Bruxelles - Mongolie Autostop Performance Artistique

AUTOSTOP PERFORMANCE ARTISTIQUE : BRUXELLES - MONGOLIE

Project visual Bruxelles - Mongolie Autostop Performance Artistique
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05/17/2018
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€2,550
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Bruxelles - Mongolie Autostop Performance Artistique

 

Le travail artistique que nous vous présentons aujourd'hui, émane de la réflexion de deux artistes polyformes Anne-Laure Misme et Philomène Zeltz.

Nos pratiques artistiques gravitent autour de la photographie, la danse, la boxe, la sculpture, la video, le dessin, l'écriture et la performance.

Dans un monde aux flux permanents de touristes, de travailleurs, ou bien même de réfugiés politiques ou économiques, nous souhaitons nous confronter à l'Ailleurs et aux Autres et faire naitre une nouvelle proximité avec nos environnements.

Par le biais de nos pratiques artistiques respectives nous avons fait le choix de nous confronter à la dépendance du temps, des gens et des territoires.

Ainsi est née l'idée principale du travail que nous vous proposons aujourd'hui : la Migration Volontaire Temporaire ( M.V.T).

POURQUOI ?

Nous avons choisi l'auto-stop, comme procédé de travail. Partant de Bruxelles jusqu'en Mongolie et traversant une des routes de la soie.

Avec l'auto-stop, le temps est décuplé, l'attente, la route, les paysages, la contemplation et les rencontres, règnent. Par la pratique de la migration, de l'errance, de l'imprévu, de la géo-poéitique, du contact et du réel à travers ce large échantillon du monde, se manifeste un désir de prendre du recul pour bousculer et renouveler notre regard et nos connaissances de l'Autre.

La M.V.T, discipline artistique que nous souhaitons mettre en place, se veut mobile. Elle est donc bien un prétexte de rencontres de gens d'ailleurs. Tout autant qu'une réflexion sur les frontières, les territoires et sur la manière dont nous sommes obligées de les traverser.

Ainsi, progressivement, concevoir une nouvelle représentation, une nouvelle construction : ne pas perdre le contact entre l'individu et la sensation et entre la pensée et l'émotion.
Partir, pour que notre pratique des Autres devienne plus singulière. 
Raconter , une habitation intime du monde, un Ailleurs, une habitation poétique dans toute sa diversité géographique, culturelle et sociologique.

OU ?

Le processus de création de ce projet se réalisera en premier lieu en parcourant l’asphalte et traversant les territoires, frontières et cultures des quatorze pays suivants: Allemagne, Autriche, Slovénie, Croatie, Serbie, Bulgarie, Turquie, Iran, Turkménistan, Ouzbekistan, Kirghistan, Kazakstan, Russie et Mongolie. Un parcours d'environ 12000 km.

La Migration Volontaire Temporaire, expérience déambulatoire, est donc bien basée sur les rencontres hasardeuses, c'est-à-dire, les automobilistes rencontrés sur la route en autostop. Mais aussi les personnes rencontrées en point de chute. En effet, nous espérons être accueillies par les locaux.

Ces paysages véhiculaires fondent une démarche situationniste, dans laquelle, entre en jeu la lenteur, l'observation, l’imprévu et le hasard.

La route de la Soie, route éminemment représentative du nomadisme et de ses contraintes, sera ici empruntée, en sens contraire, tout en respectant une continuité géographique chronologique d'Ouest en Est. Un segment d'histoire pour en écrire des dizaines d'autres.
 

COMMENT ?

Ce processus de recherche est à la fois fondé sur une fragmentation spatiale et temporelle de l’environnement et des personnes rencontrées. Ainsi nous rencontrons la géographie humaine et la geo-poétique rythmées à travers nos déplacements d'un territoire à un autre, d'une voiture à une autre, d'une maison à une autre.

Comment et avec quels outils artistiques cristalliser et raconter cette Migration Volontaire Temporaire?

Il semble évident, par conséquent dans un premier temps, d’utiliser l'un ou plusieurs de nos médiums de prédilections, pour réunir la matière recherchée qui sera par la suite investie dans sa finalité.

