Mon projet de thèse universitaire

Art & photo, Mode & design, Santé & éducation

Visuel du projet Mon projet de thèse universitaire
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Tuesday, November 01, 2016
date de fin
3 687 €
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Gaylord.B
Vincennes

Pour faire de mon projet une réalité, j'ai besoin de votre soutien !

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Thursday, May 11, 2017

Thèse imprimée et livrée au jury

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Ouf ! ça résume bien mon ressenti du moment. La relecture a durée jusqu'au moment où je suis arrivé chez l'imprimeur mardi 9 mai. Quel périple. 

Le résultat ? un bébé de 6,5 kg. 30 cm de haut, 21 de large, 14 de profondeur. Le tout en 4 volumes : un pour le texte (448 pages) et la bibliographie (116 pages), un pour les images (200 planches et 49 pages de figures, plus un lexique illustré de 28 pages), deux volumes de catalogue raisonné pour 1051 notices de tableaux. On arrive à 2156 pages. Oui... ouf ! dans tous les sens du terme...

Un exemplaire est déjà livré à Lille, un autre est en cours d'acheminement pour Florence, les autres seront remis en mains propres demain soir.

Voici le résultat en images. La couverture est une création originale.

Merci à vous tous pour avoir rendu l'impossible possible. La suite dans 2 mois pour la soutenance.

Je vous embrasse. Gaylord.

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Monday, February 06, 2017

L'impression approche...

Bonjour à toutes et tous,

J'avais juste envie de vous faire partager ma joie. Vendredi soir, j'ai fini l'écriture de la thèse. C'est désormais l'heure de la relecture et des corrections avec mon directeur de recherches. C'est aussi la mise en page et, avant la fin du mois, l'impression et le dépôt des 4 volumes du manuscrit au service des thèses de la Sorbonne. ** séquence émotion **

La soutenance est déjà prévue... pour le samedi 8 juillet 2017. 

Et puis il y a l'après thèse... j'ai un projet, une idée de dingue, à mon image. Un projet qui va soit fédérer la commission qui va être amenée à en discuter, soit la faire rire en se disant "ce gars est fou !". C'est comme pour cette collecte, je l'ai faite avec une grande appréhension qu'elle ne soit pas un succès. Vous m'avez prouvé qu'il faut faire confiance au destin et aux belles surprises que réserve l'humain. Alors, je me lance avec confiance dans ce nouveau projet qui prolonge les résultats de ma recherche... et qui pourrait me faire retrouver une ville que j'aime tant. Il faudra attendre le mois de mai pour que j'en reparle !!!

En attendant, un petit clin d'oeil à une partie de ma thèse sur le costume d'Etat grand-ducal, un vêtement de fonction transmis de génération en génération depuis Cosimo I jusqu'à la fin de la dynastie. Mon préféré est celui-ci : Ferdinando II encore mineur, pendant la régence de sa mère et de sa grand-mère. Splendide !

 

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Monday, January 09, 2017

Meilleurs voeux pour 2017

Chères et chers, toutes et tous, amies et amis, 

Je vous souhaite mes meilleurs voeux pour cette année 2017. Que tout ce que vous désirez et tout ce qui vous apporte de la joie et du plaisir vous soient offerts. 

Grâce à vous 2017 sera l'année des possibles. Votre générosité, votre soutien, vos encouragements, votre amitié, je souhaite y faire honneur au mois de juillet prochain lors de la soutenance de ma thèse. D'ici là je reprends mes actualités, au fil de la rédaction de mon dernier chapitre, au gré de mes élucubrations sur le costume des Medici.

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D'abord une mise en bouche avec cette planche de mon support iconographique où vous observerez deux choses : d'une part, la possibilité que les peintures nous donnent de recomposer une pièce d'orfèvrerie comme ce bouton en forme de pointe de diamant, un emblème historique de la famille Medici ; d'autre part, l'authenticité presque certaine d'un article représenté à l'identique sur trois portraits peints sur une chronologie comprise entre 1545 et 1570 !

