LIUERVEHC : PREMIER ALBUM de TERRA MARE par PAOLO GAUTHIER

Liuervehc - Premier Album de Terra Mare - Paolo Gauthier

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LIUERVEHC : PREMIER ALBUM de TERRA MARE par PAOLO GAUTHIER

 

EN BREF

 

Terra Mare, c’est le solo acoustique guitare-voix de Paolo Gauthier, de chansons mystérieuses, lunaires et sentimentales. La poésie est né de ses carnets de voyages, la musique, de sa guitare-cithare insolite. Liuervehc est le premier album de ce solo, & a été enregistré par Clément Lemêtre en Juin 2020 dans une chapelle de la Drôme avec en invitées, Noémi Boutin, Rémi François & Elodie Guibert. La lutherie est signée par Laurent Huchard & la sérigraphie par Geoffrey Grangé. Terra Mare est soutenu par le collectif Mineurs de fond.

 

POUR L'HISTOIRE

 

« Terra Mare, c’est une renaissance. Après avoir traversé d'errances les villes pendant des années, ne respirant entre les murs que grâce à l’amitié céleste et n'y revenant qu'après de grandes-échappées incantatoires; ce  vague-à-l’âme de passer à côté de l'automne m'a mené vers ce refuge où j'y ai trouvé ma manière de gueuler, Terra Mare.

 

J’ai grandi dans des montagnes où j’y ai laissé un instinct mystique, et mes pas de danses m’ont toujours mené à la mer, où tout est né. Terra Mare. Terre Amare. Amare.

 

 

 

C’est l’aube d’un besoin d’exprimer ce qu’il y a de profond en moi. Et ce chemin, je ne me voyais que le commencer seul, bien qu’on ne le soit jamais vraiment. Aussi, j’avais besoin d’être de nouveau perdu, perdu comme sur la montagne ou dans l’écho de la vague. Là-bas, ici, en moi. C’est là qu’il m’est apparu évident qu’il fallait que j’arpente cette friche harnaché d’un autre instrument, qui ne me cloisonnerait pas en mes habitudes ou mes idoles-passées, ou en une intellectualité conceptuelle fadasse. Le chemin était, sans le comprendre, de découvrir ce qui est profond en moi, au jour le jour . Le sentiment, et rien d’autre.

 

C’est une libération. Celle d’avoir trouvé un petit refuge, ma manière d’exprimer ma peine, pour la rencontrer. Cette peine de se sentir déraciné.e. orphelin.e. abandonné.e.

 

Un printemps, comme cet instant où l’on devine la mer à l’horizon, bientôt sur une plage, là où l’on se sent tout entier, comme chez soi et chez personne, après quinze années de route, à d’abord se demander, jeune, comment l’on pouvait tant aimer tant de musiques et de rituels qui ne sont pas de « ma culture, de mon histoire, de mon éducation » et de les aimer au plus sensible, comme si j’en étais, comme si j’avais toujours voulu en être, à chercher ma « famille », comme si j’étais né pour réconcilier quelque chose en moi. Chemin ardu dans un pays devenu nation en à peine quelques siècles, « Nation française », qui a colonisé les peuples de cette terre que l’on appelle « France », comme tant d’autres, par un linguicide, un écocide & un ethnocide presque total. Et puis, je me suis réconforté dans l’errance, dans la marche comme depuis petit, au froid de l’océan et à la crêtes des montagnes, dans ce qu’il y a de doux en nous toustes, dans les amitiés et les imaginaires aussi, et en l’amour, ce qu’ils ne pourront jamais nous prendre. Et puis, à aimer ma langue maternelle comme ma langue maternelle, à la vivre comme elle me vient, lorsque l’on gueule sous une cascade gelée.

 

Et un jour, découvrir ébahit les mélodies qui se font dans la vallée juste à côté. Apprendre aussi, par la chance de rencontres magiques, les langues de mes ancêtres. Rester émerveillé par ce que l’on vit plutôt qu’incessamment par ce que l’on pourrait vivre.

