Gens de Casa, un long-métrage d'Anne Amzallag

Une immersion dans la Communauté juive de Casablanca.

Project visual Gens de Casa, un long-métrage d'Anne Amzallag
56
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95 %
Senior
Health
and
Handicap
International
solidarity

Gens de Casa, un long-métrage d'Anne Amzallag

Pourquoi ce film? Aujourd’hui, 2 000 juifs à peine vivent au Maroc, la plupart à Casablanca. Ils étaient 500 000, avant l’Indépendance en 1956. Qui sont ceux qui sont restés ? Je suis née et j’ai grandi à Casablanca dans une famille juive marocaine. J’ai quitté le Maroc à l’âge de 17 ans et n’y suis pas retournée pendant des décennies. Jusqu’à ce qu’un jour, le hasard me conduise au pèlerinage du Rabbi Amran Diwan, à Ouezzane. Ma grand-mère m’en a souvent parlé. J’y retrouve comme des fantômes de mon enfance, des personnes hors du temps qui semblent faire partie du décor et m’évoquent telle tante lointaine, telle silhouette aperçue à l’enterrement de mon grand-père. De vieilles personnes à la fois familières et lointaines qui semblent n’avoir pas changé depuis l’époque du Mellah, le quartier juif des villes marocaines. Elles réclament aux pèlerins la tsedaka - la charité prescrite par la religion - et reçoivent des aumônes, parfois en échange de prières. Et “vont au Saint”, comme on dit, pour vendre des colifichets : bougies, djellabas, gandouras ou divers objets à l’effigie du Saint. La plupart parlent l’arabe et n’ont pas connu les écoles de l’Alliance israélite universelle qui avaient pour vocation de "franciser" les juifs. Ces gens sont encore bien enracinés. Je les croyais disparus. Ils sont restés figés dans le temps. Ils me bouleversent. a Sarah Abisror a Chez Messody Cohen a Marcelle vide un appartement Les personnages De nombreux juifs restés au Maroc sont démunis et pris en charge par le service social du Centre communautaire. Je suis retournée à Casablanca pour les rencontrer. Allègre et Marcelle, les deux assistantes sociales de la communauté juive, les accompagnent. Elles leur octroient une pension mensuelle, leur rendent visite, les reçoivent dans leur bureau et les incitent à se regrouper dans une résidence communautaire. Suzanne et sa fille sourde Solange mendient. Marcelle et Joseph Abdelhaq, un couple âgé, ont été expulsés de chez eux. Messody se bat depuis des mois contre son propriétaire pour ne pas être délogée, elle aussi. J’ai le sentiment de faire le portrait d'une communauté en voie de disparition. Tous m’intéressent parce qu’ils sont enracinés, dans le pays et aussi dans le temps. Contrairement à la grande majorité des juifs du Maroc dans les années 1950 à 1970, ils n’ont jamais quitté ce pays qui est celui de leurs ancêtres. Ils ne sont pas partagés entre plusieurs identités, leur identité juive marocaine coule de source. Ils ressemblent aux photos de mes aïeux prises dans le Mellah. La question de leur présence se pose, néanmoins, en filigrane. C’est à travers eux justement que je retrouve cette trace mémorielle réelle et imaginaire qui, confusément encore, est l’objet même de ma recherche. Ils sont peut-être, tant qu’ils vivent encore, pour quelques mois, quelques années, les archives vivantes d’un monde aujourd’hui disparu. - Ma manière de filmer Je filme seule. La légèreté du dispositif est essentielle afin de créer un climat de confiance avec mes personnages. J’entre dans leur intimité, je deviens une confidente qui capture leurs récits. Mais c’est aussi le quotidien que je tente de saisir, les habitudes, ces gestes répétés, les objets et les photos qui trônent dans chaque appartement et qui me rappellent des ambiances autrefois familières. a Sarah Abisror dans son ancien appartement a Messody Cohen et Marcelle Azoulay a Marcelle Bitton sur la tombe d'un Rabbi a Suzanne Lousqui et Suzanne Abittan Ils soutiennent le film ! > La Fondation Rothschild > La Fondation du Judaïsme Français > Le film a obtenu la bourse Brouillon d’un rêve de la SCAM (La Société Civile des Auteurs Multimédia) Anne Amzallag, la réalisatrice a Anne Amzallag est née et a grandi au Maroc. Arrivée en France à l’âge de 17 ans, elle entreprend des études de lettres. Elle travaille à la revue culturelle « La Lettre Internationale ». Elle vit trois ans en Egypte, où elle réalise ses premiers courts-métrages. A son retour, elle travaille pour France 5. En 2001, elle se forme à la réalisation aux Ateliers Varan, à l’issue de cette formation, elle réalise son premier film, Ici et Ailleurs. Filmographie > Rester à Casa Lauréate de la bourse « Brouillon d’un rêve » de la Scam pour l’écriture d’un projet documentaire > Auschwitz aujourd’hui : un site à préserver, 2010 > Haqiqa, la vérité, 2009 https://www.youtube.com/watch?v=7x_dn8Reu6U Documentaire (86’) sur les familles de disparus en Algérie et la loi de réconciliation nationale. > Toutes les télés du monde (26’), 2008 Production Point du Jour pour Arte. La télévision Dubaï pour la Collection. > DDR / Désarmement, démobilisation et réinsertion, 2005 https://www.youtube.com/watch?v=-bsGls85i0Y Long métrage documentaire sur le désarmement en Afghanistan par les Nations-Unies. (Deux versions : 180’, 100’) – sélectionné dans plusieurs festivals, dont le FID (Festival International de Marseille). > 2002. Films courts réalisés en Egypte Les toits du Caire Portraits de Menha, actrice égyptienne Yasser et moi Mouled Ici et ailleurs (30’), 2001 Œuvre littéraire Kaboul, rue des Fleurs, aux éditions Maurice Nadeau, paru en mars 2018 a

Allocation of funds

Ce film est le fruit de plusieurs années de travail, et plusieurs voyages à Casablanca. Avec ce que j’ai déjà filmé (de nombreuses heures de rushes), j'ai commencé le montage, mais faute de moyens (rétribution d'une monteuse) je ne peux le mener à bien. > Avec 8 500 € : je peux finaliser le montage du film. > Avec 10 000 € : je peux faire le mixage, l’étalonnage, réaliser une bande annonce… > Avec 11 000 € et plus: je peux faire les sous-titres anglais afin d'inscrire le film dans des festivals internationaux, pour lui assurer une longue vie ! organiser la promotion du film, des séances-débat et éditer les DVD...

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