MY LOVER THE KILLER - MARC HURTADO & LYDIA LUNCH

Soutenez le road-trip documentaire de Marc HURTADO aux côtés de la chanteuse, musicienne et artiste Lydia LUNCH

Visuel du projet MY LOVER THE KILLER - MARC HURTADO & LYDIA LUNCH
Échoué
13
Contributeurs
21/05/2019
Date de fin
575 €
Sur 8 000 €
7 %

MY LOVER THE KILLER - MARC HURTADO & LYDIA LUNCH

 

« MY LOVER THE KILLER est un projet de road-trip documentaire en collaboration avec LYDIA LUNCH, chanteuse, musicienne, écrivaine, poétesse, actrice américaine née à Rochester aux Etats-Unis en 1959.

Lydia Lunch est une amie de longue date. Cette proximité particulière me permettra de créer une intimité dans le film et de plonger au plus profond des arcanes complexes de la vie et de l’œuvre de cette créatrice hors pair. 

Le film souhaite mettre l’accent sur l’humanité de ce personnage, mais aussi les liens complexes,  tissés entre sa vie personnelle et son œuvre. Ce frottement tentera d’ouvrir des brèches réflexives et sensibles sur l’art, la création, et plus largement notre rapport à l’autre et à la fable.

MY LOVER THE KILLER suit Lydia Lunch à travers le monde et tente de découvrir, enfouie dans le labyrinthe de sa vie et de son œuvre tumultueuse, l’incroyable histoire de Johnny O Kane, son premier grand amour qui finira par tuer sa compagne et se suicider. 

Lydia Lunch a sauvé sa vie grâce à l’art, son principal axe de concentration sera d’inventer une nouvelle forme révolutionnaire d’expression musicale et scénique. Elle n’a depuis jamais cessé d’enchaîner des projets artistiques très divers, reliés entre eux par cette touche personnelle qu’elle définit très bien : 

« Une partie du charme de mon travail provient du fait qu’il n’est relié à rien de ce que l’on a pu connaître auparavant (…) la seule façon de décrire mon travail est simplement de ne pas tenter de le décrire ».

Je souhaite réaliser MY LOVER THE KILLER avec une équipe très réduite de 2 à 3 personnes afin de garder une grande simplicité de réalisation. J’aimerai suivre Lydia Lunch durant un an en Europe et aux Etats-Unis et mélanger mes images à certains de mes filmages plus anciens et à des archives appartenant à l’artiste elle-même. La variété de sources et de la nature des images nécessite ainsi un travail d’écriture très précis pour donner une cohérence formelle à cet ensemble. 

Dans MY LOVER THE KILLER, nous serons guidés par Lydia Lunch, celle qui se définit comme « une nomade en constante métamorphose» nous donnera un éclairage kaléidoscopique sur son art, toujours intrinsèquement lié aux villes qu’elle traverse, à son entourage et ses amants « fantômes ».

Ce film devra avoir la force circulatoire et giratoire d’un tour de manège, cet espace magique qui se dégage du choc créé entre la réalité et la fiction.

La présence de la parole, du témoignage, de notre échange, est primordiale dans ce film. C’est elle qui porte l’histoire, la légende de Lydia Lunch ». 

« Je fais du cinéma depuis mes quatorze ans, en 1976, commençant par des films expérimentaux tournés en pellicule cinéma 8 mm puis évoluant vers des films documentaires/fictions, tournés en super 16 mm  et vidéo. J'ai commencé la musique en même temps que le cinéma, les deux sont indissociables à mes yeux et c'est une des raisons qui m'a porté à réaliser des films avec des musiciens.

J'ai découvert Lydia Lunch en 1977, ce fut un choc d'une violence inouïe. Sa musique et ses textes m'accompagnent indéfectiblement depuis cette époque. Nous avons collaboré ensemble en 1998 sur un de mes disques de Etant Donnés  puis nous sommes retrouvés régulièrement.

En juin 2012, j’ai entamé avec Lydia Lunch l’enregistrement d’un album ensemble baptisé MY LOVER THE KILLER. Le projet avait démarré à partir d’un premier texte écrit par Lydia Lunch, « Ghost Town », une histoire située à Los Angeles qui met en scène Johnny, un beau jeune homme, qui devient de plus en plus violent, jusqu’à la préparation du meurtre de sa compagne, incarnée par Lydia Lunch dans la chanson. 

MY LOVER THE KILLER est le nom de notre projet musical, mais il désigne aussi Johnny O Kane qui, dans sa vie, fut le premier grand amour de Lydia Lunch. 

Rencontré peu après son arrivée à New York, elle a partagé avec lui ses premières expériences de la rue et son cortège d’aventures extrêmes. Victime de la violence et de la folie de cet homme, elle le quittera après trois ans de vie commune, craignant pour sa vie.

Le 2 novembre 2012, jour de l’anniversaire de Johnny O Kane, ce dernier tue sa compagne et se suicide suite à une violente dispute. Lydia Lunch venait d’accepter d’avoir un rendez-vous avec lui ce même jour, trente ans après l’avoir vu pour la dernière fois.

