Le Labeur et le Sommeil

un film documentaire, le portrait d'un vigneron, l'échantillon d'un terroir et l'illustration d'un savoir-faire manuel

Visueel van project Le Labeur et le Sommeil
34
Backers
10 dagen
Resterende
€2.230
Voor €3.240
69 %
Biodiversiteit
Lokale
ontwikkeling
Indie

Le Labeur et le Sommeil

 

Yannick est vigneron de vins natures, dits « sans intrants et sans ajouts », en Alsace. Au fil des saisons, on suit Yannick dans son ouvrage quotidien, le va-et-vient constant entre sa cave où il vinifie et ses vignes, entre le dedans et le dehors. C’est la naissance d’un vignoble pour lui, un renouveau organique pour ses terres, auparavant traitées en viticulture conventionnelle et le témoignage d’une agriculture volontaire plus primitive et manuelle que mécanique.

 


 

L'auteur

Réalisatrice, artiste-auteur et videojockey (performeur vidéo), depuis maintenant quelques années, j'oscille entre vidéo unitaire, installation audiovisuelle, performance live (vjing), film et photographie. J’entretiens une relation perméable entre image, espace et son. Par différentes formes d’écriture (poétique, documentaire, expérimentale), je tends à former des incantations et à produire des charmes visuels et sonores. Le corps, son mouvement, ses gestes, ses motifs, ses ritournelles et la question de sa représentation prennent une ampleur quasi obsessionnelle dans les images que je produis, et pointent aujourd'hui vers une approche plus documentaire, plus ancrée dans le réel.

http://leolefrancois.net

 


 

Comment finir ?

Actuellement, le tournage est quasiment terminé. Je vais entreprendre le montage du film. La phase de production est donc en cours. Et de fait, je pense à l'après, à la post-production, qui pour ce projet se limite au mixage son, à l’étalonnage, au sous-titrage en anglais et à l’exportation du film en DCP.

C’est avec cet objectif en tête, que j’ai souhaité solliciter votre intérêt, votre aide et votre soutien dans cette dernière ligne droite après ces 3 années de travail.

 


 

Les intentions

 

Le Labeur et Le Sommeil, est un premier court-métrage documentaire, entre 30 et 40 minutes. On suit le travail d’un vigneron en vin nature : Yannick, récemment installé à son compte en Alsace dans les environs d'Obernai où se trouvent ses vignes ; et Rosheim où se situe sa cave. 

Yannick est au seuil de son projet. Sa ténacité et ses doutes se révèlent au fur et à mesure des saisons, tout autant que se déploient toute la beauté et toute la dureté de ce métier. C’est une immersion dans les vignes et dans la cave à la recherche de la matière et du geste. C’est à la fois le portrait de Yannick et une illustration possible du travail manuel.

 

Le portrait, l’homme

Né en Alsace, Yannick est fils de vigneron et vigneronne. Après le lycée viticole en Bourgogne et quelques années au vignoble de ses parents, il rompt avec son apprentissage conventionnel, et s’oriente vers la viticulture bio, biodynamique et nature. Il part travailler dans différents domaines à travers le monde pour apprendre des vinifications dites « natures ». Il pousse son voyage notamment jusqu’au Japon, où il apprend la vinification du saké (vin de riz) chez Terada Honke.

De nature curieuse et avide, Yannick a, durant ses années de réapprentissage : « de déconstruction » pour reprendre ses mots, formé son « instinct » au travers des différents mentors qui lui ont vision de la viticulture contemporaine. Est alors apparue dans son esprit la volonté et la témérité de peut-être rentrer et faire son vin, et non plus de seulement participer à ceux des autres. De retour, il a donc repris quelques hectares de vignes et y a débuté un travail de reconversion, qui au bout de 2 années, lui a permis de débuter véritablement son dessein. 

Le film commence après ces premières années.

 

L’origine et le développement du projet

À la genèse du projet, à la rencontre avec le vigneron qu’est Yannick, ce fut donc d’abord la découverte de ce milieu, encore singulier qu’est la sphère du « nature », d’autant plus dans cette région, qui m’a saisi. J’ai alors plongé au dedans et voulu rendre compte de ce qui s’y construit, de ce qui s’y incarne et de ce qui s’y révolte presque.

Puis, mon regard s’est dirigé assez naturellement sur Yannick et son quotidien matériel. Il incarne à mes yeux cette génération d’agriculteurs qui défendent et coopèrent avec la biodiversité qu’ils travaillent. 

