Decolonial Film Festival

Soutenez la résistance culturelle !

Project visual Decolonial Film Festival
Successful
177
Contributions
05/09/2024
End date
€15,370
Out of €15,000
102 %

Decolonial Film Festival

ENGLISH VERSION HERE For those having trouble issuing payments via their American bank accounts on KissKissBankBank, you may also contribute directly via Venmo on the festival page: @decolonial-film-fest The contributions via our Fund DFF page on Venmo will be redirected to our KissKissBankBank project in order to reach our goal! 💫 L’industrie du cinéma français pose un certain nombre de problèmes que nous ne pouvons plus ignorer, et qui nous poussent aujourd’hui à proposer une nouvelle initiative culturelle. Tout d’abord, l’entre-soi de ce milieu, qui en fait un cercle élitiste, sexiste, et raciste, protège des violeurs et permet à des cinéastes d’agir en toute impunité sous prétexte de « génie artistique ». Cette même industrie stigmatise les personnes racisées avec de nombreux clichés à l’écran, et invisibilise les récits issus des différentes diasporas par un manque de diffusion en salles. Par souci de neutralité, ces salles et festivals de cinémas ne semblent plus s'engager politiquement. Alors que le monde de la culture en France dépend largement de financements publics et de sponsors privés, nous remarquons que la liberté d’expression se trouve actuellement menacée par la censure. Ces problématiques sont intimement liées au fonctionnement d’un système de domination capitaliste, patriarcal et colonial, contre lequel nous avons l’intention de lutter en proposant des alternatives qui tentent de ne pas reproduire ces dynamiques de pouvoir. Selon nous, ces systèmes d’oppressions ne pourront changer si nous ne remettons pas en cause la nature même de la colonisation. Nous souhaitons donc proposer des pistes de réflexion pour repenser notre manière d’agir en société. Le Decolonial Film Festival espère créer un espace engagé et accessible avec un regard critique sur les questions de colonisation, de pouvoir et de résistance. Nous savons que nous ne pourrions pas tout transformer en une édition, mais nous voulons au moins tenter de bousculer les codes en apportant notre pierre à l’édifice. Ce processus de décolonisation, ou de désintoxication, est une démarche qui portera ses fruits à long terme. Nous savons aussi que les discours décoloniaux sont souvent antagonisés dans la sphère publique, et qu’ils restent malheureusement trop niches. Notre ambition est de sortir des cercles académiques et militants pour ouvrir la discussion au plus grand nombre. Par la vulgarisation des idées décoloniales et par le biais du cinéma, nous souhaitons toucher une variété de publics. Une grande attention sera notamment portée aux jeunes scolaires, afin de combler un vrai manque d’enseignement sur la colonisation française au sein de l’éducation nationale. Pour réaliser ce projet, nous avons invité plusieurs organisations culturelles aux engagements antiracistes, féministes, queer et diasporiques, pour réfléchir collectivement à des stratégies innovantes et proposer une programmation de films décoloniaux. En s’inspirant des thèmes Résistances, Diasporas, Héritages, et Spiritualités, chaque membre du comité ci-dessous sélectionnera et animera la séance d'un ou plusieurs films de leurs choix. Tsedek! est né de la rencontre de militant·es juif·ves venu·es de l’antiracisme, du mouvement de solidarité avec les palestinien·nes et du mouvement social, aspirant à porter une voix juive décoloniale dans le débat public. Cela se traduit, entre autres, par l’organisation d’événements culturels comme le ciné-club. Tsedek renvoie au concept de justice dans la tradition juive, qui est notre point de départ pour aborder la question raciale aujourd’hui, notamment lorsqu'on évoque la situation au Proche-Orient et ses échos dans la société française. Événement culturel incontournable, le Festival Ciné-Palestine vise à faire découvrir le cinéma palestinien en tant qu’expression singulière au sein du monde arabe. Il propose aux spectateurices un regard artistique pour dépasser préjugés et stéréotypes. Par le cinéma, le FCP offre des perspectives d’appréhension des réalités vécues par le peuple palestinien, et plus largement, de la situation au Proche-Orient. Tonnerre est un ciné-club qui propose des éclairages féministes dans les salles obscures, programmé et animé par la journaliste et activiste Elvire Duvelle-Charles. Manifesto XXI est un magazine culture et société queer féministe en ligne et gratuit. Il donne la parole aux artistes et journalistes émergent•es en prenant le parti du combat féministe intersectionnel, écologique et LGBTQIA+ pour comprendre et analyser les enjeux de nos sociétés contemporaines. L'association Cinewax est née en 2015, de la volonté de partager les histoires africaines et des diasporas avec les spectateurs, à travers des festivals, avant-premières, programmes éducatifs, et un média. Depuis sa création, Cinewax a montré plus de 300 films d'Afrique et de ses diasporas auprès de 30 000 spectateurs. JINS, le premier podcast qui explore l'amour, les sexualités et le genre du point de vue des personnes racisées et/ou musulmanes. Avec des épisodes mettant en vedette des personnalités renommées comme Leïla Slimani, Rokhaya Diallo ou Assa Traoré, JINS a accumulé plus de 500K+ écoutes et a un auditoire de 30K+ auditeur•ices. Son créateur Jamal est un réalisateur, scénariste, essayiste, conférencier et militant des droits humains franco-marocain musulman. Association d’intérêt général, Aflam œuvre depuis 2000 à la diffusion et la promotion des cinémas arabes auprès de tous les publics. Détentrice d’une véritable expertise en la matière et actrice socio-culturelle de terrain, elle est parvenue au fil des années à s’implanter dans le paysage local et méditerranéen. Artagon est une association d’intérêt général dédiée au soutien, à la promotion et à l’accompagnement de la création et des cultures émergentes, en prise avec les enjeux sociétaux actuels. Elle propose toute l’année une pluralité de programmes – création et gestion de lieux ressource, formations, bourses, événements – destinés aux étudiant·es en art, aux artistes et aux professionnel·les de la culture en début de parcours. Artagon est aujourd’hui à la tête de trois lieux ressource dédiés à l’accompagnement de la création émergente en France, avec un fort ancrage local : Artagon Marseille, Artagon Pantin en région parisienne et la Maison Artagon dans le Loiret. Avec plus de 8 000 m² d’espaces de travail, de formation