Websérie d'apprentissage du français et de nos codes culturels

"7 RUE DU RENDEZ-VOUS" Un programme multimedia innovant d’apprentissage du français par la fiction

Project visual Websérie d'apprentissage du français et de nos codes culturels
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Websérie d'apprentissage du français et de nos codes culturels

Le projet et ses objectifs en quelques mots La volonté de cette web-série est simple, l’élaboration d’un programme multimedia d’apprentissage du français par la fiction qui au-delà de la langue, vise la transmission de nos codes culturels à nos invités. Un outil de transmission au service de la cohésion sociale. Le programme est composé d'une web-série et de programmes additionnels qui tourneront autour de cette web-série. A notre connaissance, il n’existe pas d’outil national qui pourrait servir de tronc commun à toutes les associations qui œuvrent sur le territoire pour l’intégration et un tel outil nous semble plus que jamais nécessaire à la cohésion nationale. En discutant avec des responsables politiques qui ont plus que jamais besoin du regard et du soutien actif de la société civile, nous avons compris que ce type de programme est vraiment un besoin. L’idée était donc lancée. Ce programme d’intérêt général a déjà reçu quelques financements mais malheureusement, suite à la crise sanitaire que nous connaissons tous, quelques mécénats privés qui s’étaient engagés à soutenir ce projet ont décidé de rediriger leurs financements pour lutter dans le cadre de cette crise. C’est ici que vous pouvez entrer en jeu en nous permettant de participer au financement de cette web-série et ainsi lui permettre de voir le jour dans les mois à venir. Qui est à l’origine de ce projet ? Catherine Hertault et l’association « SEPTS ARTS ET PLUS » On dit souvent que les créateurs sont des témoins de la réalité, des traducteurs qui permettent à leurs contemporains d’exprimer leurs émotions. Je crois moi, de plus en plus, que les créateurs ont le devoir de la transformer, voire de la transmuter cette réalité ; autrement dit, de ne pas simplement en changer la forme mais d’en inverser le mouvement. Les artistes en ont le devoir car ils en ont le pouvoir, là où beaucoup d’autres ont failli. Ils en ont le pouvoir car ils sont doués d’imaginal, aurait dit Henry Corbin, là où je préfère parler d’imagination créatrice, seule habilitée à rectifier la dérive dans laquelle le monde s’est égaré. Quand je pense à l’avenir et au monde que nous laissons à nos enfants et à nos petits-enfants, j’aimerais à ma façon apporter ma pierre à l’édifice. Dans le rétroviseur de mes expériences professionnelles, j’ai compris que mon moteur de création, l’endroit où j’ai produit les choses dont je suis la plus fière, a toujours concerné l’intérêt général et, à l’aube de mes 63 ans, j’entends bel et bien entrer en retraite, dans une sorte de retraite spirituelle de dix ans pour consacrer tout mon savoir-faire à cet intérêt général. Plus exactement, rassembler toute mon énergie et mon temps, à l’élaboration d’un programme multimedia d’apprentissage du français par la fiction qui au-delà de la langue, vise la transmission de nos codes culturels à nos invités. J’ai d’ailleurs commencé à le faire … D'où est venue cette idée ? L’idée m’est venue en observant mes propres difficultés en anglais. Je parlais cette langue à peu près couramment à l’âge de 18 ans et j’ai perdu mon aisance quand j’ai commencé à écrire des films dans notre langue. Je crois que le fait de me concentrer sur la syntaxe française m’empêche de parler anglais. Je vis cela comme un handicap et j’ai pris beaucoup de cours pour transcender ce blocage. Quelquefois avec des avancées incontestables mais trop souvent, suivies de régressions. Et j’ai réalisé qu’avant de voyager, l’exercice le plus efficace pour retrouver le chemin de la langue est de regarder en boucle des séries américaines ou anglaises, sous titrées en anglais. D’où l’idée … Imaginer une histoire dans laquelle des personnages auraient des caractéristiques qui permettraient de progresser en français. Le pitch de la webserie en quelques mots a Vidéo tournée avant la pandémie, tournage des quatres premiers épisodes prévu du 