Sur ces pas, j’ai ainsi contemplé les dissonances qui se jouent dans cette viticulture : entre la question de la production en quantité suffisante pour vivre de son métier et la volonté tenace de laisser libre court et autonomie à cette matière vivante. Semble cohabiter ici la logique naturelle et instinctive, et une autre logique efficiente et fructueuse.

Yannick parle fréquemment d’harmonie dans son travail.Il l'a défini comme la combinaison idéale rassemblant une observation attentive de l’environnement dans lequel il cultive ; une intervention mesurée sur ce dernier ; l’élaboration d’un produit supérieur en matière de saveurs et d’origine naturelle.

De cette ambition sincère se déploie alors une poésie du labeur avec les gestes rabâchés de Yannick, le contact à la matière première, la succession d’étapes entrelacées et interdépendantes de la terre au vin, et l’alternance entre les fonctions d’acteur et de spectateur qu’entretient Yannick.

De cela sourdent des rapports mutuels entre fascination et activation, entre inertie et accélération, entre croitre et distinguer, entre maturation et choix, et entre libération et rigueur. C’est un ballet incessant et effervescent qui produit un vocabulaire visuel rythmique, où le mouvement de Yannick s’emboîte à la progression, à l’expansion, à la pousse.

Ce sont les images et les sons du mouvement et du suspens que Yannick nous offre, où se manifestent une forme d’alchimie trouble et souterraine, et un précieux savoir-faire en devenir. Dès lors, il apparaît comme un témoin souverain et éveillé de ce vivant toujours en mouvement, toujours en devenir.

Mon regard s’est donc fixé sur l’agitation et la tension permanente dans lesquelles Yannick se contraint et contraint aussi son corps afin d’aboutir à son but. On ne le voit que travailler, sans relâche : il surveille, il tranche, il s’active entre le dedans et le dehors, ne s’immobilisant que quelques instants, parfois, pour observer un bourgeon, contrôler un vin en sommeil. Il est vigneron, il est paysan à chaque instant, sans arrêt.

 

Le parti pris

Filmant à l’épaule, à ma hauteur, on suit Yannick au travers de mon regard et de ma voix (off). Nous sommes dans un dialogue presque constant, si ce n’est que je n’interviens pas en direct. Sur ses pas, on le découvre d’abord peu bavard, concentré. Yannick est comme obsédé par ses vignes et par ses vins en cave. Il est dedans jusqu’au cou. Néanmoins, petit à petit que notre échange s’installe, il fait transparaître la passion qui l’anime et le pousse à faire les vins qu’il revendique.

Et finalement, il n’est pas tant question de parler de viticulture au sens scientifique, comme le ferait un oenologue par exemple, mais plutôt d’appréhender sa dimension sensible et poétique, ainsi que son caractère ouvrier.

 

Le dessein

Et c’est là je crois ce que je veux faire émerger de ce film, au travers de ce corps rudoyé et de ce quotidien rustique et fascinant.

Je souhaite révéler l’empreinte de l’effort et le motif de la peine sans concessions que peut se donner un individu, ici Yannick, à une tâche. Et, de là peut-être aussi participer à une reconnaissance du travail manuel, du moins à en livrer une illustration locale et rapprochée, et aussi à exposer un échantillon de ce terroir : au seuil de sa mutation.

Mais quelques mystères doivent subsister néanmoins, et « tout ne doit pas être exposé à tous, et la Nature nous ordonne de cacher ce qui ne doit être révélé qu’à un petit nombre et à des gens de bien. » (in Le voile d’Isis, de Pierre Hadot)

 

Pourquoi maintenant ?

Enfin, les raisons et le contexte qui m’ont sans aucun doute poussé à réaliser ce portrait maintenant et non plus tard, sont à la fois la brièveté de ce moment où Yannick est encore au préambule de ses vins. C‘est un instant précieux et singulier qui convoque à la fois la détermination et la part d’inconnu qu’un tel commencement exige.

Ce type de viticulture, que Yannick partage avec d’autres bien sûr , semble être aussi de circonstance au regard de notre impact sur notre environnement, sur l'actualité de transition écologique : sur nos prises de conscience et nos remises en question en deux mots.

Certes l’exclusivité du sujet n’est peut-être pas de prime fraîcheur, mais j’ai la conviction certaine qu’il est pertinent et indispensable de se répéter pour l’avenir qu’on se réserve, afin que ces prises de conscience rentrent dans nos quotidiens actifs, dans nos habitudes, et dans nos paysages.

