Du pif pour des piafs ! Soutenez l'installation d'un jeune vigneron nature en Anjou

Large_photo_titre_2-1529872010

Présentation détaillée du projet

APRES LA CULTURE, LA VIGNE ET L’ANJOU…

 

Après une dizaine d’années de médiation culturelle en sites archéologiques et musées,  j’ai ressenti le besoin viscéral de changer de voie pour construire, produire quelque chose de tangible, toucher à du concret et travailler au quotidien en lien avec mon environnement et des rythmes plus naturels. Je prends alors la décision d’un changement radical de direction qui n’est pas tout à fait le fruit du hasard puisqu’entre temps j’avais travaillé dans un musée consacré à la viticulture, dans une région qui commençait à bien me plaire, l’Anjou.

 

Comtois jusque là biberonné au savagnin, me voilà précipité au cœur de la douceur angevine avec l’opportunité de quelques belles rencontres dans la viticulture, mais évidemment par des chemins dissidents : le vin nature et le chenin. En 2010, abandon de mon boulot en musée et entrée en formation agricole avec un BTSA Viticulture-Œnologie, en formation pour adultes en alternance et, pour bien faire et par choix, avec l’année de stage chez Agnès et René Mosse.

   

                                           

                              

 

 

DES INTUITIONS AUX CONVICTIONS, UNE LIGNE DE CONDUITE

 

J’ai commencé cette formation avec trois convictions qui vont très vite devenir des lignes de conduite intangibles : la volonté de cultiver à terme sa propre vigne, l’intuition que l’expérience et la sensibilité que la culture de la vigne suppose ne s’acquiert pas dans les livres et la certitude absolue de vouloir ne jamais travailler en chimie au service de l’agriculture dite conventionnelle.

 

Vouloir travailler ma propre vigne, c’est pouvoir faire mes choix à tous les niveaux de la culture de la vigne et de la vinification, puis de la commercialisation d’un vin qui me correspond. C’est surtout en assumer l’entière responsabilité. Le travail dans les vignes et en cave est, pour moi,  suffisamment contraignant et personnel pour se satisfaire de ne le faire que comme ouvrier pour un autre. Il était alors évident que le but de cette réorientation serait d’avoir un jour mes vignes que je pourrais conduire comme je l’entends.

 

La culture d’une plante aussi sensible et complexe que la vigne m’a très vite appris l’humilité et je n’ai jamais envisagé d’en cultiver sans avoir acquis de l’expérience, durant plusieurs saisons, au contact d’autres vignerons dont j’estimais le travail. C’est pourquoi, juste après le BTS et l’année de stage, j’ai travaillé, et continue à travailler, dans différents domaines viticoles, de Jasnières en Anjou, en bio, en biodynamie, en vin sans soufre…

 

                                      

                                           Taille aux Mouettes fin mars

 

Enfin, il était dès le départ évident que mon travail de vigneron se ferait qu’en Agriculture Biologique, a minima. Aucune envie de contaminer de près ou de loin les sols, l’air, les plantes, les vins, les futurs acheteurs et, un peu par égoïsme aussi, moi-même. Impossible donc de transiger avec les pesticides, herbicides et traitements de synthèse, je n’ai jamais bossé qu’en bio et ne travaillerai que comme ça.

 

LA BONNE PARCELLE POUR SAUTER LE PAS

 

L’idée de s’installer progressivement courrait donc depuis un petit moment. Il ne me restait qu’à trouver la première petite parcelle pour se lancer, pas mince affaire jusqu’à cet hiver. Après de longs mois de recherches plus ou moins assidue et fructueuse, j’ai enfin trouvé le lieu de mes premières expériences en autonome : deux parcelles de chenin d’un total d’un hectare, situées à Beaulieu sur Layon, en coteau, à proximité du Layon, bordées de haies et de bois, plantées en 1992 et depuis toujours cultivées en bio, les Mouettes et les Pépinières. Difficile de rêver mieux  pour ce projet.

 

 

                                                          Les Mouettes

 

                                                          Les Pépinières

 

DEBUT DU MILLESIME 2018

 

Depuis Mars, je les ai taillées, décavaillonnées, ébourgeonnées, palissées, j’ai travaillé le sol, réparé le palissage…

 

                                     Les Mouettes après décavaillonnage

 

                                                Travail du sol aux Pépinières

 

Maintenant, l’étape suivante qui se profile très rapidement est LES VENDANGES. Et pour ça, il faut au minimum une cave et un peu de matériel, d’où ce financement participatif. Même si je vais essayer de limiter au maximum les investissements pour cette première année, je ne pourrai pas me dispenser d’un certain nombre d’impondérables qui sont assez vite assez chers : cuves, pompe (même basique), tuyaux, raccords, matériels de cave, bouteilles, bouchons, étiquettes, cartons, matériaux d’aménagement de la cave, frais administratifs divers, certification bio, participations à des salons…

 

                     

                                                               Le futur chai

 

ET APRES ?

 

Mon projet à court ou moyen terme est de m’installer comme vigneron sur un domaine à taille humaine (pas plus de 3Ha de vignes) qui me permette de travailler avec l’attention et le temps nécessaire à l’élaboration d’un vin de qualité et conforme à mes convictions : produire des vins sains et vivants sans intrants issus de parcelles vivantes. Plus largement, je cherche à intégrer cette culture de la vigne dans  un projet de vie cohérent, organisé autour du terrain sur lequel je vis, avec l’élevage d’une basse cour, la culture d’un potager et d’un verger.

Des mercis pour votre soutien par cartons de 12… Tz

À quoi servira la collecte ?

L’argent de cette collecte servira prioritairement à couvrir les frais de production de la ou des cuvées du premier millésime qui sera vendangé cet automne. Si la collecte permet de mobiliser plus, j’envisage de l’utiliser ainsi :

 

Objectif 1 - 6000 € - Vendanges 2018

Cuves : 1500 à 2000 €

Pompe : 250 €

Raccords et tuyaux : 400 €

Petit matériel de laboratoire : 250 €

Matériel divers de cave (portoires, seaux, échelle, karcher… ) : 300 €

Frais d’embouteillage : 3000 à 3500 €

Frais KKBB : 480 €

 

Objectif 2 – 10 à 12000 €  - Matériel viticole

Tracteur : 3000 à 5000 €

Outils (châssis de charrue, décavaillonneuse, pulvérisateur…) : 1000 à 3000 €

 

Objectif 3 – Plus de 12000  € - Acquisition ou location de nouvelles parcelles

Très variables selon les cépages, états, emplacement… et surtout opportunités.

Thumb_p1170692-1529445906
Thomas Z

Ouvrier viticole et jeune vigneron nature en phase d'installation

Derniers commentaires

Thumb_p1170692-1529445906
10000000000000000000000000000 mercis à tou-te-s mes contributeurs-trices. Incroyable, le premier objectif atteint en 2 grosses semaines. La collecte continue encore une vingtaine de jours mais me permet déjà d'envisager des investissements que j'avais prévu pour bien plus tard et me rassure beaucoup pour cette première année. En plus de conforter mon projet et de m'assurer la première mise en bouteilles, vos soutiens me touchent beaucoup et m'encouragent encore davantage à travailler pour ces premières bouteilles. Merci encore et à bientôt. Tz
Default-8
Très fière de toi, mon neveu ! c'est chouette de t'aider à concrétiser un rêve ! Cécile
Default-2
Très bonne aventure à toi, on attend avec impatience de gouter ce petit délice...