Le savoir est un arbre

Aidez un arbre à raconter son histoire

Project visual Le savoir est un arbre
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10/02/2020
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Indie
Education

Le savoir est un arbre

 

L’ARTISTE

Artiste pluridisciplinaire, Egzo est à la fois interprète, compositeur et producteur de musique, il crée des morceaux inspirés de sons multiples qu’il intègre à une œuvre picturale intimement liée. C'est le concept xo[BEAT]box, la boîte de production picturo-musicale

"Le savoir est un arbre intervient comme la première publication littéraire de l'artiste.

Cette œuvre englobera également les autres médias d'expression de l 'artiste (musique et vidéo) dans un livre pluri-dimensionnel 

Fidèle à sa connexion avec la nature et ses convictions de respect de l'environnement

Egzo donne la parole à un arbre a travers ce conte moderne.

Cette épopée nous relate l'étonnant voyage de cet être vivant dont le destin bascule

à maintes reprises

Tout le monde, petits ou grands pourra s'identifier a ce héros de la foret

qui dans ce récit court mais intense, nous démontre la vulnérabilité de nos vies

mais également la possibilité d'un éternel réenchantement

C'est un message d'espoir que la nature offre à l'humanité

 

CONCEPT xo[BEAT]box

 

 

Dans son processus de création, l’œuvre sonore se traduit donc par l’œuvre picturale. À l’écoute des notes, il crée des images, des courbes, des couleurs, des collages etc., sur des paquets de cigarettes ainsi revisités. Comme si une multitude de sons hétéroclites s’étaient métamorphosés, combinés harmonieusement afin de venir donner un rythme visuel propre à chacune des boîtes. Sa démarche dénonce bien sûr de façon originale le détournement de la fonction première de l’arbre, émetteur d’oxygène, aujourd’hui tristement transformé en vulgaire emballage de consommables nocifs.

C’est en ouvrant les boîtes xo[BEAT]box, véritables peintures tridimensionnelles, qu’on arrive à mieux cerner la véritable nature de l’œuvre d’Egzo : en effet, à l’intérieur, le spectateur trouvera un QR code placé à l’intérieur de chaque « box », qui, après avoir été flashé (via l’application « QR code scanner » disponible sur votre Smartphone) permettra d’écouter le « beat » composé par l’artiste lui- même, et qui est à l’origine de l’esthétique de la box. 

Chacune des xo[BEAT]box raconte sa propre histoire de part son unicité visuelle et sonore. La xo[BEAT]box est un nouveau style avant-gardiste de la boîte à musique liant l’artisanat d’art et le digital, en passant par le recyclage et le « développement artistique durable ». 

https://www.youtube.com/watch?v=tNVff8b5BQs&t=4s

 

Pourquoi le paquet de cigarettes ?

 

 

« Je me base sur la philosophie de l'archimie qu'on retrouve aussi dans le hip-hop qui consiste à transformer les énergies négatives en positives. J’ai donc adopté comme support principal, le paquet de cigarettes pour son format sympathique de poche et surtout car c’est l’emballage le plus négatif dans notre société de consommation. Une manière de contribuer à un monde avec moins de déchets tout en élevant les standards visuels des objets de consommation de la vie courante qui nous entourent, rendre artistique et ludique leur réutilisation » 

 

— Egzo

Pourquoi la pluridisciplinarité ?

Les « boîtes xo[BEAT]box » : peintures musicales, musiques picturales 

Article de Jacopo Veneziani (Université Paris1 Panthéon-Sorbonne) 

 

Dans son ouvrage Regards sur le passé (1912-1922), le peintre Wassily Kandinsky (1866-1944) affirme que c’est en écoutant l’opéra Lohengrin du compositeur allemand Richard Wagner qu’il a vu danser devant lui les lignes et les couleurs pour la première fois, en ayant la révélation de l’abstraction. Lié par une forte amitié au compositeur Arnold Schönberg, Kandinsky constate une parenté étroite entre l’œuvre musicale de ce dernier et ses propres tableaux, en comprenant, au tout début du XXe siècle, jusqu’à quel point la musique peut aider la peinture à avoir son propre langage.

Quelques décennies plus tard, c’est le peintre hollandais Piet Mondrian (1872-1944) qui poursuit ses réflexions « musico-picturales » du père de l’abstraction. Arrivé à New-York en 1940 pour fuir la guerre qui éclatait en Europe, Mondrian matérialise en effet dans ses dernières toiles les symphonies et les rythmes soutenus des salles de bal de la métropole américaine, comme nous le témoigne la composition de son œuvre Broadway Boogie Woogie (1942-1943), véritable mise en forme d’une composition musicale abstraite. 