 

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Si certains détails peuvent être authentifiés, il n'en est pas de même pour les habits. Exemple avec la splendide robe de Leonora di Toledo, brochée de motifs d'or sur fond de velours de soie. Un atelier spécialisé dans la reconstruction historique de toilettes d'apparat d'époques anciennes s'est attelé durant trois ans à donner vie à la robe portraiturée par Agnolo Bronzino. Dommage... je démontre dans ma thèse que cette robe n'a jamais existé et que c'est une invention picturale à visée de propagande politique et de promotion culturelle.

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Le style de Leonora, documenté par les archives relatives à son vestiaire, est bien différent, plus proche de cet autre portrait et d'une robe retrouvée dans le palais médicéen de Pise, restaurée en 2010. Comme quoi, il ne faut pas croire tout ce qu'on voit ! Un bon crédo pour cette nouvelle année.

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Wednesday, November 16, 2016

Cette bonne vieille Catherine de' Medici...

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Hier, j'ai bouclé l'analyse d'un portrait de Catherine que j'ai décidé de qualifier de "portrait travesti". Quelle drôle d'idée ! C'est une histoire de mode bien entendu. A le regarder, le tableau est à la hauteur de son rang de reine de France. Pourtant... plusieurs détails de forme, de colori, et même de support, engagent à revoir la datation proposée entre 1549 et 1559. Je dirais... hum hum... vers 1589 ! Rien que cela ! La suite sera à lire dans la thèse. 

Côté logistique, grande nouvelle, si le destin ne me joue pas de tour, le jury de soutenance est au complet ! Mieux que ce que j'avais envisagé ;-) 

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Saturday, November 05, 2016

Un brin d'authenticité (6)

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En ce moment, je suis en immersion dans les sépultures des Medici. Une enquête de fond a été menée il y a peu de temps ; elle a permis de retrouver des vêtements et de les restaurer (certains sont encore en cours de re-fabrication) et de faire des analyses sur les ossements.

En quoi les squelettes médicéens peuvent-ils m'être utiles me direz-vous ? Pour la simple et bonne raison que la réalité anthropologique permet de confirmer ou d'infirmer l'ampleur qui est donnée à l'apparence vestimentaire sur le portrait. Par exemple, on comprend pourquoi Leonora a le visage émacié dans ce portrait peint à la fin de sa vie alors qu'elle souffre de rhumatisme et de tuberculose depuis près de dix ans... En revanche, si on occulte le visage, le corps vêtu est vaillant et sa carrure est signe de vitalité. L'image médiatique au service du pouvoir !

 

Voici quelques pépites de vêtements retrouvés dans les sépultures : Leonora, Cosimo, leur fils Garzia, leur petit-fils Filippo.

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Monday, October 31, 2016

Un brin d'élégance

En ce dernier jour de collecte, prémice d'une nouvelle étape de concrétisation de l'écriture et de l'impression de la thèse, un portrait de Cosimo Ier de' Medici, lequel est sans doute, après le double portrait de Leonora di Toledo-Medici avec son fils Giovanni et la robe féérique en velours broché, le tableau qui a éveillé mon projet de thèse sur le portrait du costume à la cour des Medici. Spéciale dédicace à ViDo, dernier donateur KKBB en date et un des premiers supporters de mon travail.

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On remarquera la surface chatoyante du satin d'une teinte bleu rougeoyante, la symbiose de texture et de teinte des poils de la fourrure de vison et de la barbe de Cosimo, les précieux boutons d'or en forme de tulipe qui devaient certainement contenir une pâte parfumée, la minutieuse broderie florale en fils de soie noire sur le col de la chemise auquel fait écho le travail de broderie du mouchoir maintenu avec délicatesse comme s'il était en train de le palper. N'est-ce pas une invitation à toucher du regard ce satin aux plis craquants laissés libre de toute fioriture sur la manche proéminente du pourpoint ? C'est ce que je crois et que j'ai développé dans le chapitre 5 de la thèse... 

