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Le crowdfunding : comment ça marche ?

Depuis une dizaine d’années en France, le financement participatif permet à des porteurs de projets de collecter de l’argent directement auprès de leurs communautés. Quels sont les différents types de financement participatif ? Comment ça fonctionne concrètement ?

Le financement participatif : qu’est-ce que c’est ?

Le crowdfunding est un financement direct par la foule. Il permet de financer tous ses projets auprès de ses communautés et du grand public sur des plateformes en ligne.

Un bref retour sur l’histoire…

Le financement participatif n’a pas attendu internet pour exister ! La Statue de la Liberté, offerte par la France aux États-unis au XIXème siècle, est en réalité un cadeau de plus de 100 000 citoyens. À la même époque, des Français aux salaires stables, comme des enseignants, soutenaient directement des coopératives d'agriculteurs ou viticulteurs. Les nouvelles technologies ont donc simplement permis au crowdfunding de se développer et d’être rendu accessible à tous.

Comment lancer une campagne de crowdfunding ?

Sur une plateforme de financement participatif, un créateur fait appel aux internautes pour l’aider à concrétiser son projet. Pour les convaincre, il élabore une page de présentation de son projet. Il fixe alors un objectif en montant ou en unité à atteindre pour amorcer ou concrétiser son projet. La règle du jeu ? Atteindre cet objectif dans un temps imparti déterminé à l’avance. S’il n’y parvient pas, alors tous ses contributeurs sont remboursés. Pour réussir sa collecte, le porteur de projet se lance dans une véritable campagne de communication (grâce aux réseaux sociaux, à des événements, à des e-mails…). Il doit d’abord convaincre les personnes les plus proches de son entourage (amis, famille…) avant d’étendre sa cible à ses connaissances pour finalement, tenter de capter le grand public.

La finance participative en France : les chiffres clés 2018

Considérée comme une utopie il y a une dizaine d’années, la finance participative a depuis bien fait son chemin. Avec 167 millions d’euros de fonds collectés en 2015, 234 millions d’euros en 2016, 336 millions en 2016, 336 millions en 2017 et 402 millions en 2018, les plateformes de crowdfunding sont devenues un outil indispensable pour les porteurs de projet. (source : financement participatif France, 2018)

Depuis 2009 sur KissKissBankBank, ce plus de 20 000 projets qui ont été financés par une communauté de 1,7 million de citoyens positifs et engagés.

Crowdfunding, crowdlending, crowdequity : quelles différences ?

Il existe trois typologies de plateformes pour trois modes de levées de fonds : le don, le prêt et l’investissement.

Le crowdfunding : le don avec ou sans contrepartie et la précommande

Lorsqu’un créateur lance une collecte de fonds, il propose son projet aux internautes qui peuvent le soutenir avec un don. En échange, le porteur ou la porteuse de projet peut remercier ses micro-mécènes avec une récompense qu’il adapte aux sommes données.

  • Pour quels types de projets ?

Le financement participatif en don est particulièrement adapté aux projets créatifs, associatifs et entrepreneuriaux. Ce mode de collecte est également utilisé par les marques et les entreprises pour faire de la prévente de nouveaux produits, de services ou de places pour des événements.


  • Le don participatif en quelques chiffres

En 2018, plus de 81,5 millions d’euros ont été donnés en France à des projets sur les plateformes de crowdfunding. En tout 28 474 projets ont pu voir le jour l’année dernière.

 

  • L’info en plus

En 2007, lorsque la première plateforme de crowdfunding a vu le jour en France, l’objectif était de soutenir les musiciens. Aujourd’hui, il est vraiment étendu à tous les secteurs d’activité (développement durable, solidarité, artisanat, mode…) et à tous les acteurs de la société (particuliers, associations, entreprises, collectivités territoriales…)

Le crowdlending : le prêt participatif

Sur les plateformes de crowdlending, les particuliers peuvent prêter de l’argent aux projets de leurs choix, avec ou sans rémunération à la clé. Sur les plateformes de prêts rémunérés, ils reçoivent, en échange de leur prêt, des intérêts financiers sur une durée de remboursement fixée à l’avance. Les taux d’intérêts peuvent varier entre 2,5 et 12,5 % bruts annuels en fonction du type de projet, du risque associé… Pour les porteurs de projet, ce mode de financer se présente comme une vraie alternative ou un complément aux prêts bancaires.

  • Pour quels types de projets ?

Le financement participatif en prêt est particulièrement adapté aux projets d’acteurs des énergies renouvelables, de la promotion immobilier ou aux entreprises établies qui souhaitent développer leur activité, recruter, faire une campagne de communication…


  • Le prêt participatif en quelques chiffres

En 2018, plus de 202,4 millions d’euros ont été prêtés en France à des projets sur les plateformes de crowdlending. 4 733 projets ont ainsi pu être lancés l’année dernière.


  • L’info en plus

En France, les particuliers ne peuvent prêter de l’argent aux entreprises contre des intérêts que depuis 2014. Jusque là, les prêts rémunérés restaient le monopole des banques.

Le crowdequity : l’investissement en capital

Les particuliers investissent dans une entreprise contre une prise de participation et en deviennent donc actionnaires. Les fonds investis permettront à la société de se lancer ou de se développer. La rémunération de ces micro-actionnaires dépend des bénéfices réalisés par l’entreprise et des dividendes qui en découlent.

  • Pour quels types de projets ?

L’investissement participatif est particulièrement adapté pour la création de start-up et d'entreprises.


  • L’investissement participatif en quelques chiffres

En 2018, 47,1 millions d’euros ont été investis dans des entreprises en France pour 174 projets financés.