Ainsi, le concept de portraits-en-série, sera une des méthodologies utilisées au cours de cette Migration Volontaire Temporaire.

En effet, le portrait se place à l'articulation de l'individu et de la société. Il offre une notion de regard. Il met en valeur un individu à un moment et dans un espace précis de son histoire, et offre ainsi, la possibilité à l'autre de se forger une idée.

Le portrait véhiculaire est accès sur un lieu, un paysage référant comme l'identité d'un territoire.

La série permet d'offrir la clef d'ensemble, un fil conducteur pour qu'un motif récurant émerge.

Il existera trois types de portraits-en-serie, utilisant ces médiums : la photographie, l'écriture, symbolique ou non, le son et le dessin.

 

Type 1 :

Les portraits visuels de gens d'ailleurs sur les quatorze pays traversés en utilisant la photographie.

D'une part le portrait de chaque conducteur rencontrés.

D'autre part, le portrait de chaque personne nous accueillant à chaque point de chute.

 

Type 2 :

Les fragments d'histoires des gens d'Ailleurs. Nous utiliserons, pour retranscrire leurs histoires, l'écriture et l'enregistrement sonore. Cette retranscription, sera faite au fur et à mesure du périple, et le cas échéant, apparaitra sur un blog « Pouce sur le portrait » .

Etant donné les frontières linguistiques rencontrées, une question intéressante émerge :

Comment retranscrire des fragments d'histoires quand le protagoniste ne parle pas la même langue que la notre ? Comment composer une grammaire de notre langage et de notre communication ?

Il nous a parut évident, alors, de créer un carnet de langages utilisant le code de la symbolique, ainsi que la marionnette et la langue des signes, tout ce qui est comme moyen de communication, mais aussi d’utiliser une interface comme Google translate en enregistrant les conversations échangées. Un processus de communication dans lequel les mots ne sont pas nécessaires. Un outil pour nous permettre le (mé)tissage et la convergence avec les autres cultures rencontrées.

 

Type 3 :

Les portraits véhiculaires sont basés sur le concept de la géo-poétique.

Etant donné la spécificité du projet il parait aussi évident d'avoir une réflexion ainsi qu'une autre lecture poétique sur le déplacement et sur le langage des territoires traversés.

Principalement en attente aux abord des routes ou bien assises dans un véhicule nous transportant d'un point A à un point B, nous rencontrerons les terres bien souvent, par une vue latérale défilant au fil des kilomètres.

Comment redonner sens à ces paysages latéraux et comment les cristalliser ?

En créant des portraits-en-séries-véhiculaires, par l'outil photographique. Créer une sorte de carte d'identité territoriale.

Cette série cherche à rendre une certaine continuité géographique et temporelle. Inscrire la trace de l’absence, du réel disparu, en la rendant durable et rendant l’expérience plus palpable.


L'USAGE

Notre intention est de permettre au spectateur une expérience temporelle et géographique qui évoque, aussi bien le collectif que l’individuel, l’errance que les fantasmes de chacun.

Un récit à la croisée des genres, sous forme d'installation déambulatoire.

Offrir au spectateur une certaine représentation de l’itinéraire de notre Migration Volontaire Temporaire, un échantillon substantif de la société, du monde, tout en évoquant ses atouts comme ses difficultés.

Cette forme d'installation peut s’inscrire dans le carde de galeries, de foyers, de théâtres, centres culturels.... 

Par ailleurs , nous souhaiterions pouvoir présenter ce travail dans certains milieux artistiques des pays traversés. En effet un réseau interculturels sera créé tout au long du périple.

Allocation of funds

Nous utiliserons l'argent récolté comme ceci : 

2 paires de chaussures de marche = 2x140 = 280€

2 duvets = 2x70 = 140€

1 tente ultra légère = 150€

2 cartes mémoires SD 64GB = 2x54,90 = 109,80€

1 disque dur externe résistants au choc = 207,90€

 

Soit un total de = 887,70€

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