 

 

Et nous avons donc imaginé avec le luthier Laurent Huchard, quand je suis allé le rencontrer là-bas au pied du Jura, une guitare-cithare sur-mesure. Et, de cette première journée où il m’a écouté jouer et donné des conseils de ce qu’il était possible de fabriquer, jusqu’au jour d’été où je suis allé chercher cette guitare comme sorti de son chapeau, nous ne savions ni lui ni moi comment elle allait sonner et se jouer. L’enthousiasme et la confiance a toujours été au cœur de cette petite aventure et j’ai découvert petit à petit ce que je pouvais en faire de cette Jurassienne.

 

Après quelques errances chansonnières avec des « boucles » et une réverbe’-sans-fin, j’ai tout laissé tomber, les effets, la table de mixage, le micro, pour finalement me retrouver vraiment seul, « à poil », dans une chapelle, à deux pas de mon nouveau « chez moi. » L’acoustique y porte la voix. Le tonnerre, le vent et le merle s’y invite alentour, et l’écho y révèle le mystère. L’essentiel quoi. L’essence, même.

 

Avec Clément Lemêtre, nous avons donc enregistré ce disque de manière plutôt « simple », en presque une prise par chanson. Et j’ai aussi invité à chanter et jouer Elodie Guibert, Noémi Boutin et Rémi François, en tandems, avec qui nous avons composé en laissant toujours la liberté à l’autre de proposer ce qu’il avait envie d’exprimer, plutôt que d’imposer une envie-pré-fabriquée.

 

 

Et puis nous sommes allé dans les montagnes alentour enregistrer le bruit que fait le vent.

 

 

Pour la pochette, il m'est apparu évident que je voulais demander à Geoffrey Grangé (L'Appothicaire) de l'élaborer car il avait déjà magnifiquement confectionné en 2019 celle du Premier Album de Tchoukadane, notre tandem-chansonnier avec Vincent Duchosal.

 

 

Les poèmes, ils me viennent toujours avant, en errance, quand je ne m’y attends pas, quand ils viennent d’eux-mêmes, du besoin, et puis, le besoin se fait ressentir aussi de les chanter, de les incarner. Quand ceux-ci deviennent des chansons, celles de Liuervehc, c’est grâce à la guitare-cithare, la Jurassienne, à l’univers dans lequel elle me plonge à chaque fois que je la (re)découvre, hasardeusement.

 

 

C’est donc un long cheminement qui m’a amené à me laisser traverser par ces paroles et cette cithare et à en laisser une trace de chansons, un intimiste « accomplissement », avant tout pour bercer mes tristesses, et puis pour gueuler humblement d’un millième de fois moins d’écume que la mer elle-même, ce qu’il y a de profondément beau, la terre mère.

 

Et malgré la singularité qui fait qu’une chanson est une « chanson d’auteur ou d’autrice », c’est plutôt un chœur de chansons sans emphase que je souhaite partager à travers ce disque , après m’être émancipé des « On ne comprend rien au texte », ou des « Il faut sérieusement travailler la justesse et la diction » ou encore des « Il ne faut pas exprimer ses sentiments que dans le cadre assidu de cours sur l’interprétation au Conservatoire »; c’est seulement un cri du cœur que j’ai laissé venir en moi.

 

Ce n’est pas un énième disque de « chanson française », ces chansons ne sont pas ma « Propriété », ce n’est pas un « Projet », ou une ambition grandiloquente, ou une volonté d’être écouté plus fort que les autres, ni une hautainerie expé d’exacerber ma différence par honte d’être rétro, et ce n’est pas un « solo », mais tout et rien à la fois, APRÈS avoir fermé ma gueule et laissé entrer ce que l’on attend toustes au fond, la paix. Parce qu’on est traversé par tout ce que l’on rencontre, de libératoire comme de polluant, c’est tout cela à la fois, une fois blottit au creux de la paume de la nuit, tendrement, silencieusement, tout silencieusement, le nez-aux-nues, alors, je n’ai qu’une chose à dire, au fond, Merci.