La fiction imaginée dans le texte « Ghost Town » devenait une prophétie écrite en lettres de sang. Cet évènement bouleversa profondément Lydia Lunch, transformant le processus de création de l’album MY LOVER THE KILLER et déclenchant une série d’œuvres qu’elle créa en réaction à cet acte odieux, insupportable à ses yeux.

Le film MY LOVER THE KILLER se concentre sur la complexité de la personnalité de Lydia Lunch, la confrontation entre sa vie et son œuvre. Tout au long du film, je souhaite que l’on suive l’histoire particulière qui relie Lydia Lunch à Johnny O Kane. Il réapparaît à plusieurs reprises dans sa vie, à chaque fois pour des évènements violents marquant la vie et la création de Lydia. 

Le film essaye d’entrer dans l’intimité de cette artiste, de comprendre au fil de nos rencontres, discussions, voyages, quelle est la part de hasard, de volonté, de plaisir, de jeux, de souffrance, de fiction, de réalité qui construit son œuvre et leurs rapports entretenus avec sa vie personnelle.

Dès ma première rencontre avec Lydia Lunch, j’ai été marqué par son énergie hors du commun. L’artiste s’est toujours livrée intégralement à son art, peut-être d’une façon inconsidérée pouvant parfois mettre sa vie en danger. 

À ses yeux, le danger fait partie d’une intégrité indispensable à la recherche d’une vérité humaine et artistique.

Je veux tenter de donner un éclairage sur l’espace sombre et mystérieux qui inspire et nourrit cette artiste, en dévoilant son combat pour acquérir une forme de liberté et d’autonomie dont elle se sert pour masquer les traces de ses mille blessures.

Il sera question de retrouver dans l’image l’ordre de la création, montrer que l’être est le produit du monde et le monde est la projection de l’être. Entre l’âme et l’icône une médiation s’établit. MY LOVER THE KILLER sera un espace-temps de contemplation. » 

Marc HURTADO

« Ce qui a commencé comme un concept musical dissolu à la fin de l'été 2012, est devenu une prophétie écrite dans le sang en novembre de la même année. 

My Lover The Killer est un confessionnal noir de fin de soirée. Sinistre, sexy et mystérieux, la musique glisse, éclate et caresse les voix séduisantes qui relaient des contes tordus où règnent des insinuations, des promesses et des menaces. Le texte est basé sur le meurtre/suicide d'un ex-amant que j’ai contacté pour la première fois depuis plus de vingt ans. Attrapée au cœur de l’ouragan de l’automne qui a rasé la côte est de l’Amérique alors que je me dirigeais vers Los Angeles, j’ai envoyé une invitation à Johnny O Kane lui proposant de se retrouver pour boire un verre. Deux jours plus tard, à l’occasion de son combat contre l’alcool, à l’occasion de son 55e anniversaire, il a tiré et tué sa femme avant de retourner l’arme contre lui. 

Un événement tragique auquel My Lover The Killer tente de donner un sens, chaque chanson est une rumination sur les effets effrayants d'un amour fou et incontrôlable et les restes obsédants d'un amant qui continue de rôder autour de sa tombe. »

À quoi servira la collecte

MY LOVER THE KILLER est produit par Too Many Cowboys.

Too Many Cowboys est une société de production audiovisuelle créée en octobre 2012 par Rodolphe Olcèse et rejoint en 2018 par Pauline Quinonero, qui développe son activité simultanément en direction du cinéma et du multimédia, notamment dans le cadre de projets liés à de l’audiovisuel pour le web.

Notre collaboration avec Marc Hurtado tend toute entière à mettre en place un contexte de production dans lequel MY LOVER THE KILLER peut exister. Artiste conscient et nourri de ses nombreuses expériences au contact du cinéma, de l’art contemporain et de la musique, Marc Hurtado sait allier les réalités de production à ses aspirations filmiques sans en dénaturer le sens. Très attaché à un art minimal dans ses moyens techniques, mais maximal dans son impact, il s’adapte aux situations, fort de la nécessité de créer qui l’anime. 

Pour que Marc Hurtado parte librement auprès de Lydia Lunch sillonner les routes et recueillir sa voix, nous aurions besoin de 8 000 € supplémentaire à l'argent déjà récolté pour le film.

Cet argent servira à payer les billets d'avions pour New-York et Los Angeles, les défraiements de Marc Hurtado sur place mais également le matériel utile au bon déroulement du tournage.  

Si nous réussissons à lever ces fonds, nous pourrions engager un ingénieur du son pour accompagner Marc Hurtado auprès de Lydia Lunch et un chef-opérateur pour filmer les concerts que donnent Lydia et Marc ensemble prochainement. Ce matériau serait précieux au film et permettrait de lui donner une épaisseur supplémentaire. Toute possibilité de tourner davantage servira MY LOVER THE KILLER et permettra d'explorer au mieux son sujet. 

MY LOVER THE KILLER est soutenu à hauteur de 10 000 € par le CNAP et le dispositif Image/Mouvement mais aussi par la Région Occitanie, que nous remercions pour leur soutien. 

 

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