et de production, qui rassemblent plus d’une centaine de résidents en simultané, Artagon pilote ainsi la première pépinière culturelle pluridisciplinaire et multirégionale en France. Débordements est une revue de cinéma en ligne fondée en 2012. Espace de critique, de recherche et de création engagé, elle fonctionne grâce au travail bénévole de ses membres et de ses auteurices, sur le principe de l'accès libre et ouvert, sans publicité et sans collecte de données. Participative, elle se pense comme un lieu de dialogue à travers une variété de publications : critiques de films (et de jeux vidéo), articles de recherche, regards sur l’actualité, recensions, comptes rendus, notes réflexives, entretiens avec des cinéastes et des universitaires, traductions inédites, podcasts. Les attentions qu’elle prête aux formes, aux représentations et aux récits cinématographiques se doublent de préoccupations économiques, sociales et politiques affirmées. Mazal est le podcast dédié à notre héritage franco-algérien. L’histoire franco-algérienne demeure peu enseignée à l’école ou transmise dans les familles concernées alors que centrale pour comprendre notre société. Mazal renvoie en arabe à la notion d’inachevé car cette histoire riche et complexe continue de s’écrire aujourd’hui de part et d’autre de la Méditerranée. Dans chaque épisode, j’échange avec des chercheurs, témoins, artistes et autres passeurs d’histoire pour mieux faire (re)connaître notre héritage et culture. FANM est un podcast produit par Norah Firoaguer-Pelc. Elle reçoit des artistes, activistes, chercheur.euses, pour parler de culture, d'art, d'identités et de transmission, sous le prisme des féminismes et du décolonialisme. Pourquoi ce nom ? Femmage à sa double culture (franco-réunionnaise), mais aussi aux personnes avec lesquelles Norah a envie d’entrer en dialogue, Famn signifie femme en créole. ARTSCHIVES c'est un rendez-vous annuel prenant la forme d'un festival pluridisciplinaire réunissant artistes et acteur.ices du milieu culturel issu.es de différentes diasporas. Le but final de ces rencontres, ouvertes au public, est d'engager une discussion autour du patrimoine français et de notre place dans celui-ci. Lorsqu'on aborde la notion d'héritage national, il est rare de prendre en compte les contributions des diasporas... ou du moins, dans nos représentations mentales, nous n'avons pas l'habitude de les considérer. Pourtant, parmi les "fiertés nationales" (artistes, designers, danseurs, chanteurs, etc.), nombreux sont ceux qui ont une double culture. Ils créent à partir de cette double culture, rendant hommage à la fois à la France et à leur autre culture. Ne serait-il pas temps de reconnaître leur travail et de comprendre que ce sont leurs influences multiples qui les rendent si uniques ? Dune est une plateforme créative qui permet aux communautés nord-africaines et leur diaspora de faire entendre leur voix et montrer leur talent. Nous créons un espace digital et physique accessible à tous dans le but de connecter des personnes autour de valeurs similaires. Ancré dans les réseaux sociaux, notre mission est de partager une multitude d'histoires, de parcours et d'opinions, offrant un regard créatif sur la réalité vécue d'une communauté mondiale émergente. Afin de déconstruire les hiérarchies de pouvoir en interne, nous avons décidé que chaque membre de l'équipe sera rémunéré·e au même tarif mensuel. Nous n'avons pas de directeurice, et agissons collectivement dans une structure horizontale et égalitaire. La santé mentale des travailleureuses est souvent oubliée dans le monde de la culture. Les festivals de cinéma deviennent régulièrement des espaces d'exploitation, où les heures supplémentaires non-rémunérées et les burn out sont normalisés. Cependant, la valorisation des personnels des festivals de cinéma est nécessaire afin d'éviter la précarisation et la perdition de ces événements culturels. Si nous souhaitons incarner une approche décoloniale avec notre festival, nous devons prendre soin de l'équipe avant tout, sans laquelle cette manifestation culturelle ne pourra voir le jour. L’équipe du DFF est composée de : Coralie, d'origine congolaise-malgache, est passionnée de cinéma et engagée dans la promotion des films africains et des diasporas. Ayant travaillé pour Cinewax et Canal+ Afrique, elle a été marquée par le manque de visibilité des créations africaines malgré leur pertinence dans le paysage cinématographique. Le DFF l'inspire à explorer des perspectives cinématographiques alternatives et à dialoguer sur des questions sociales et culturelles. Sam est franco-américain et passionné par le cinéma en tant que source de communauté. Après un stage en distribution de films expérimentaux chez Re:Voir et au sein du service festivals d’Unifrance, il passe trois ans dans l’équipe marketing de MUBI à New York puis à Paris. Il s’engage à promouvoir des films qui manquent de visibilité, notamment d’Afrique et de ses diasporas, et poursuivra au DFF le travail de programmation qu’il effectue déjà auprès de l’association Cinewax et du ciné-club Tsedek. Jamie est une designeuse indépendante queer, afro-latina, native de New York, qui vit et travaille aujourd'hui à Paris. Dans son travail personnel, elle explore les frontières ténues entre la beauté et le conflit, et la façon dont l'innocence et la fragilité peuvent coexister dans un monde marqué par la ségrégation des classes sociales. Elle utilise principalement des supports digitaux, tant en 2D qu'en 3D, comme forces unificatrices dans sa pratique. Elsa (@zazem) est franco-mauritanienne et créatrice de contenu politique féministe et décoloniale. Experte en stratégie de communication digitale, elle a co-fondé l’association Slice Up qui a organisé plusieurs formations de créateurs de contenus africains (Mauritanie, Mali, Bénin), puis le podcast féministe YESSS et le jeu de société Moi C’est Madame. Inès a grandi à Jérusalem, et s’intéresse à l’exploration des questions identitaires dans l’art. Après des études à Sciences Po sur le campus de Menton (spécialisé sur le Moyen-Orient et la Méditerranée), Inès a co-crée un festival artistique israélo-palestinien indépendant, “Pèlerinage en décalage”. Trois éditions, 60 artistes, et 5 000 personnes à la Bellevilloise plus tard, le festival se transforme en cours académique : Arts, Frontières et Engagements en Israël et en Palestine. Elle organise plus récemment une scène de stand up féministe et plurielle chaque mois au Point Ephémère, et a hâte de poursuivre son artivisme en créant du lien avec les publics du DFF.