26 juillet au 4 août 2021. L’idée d’écrire une série qui raconte la vie des habitants d’un immeuble situé dans le 18 ème arrondissement de Paris, (façon Escalier C) est venue tout naturellement car ce concept permet d’impliquer toutes sortes de personnages mais aussi, au travers des situations dramatiques, d’aborder dans l’intimité des familles tous les débats qui traversent la société française, en luttant contre les stéréotypes. Une fois les personnages trouvés, il a fallu créer un fil rouge. Au-delà des enjeux personnels de chacun, il est nécessaire de créer un enjeu commun qui rassemble tous les habitants dans un même destin : A la suite d’un héritage, le nouveau propriétaire, découvrant une situation comptable désastreuse décide de vendre l’immeuble. Dans sa précipitation, il est prêt à signer avec le premier venu, un promoteur douteux qui n’hésiterait pas à mettre tout le monde dehors sans ménagement. Heureusement, une locataire déniche le pot-aux-roses avant le rendez-vous chez le notaire et tous les habitants se mobilisent pour aider le propriétaire à garder son immeuble. Cet immeuble symbolise l’intérêt national. Faire partie de la communauté nationale implique de la défendre, chacun à son niveau. Cette série est une série à héros récurrents qui transgresse sciemment les lois de la narration. Là où naturellement, on mettrait une ellipse, j’écris une autre scène qui permet à un personnage de répéter ce qu’il a compris d’une scène où un premier personnage parlait à un troisième personnage. C’est par la répétition que l’apprenant imprime la langue. Comment cette série peut être utilisée par les apprenants? Cette série doit être suivie avec méthode. D’abord l’apprenant regarde un épisode comme on regarde un film à plusieurs reprises. Puis il télécharge les dialogues. En lisant les dialogues, il regarde à nouveau le même épisode. Et enfin, il regarde encore et encore l’épisode avec les sous-titres en français. C’est en s’immergeant dans la langue et la culture française qu’on en attrape les automatismes. Est-ce que regarder une série serait suffisant pour passer les niveaux A1-A2 et B1 ? J’ai toujours été dérangée par cette façon de classer les niveaux de langue même si j’en comprends l’utilité. Dans la vie, les gens ne vous parlent pas en A1, en A2 ou en B1. Ils vous parlent, c’est tout. Quand ils s’adressent à un étranger, ils font attention et parlent plus lentement. Mais, très vite, ils oublient à qui ils ont affaire et reprennent un rythme normal. Immerger nos invités dans une série est donc un exercice salutaire. Il n’est pas question de ralentir le rythme de la fiction : l’immersion dans la fiction entraîne à la réalité. En revanche, les nouveaux media multiplient les outils possibles. C’est là qu’est née l’idée d’un programme multimédia et du robot comme professeur de FLE. ADEL, un robot mascotte, comme patron de la chaine Youtube ADEL est à la fois un personnage de la série mais aussi professeur de FLE du programme global. ADEL est patron de la chaîne Youtube, spécialement créée pour diffuser le programme : Il joue dans la série mais accompagne également les apprenants dans leur navigation multimedia. Pourquoi un robot ? Parce que la grammaire, c’est robotique. Nous avons hésité entre deux options : l’animation car la France excelle dans cette discipline et un robot mascotte, le cousin de R2D2, star de la guerre des étoiles, de création française lui aussi. Des programmes additionnels pour aller plus loin dans l'apprentissage du français et de ses codes En discutant avec des demandeurs d’asile, j’ai réalisé qu’ils avaient quelquefois du mal à voir la différence entre les différents niveaux de langage et cela leur joue bien souvent des tours : ils peuvent être maladroits quand ils demandent leurs papiers ou ils ont tout simplement du mal à se faire respecter en tutoyant leurs interlocuteurs. Aucune méthode n’enseigne la différence entre le langage courant, le langage familier et le langage soutenu, d’où l’idée de créer un premier programme additionnel. « Pas en préfecture » est donc le programme additionnel numéro 1, proposé par ADEL en prolongement du visionnage de la série. Reprenant des expressions employées par les personnages dans la