PETIT CLIMAX, pépinière locale pour forêts méditerranéennes

Participez à la remise en place de forêts autochtones méditerranéennes ! Romain produit des jeunes plants forestiers locaux (indigènes).

Project visual PETIT CLIMAX, pépinière locale pour forêts méditerranéennes
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Organic
Biodiversity
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PETIT CLIMAX, pépinière locale pour forêts méditerranéennes

Saviez-vous qu'auparavant, le bassin méditerranéen était recouvert de très vastes forêts ? Des arbres pour certains millénaires. Certains, de plus de 30 mètres de haut. Une immense diversité d'espèces. Des lianes, des champignons, de nombreux animaux,... Une vraie "jungle" méditerranéenne ! Je suis Romain, et je vais vous présenter la Pépinière Petit Climax : un endroit où l'on aime faire des enfants aux arbres méditerranéens. 🌳 ⏰ Présentation méga express ⏰ 🌳 Je produis des arbres et arbustes méditerranéens, issus de graines sauvages collectées par mes petites mains dans des forêts anciennes autour de Montpellier (rayon de 80 km). J’ajoute à leurs racines des champignons avec lesquels ils vivent naturellement en symbiose (🌳+🍄=💖), dans des pots qui favorisent un suuuuuper développement racinaire. Bientôt des arbres locaux, adaptés à nos sols et notre climat, sans pesticides ni fertilisants, pourront être replantés par chez nous !!! Youhouuuuuu 🌱👶🏽 L'histoire de la pépinière 👶🏽🌱 Je vais vous parler un petit peu de moi, de ce qui a fait que j'en suis arrivé là. J'ai grandi à Mauguio (à quelques minutes de Montpellier), où j'ai habité jusqu'à mes 20 ans. Toujours bien entouré d'une super bande de copains et d'une belle fratrie de trois frères et soeurs, j'ai vécu une enfance joyeuse dans un environnement sécurisant. J'ai eu la chance d'avoir des parents à l'âme voyageuse. Depuis que je suis tout petit, j'ai eu la chance de découvrir de nombreux pays, pendant les vacances, parfois à l'autre bout du monde. En moi sommeillait une envie profonde de partir à la découverte du monde et de quitter la France pour peut-être ne jamais revenir. À la sortie du Lycée, mon choix d'étude m'a permis de partir seul, à la découverte du monde : Un an en Afrique du Sud, un stage en République Dominicaine, un an en Colombie. Suivi d'un long voyage qui commença au Pérou, puis au Chili, et se termina en Inde... En tout, c'est presque 3 ans et demi passés à l'étranger. Plus de trois ans à découvrir différentes facettes de notre monde, loin de ma terre natale. En Colombie je découvre les forêts primaires du Chocó et leur faune si riche et si unique. Dans la forêt Amazonienne, où je passe plusieurs mois, je découvre ce qu'est "la vie": à n'importe quelle échelle, il y a du mouvement. Quand la faune du jour se tait, la nocturne se réveille. Une passion pour les graines germe en moi : elles sont de toutes les formes, textures, couleurs, elles sont tellement belles. Une passion naissante qui me suit jusqu'en Inde et m'amène dans les forêts tropicales humides du Meghalaya, l'un des seuls endroits où je me suis bien senti dans ce si grand pays. Là-bas, le peuple Khasi vit en harmonie avec sa forêt, connaît ses moindres secrets et l'utilise de façon pérenne. Dans le reste de l'Inde (du moins, les parties que j'ai pu voir), la biodiversité avait disparu. Les légumes sont tous identiques sur les étals de marchés, tous calibrés. La diversité génétique des semences a disparu. On m'explique que plus de 300 000 paysans se sont suicidés, conséquence de leur dépendance aux géants de la semence et de l'industrie chimique comme Monsanto. Je commence à me questionner encore plus sur mon monde, sur moi, sur le but même de mon voyage. J'allais à l'autre bout du monde pour découvrir des écosystèmes naturels formidables, mais j'avais finalement un coût assez violent sur mon environnement pour m'y rendre. Je ne jouais pas mon rôle dans ce monde, et ma vision du "citoyen du monde" que je pensais être s'assombrissait peu à peu. Si j'habite partout, je n'habite nulle part. Je suis un étranger partout où je suis. Il fallait donc que je découvre ce qui existe ici, dans le sud de la France. Je ne connaissais pas vraiment la terre qui m'avais vu grandir, car j'avais toujours rêvé d'ailleurs. En rentrant, je me lance dans une traversée à pied des Pyrénées, de l'océan à la mer, pour me donner du temps pour réfléchir. Ce périple dura deux mois. Deux mois de marche, une multitude de