, ouvert il y a seulement deux mois.

Il y a aujourd’hui une trentaine d’enfants, mais l’établissement prévoit d’en accueillir jusqu’à 250, en fonction des dons et des subventions reçues.
La construction du bâtiment n’est pas terminée.
C’est Mr Rajesh qui organise avec calme, patience et bienveillance toute la maisonnée. Deux femmes sont en charge de la cuisine, et deux autres du ménage.
Il y a encore un aide qui s’occupe de l’entretien et une personne chargée de l’accueil et de la sécurité.
Deux bénévoles viennent chaque jour s’occuper des enfants
et les aider à faire leurs devoirs.

Les enfants ont entre 4 et 17 ans. Une seule petite fille pour l’instant, Mathu. Elle est la mascotte du lieu et ne manque pas de bras pour la porter
ni de bonnes volontés pour lui faire des calins.
On sent les enfants heureux, curieux, il règne une bonne ambiance dans le groupe. Je n’ai vu aucune bagarre ni caprice, un rêve pour l’institutrice que je fus !

Ils sont bien nourris, de façon frugale mais équilibrée. Presque pas de sucre en dehors des fruits.
Cinq vaches donnent leur lait et une partie des légumes est cultivée dans la ferme. Pas de viande ni d’oeufs dans les menus.
La cuisine est ouverte sur la grande salle dallée idéalement propre dans laquelle se déroulent toutes leurs activités.
Des nattes spéciales sont déroulées sur le sol, différentes suivant si c’est le moment de la prière, de l’étude, du repas ou du repos.

Tout est organisé pour la vie en communauté. Cela peut nous étonner nous qui avons l’habitude de donner une chambre particulière à nos enfants,
dans laquelle ils s’enferment souvent au moment de l’adolescence, pour s’y étourdir (non, je n’ai pas dit abrûtir) de jeux ou de vidéos, à notre désespoir souvent.
Les indiens ont l’habitude de la vie en communauté, et à voir leurs visages toujours souriants malgré des conditions de vie que nous jugerions insupportables si nous devions les subir,
ça leur réussi pas mal.
Cette communauté développe aussi une grande solidarité, et Annadurai, qui posséde une manufacture textile qui fait de grosses productions connaît le nom de la petite dame qui vit dans la petite maison en face de l’entrée de l’usine. Vous connaissez beaucoup d’industriels en France qui connaissent madame Michu derrière le rideau à carreaux de la maisonnette d’en face ?
En Inde, c’est très courant, Annadurai n’est pas une exception.
A ce sujet d’ailleurs, si je vous parle de cette vieille dame, c’est parce qu’elle fût une rencontre étonnante, mais je vais vous raconter cette histoire dans un autre post.

Si la vente de la collection atteint ses objectifs, nous aurons des fonds pour envisager avec eux comment les aider. Cela peut être un don d’argent, mais aussi d’outils, de livres, de solutions respectueuses de l’environnement au sein de l’exploitation agricole, là aussi les bonnes idées seront les bienvenues.

 

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Thursday, July 04, 2013

Pourquoi, pour qui je fais tout ça ?

 

