L'extravagante rue des rosiers

La rue des rosiers est un lieu unique où Juifs, gays, touristes et fashionistas se mélangent dans un esprit rare de cohabitation inspirante.

Project visual L'extravagante rue des rosiers
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04/19/2016
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L'extravagante rue des rosiers

PITCH

 

Les attentats, l’appétit insatiable des marques de mode pour le quartier du Marais et la peur grandissante de l’antisémitisme provoquent une lente exode de la population juive. Ceux qui sont encore là donnent pourtant à voir un rare spectacle de cohabitation multiple, où se mélangent gays, fashionistas,  touristes … La population juive elle-même est hybride, entre Ashkénazes et Sépharades, ultra-religieux et laïques.  L’optimisme reste de mise : les nouvelles générations, sensibles à leurs origines comme aux avantages d’un quartier branché, créent des lieux inédits qui apportent un nouveau souffle. 

Ce mélange hétéroclite en fait une rue unique au monde, qui montre des ententes possibles, une adaptabilité permanente et un microcosme miroir de tout un peuple. C’est l’extravagance et l’énergie de cette rue que notre film entend raconter.

 

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NOTE D’INTENTION

 

Voilà dix ans que j’habite rue Pavée et que je vois tous les jours des juifs orthodoxes se rendre à vélo, dès l’aube, à la synagogue de la rue Pavée. Ils rasent les murs avec humilité. Ils portent tous la barbe, des papillotes, un chapeau et un manteau noirs. Les Tsitsit, ces franges qui bordent le Talit, volent au gré du vent. Leurs regards sont baissés, ils évitent les femmes, les caméras, les touristes. Une heure plus tard, leurs épouses arrivent au volant de véhicules 4X4, bloquent la rue et font descendre une ribambelle d’enfants qu’elles déposent à l’école. Elles ont l’air puissantes, rien ne leur fait peur. 

Cela fait dix ans qu’ils m’intriguent. 

Au coin de la rue, la rue des Rosiers montre une population très différente, des commerçants juifs ouverts, bavards, voyant des opportunités partout, se mélangeant avec plaisir aux gays, aux touristes, aux autres religions. D’autres, moins occupés, passent la journée dans la rue et créent des liens de commérage.

J’écume les commerces de bouche, à la recherche d’odeurs d’épices, d’une douceur de vivre méditerranéenne, de généreux sourires. L’ambiance n’a rien à voir avec celle de la rue Pavée. Entre les boutiques de mode chaque jour plus nombreuses, des marchands de falafels donnent le ton. Ici, on mange partout et tout le temps.  La « street food » est née dans cette rue. Les queues sont longues, et bien alimentées par des rabatteurs, évinçant la concurrence voisine.  Au centre de la rue, après 17h, les sémites sont alpagués par des religieux pour une rapide prière avec téfilines ; au milieu de la foule, ils ceignent leurs fronts et leurs bras de les fins lacets de cuir et récitent la prière. Les touristes suivent les parapluies brandis par les guides racontant l’histoire passée de ce peuple, les fashion addicts regardent les vitrines bien achalandées, les gays vont dans les bars LGBT à proximité. Chacun suit son chemin, parallèlement à l’autre.  Tout le monde mange la même chose.

 

Les juifs sont dans le bassin Parisien depuis les conquêtes romaines, au 1er siècle avant JC. Au Moyen-Âge, leur histoire est dominée par la vulnérabilité, fruit de l’ambivalence de la politique des autorités. « Etrangers de l’intérieur », ils sont nécessaires à la prospérité : l’église ayant interdit le prêt à intérêt, ils sont en charges des activités financières. Chassés de Paris, ils s’installèrent dans le Marais aux XIIe siècle, autrefois extérieur à la ville.  Ils en furent expulsés en 1306 pour revenir au XIXe siècle, après avoir obtenu leur émancipation.  Au début du XXe siècle, 110.000. juifs « yiddishophones » sont à Paris, séduits par le prestige révolutionnaire du pays. Puis, les nazis ont exterminé une grande partie de la population locale, le « Pletzl » s’est vidé, mais les commerces tenaient bon : fourreurs, orfèvres, épiciers …

Les marchands d’oeufs et de poulets ont disparu depuis longtemps. Les trois librairies de la rue ne sont plus qu’une. La dizaine de bouchers a fondu, ils ne sont plus que trois. La synagogue de la rue des Ecouffes est devenue une pizzeria, laquelle est elle-même devenue un magasin de sacs et cahiers. Le coiffeur qui coupait les cheveux en respectant les rites religieux est devenu une friperie. Les Séfarades qui se sont serré dans les immeubles où avant eux des familles d’Ashkénazes vivaient entre rires et cris dans quelques mètres carrés à peine, laissent place aux Bobos. Malgré l’exode massive, de nouvelles générations arrivent, surfent sur la vague bobo, inventent de nouveaux concepts, s’ingénient à réconcilier leurs traditions avec le monde moderne, ouvrent leurs bras à toutes les différences : religieuses, sexuelles, culturelles … trouvant des opportunités partout. 