péripéties et de très, très nombreuses rencontres de qualité. Une déconnexion au monde, une reconnexion au vivant. J'apprends de nombreuses choses sur les forêts, sur leur état en France, j'apprends à faire la distinction avec les plantations de bois. Je souhaite alors mettre en place une petite forêt pédagogique avec des arbres indigènes chez moi, à Mauguio. Mais trouver les arbres qui sont indigènes, de graines récoltées localement, est trop difficile... Je comprends alors que ce qu'il manque, ce sont les pépinières produisants ces arbres. Et de là, tout s'est enclenché : l'apprentissage de la botanique, la biologie végétale, les lectures sur le métier de pépiniériste, rencontrer des semenciers, ... Ce n'est pas facile au départ, mais qu'est ce que c'est passionnant ! Mes connaissances se décuplent lorsque je réalise mon service civique chez les Écologistes de l'Euzière. Très rapidement, je découvre un réseau de personnes passionnées et passionnantes, bienveillantes, qui peuple discrètement notre belle région méditerranéenne. En pleine animation "Traces et indices d'animaux" Nadine m'enseigne les bases du maraîchage et de nombreuses techniques de paysans qui démarrent, elle me trouve aussi un super terrain à Mauguio. De nombreux potes à moi viennent prêter main forte pour mettre tout en place. Je pars plusieurs semaines au cumulé pour constituer une banque de semences de plus de 100 000 graines. L'aventure Petit Climax commence. En 2021, la pépinière Petit Climax rejoint la SCOP Terracoopa pour se lancer dans l'aventure tout en étant accompagné. PS : Ceux qui ne me connaissent pas se demanderont peut être comment j'ai pu financer ces différents voyages ! J'étais designer graphique, et j'avais mon ordi portable sur moi. Je m'arrêtais parfois dans des villes pour travailler, il me fallait simplement une connexion à internet. Je faisait du woofing presque la moitié du temps (travailler dans des fermes quelques heures en échange d'un logement et de nourriture), et j'aimais aussi "l'échange de bons procédés" : du design graphique contre ce que tu as à me proposer. La pépinière, comment ça marche concrètement ? 😼 Pour la première étape, j'enfile ma casquette de petit botaniste amateur : il faut trouver des zones de récoltes. Essayer d'identifier sur des cartes des zones à haut potentiel de naturalité : les "forêts anciennes", ou du moins ce qu'il en reste. Sur place, je réalise un inventaire des arbres qui s'y trouvent, en ajoutant des informations sur leur niveau de floraison, de fructification,... Après avoir inventorié ces zones, il faut se rendre sur place au moment optimal pour les collectes sauvages de graines : le fruit doit être mûr, mais pas pourri, et cela demande une certaine "gymnastique de l'agenda" : car tous ne fructifient pas en même temps ! Parfois il faut collecter les fruits au sol, sur des branches basses, des branches très hautes, sur des "chemins" qui n'en sont pas vraiment, ... On ne prend que quelques fruits par arbre, pour assurer une diversité génétique optimale. On se coupe, on se salit, ... Mais bon, après on donne la vie 😉 Les fruits sont ensuite nettoyés pour en extraire les graines, qui sont séchées pendant plusieurs semaines avant d'être stockées. Chaque lot est numéroté, pour pouvoir retracer les arbres facilement par la suite. Les lots de graines sont stockés dans cette banque de semences. Toutes ces graines sont alors en "dormance" : elles ne pourront germer qu'après avoir passé différents traitements successifs (chaud, froid, humidité,...) Certaines mettront plus d'un an à germer, d'autres une semaine au plus. Et bien entendu, c'est différent pour chaque espèce, un vrai casse-tête ! Les graines sont semées en pépinière dans des pots qui favorisent la formation d'un bon système racinaire. En milieu naturel, presque 100% des arbres sont dépendants de champignons pour vivre. Ces derniers s'accrochent aux racines et forment ce qu'on appelle des ''mycorhizes''. Le champignon, avec son grand réseau de filaments, capte les minéraux et autres éléments essentiels pour la vie de l'arbre. Il lui donne tout ce qu'il capte, et en échange, l'arbre donne un peu de sa sève, qui contient les sucres, essentiels pour sa croissance. Afin de reproduire cette symbiose dans la pépinière, les champignons sont ajoutés aux premières racines, qui sortent tout juste de la graine qui vient de germer. Au bout de quelques mois seulement, les arbres sont prêts à être plantés !