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Monday, October 24, 2016

du fond du coeur : MERCI

Voici venu le temps de remercier chacun d'entre vous. Oui, toi, toi et toi qui a choisi de m'accompagner sur la dernière ligne droite de huit années de recherches, de réflexions et d'écritures. La fin arrive à grand pas et les 100% ont été dépassés.

Cette fin, ce sera aussi un commencement et je me réjouis de pouvoir débuter cette nouvelle ère en partageant des morceaux choisis de mon travail, des réflexions un peu plus complètes que ces actualités KKBB, et en passant un moment privilégié (le privilège est pour moi !) avec celles et ceux qui ont "investi" dans une visite au musée du Louvre. Mais, ça ne sera pas tout, j'ai quelques petites idées un peu plus festives pour vous remercier les uns et les autres, à Paris et à Vaugines. Des détails plus précis dès que j'aurai pris le temps de planifier toutes ces activités qui vont me tenir éveiller entre le dépôt de la thèse et la soutenance...

En l'honneur de la réussite de la collecte dans laquelle j'avais peur de m'engager parce que, après tout, il s'agit de demander de l'argent et qu'une telle demande n'est jamais évidente, voici un portrait que j'avais laissé de côté par crainte de ne rien avoir à dire et, en prenant mon courage à deux mains et en secouant les deux lobes du cerveau, j'ai fini par avoir plein de choses à raconter. C'est comme cette collecte participative qui m'a prouvé une fois encore qu'il suffit d'oser pour recevoir la meilleure récompense : la joie, l'enthousiasme, le plaisir et la sincérité d'un échange entre vous et moi, entre votre curiosité et ma passion, tel un point de rencontre entre des idées et des émotions réciproques qui, chaque jour, me convainquent que ce qui importe est de partager, de transmettre, de sensibiliser, de recevoir, d'écouter, d'entendre, et de s'éveiller à de nouveaux horizons qu'on n'imaginait pas.

Alors merci pour votre confiance, votre soutien, votre générosité.

 

Voici le portrait de Bia de' Medici, fille illégitime de Cosimo I de' Medici, née de mère inconnue (et non, je n'ai pas percé ce mystère...), avant les noces de son père avec Leonora de Toledo. C'est le premier portrait officiel des Medici peint par Bronzino, avant ceux de Cosimo, de Leonora et de leurs enfants. Peut-être a-t-il été un test préalable... 

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En tout cas, toutes les modalités d'une représentation qui oscille entre authenticité et invention sont déjà latentes : le nouage du corsage sous le bras gauche, les plis de la jupe fixés à la taille par le bustier, les fentes lacérés sur les poignets des manches amovibles pour faciliter la flexion des mains, une chaîne en or à laquelle est suspendue une médaille qui crée un trompe-l'oeil de portrait dans le portrait et qui représente son père Cosimo. 

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Ce sont aussi les effets de matières qui rendent l'illusion d'être presques palpables, du satin bouillonnant des manches et de la jupe aux galons de soie argentée qui ondule sur le bord du corsage et à la chemise en lin blanc perforée qui se fond avec la teinte des perles qui courent sur la gorge nacrée de la fillette.

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Et puis il y a le pendentif de la chaîne de joaillerie... je garde le mystère ! Du moins, pour le moment...

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Friday, October 21, 2016

Les détails du portrait qu'on ne voit jamais... (7)

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Un portrait de notre chère Marie de' Medici. Je dis "notre" puisqu'elle est devenue reine de France, mariée à Henri IV en 1600, mère de la nouvelle dynastie des rois de France, celle des Louis XIII, XIV, etc.

Deux éléments intéressants : la broche capillaire qui imite une branche végétale, des clochettes de muguet, des bourgeons de fleurs, des grappes de fruits naissantes. Or, perles, diamants, rubis et feuilles en or émaillé. Une fabrication en accord avec les objets qui ont traversé le temps autant que les dessins issus des pièces d'archives médicéennes.

C'est aussi la boucle d'oreille, une originalité propre à Marie : un pendant de perle suspendu à deux anneaux en or. Elle porte ce bijou sur ses portraits florentins et français, quel que soit le portraitiste, quelle que soit la période de sa vie. Une vraie icone de mode, cette bonne vieille Marie !

