VITRIOL

Aidez-nous à éditer le livre photographique "VITRIOL", de Manuel Conty

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04/02/2021
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VITRIOL

Corridor Eléphant propose une collection de livres papier en édition limitée, numérotée, signée par l'auteur et certifiée par un cachet à froid. Ces livres sont disponibles dans sa librairie en ligne. La maquette, l’impression et le choix du papier sont réfléchis avec l’artiste afin que l’ouvrage corresponde avec le plus de justesse possible au travail du photographe.

Édition limitée, numérotée, signée par l'auteur et certifiée par un cachet à froid. Format 21x15 cm (format cahier). 92 pages. 57 photographies.

Le livre de Manuel Conty sera imprimé sur un papier couché semi-mat 170 gr.



Il y a dans la photographie de Manuel Conty la force et la liberté de ce que certains nommerait« abstraction ». Ici les noirs et blancs transfigurent autant qu’il dessinent, contournent ou tranchent une vérité que nous ignorons. Pas de début ni de fin à ce conte aux lectures multiples dont les aveux monochromes nous murmurent l’éphémère de notre condition.



INTERVIEW DE MANUEL CONTY

 

Qu’est-ce qui vous pousse à photographier ?

Depuis l’enfance, j’ai un appareil photo autour du cou… Un attrape-rêve, une boîte à y collectionner le monde tel que je le perçois, un moyen d’y figer mes émotions. Je ne peux pas dire que je suis « poussé à photographier » : je dirais plutôt que je suis attiré, happé par ce qui se présente naturellement à moi. C’est presque inconscient. Je pense que j’ai la chance de voir les détails sur l’instant, ils se mettent en surbrillance, me parlent, m’évoquent des sentiments, ils soulignent une ambiance que je capte et complètent le puzzle de mon imaginaire. Dès lors, je n’ai qu’à me baisser pour les saisir, et quoi de mieux que la photographie pour y parvenir ?C’est tout simplement naturel, quasi inné et il n’y a donc pas de place pour quelque interférence que ce soit entre moi et ce qui se présente à moi.

 

Comment définiriez-vous l’écriture photographique de "Vitriol "

C’est une écriture libre, sans entraves, dans le lâcher-prise le plus total, une écriture brute et sincère. C’est une écriture sans concession, ce qui n’a pas lieu d’y être n’y est pas. Elle est viscérale, pas intellectualisée ou modelée ni transformée dans le but de plaire et de satisfaire ou flatter le plus grand nombre. J’ai tout fait pour qu’elle vienne de l’intérieur, en étant le plus honnête avec moi-même et par conséquent avec le « lecteur ». C’est, pour résumer, une écriture qui prime sur le fond plus que sur la forme et je l’espère qui rayonne plus qu’elle ne brille.

 

Pourquoi avoir choisi le noir et blanc ?

Le but était de me faire face, d’aller explorer mes zones d’ombre et de lumière. C’est en quelque sorte un travail alchimique : écarter la matière, le noir, pour laisser passer la lumière, le blanc. « La lumière luit dans les ténèbres et les ténèbres ne l’ont pas saisie. » Vitriol, c’est moi, mes contradictions, mes oppositions, ma dualité, mes complémentarités, mon corps et mon esprit. Il était donc totalement évident que le noir et blanc symboliserait au mieux cette dualité qui me façonne, en toute honnêteté et sans artifice.

Pourquoi avoir choisi de vous éloigner du figuratif ?

Comme je l’évoquais en amont, je me suis concentré sur le fond, sur l’émotion et non sur la forme ou le rendu à proprement parler, le but n’étant pas de dépeindre une image flatteuse à la plastique facile et juste esthétique. Ce côté non figuratif vient certainement du fait que j’ai la plupart du temps marié deux photos d’époques différentes et de styles ou de thèmes opposés pour donner naissance à une nouvelle.

« 1 + 1 = 1 », ce côté abstrait est la résultante de cette union.

C’est un parcours initiatique jonché de symboles que chacun est libre d’interpréter comme bon lui semble, c’est tout l’intérêt dans ce cas précis du choix d’un rendu abstrait : amener le lecteur à faire tomber le voile, le faire voyager et s’écarter de ses certitudes. Comme toute démarche initiatique, il s’agit de tuer quelque chose en nous, de mourir pour renaître en homme nouveau ou sous une autre forme, comme les photos de Vitriol… une forme inconnue. J’ai donc pris le parti de voir autrement ce qui se présentait à moi, ce que je croyais connaître, d’où ce résultat non figuratif.

 

À qui s’adresse ce livre ?

Comme dans bien des domaines, il y a plusieurs degrés de lecture. Il peut s’adresser à l’amoureux de la photo pour sa forme et sa technique, au passionné de beaux ouvrages, au simple curieux, au collectionneur d’expériences nouvelles… Mais, en mon âme et conscience, je crois que ce livre, ce carnet de voyage intérieur fera sans nul doute écho aux cherchants : il est pensé pour se poser des questions et non amener des réponses…

En tout cas, personnellement, j’en ressors avec plus de questions qu’au départ, et c’est heureux.

 


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