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Un nouveau post pour vous expliquer mieux mes motivations et la raison de ce projet. Je répète certaines choses déjà évoquées, et j’en précise d’autres.
Je suis styliste free-lance depuis 27 ans, plutôt styliste «industrielle» (au service de la grande distribution) et depuis quelques années, la maturité venant, créatrice et éditrice de mes propres designs.
J’ai eu la chance de pouvoir exprimer ma créativité dans ce métier, qui m’a permis aussi de beaucoup voyager.
C’est passionnant et valorisant de dessiner des produits pour les voir ensuite vendus et portés, donc choisis; mais au-delà de chaque nouvelle collection bi-annuelle se pose la question du sens, de l’opportunité du produit, des conditions de sa fabrication, de l’utilisation des bénéfices qu’il génère. Je n’ai jamais eu la maîtrise de ces éléments, étant moi-même sous-traitante et sous-traitée de cette chaîne.
J’en étais là de ma réflexion, de ma frustration, quand la rencontre avec Frida Kahlo, sa personnalité et son univers a déclenché une envie de faire du beau, de l’utile, du sens enfin, en produisant collectivement un produit dont les bénéfices seraient reversés à des oeuvres utiles.
Daniel Aoun, qui est un ami plus qu’un partenaire, m’a alors proposé de réaliser une collection en Inde, à Tiripur, dans le Tamil Nadu.
Daniel est en charge des prototypes et du suivi de collections textiles, et il s’est installé une partie de l’année là-bas.
Sa gentillesse et son sens du contact l’ont conduit à développer des relations amicales avec ses partenaires indiens, et ils l’ont invité à visiter un orphelinat financé sur leurs fonds privés.
J’ai donc naturellement rencontré lors de mon voyage en juin le véritable but du montage de toute cette opération, les enfants de l’orphelinat Bharathiyar Gurukulam.
(Je vous parle plus longuement de l’orphelinat dans le post suivant.)

Le but, donc, de l’opération, c’est de produire un très beau produit, en respectant des normes éthiques, en faisant travailler des artisans, en utilisant leur savoir faire, pour générer un chiffre d’affaire suffisant et conséquent et le redistribuer intégralement après impôts et après avoir payé, très bien, l’équipe qui a travaillé sur le projet, et qui s’y est investie sans garantie de contrepartie.
Personne ne sera payé si le projet échoue, et c’est moi qui dédommagerai, péniblement, les ateliers indiens qui ont fait les prototypes. Plus le coût de mon voyage en juin.
En cas de succès et de bénéfices, la rémunération des participants sera calculée en pourcentage. 40 % sur la marge brute en cas de succès très moyen (1400 tee-shirts), ce qui ne représente pas un smic, de très loin, pour chacun, 10% seulement en cas de très gros succès (50 000 tee-shirts, mais là je rêve !)
Tout le reste, et je m’y engage, sera reversé à l’orphelinat à Tirupur et à un hôpital à Halligudi dans le Karnataka avec qui je viens de rentrer en contact.
Les comptes seront consultables sur demande pour les curieux. ;-)

Je n’oublie pas la France dans ce projet, et nous sommes partenaires avec YUMP, jeveuxmontermaboite.com
(Vous pouvez d’ailleurs nous suggérer une association pour le reversement, car outre celles qui sont en cours de sélection par le collectif, nous sommes ouverts et attentifs à d’autres échanges et partenariats.
Nous étudierons les dossiers que vous souhaiterez nous proposer pour la redistribution d’une partie des bénéfices, la sélection sera faite en février 2014.)

Le travail sur Frida Kahlo est la première opération envisagée, mais le collectif constitué ne s’arrêtera pas là et d’autres actions suivront. L’objectif n’est pas de faire une marque ni de se lancer dans la production, mais de créer un label, et d’essaimer ensuite l’idée autour de nous.
On peut faire du beau, le vendre bien, et utiliser l’argent ainsi gagné pour faire des choses positives. J’y crois fermement.
Et si un projet comme celui là génère de l’argent, je préfère l’utiliser pour un orphelinat que pour des vacances somptuaires à St Barth. Le sourire de ces enfants me va bien, et les aider me fait plaisir et me donne aussi l’occasion de voyager (désolée pour le bilan carbone, Monica je sais que tu me regarde).
C’est du gagnant/gagnant pour tout le monde.
Et franchement, la collection est canon, et pile dans la tendance, allez voir la page d’accueil du Who’s next ! Merci à Marie qui a participé brillamment à l’élaboration des modèles et aux artisans qui l’ont réalisée en si peu de temps, en travaillant tard la nuit et même un dimanche.
Je serai ce week-end au Who’s next, car l’ambition de la collection dépasse le cadre de la plateforme Kisskissbankbank, et je veux proposer la collection pour une vente en boutique dès octobre, à l’ouverture de l’exposition Frida Kahlo à Paris.
Enfin, dernière information, si vous êtes toujours là, je prépare une vidéo de 4mn, un petit film, réalisé en Inde dans les ateliers et à l’orphelinat. Franck se charge du montage, depuis la Pologne. Vive l’internationale ! On est en phase de montage mais ça devrait être prêt pour lundi prochain.
Bonne journée !
Corinne

 

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Thursday, June 27, 2013

Les premieres photos de la collection!

