Mémoire collective en danger

Participez à la sauvegarde de l'unique cinémathèque de films publicitaires au monde

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12/21/2018
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Mémoire collective en danger


Les conséquences de l'inondation de 2015 menacent de faire disparaître la Cinémathèque Jean-Marie Boursicot, la plus grande collection de films publicitaires au monde...

 

En 2015, cette collection unique riche d'1,2 million de films français et étrangers datant de la naissance du cinéma à nos jours subit l'une des plus graves catastrophes (avec le feu) pour une cinémathèque : un important dégât des eaux... Environ 1/5ème des films sont touchés.

Bilan 3 ans après : l'immobilisation des locaux à cause du sinistre, l'inactivité, la perte d'argent puis le manque de personnel auront bientôt raison des meilleures volontés. En effet, impossible, dans ces conditions désastreuses, de poursuivre le nettoyage et la restauration des films originaux endommagés et non encore numérisés... et si nous ne mettons pas en place rapidement une opération de sauvetage, la menace de les perdre pour toujours est réelle.

 

Déjà près de 100 000 films définitivement détruits

► Des films précieux... et fragiles

Les films qui composent la Cinémathèque sont des originaux, enregistrés sur les supports de l'époque. Pellicules et cassettes constituent près de 90% de la collection qui est, de ce fait, plus fragile et vulnérable aux sinistres...

Note préalable : les chiffres des camemberts présentés sont des estimations, suite à des sondages effectués au hasard sur 200 cartons par un laboratoire indépendant.

► Les films sur pellicules : d'importants dégâts, mais encore une chance d'en sauver une partie

Les pellicules (16, 35 et 70mm) sont les plus touchées, près de 7% ont été détruites de manière définitive (gonflage de la gélatine, destruction des perforations). Les plus atteintes, environ 2 000, peuvent encore être sauvées, à condition de les restaurer de toute urgence en laboratoire et d'en tirer une copie exploitable...

27%, très salies, doivent subir un nettoyage minutieux dès que possible avec un solvant classique. Les plus épargnées, au moins 60%, demandent à être vérifiées une à une et traitées au cas par cas.

Les boîtes des pellicules, en métal, censées les protéger, ont été attaquées par la rouille. Si celles qui menaçaient le plus d'endommager les films ont été remplacées en urgence, 20 000 attendent toujours d'être changées avant que leur état ne se dégrade davantage.

► Les films sur cassettes : nettoyer les rescapées...

Les cassettes (U-Matic, BVU, Bétacam, 1 pouce...), comme les pellicules, sont extrêmement fragiles. En présence d'humidité, les bandes, recouvertes d'émulsions magnétiques, s'oxydent rapidement, et les mécanismes d'enroulement se bloquent. Difficile, voire impossible de réparer des dommages souvent irréversibles... Pour le moment, 12% ont été détruites totalement, mais 88% restent à vérifier et nettoyer quand cela s'impose.


 

Une collection de films impressionnante, unique... et 100% française

 

King Kong et la reine d'Angleterre à La Samaritaine, Darty offrant du champagne aux vainqueurs qui ont réussi à trouver moins cher ailleurs, Louis de Funès en pompiste maladroit pour Martini... Véritable mémoire collective de nos modes de consommation depuis la fin du XIXème siècle, la Cinémathèque Jean-Marie Boursicot, qu'il a créée il y a près de 40 ans, compte plus de films que l'INA, le Musée des arts décoratifs, la Cinémathèque française ou le Forum des images réunis : 1,2 million de films de toutes origines géographiques, mais surtout français, miraculeusement sauvés de la destruction, et représentant aujourd'hui la collection de films publicitaires la plus importante en France, en Europe et dans le monde.

Après un déménagement forcé, la Cinémathèque vient de s'installer dans la cité phocéenne où elle tente de se reconstituer après les dégâts qui l'ont fragilisée... au point de la mettre en péril.

 

En quelques chiffres, la Collection JMB c'est...

Un patrimoine exceptionnel qui ne reçoit aucune subvention publique

La Cinémathèque est uniquement financée par des fonds propres.