 

Ces chants et ces paroles sont libres, et sont en soi, changeantes comme certains mots dans certains poèmes, certaines notes dans certaines mélodies, certains silences dans certaines extases, certaines fragilités quand tout autour, les systèmes de pensée ne nous inclinent qu’à surenchérir, métronomiquement.

 

C’est une joie . C’est une immense joie qui me donne envie de vous partager cette musique, et ses palabres, et ses silences, et ses fragilités, comme des anecdotes de mystères inconnus, les choses, les êtres, et les esprits que l’on rencontre, des interstices dans nos corps, le repos parfois dans nos pensées, des soupirs pour notre âme ! Merci pour tous ces moments de vies et ce qu’ils ont délicatement laissé en moi.

 

Ce n’est pas facile de débarouler de palabres pour parler de ce que l’on aimerait, au fond, juste partager. Et puis, si ça ne plaît pas, tans pis. Je n’ai pas bu, je ne suis pas dans mon pigeonnier en « poète » pour : Écrire. Mais plutôt en tourterelle roucoulant dans ma poèserie, celle où l’on aime se blottir enfin calme quand ça ronfle à fleur-de-cœur.

Merci. »

Paolo Gauthier.

 

 

 

Allocation of funds

Cette collecte est donc une prévente fixée à 15 euros/Le disque (et plus si vous souhaitez nous soutenir, de nouveaux rêves sont en chemin !) pour rémunérer les belles personnes qui ont réalisé la prise de son et la pochette pour faire vivre cette musique. Merci donc à Clément Lemêtre et à L’Apothicaire, Geoffrey Grangé. Et puis encore merci à Elodie Guibert, Rémi François et Noémi Boutin qui figurent en tant qu'invitées sur le disque, et à Laurent Huchard pour son talent généreux d’artisan. Et puis un grand merci à vous pour votre écoute.

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Un Album "Liuervehc" de Terra Mare

€15

L'Album Sérigraphié "Liuervehc" de Terra Mare : Un disque de 9 titres d'une durée totale de 50 minutes environ; Dans une pochette carton sérigraphiée par L'Appothicaire à partir d'une photographie; Comprenant également un livret artisanal avec les poèmes du disque. Enregistré en Juin 2020 dans une chapelle de la Drôme. Paolo Gauthier : Poèmes, Musique, Chant, Guitare-cithare, Tambour & Photographie. Clément Lemêtre: Prise de son, Mixage & Mastering. Invitées : Elodie Guibert : Chant. Rémi François : Guitare. Noémi Boutin : Violoncelle, Chant. Laurent Huchard : Lutherie. L’Apothicaire : Sérigraphie. L'Appothicaire L'atelier de l'Apothicaire est une imprimerie spécialisée en sérigraphie artisanal. Cette technique d'impression consiste à faire passer une encre au travers d'un écran (le principe du pochoir), celle-ci se dépose ainsi sur le support en reproduisant les formes ouvertes de l'écran. Toutes les couleurs sont composées les unes après les autres et le passage ce fait manuellement. Cette technique d'impression permet une épaisseur d'encrage plus importante et une qualité de rendu sans équivalent. " Mon travail de prestataire à plusieurs aspects. D'une part, il consiste à conseiller, partager avec mes clients sur le choix de leur support (papier, textile, bois, format, quantité...) et si nécessaire, sur la composition de leurs oeuvres graphique pour une application optimum en sérigraphie. Dans ce cas, je travail en collaboration avec des artistes, graphistes, peintres, dessinateurs, qui sont à même de créer ou adapter des oeuvres graphique sur demande (Rémy Porcar, Romain Limacher). Outre ce travail de prestataire, je souhaites que cet atelier soit un lieu de partage, de création, un laboratoire ou les artistes puissent venir témoigner de leur pratiques, de leur message. C'est pourquoi j'accueil en résidence des dessinateurs, graphistes, designers, peintres, afin que nous collaborions pendant le processus d'impression à la réalisation des oeuvres. " Geoffrey Grangé. Atelier de sérigraphie artisanal. www.apothicaire-serigraphie.com
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