Allocation of funds

Notre ambition est de donner un rôle actif aux spectateurices. La culture et le divertissement sont souvent utilisés comme des outils pour maintenir une forme de passivité et d’endoctrinement. Nous proposerons donc des initiatives pour participer activement tout au long du festival. Par le biais du cinéma, nous souhaitons motiver le public à s’engager et militer. Cette approche participative du Decolonial Film Festival commence dès son financement, en incluant une large communauté dans la construction du projet. En soutenant la vision du DFF, vous nous permettrez de couvrir : La rémunération de l’équipe du festival Les frais liés à l’accueil des invité·es du festival (transports, logements, honoraires) Les coûts de traductions et de sous-titrages de films Les abonnements aux outils de communications digitaux (site web, Adobe Premiere Pro, Canva et Zoom Pro) Les nombreuses impressions (affiches, flyers, livrets, programmes) Les captations audiovisuelles des rencontres avec le public Les frais de gestions administratives (assurance, compte bancaire) → Si nous parvenons à surpasser notre premier objectif de 15K€, nous pourrions également envisager d’intégrer une programmation musicale au festival avec des concerts live. Votre aide précieuse nous garantira une liberté d’expression totale. Soutenez la résistance culturelle dès maintenant en participant à ce projet indépendant !

Rewards

€10

  • 77 contributions

€25

  • 31 contributions

Estimated delivery: May 2024

€50

  • 37 contributions

Estimated delivery: May 2024

€150

  • 1 contribution

Estimated delivery: May 2024

€250

  • 4 contributions

Estimated delivery: May 2024

€500

  • 3 contributions

Estimated delivery: May 2024

€1,000

Estimated delivery: May 2024

Make a donation

Give what I want