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Tuesday, October 18, 2016

Un brin d'authenticité (5)

En l'honneur des nouvelles contributrices au projet et pour célébrer toutes les personnes déjà impliquées et celles qui ont augmenter leur contribution pour que le projet réussisse, pour remercier chacune et chacun d'entre vous de votre soutien et de vos encouragements, voici une petite idée de ce que l'analyse du costume peut faire dire à l'image. Une petite incursion non-médicéenne avec un portrait d'une inconnue par Andrea del Sarto.

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Elle porte une corbeille avec des fuseaux, pour faire de la dentelle, une activité que pratiquaient les riches nubiles. Sur sa manche un motif d'une précision extraordinaire qui suggère son authenticité. Un échantillon textile du Metropolitan museum de New York City confirme la véracité de l'image. N'est-ce pas étonnant ? 

On peut en déduire que cet artiste fils de tailleur appréciait de peindre des ouvrages d'après nature et les motifs qui réunissent des dispositifs emblématiques utilisés par la famille Medici (trois poires / un diamant en pointe monté sur un anneau / un diamant en pointe rayonnant) démontrent deux choses : la dame est florentine, sa famille devait être proche de celle des Medici. La présence de la corbeille avec fuseaux laisse penser qu'elle serait l'héritière d'une famille du patriciat florentin impliqué dans l'industrie du textile de luxe du premier quart du seizième siècle.

Coiffée d'un balzo en soie blanche et or qui trouve un écho formel et chromatique dans le collier en or qui irradie sur la chemise en lin blanc plissé, vêtue d'une robe confectionnée dans un damas dont la surface est scandée de motifs de couronne, de diamant et de fruits entrelacés par des rameaux de câpriers verdoyants de jeunes pousses, cette dame se présente comme la parfaite ambassadrice de la culture florentine de la Renaissance.

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Sunday, October 16, 2016

Un brin d'authenticité (4)

Il est rarement fait état de la réalité qui se cache derrière l'image. Un exemple avec ce portrait de Christine de Lorraine, petite fille de Catherine de' Medici, reine de France, épouse de Ferdinando Ier de' Medici, grand-duc de Toscane. L'austérité de la vêture mise à part, n'y a-t-il pas un détail intriguant ? Si on envisage les proportions du buste et des bras, la longueur de la jupe est invraisemblable, non ? Une invention picturale ? Pas du tout ! Une création de mode qui va donner le vertige à celle qui ont l'habitude des talons...

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Voici donc quelques arguments illustrés de ce qui se cache sous la jupe de Christine : des chaussures plate-formes dites chopines pouvant mesurer jusqu'à 50 cm, des calcagnini comme on les nommait et les portait à Venezia d'abord, dans toute l'Europe ensuite. Comment les nobles dames pouvaient-elles marcher avec de telles échasses ? avec une servante de chaque côté pour lui servir de béquille. Souffrir pour être belle, un proverbe inventé opour décrire la mode du seizième siècle...

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Wednesday, October 12, 2016

Un brin d'authenticité (3)

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Une image éloquente d'authenticité ? Il y a en a plus qu'on ne croit. Pour preuve le portrait de Ferdinando Ier de' Medici, troisième grand-duc de Toscane. 

Un casque en or incisé d'une scène de bataille entre les Centaures et les Lapithes, offert par sa fiancée Christiana de Lorraine en 1589, ancienne propriété du roi Henri II de France et actuelle propriété du Metropolitan museum of art de New York City. Tout est dit ! L'image parle d'elle-même.

Et pour le plaisir, on remarquera le jeu de trompe-l'oeil avec, sur la gauche, une corniche, un rideau et son cordon qui sont une invention picturale dont raffolait Scipione Pulzone. Une impression de tableau dans le tableau troublante...

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Tuesday, October 04, 2016

Les détails du portrait qu'on ne voit jamais... (6)

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En l'honneur des nouveaux Kissbankers, un brin de luxe pas très végétarien. Une vogue très répandue à la Renaissance, surtout pour les femmes enceintes auxquelles cet objet précieux était offert comme un talisman protecteur contre les mauvaises énergies : une pèlerine de joaillerie.