Le contexte viticole en Alsace, qui certes s’oriente depuis quelques années vers le bio, est encore aujourd’hui principalement dirigé par les intrants, les conventions et les pulsions de rendement qui essoufflent la terre, les hommes et le rayonnement des vins d’Alsace, et ce, malgré cet effort notable et positif de ces quelques vigneronnes, vignerons et domaines éveillés et intrépides pour ne pas les nommer.

C’est là aussi donc une raison suffisante à mes yeux, à nos yeux (nous partageons avec Yannick ce même désir) à transmettre ces convictions qui portent cette alternative parmi les autres. Je n’ai pas la prétention à bousculer ces codes, ces conventions, mais du moins avec modestie à les chatouiller, à participer au débat et à changer le regard qu’on porte sur notre environnement naturel et industriel. Il me fallait le faire !

 

Ce projet, je le porte aussi avec l’ambition de le mener à terme et dans les meilleures conditions possibles, afin de faire connaître mon travail d’auteur et mon regard de réalisatrice, certes encore à ses balbutiements. Et pouvoir à l’avenir produire d’autres films, d'autres incarnations, et de transmettre d’autres rencontres, d’autres chemins.

Ce film est aussi une manière pour moi de participer au tissu culturel local, de proposer une illustration poétique, engagée et honnête de la région qui m’abrite depuis maintenant 10 ans, de lui rendre un peu de ce qu’elle m’a donné.

 


 

Les contreparties

L'ère du DVD étant quasiment révolue, je me suis mise en tête de chercher quelques petites choses en parfaite équation avec ce qu'incarne le film. Je me suis donc décidée à remercier les contributeurs au projet avec entre autres et selon les contributions :

  • Nom au générique du film
  • Nom sur le site officiel du film
  • Un message personnel par mail pour vous exprimer ma gratitude éternelle
  • Un lien de visionnement du film
  • Un message personnel par la poste pour vous exprimer ma gratitude éternelle avec ma plus belle plume
  • Une affiche du film sur papier recyclé, signée et numérotée par la poste
  • Une bouteille de vin par la poste
  • Et d'autres choses encore

Waar dient de collecte voor

Le film a été produit et réalisé en quasi totale autonomie jusqu'à maintenant. J'arrive néanmoins à un point charnière, où il me faut cette fois-ci de l'aide, pour l'étape qui suit : la post-production. La collecte, ainsi que les autres aides engagées serviront exclusivement à la post-production, et de fait à la rémunération des techniciens qui vont la réaliser. Elle se décompose en 2 phases distinctes:​ L'étalonnage, c'est l'étape où on va harmoniser l'ensemble de la colorimétrie des images du film. C'est aussi le moment de rattraper certaines erreurs à la captation, mais aussi et surtout pour moi, ici, le moyen d'amplifier l'atmosphère de certaines séquences : faire ressortir les saisons à l'image, faire contre-balancer les vues extérieures et intérieures. Quant au mixage son, c'est la phase d'harmonisation du son cette fois-ci : entre les sons directs captés lors du tournage (les voix, les bruits de l'environnement), les sons ajoutés (ambiance sonore d'extérieur par exemple), la voix off et la musique. Véritable colonne vertébrale, un bon mixage permet entre autres une lecture claire et fluide du film, la retranscription privilégiée d'un réel et l'harmonie entre les différents contenus, les différentes strates d'informations. Le budget de post-production s'estime à 9 000 € au total, soit : 5 000 € pour le mixage 3 000 € pour l'étalonnage Cette présente collecte de 3240 € représente donc un bon tiers du budget estimé. Le reste viendra (je croise les doigts) des aides demandées et de ma poche, pas encore trop trouée. En parallèle, de cette présente campagne, j’ai également sollicité (en cours) l’Aide à la production audiovisuelle et nouveaux médias documentaires de la région du Grand Est et l'Aide à projet - Diplômés de la Haute Ecole des Arts du Rhin (HEAR), où j'étais étudiante jusqu'en 2016. En résumé, il me faut réunir le financement suffisant pour pouvoir débuter ces étapes cruciales, que je ne peux réaliser par moi-même. Cette dernière phase va permettre au film de se diriger dans une perspective de diffusion professionnelle en festival, et si possible d’une projection publique à Strasbourg, dans un premier temps. Ce film, je le porte avec le souhait de le voir s'émanciper et de vivre sa vie de film : qu'il puisse parler à d'autres, convoquer des envies secrètes, ... J'en appelle alors aux curieux, aux épicuriens, aux buveurs, aux gargantuesques, aux décadents, aux intrépides, aux ignorants (aussi) et aux oubliés ... Léo pour Le Labeur et le Sommeil ×

Kies je beloning

Een gift doen

Ik geef wat ik wil