Allocation of funds

Le projet a été entamé il y a un an et demi : recherche, collecte de graines, création d'une banque de semences, installation de la pépinière,... Et cette année 2021 était la première année de production, dans une "pépinière expérimentale". Un peu plus de 1000 jeunes arbres, de 20 espèces différentes, sont prêts à être plantés pour cette fin d'année. Mais pour commencer à avoir un impact réel sur la biodiversité, il va falloir planter beaucoup plus d'arbres... Et c'est là que vous intervenez ! 😇 La pépinière arrive à un moment critique et a besoin d'investir dans différents matériaux de construction, outils, et tout le necessaire pour faire pousser plus d'arbres (pots, substrat,...). Par ailleurs, à partir de l'an prochain, tous les plants auront le label "Agriculture Biologique" et une grande partie le label "Végétal Local". Et tout cela a un coût, que j'estime aux environs de 10 000 euros. Avec un apport personnel de 2000 euros, j'essaye de collecter les 8000 euros manquants à travers cette campagne de financement. Voici le détail - 16 000 pots : 2300 euros - Du substrat (le "terreau" dans lequel je plante) 🌱: 1550 euros - Des nouveaux outils 🔧 pour le semis et la plantation d'arbres (pelles, bêches, transplantoir, plaques alvéolées, tables) : 650 euros - Matériel d'irrigation : 950 euros - La construction d'une nouvelle serre ombrière pour accueillir 15 000 nouveaux bébés l'an prochain 🏡 : 1200 euros - Du nouveau matériel pour le nettoyage, séchage et stockage des graines 🌰 : 430 euros - La commission de 8% de KisskissBankBank : 640 euros - Le coût des contreparties : 815 euros - La commission de 10% de la SCOP dont je fais partie, Terracoopa : 720 euros - Le label Agriculture Biologique pendant un an : 215 euros - Le label Végétal Local pendant un an : 400 euros Et si on dépasse ? - Rembourser une partie de l'emprunt de 5000 euros réalisé pour l'achat de ma fourgonette Vous souhaitez faire un don ? Remontez en haut de la page et regardez la colonne de droite "Choisissez votre contrepartie" En l'échange de vos dons, vous recevez une contrepartie, et c'est vous qui choisissez dans la colonne de droite ! Vous verrez, c'est échelonné de 10 à 800 euros, donc tout le monde peut participer comme il veut ☺️ Il y a aussi une dernière partie pour inscrire un montant libre de don, si les contreparties ne vous intéressent pas et que vous souhaitez tout de même soutenir le projet. Merci ❤️ 🎥 Cette super vidéo a été réalisée par Sara , merci beaucoup à elle. Vous pouvez la contacter depuis son site, son Facebook ou son Instagram.

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