Seule la Nuit des Publivores®, spectacle produit par Jean-Marie dès 1980 et réunissant, chaque année et dans 40 pays, des milliers d'amoureux de la pub et du cinéma, permet d'assurer son entretien et son développement... Dans une ambiance délirante, le temps d'une nuit, la création publicitaire est mise à l'honneur grâce à la diffusion d'un long-métrage d'une sélection de l'année des meilleures publicités du monde entier : de l’action, du suspense, beaucoup d’exotisme, des rebondissements, un brin de mélancolie, une touche de romantisme, mais surtout beaucoup d’humour aux premier, second... et 18ème degrés !

 

Et les assurances dans tout ça ?

À combien estimer un film avec la mère Denis de 1972 ? Ou de 1959 pour Formica ? Difficile, voire impossible. Multipliez la complexité par plus d'un million... puisque les films sont tous différents (supports, durées, pays d'origine, époques). Alors on peut facilement en déduire que la collection a une valeur – au sens fort du terme – inestimable. Aucune compagnie n'accepte aujourd'hui de l'assurer (ni aucune cinémathèque, d'ailleurs). Les pertes, en cas de sinistre, sont sèches : aucune indemnisation.

 

Votre don : une manne financière inespérée

Nous ne pouvons compter que sur vous, les Publivores, amis des Publivores et professionnels de la publicité et de la communication.

⇒ En tant que particuliers, nombreux sont ceux qui participent déjà au maintien de la Cinémathèque en venant, de partout en France et à l'étranger, participer chaque année aux Nuits. Merci pour votre présence, sans vous la Cinémathèque aurait cessé son activité il y a bien longtemps. Aujourd'hui, ce n'est plus suffisant... Nous avons besoin de votre aide, votre argent. Même avec un don minime : le prix d’une place de cinéma, d’un paquet de cigarettes ou d’un sandwich.

⇒ En tant que professionnels, vous soutenez déjà la Cinémathèque depuis 40 ans en lui fournissant et en lui cédant les droit des films, enrichissant ainsi le fonds de sa collection de 25 000 films par an. Pour tout cela, un merci chaleureux. On oublie trop souvent hélas que stocker, entretenir et développer – en un mot, CONSERVER – ce patrimoine demande des moyens. Sans aide ni subvention, l'équilibre de la Cinémathèque était déjà précaire ; l'activité réduite de la Nuit des Publivores suite au sinistre l'a privée des seules ressources qui permettaient tout juste de l'entretenir. Aujourd'hui elle a besoin de vous car, sans contributions extérieures, elle ne pourra remonter la pente... et les seules archives de notre métier depuis 5 générations seront perdues.

Chaque somme comptera. Chaque geste peut nous aider à sauver et faire vivre la Cinémathèque et la Nuit des Publivores. Avant qu’il ne soit trop tard.

Merci. Mille fois.

Allocation of funds

Un travail qui prendra plusieurs années

 

Ce qui a été fait

Il a fallu parer au plus pressé : mettre les films à l'abri dans des cartons... et déménager. Trouver de nouveaux locaux, tout prendre en l'état quitte à faire le tri plus tard. 4 semi-remorques de films sur palettes, d'étagères et d'imposantes machines à acheminer à 800km. Puis tout remonter.

Coût de l'opération : 40 000 €.

 

Mais le plus gros reste à faire...

Le plus important et le plus urgent : restaurer les 2 000 films sur pellicules. C'est à un laboratoire spécialisé qu'il faut faire appel, des professionnels dont les missions vont consister principalement à nettoyer et regonfler la gélatine. Puis de réaliser le tirage de copies neuves exploitables.

Avec votre concours, les 20 000 boîtes rouillées pourront être remplacées par des neuves, et les films protégés de manière pérenne...

Mais c'est de main d'œuvre, que la Cinémathèque a le plus besoin. Après les biens matériels, sa remise sur pied est conditionnée par l'embauche de collaborateurs qui auront pour mission d'ouvrir chaque boîte, visionner chaque film et évaluer leur état. Puis soit ranger dans une boîte neuve, soit nettoyer, soit envoyer en laboratoire. En fonction des sommes récoltées (cf. histogramme ci-dessous), la durée des contrats pourra varier de 1 mois à 1 an, les salaires constituant à terme la dépense principale.