C’est dans la lignée des réflexions sur le rapport intime et étroit entre art et musique que s’inscrit le travail d’Éric Charles, alias Egzo, dont l’œuvre picturale à comme point de départ l’univers de la musique. Si Mondrian peignait au rythme du Boogie Woogie, ce sont les sonorités hip-hop qui inspirent le processus créatif de cet artiste parisien qui a grandit aux Antilles. 

Pour Egzo, au départ, « tout est musique ». C’est d’ailleurs elle la première à surgir dans l’imagination de l’artiste. Toutefois, rapidement les notes laissent la place aux lignes et aux couleurs matérialisant sur la toile les mouvements rythmiques et sonores qui étaient restés jusque là à l’intérieur de l’artiste. L’impression musicale et l’improvisation picturale aboutissent enfin dans la composition des « boîtes xo[BEAT]box ». Après avoir pris en photo ses propres toiles, ou celles d’artistes faisant partie de son entourage mais aussi bien de son imaginaire, tels que Kandinsky, Picasso, Keith Haring ou Jean-Michel Basquiat, Egzo transpose ces dernières, à travers la technique mixte du collage, incluant la peinture et le dessin des paquets de cigarettes vides, donnés par des amis ou retrouvés dans la rue. 

 

 

Ces objets de consommation banals, symboles d’un des plus grands vices de la société contemporaine, sont ainsi détournés par l’artiste qui, en suivant une démarche pop, prive les paquets de leur fonction d’origine, en donnant à ces derniers un statut esthétique. À l’intérieur, le spectateur trouve un QR code qui, après avoir été scanné et lu par l’application spécifique, permettra d’écouter directement sur son propre téléphone portable un « beat » ou rythme musical composé par l’artiste lui- même, à l’origine du processus de création de la « box » ou boîte en question. 

 

 

Dans l’œuvre cyclique d’Egzo, la musique est donc, aussi bien le point de départ que celui d’arrivée du spectateur, lequel chemin a comme étape intermédiaire la peinture, avec sa matière, ses lignes, ses courbes et ses couleurs. Inspirées par la le rythme et la texture de la musique, les « boîtes xo[BEAT]box » sont à la fois une « peinture musicale » interrogeant la tradition de la peinture bidimensionnelle, et les portails d’accès à la réalité virtuelle de la musique digitale créée par l’artiste. 

 

Évocation de l’ « œuvre d’art totale », théorisée à plusieurs reprises au XXe siècle, les xo[BEAT]box participent à la démolition du « mur » évoqué par Kandinsky dans son Point et ligne sur plan (1926) : « il n’y a que peu d’années que là encore on commençait à démolir un mur. Ce mur séparait jusqu’alors deux domaines de l’art : la peinture et la musique ». 

 

 

Mots de l’artiste

 

 

« Ma musique est une combinaison d’emprunts et d’arrangements de sons multiples soigneusement sélectionnés au gré de mes émotions et de mes intuitions créatives. Mon art prend forme par le biais d’une technique qui consiste à récupérer et à marier plusieurs sources musicales, appelées sampling, ou échantillons afin de recréer mon propre univers. Le résultat est un style qui fusionne le moderne et le traditionnel à travers des influences urbaines (hip-hop, électro, jazz, classique, musique du monde) par le pouvoir des rythmes et des sons. La musique est pour moi l’expression sonore de sentiments, de liberté, d’intensité de couleurs, de lignes, de courbes, de variations en représentations abstraites. A l’heure où on travaille dans des boites, sort en boite pour s’amuser, consomme des aliments conservés en boite, le paquet de cigarette est pour moi un symbole car c’est la boite la plus mal connotée dans nos sociétés modernes, un objet mortifère. J’invite donc le spectateur, l’auditeur ou le participant à l’appréhender en tant qu’œuvre d’arbre honorant ainsi l’être émetteur de vie dont il provient.Les Xo[beat]box se regroupent en peuples qui chantent en chœur le même rythme »

 

— Egzo

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3000 eur

-conception graphique: 500 EUR

mise en page

infographie

iconographie

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-impression 1000 exemplaires min (format poche): 2000 EUR

-presentation et communication de la création: 500 EUR

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