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Wednesday, June 26, 2013

Extrait de collection : Merci à Maria pour ce premier shooting !

Wednesday, June 26, 2013

Tirupur

Dernier jour en Inde demain !
Je rentre avec deux des tee-shirts terminés, grâce au superbe travail de tous les intervenants ici.
Les autres devraient arriver en fin de semaine prochaine.
Voici quelques photos improvisées :

 

TS Black Dahlia

 

 

TS Bleuet

 

Ces quelques jours à Tirupur étaient riches de rencontres et d’échanges. Je reviens promis en septembre pour voir comment se passe la production.
J’ai pris des vidéos dans les ateliers, et nous mettrons en ligne un reportage en début de semaine prochaine.

Quelques images de Tirupur, glanées au hasard de mes déplacements dans la ville. Enjoy !

Wednesday, June 19, 2013

Des enfants heureux !

Je vais commencer par vous montrer ces visages d’enfants, désolée si certaines photos sont un peu floues, le Iphone ne donne pas de super résultats à la lumière artificielle.
Ensuite, je vous explique …

 

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L’orphelinat Bharathiyar Gurukulam accueille des enfants abandonnés ou que les parents ne peuvent pas nourrir, ni s’occuper d’eux. Ils ont tous connu l’extrême misère, et leur arrivée ici est une chance inouie.
Ce lieu a vu le jour grâce à la générosité de Madame Lakshmi, qui a donné deux terrains, l’un pour construire le bâtiment, l’autre pour y établir une ferme qui alimente la cuisine de l’orphelinat.
Cinq vaches donnent leur lait et une partie des légumes y est cultivée. Pas de viande ni d’oeufs dans les menus.

Subramaniyam Kadeswara et Anna Durai, deux industriels successful de Tirupur ont financé la construction du bâtiment.

Il y a aujourd’hui une trentaine d’enfants, mais l’établissement prévoit d’en accueillir jusqu’à 250.

C’est Mr Rajesh qui organise avec calme et bienveillance toute la maisonnée. Deux femmes sont en charge de la cuisine, et deux autres du ménage. Il y a encore un aide qui s’occupe de l’entretien et une personne chargée de l’accueil et de la sécurité.
Deux bénévoles viennent chaque jour s’occuper des enfants et les aider à faire leurs devoirs.

 

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Les enfants faisaient leurs devoirs quand nous sommes arrivés

 

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Le cartable fourni par l’état du Tamil Nadu, à l’effigie de sa dirigeante…
- Chiche on propose des cartables aux écoliers parisiens avec la photo de Delanoe, ça changera de Superman ou Naruto, non ? :-)

 

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Les enfants travaillent par petits groupes, assis ou allongés sur des nattes.

 

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Un peu de distraction après l’étude, et mon Ipad leur a beaucoup plu. Ils ont trouvé tous seuls comment tester les jeux. Et oui, je confirme, aucune bagarre ni tentative d’appropriation de personne ! (Essayez de donner une seule tablette à 10 de nos chères têtes blondes !)

 

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La cuisine

 

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La prière avant de manger

 

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Pas d’embarras de couverts, on mange dans son plateau, avec la main droite. (Non, ils n’ont pas que des croquettes, le riz et son délicieux accompagnement n’avait pas encore été servi !)

 

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Et ensuite, on va rincer son plateau.

 

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Les cuisinières, avec leur joli saree

 

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Madame Lakshmi, rayonnante.

 

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Mr Subramaniyam et Rajesh (et moi)

 

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Jay et Mathu, la seule petite fille pour l’instant