Imaginez une peau de bête, entière, vidée, dont la tête et les pattes ont été remplacées par une version toute en or ciselé, émaillé, monté de gemmes précieuses, accrochée à l'extrémité d'une chaîne ouvragée ceinturée à la taille, et voilà un des plus précieux bijoux du vestiaire féminin.

On la portait à la main, pliée sur le bras, autour du cou, bref, là où elle pouvait être exposée à la vue de tous ! Une exhibition de richesse autant qu'une promotion des mains d'exception qui avaient fabriqué un objet hors du commun. En voici un exemplaire qui a traversé les siècles, sans sa fourrure !

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Tuesday, September 27, 2016

Un brin d'authenticité (2)

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Il y a des portraits qui recèlent plus qu'on ne le pense. C'est le cas d'un portrait de Dianora de Toledo, nièce du duc de Firenze, épouse de Pietro de' Medici, son cousin par alliance. L'image parle d'elle même :

- le visage et le col de la robe sont les mêmes que sur un médaillon en or incrusté de gemmes précieuses

- le sertissage de la bague montée d'un diamant correspond à des artéfacts de l'époque

- le galon en velours brodé de motifs floraux est similaire à des exemplaires de passementerie qui datent du seizième siècle

- la broderie du col en soie multicolore est identique aux ouvrages des petites mains de cette époque

Du vrai, de l'authentique !!!

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Wednesday, September 21, 2016

Les détails du portrait qu'on ne voit jamais... (5)

Aujourd'hui, spéciale dédicace à ma Maman avec un tableau qui se trouve à St Petersburg. Dédicace aussi à mes soutiens vauginois dont j'ai eu des échos !

Dianora de Toledo, nièce de la duchesse de Firenze, et sa future belle-fille. Oui, rien que ça, qui se ressemble, s'assemble, c'est bien connu ! Elle finira sa vie sur le sol en marbre de son palais, étranglée par son mari de cousin, Pietro de' Medici. Ah oui, c'était festif la vie à la cour médicéenne !!!

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Revenons au portrait.

C'est sans doute sa robe de mariée, eu égard à la pompe déployée sur l'appareil vestimentaire. Les détails qui tuent (j'ai hésité à intituler un chapitre de la thèse avec cette expression... trop peu académique !) : les courtes taillades sur la surface du velours ; l'épaisseur du galon de broderies végétales au fil d'or qui a été évidé à l'intérieur des motifs ; les applications de rameaux feuillus sur les manches et le broché d'or et les petits clinquants qui les contournent ; la guimpe en voile de soie tracé de fil d'or, serti de perles et de roses de soie rouge et encore des clinquants ; enfin, pour couronner le tout, une tiare montée de perles et son panache en perles et diamants.

Pas facile à porter pour aller bosser !

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Tuesday, September 20, 2016

Les détails du portrait qu'on ne voit jamais... (4)

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Aujourd'hui, un portrait de Garzia de' Medici, troisième fils de Cosimo et Leonora.

Les détails de confection fourmillent : les ornements d'or et de perles sur le col de la chemise, avec un léger décroché sur l'avant du cou qui montre que c'est un galon qui a été appliqué et non une broderie à même le col ; même galon sur les poignets ; un joli bouton perceptible sur la manche gauche de la tunique ; tunique, car on remarque une ceinture en satin de soie nouée autour de la taille pour cintrer un vêtement qui ne l'est pas. 

Et où se trouve le dispositif d'ouverture/fermeture, me direz-vous ? sur les épaules et les côtés, comme une grenouillère. 

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Enfin, le magnifique pendentif accroché à une épaisse chaîne d'or, avec un pendant de perle et, surtout, une magnifique harpie. Vous la voyez ? avec ses pattes fléchies à droite sur l'extrémité d'une corne d'abondance, son corps ailé, son long cou et le visage posé sur l'ouverture de la corne... Un hochet hors du commun !

Et je ne parle pas des broderies végétales...