web-série, en moyenne 8 par épisode, ce programme met en scène des primo-arrivants dans des scénettes en préfecture. Ils pensent en voix off en langage courant ou même familier mais s’expriment dans un langage soutenu. Car il leur faut certes reconnaître le langage familier, pour le comprendre mais il est préférable de ne pas l’utiliser, en tous cas, pas en préfecture ! Les apprenants pourront ainsi acquérir des synonymes en langage soutenu, des expressions dans un français impeccable qui les aideront dans leurs démarches. D’ailleurs, le robot Adel vouvoie les apprenants. Dans ce programme additionnel, ADEL propose un dictionnaire très particulier qui crée une passerelle entre les trois formes de langage. Dans un deuxième programme additionnel qui pour l’instant s’appelle « Liens » ADEL pointe certains passages d’un épisode pour envoyer l’apprenant chercher de l’information vers un site internet (qu’est-ce que la Bourgogne ?), vers une archive (qui était François Mittérand ?) vers une recette (comment faire un gratin dauphinois ?) ou encore « Liens » peut aiguiller l’apprenant-e vers des modules d’une minute maximum et tournés avec les comédiens en parallèle du tournage de la série. Par exemple Margaux s’exprime en verlan à plusieurs reprises dans un épisode : « relou, chelou, teubée, vener ». ADEL explique le principe du verlan, exemple à l’appui : Et enfin, en bonus, nous prêtons à nos personnages des répliques culte du cinéma français, sous forme de quiz … Où j’en suis et comment je travaille ? J’ai eu la chance de décrocher une aide à l’écriture de la région Île-de-France en 2018 qui m’a permis d’explorer le concept. Je suis accompagnée par Flavien Rochette, comme directeur littéraire et qui prend de plus en plus d’importance. Il devient co-auteur sur la saison 2. Sur les dix prochaines années, je pense mettre en place au moins 7 saisons de 9 épisodes de 12 minutes chacune. Je n’ai rien reçu du CNC. J’aurais dû réaliser la saison 1 avec l’association Sept Arts et Plus en mars 2020 grâce à une subvention de la Direction Générale des Etrangers sur un appel à projets 2019 et une subvention de la Préfecture Paris Île-de-France sur un appel à projets 2020 mais les confinements successifs en ont retardé la production. Nous avons donc profité de ce temps arrêté pour continuer à écrire avec Flavien. Sur les conseils du CIEP, je consulte régulièrement Nina Berberian, professeur de FLE (français comme langue étrangère). Et enfin, la rencontre avec Emmanuelle Dubergey, notre Fée réalisatrice, a accéléré notre prise de position pour ne tourner qu’une partie des épisodes cet été, restrictions budgétaires obligent. La saison 1 s’attache à mettre en scène l’égalité Femmes Hommes qui est pour moi non négociable dans la politique d’accueil. La saison 2 s’organise autour de l’intégration par le travail + une narration qui permet de décoder la notion de laïcité à la française. Je crois à la Force de l’écriture, de l’Image, des Personnages et des Symboles. La Fiction est pour moi un moteur de changement, de cohésion et d’espérance. C’est en tous cas ce que je veux léguer aux générations futures. C’est là où m’emmène mon parcours d’auteur. Catherine Hertault Les objectifs phares de ce financement Financer la location ou l'achat de notre robot ADEL Développer les programmes additionnels Finir de financer le tournage des premiers épisodes (montage/mixage) Rémunérer les personnes bénévoles travaillant sur le projet Commencer le tournage avant la fin de l'été afin de pouvoir être accompagné par Emmanuelle Dubergey qui a accepté d'accompagner le projet sur cette période. Les contreparties et le rôle des contributeurs Les contributeurs permettront à ce programme de voir le jour et ainsi d'aider et d'accompagner les nouveaux arrivants et les personnes établies en France à appréhender la langue et les codes de la culture française de manière simple, ludique et efficace. Voici une liste de quelques contreparties possibles: Avoir son nom figurant sur le générique de la série Participer à l'avant première de la série Participer à des évènements zoom durant le tournage Suivre en avant première l'avancée du tournage de la série

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