 

► Répartition des dépenses

(par tranches de 30 000 €)

► Et à plus long terme, si la Cinémathèque est sauvée, poursuivre la numérisation entamée en 2013...

Quoi : la Cinémathèque s'enrichit d'à peu près 25 000 films/an. Même s'il arrive qu'elle récupère des trésors enfouis lors de fermetures d'agences (comme récemment en Belgique, 2 000 films en vidéo), les films arrivent aujourd'hui pour l'essentiel déjà sous forme numérique. Aussi, quand on parle de numérisation, il s'agit du fonds de pellicules et de cassettes. Pour le moment, 10% de la Cinémathèque est en numérique, et seulement 60 000 films sur pellicules ont été numérisés, soit 5%.

Combien : numériser coûte cher, entre 2 et 5 € le film selon si elle se fait en interne ou s'il est fait appel à un prestataire extérieur. Un investissement de départ en machine et en personnel se révélera à terme beaucoup plus rentable, réduisant les coûts de moitié sur la facture finale.

Quand : 5 ans seront nécessaires pour tout numériser, avec l'aide d'une équipe de 2 ou 3 collaborateurs.

Pourquoi : en plus de protéger les films originaux, le but est de créer une plateforme internet et les mettre à la disposition de chacun : étudiants, agences, historiens, journalistes... et aussi, pourquoi pas, vous !

 

Ils nous soutiennent

 

En France

Jean-Pierre Foucault

Nicolas Amblard, président-fondateur de l'agence Drosalys

Patrice Leconte, réalisateur

Stéphane Martin, directeur général de l'Autorité de régulation professionnelle de la publicité (ARPP)

Jacques Séguéla, vice-président d'Havas

Marie-Pierre Bordet, vice-présidente déléguée générale de l'Association des agences-conseil en communication (AACC)

Christian Cappe, directeur fondateur du Cristal Festival et des MENA Cristal Awards

Olivier Barrot, journaliste

♦ Lola Roméo, chargée de communication & des études au Syndicat national de la publicité télévisée (SNPTV)

Frank Tapiro, président de l'agence Hémisphère Droit

Christine Carbonnel, consultante en valorisation du patrimoine

Jean-Luc Chetrit, directeur général de l'Union des annonceurs (UDA)

Mercedes Erra, fondatrice de BETC et présidente exécutive d'Havas

Diego & Esteban, chanteurs et musiciens

Bruno Blanckaert, directeur du Grand Rex

Daniel Collant, directeur de Color City Image

Frédéric Ortiz, directeur marketing Miko

David Dauba, journaliste France Info

♦ Marie Gabrié, directrice déléguée de l'Association des agences-conseil en communication (AACC)

Laurent Artufel, entertainer

♦ Jean-Marc Laurent, consultant

Guillaume Muller, journaliste

Arnaud Belzanne, chargé de communication La Poste Auvergne

Laurent Petitguillaume, présentateur TV

 

À l'étranger

Philippe Adam, Business Development Director de Brightfish (Bruxelles)

Lucian Georgescu, Cinéaste, Professeur à l'université nationale d'art théâtral et cinématographique de Bucarest, et fondateur de Cinepub.ro

Bogdan Naumovici, Directeur-associé de l'agence de publicité Agentia23.ro (Bucarest)

Dan Chisu, producteur, réalisateur et comédien (Bucarest)

♦ Natalya Gorina, Tvin Media (Saint-Pétersbourg)

♦ Romain Greco, producteur de spectacles (Mexico)

Jean-Pierre Grey, distributeur de films (Genève)

Stéphane Leduc, journaliste (Montréal)

Riccardo Cioni, fondateur, directeur de la création et CEO de LaBuccia (Milan)

Goga Grubjesic, directrice de l'agence Superstar Culture (Belgrade)

Sheik Kane, publicitaire Kairos Marketing (Dakar)

Daniil Kostinskii, Tvin Media (Saint-Pétersbourg)

Laura Minestroni, professeur de communication à l'université La Sapienza di Roma (Rome)

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