 

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LES PERSONNAGES DU FILM 

 

L'objectif de la réalisation de ce film est de croiser différents regards dans une perspective élargie, où le point de vue émotionnel et humain fait la démonstration par la preuve des points de vue sociologiques, anthropologiques et culturels. 

 

C’est Delphine Horvilleur, ancienne journaliste et deuxième femme rabbin de France, installée depuis des années dans le quartier, qui sera un personnage récurrent de ce film, intervenant à la fois comme expert religieux et comme témoin de la vie de ce quartier. Parce qu’elle est rabbin, elle expliquera comment cette religion ré-interprète sans cesse ses textes. Parce qu’elle est femme et féministe (son livre « En tenue d’Eve » analyse la pudeur et le féminin dans le judaïsme), elle jugera l’évolution différente des femmes orthodoxes et libérales au sein de la communauté du quartier. Parce qu’elle habite le quartier et recueille souvent les confidences ou inquiétudes de ses voisins, elle aura une analyse pertinente de la façon il se transforme.  Elle montrera les mille facettes d’un peuple qui voit chaque matin différemment. Ses combats, sa culture, ses traditions, son féminisme et ses anecdotes nous guideront tout au long du film.  

 

L’histoire de la rue et de sa population se nourrira de scènes de rue, (où se tisse un lien entre les différentes populations et générations autour des falafels mangés sur la voie publique), de l’observation des rites dans l’une des 5 synagogues du quartier. J’irai aussi à la rencontre de personnages poétiques qui permettent de mieux comprendre l’ambiance si particulière et la façon dont « L’espace habité transcende l’espace géométrique » (G. Bachelard).  

 

Henri, le boucher de la rue des Ecouffes, n’a pas quitté la rue depuis son arrivé en France, enfant.  Dans un appartement minuscule, il vivait surtout dans la rue. apprenait à se débrouiller. Aujourd’hui, ses commerces fleurissent, mais il est également très actif lorsque le quartier est menacé.

Elie à la retraite. Il vit encore aujourd’hui dans un appartement qui fut celui de ses parents, et dans lequel ses enfants ont grandi. Son amour du quartier est tel qu’il collectionne depuis des années toutes les photos, cartes postales et livres qui lui permettent de garder en mémoire ce lieu unique au monde. 

Jérôme a abandonné son métier d’avocat pour tenir un restaurant de falafels, tout en portant aujourd’hui un regard psychanalytique sur les individus tout autant que sur les textes sacrés. Il sait aussi rire de la tragédie grecque qui s'installe lorsque les « affaires » se corsent. 

Eric allait tous les jeudis de son enfance au hammam de la rue des Rosiers. Les premières années, le lieu lui servait de véritable salle de bains, puis de retrouvailles avec ses amis du quartier. Plus tard, cet homme, qui se rêvait coiffeur,  a ouvert les bains du Marais, alliant le luxe à la tradition. 

Louise se rêvait libraire, on lui a imposé tout un immeuble. Elle en a profité pour ouvrir la première crèche juive, dans les années soixante. .Aujourd’hui la crèche n’est plus, son mari est décédé, mais elle refuse la retraite et gère la dernière librairie du quartier, avec l’aide de ses enfants. Elle a lu tous les livres qui ont trait au quartier ou à la religion, et milite avec rigueur du fond de sa boutique.

...

 

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GO FAST FILMS 

 

Go Fast est une société de production qui travaille pour le cinéma, la télévision et l'Internet. La dernière production en date est "Doom Doom", une web série pour Canal +, écrite et réalisée par Laurent Abitbol et Virgile Bramly. 

 

 

Allocation of funds

L'histoire est écrite, tous les intervenants ont été contactés et quelques fois filmés pour une meilleure préparation, mais il faut encore faire ou refaire les interviews (3 à 4 jours de tournage à 2 caméras), monter le film pendant un mois (un an de rushes à monter!), l'étalonner et le mixer.

 

PREMIER PALIER : 

Nous avons besoin de 25.000€ au minimum pour pouvoir payer les salaires :

- deuxième caméra,

- preneur de son,

-monteuse,

et pour pouvoir faire toute la post-production. 

 

PALIERS SUIVANTS  : 

30 000€ : musique originale dans l'esprit de la bande annonce

35 000€ : sous-titrage anglais et perfectionnement de l'étalonnage

40 000€ : promotion et diffusion du film 

 

 

 

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You'll have the previous compensations, as well as an original, signed and numbered print (size : 24X30 cms).
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Imagine the previous compensations, with a private visit of the Rue des Rosiers, it's private places, great addresses and its extraordinary people. But you'll have to be in Paris ! ;)
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You can have all of the above and the exceptional luxury of your own private screening, providing you are already based in Paris !
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