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Friday, September 16, 2016

Un brin d'authenticité

Derrière l'invention artistique et le plaisir de manier l'esthétique d'un mariage de couleurs ou de jeux de lumière, il y a parfois une attention presque scientifique de l'artiste. Surtout quand il importe de mettre en scène les plus belles étoffes produites par les ateliers des artisans florentins. Il y a aussi une ambition promotionnelle qui relève d'une stratégie politique des Medici pour dominer une caste capitaliste un peu trop autonome... la suite dans le chapitre 3 de ma thèse, en cours de rédaction finale !

Quelques images néanmoins, pour le plaisir des yeux et pour l'éveil de l'imagination...

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Wednesday, September 14, 2016

Un brin d'indécence

Depuis hier, je remets en ordre mes idées sur la braguette. Non pas celle de mon jeans 501 ! voyons... 

La braguette est un élément constitutif du haut-de-chausses, ancêtre du pantalon, porté de la taille aux genoux. La braguette en était le dispositif d'ouverture / fermeture pour pourvoir aux activités pratiques que nous connaissons. Rien d'indécent à tout cela, si ce n'est le regard des historiens d'aujourd'hui qui voient des formes phalliques à tous les coins de rue ! 

 

Quelques exemples avec Cosimo I de' Medici : sur un portrait et sur son vêtement funéraire

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Un exemple assez rare d'une braguette indécente : le prince d'Urbino annonce à son père qu'il ne veut pas épouser la jeune fille de 14 ans qui lui a été "attribuée" pour raisons diplomatiques. Il était amoureux d'une autre jeune femme (de son âge ! à savoir 18 ans). Rassurez-vous, il finira par convoler en justes noces avec la jeune fille de 14 ans qui permettait d'unir deux dynasties princières et deux régions voisines. 

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Sunday, September 11, 2016

Les détails du portrait qu'on ne voit jamais... (3)

Aujourd'hui, un portrait de Leonora de Toledo-Medici peint sur ardoise par Alessandro Allori (palazzo vecchio, Firenze, 1572).
Il est bien plus complexe de peindre des motifs minutieux sur l'ardoise, pourtant l'artiste montre tout son brio avec un réseau de noeuds entrelacés pour composer la broderie de la robe, des éléments floraux sur la bordure de la chemise et sur le corsage, de petites figurines féminines sur le sertissage du médaillon en diamant, des perles aux teintes changeantes...
 
De la magie, rien que de la magie !!!
 
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Friday, September 09, 2016

Les détails du portrait qu'on ne voit jamais... (2)

Hier j'ai fini l'analyse d'un lumineux et éclatant portrait peint par Raffaello. Tout d'or vêtu, avec de subtiles détails : boucles d'or, poils de fourrure, chevrons d'or sur velours cramoisi, noeud de satin bleu, un médaillon mystérieux... Voilà comment l'artiste fait briller l'image de Lorenzo de' Medici, père de Catherine, future reine de France ! Dédicace spéciale à LA lumière de la Vie ! Bises à tous.

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Wednesday, September 07, 2016

De la poésie

Aujourd'hui je suis dans les bijoux et les pierres précieuses... Parfois je me demande si je ne préfèrerais pas l'image du bijou que sa version matérielle. Il y a toute une poésie que l'objet réel ne possède pas...

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Monday, September 05, 2016

Les détails du portrait qu'on ne voit jamais... (1)

Le travail d'exception du portraitiste ?

 

peindre des détails imperceptibles avec une vue d'ensemble du tableau. Il faut un agrandissement à 500% pour découvrir les broderies végétales du poignet de la chemise (extérieur et intérieur !), les incisions sur le poignet du pourpoint rouge, les fils d'or de la trame du velours bleu, les boucles d'or brochées sur les poils de velours noir... 

 

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Sunday, September 04, 2016

Leonora de Toledo-Medici, 1543, par Agnolo Bronzino

Pour célébrer la conclusion du premier chapitre, un brin de lecture pour découvrir le premier portrait de Leonora de Toledo épouse de Cosimo de' Medici. Un voyage entre authenticité et fiction...

 

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